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 what you know (luan)

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Money, money, nope

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MessageSujet: what you know (luan)   Mar 16 Mai - 10:36

Le service au Bel Ombra terminé, il est grand temps pour Hani de rentrer chez elle afin de faire la corvée de la semaine : ses comptes. La solitude qui empreint son studio ne se fait jamais sentir aussi oppressante que lorsqu’elle est obligée de faire ces choses là. Personne n’est là pour l’épauler. Et en même temps, personne n’est en mesure de voir son visage se décomposer en découvrant le chiffre qui s’inscrit sur sa calculatrice. Ce qui est plutôt rassurant et lui permet de ne pas faire chuter son estime. Sa confiance en elle. Elle n’a jamais pu supporter l’idée que quelqu’un puisse la voir en situation difficile, d’avoir à passer pour quelqu’un de faible ne pouvant pas se débrouiller par elle-même.

A peine rentrée, Hani jette son sac sur son lit qui lui tient également lieu de canapé, puis se saisit de sa calculatrice et de ces feuilles volantes qui lui tiennent lieu de carnet de compte. Elle espère pouvoir soulager sa conscience : après tout, elle a fait des efforts ce mois-ci, elle a fait attention à ses dépenses et espère même pouvoir mettre une somme importante dans son pot d’économies, caché sous son évier. Mais elle se trouve vite désabusée. Les chiffres et les nombres se succèdent, mais l’un d’eux lui parait bien trop élevé. Quel est tout cet argent qu’elle a dépensé ?

Elle blêmit lorsqu’enfin, elle se souvient. Pour une fois, elle a rencontré ses parents dans le mois et ceux-ci s’étaient moqués de son incapacité à rembourser plus vite. Prise d’une rage folle et de l’envie de montrer qu’elle était capable de s’en sortir, elle leur avait versé deux mois de remboursement d’un coup. Acte qu’elle s’était empressée d’oublier, pour le bien de sa santé mentale. Mais à présent, elle ne peut s’empêcher de regretter son impulsivité. Car celle-ci la conduite à voir s’afficher un chiffre négatif sur l’écran de sa calculatrice, pour la première fois depuis qu’elle a eu à commencer à se débrouiller seule.

C’est avec une légère boule au ventre qu’elle rejoint le Hit Me Daddy pour rempiler sur sa seconde journée de travail en moins de vingt-quatre heures. Un rythme effréné auquel elle s’est rapidement habituée. Pire, si elle le pouvait, elle demanderait pour en faire plus. Le travail, c’est ce qui lui permet de ne pas penser aux autres galères. Ce qui lui permet de ne pas penser à autre chose que ce qu’elle est en train de faire. Mais aussi, ce qui lui permet de trouver une façon de s’en sortir, quelques fois.

Dès qu’elle se glisse derrière le comptoir du bar nocturne, le regard d’Hani ne peut s’empêcher de se poser sur une silhouette familière, présente dans la salle. Elle ne tarde pas à faire signe à ses collègues qu’elle se charge du nouvel arrivant, avant de s’approcher de lui, un carnet de note à la main. « Monsieur Wolf, que puis-je pour vous ? » demande-t-elle en dégainant son stylo, prête à prendre en note ses demandes. Elle sait qu’il est un habitué, qu’il sait ce qu’il peut commander. Pourtant, elle s’empresse de rajouter : « Vous pouvez choisir n’importe quoi sur la carte, à moins que vous ne préféreriez que j’accomplisse quelques services pour vous ? Cela fait longtemps que vous ne m’avez pas envoyée en mission. » Son sourire s’agrandit. La voilà, sa façon de se sortir de son mauvais pas. Son carnet de compte n’avait qu’à bien se tenir.


Dernière édition par Hani Morales le Lun 29 Mai - 10:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: what you know (luan)   Lun 22 Mai - 13:23

Spectacle d’un marionnettiste qui tirerait les ficelles, contraste presque amusant d’un esprit contradictoire, le soleil finissait enfin sa journée et allait en se couchant doucement au loin dans le ciel, alors que toi tu commençais la tienne et émergeait d’un sommeil profond mais absolument pas réparateur. Morphée n’avait pas d’autre choix que de t’accueillir dans ses bras, vu tous les grammes d’alcool et de pilules dont on taira le nom qui parcouraient tes veines avant de t’écrouler dans ton lit alors que la couleur orangée de l’aube peignait gentiment la ville corse, toutefois elle ne semblait pas enclin à te permettre de te reposer, comme si elle te punissait d’avoir vendu ton âme au Diable – quoique tu étais peut-être plus Satan que Faust –, la sale pute. C’est donc une bonne tête dans le cul que tu te redressas sur ton matelas un peu trop confortable – comme si tu avais besoin d’une ultime tentation pour rester glander dans ta chambre –, les cheveux en pétards et collés sur ton front – la couleur argentée devenue grise foncée à cause de la sueur –, tout poisseux, les vêtements collés au corps moite puisque tu n’avais même pas pris la peine de te déshabiller. Tu grimaças lorsque tu fis grincer tes articulations en mettant un pied à terre, le jean rugueux et désagréable contre ta peau. Putain, tu avais été encore dans quel état hier pour t’être écroulé ainsi ? Malheureusement pas plus pire que d’habitude. T’étais juste un gros flemmard pour prendre le temps de te revêtir d’un caleçon propre… À se demander pourquoi tu possédais des pyjamas, d’ailleurs.

La douche te fit encore plus de bien que prévu – la petite branlette que tu t’octroyas sous l’eau chaude fut une aide en plus –, et c’est presque repu que tu sortis de la douche – italienne s’il vous plait –, nu comme un ver, et mouillé comme une séduisante sirène qui aurait émergé sa tête de l’eau pour attirer un quelconque marin naïf.
Mais tu n’étais pas de bonne humeur. Pas forcément de mauvaise humeur non plus, t’étais ce que l’on pourrait appeler neutre. Et à part pour la raclette, tu n’étais pas fait pour être Suisse. Non, toi tu n’étais pas neutre, jamais, t’étais un homme de feu, de passion et d’explosion. Alors ouais, t’étais plutôt dans un état étrange aujourd’hui.
État qui ne s’arrangea pas lorsque tu ouvris ta porte d’entrée – toujours à poil, t’en battant complètement les couilles si jamais une vieille voisine pouvait éventuellement te voir – pour récupérer le journal – et bien oui, parce que tu savais lire et que tu restais un homme très cultivé, hm –, et que tu lus le nom de tes parents, enfin le tien mais cela parlait de tes parents, sur la première page. Tu soupiras, risquant de faire brûler le papier avec ta cigarette, par inadvertance. Qu’est-ce que tu pouvais en avoir à foutre qu’ils venaient de rouvrir un hôpital psychiatrique et le mettre à neuf, pour pouvoir aider la ville de Londres – entre autres –. Ce n’était pas que tu n’aimais pas tes parents, mais tu les avais fuis, lâchement tu voulais bien l’avouer, alors tu étais plutôt réticent quant à toujours avoir des nouvelles d’eux.
Tu sentis le journal osciller dangereusement dans ta poigne, les mains tremblantes. Tu inspiras profondément, alors que tu étais entrain de fumer, paradoxe. Tu te sentais comme un petit enfant apeuré qui n’arrivait pas à mettre son passé derrière lui, et tu n’aimais pas cela. Alors tu mis tes tressaillements sous le compte de l’alcool… Ou plutôt du moins de ton manque d’alcool.
Alors les cheveux toujours mouillés, tu claquas la porte de ton appartement, tes pas te menant automatiquement vers le Hit Me Daddy – après t’être habillé, forcément –.

Tu ne fis attention à rien ni personne lorsque tu poussas le battant délimitant la fine frontière entre la décence et la perversion autorisée, t’enfonçant un peu plus dans les entrailles de ce bar que tu connaissais que trop bien. Tu allas te poser dans une table au fond de la salle, à l’abri des regards des autres, mais les autres pas à l’abri du tien. Habituellement, tu aimais plutôt être sous le feu des projecteurs, mais aujourd’hui la place d’observateur te contentera tout à fait.
Tu souris, un peu absent, lorsque tu vis la jolie Hani arriver, marcher dans ta direction. Ce n’était pas que tu l’aimais bien ou pas, la question n’était pas là, néanmoins elle te rappelait qui tu étais, et le monde dans lequel tu avais choisi de vivre. « Allons donc, je t’ai déjà dit de pas m’appeler monsieur et de pas me vouvoyer, on est au delà de tout cela, toi et moi. » Ton sourire s’agrandit, à son égard, en toute connaissance de cause. Ouais, elle n’était pas aussi immaculée qu’elle le faisait croire la petite Hani, outre son passé d’une certaine petite débauche – rien comparé à toi, bien évidemment –, elle était prête à faire pas mal de choses pour avoir ton argent. Argent que tu dépensais sans gêne, encore moins lorsque l’image de tes parents te restait en tête. « Mets moi un triple whisky, pour commencer, et sers-toi aussi quelque chose, je pense que tu vas avoir besoin de courage. » Tu lui fis un clin d’œil chaleureux, mais ton expression d’un ange déchu ne trompait personne. Après tout, Lucifer avait été un ange au tout départ. « Dis donc, je ne te connaissais pas aussi mendiante. Des problèmes d’argent ? » Peut-être que ta soirée allait s’égayer, peut-être que ton humeur neutre, voire maussade, allait s’envoler. Mais tu ne te sentais pas d’humeur clémente ce soir, non. Tu allais lui trouver un défi bien périlleux, histoire de voir si elle allait jouer avec le feu et finir par se brûler.
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MessageSujet: Re: what you know (luan)   Dim 4 Juin - 15:25

Quelque fois, il lui arrive d’oublier ce qui l’a conduite là. Pourquoi elle en est arrivée à avoir ce rapport un peu étrange avec le Wolf. Mais elle ne l’oublie jamais bien longtemps. Et jamais, ô grand jamais, elle n’oubliera l’existence de ce sauveur un peu particulier. Sans lui, elle serait déjà perdue depuis longtemps. Mais il était là au moment où elle en avait besoin, prêt à lui donner de l’argent pour qu’elle se lance dans la réalisation de défis abracadabrants, à l’originalité assez particulière. Des choses qui la menaient des fois vers une situation dégradante. Une prostitution de son intégrité humaine, en un sens. Mais elle avait su se saisir de cette opportunité pour en faire quelque chose d’autre, se réapproprier ces défis pour en faire une forte. Une façon de se sentir revivre. Il ne fallait pas voir ça comme quelque chose de rabaissant. C’était juste du divertissement, pour lequel elle était consentante. A tout moment, elle pouvait arrêter si les choses allaient trop loin. Elle n’était liée par aucun contrat, depuis le début, ce qui avait toujours été une particularité plaisante.

« Allons donc, je t’ai déjà dit de pas m’appeler monsieur et de pas me vouvoyer, on est au delà de tout cela, toi et moi. » Le sourire d’Hani se défait un peu. Elle qui comptait l’avoir à la flatterie pour qu’il soit plus généreux, la voilà fort bien déçue. Il ne marche pas là-dedans. Mais elle aurait mieux fait de s’en douter. Le loup a toujours été plus malin que tout le monde. Et face à lui, elle n’apparait que comme une brebis égarée. Prête à être dévorée. Un frémissement lui parcourt l’échine à cette idée. Merde, elle sent le mauvais coup arriver. « Mets moi un triple whisky, pour commencer, et sers-toi aussi quelque chose, je pense que tu vas avoir besoin de courage. » Et Luan ne fait que confirmer ce qu’elle craignait. Mais alors qu’il lui adresse un clin d’œil où l’innocence ne dupe personne, Hani ne manque pas de laisser réapparaître un large sourire. Qui dit défi difficile à relever, dit aussi bon pactole à la clé. Juste ce qu’il lui fallait. Elle commence à s’éloigner pour aller chercher la commande qu’il vient de passer, mais il l’interrompt dans sa course en lui balançant : « Dis donc, je ne te connaissais pas aussi mendiante. Des problèmes d’argent ? » Elle tourne la tête vers lui, adopte un sourire énigmatique, hausse les épaules. « Et si c’était juste l’envie de prendre des risques ? » Après tout, les défis de Luan lui donnent toujours l’impression de revivre. D’une façon où d’une autre. Ouais. Ca lui permet de se sentir vivante, de sortir un pied de la tombe qu’elle avait commencé à se creuser, à force de vivre dans cette même routine bien trop lassante.

Hani s’empresse de s’approcher du bar, passe côté bouteilles. Elle ne tarde pas à se saisir du whisky, verse une triple dose dans un verre et une simple dans un autre. Puis elle revient auprès de Luan avec ses deux verres sur un plateau. « J’suis pas aussi désespérée que je veux bien le montrer. Je m’en sors pas trop mal en vrai. » souligne-t-elle alors qu’elle donne son whisky au loup, avant de s’emparer du sien. Elle le porte à ses lèvres, en bois une bonne gorgée. Ici, tout ne sert qu’à montrer qu’elle n’est pas faible, à impressionner celui qu’elle a face à elle. Pas un adversaire, pas un ami non plus. Juste Luan Wolf. Un gars aussi dangereux que captivant, bien qu’elle ne le reconnaitra jamais de vive voix. Elle ne veut pas de témoin de ses pensées. « Alors, t’as quelque chose pour moi ou je dois revenir plus tard ? » Elle pose de nouveau son verre face à elle, fixe son regard dans celui de l’homme qui lui fait face. « J’ai besoin d’une dose d’adrénaline. » Et d’argent aussi. Mais bon, cela il le sait déjà.
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MessageSujet: Re: what you know (luan)   Mar 13 Juin - 15:18

Elle avait bien grandi la petite Hani. Ce qui n’était pas anormal – puisque déjà on vieillissait et on ne rajeunissait pas malheureusement, sauf lorsqu’on s’appelait Benjamin Button –, si l’on prenait bien en compte que la première fois que tu l’avais vue elle n’avait que deux ans. Sans gêne, tu admiras ses jolies courbes avec un doux sourire – qui faisait presque peur lorsque l’on te connaissait bien –. Le temps faisait bien les choses. En dix-huit ans, elle était devenue une très belle femme qui devait faire craquer tous les hommes qu’elle voulait.
Toutefois, la jeune femme n’avait pas changé que sur le plan physique. De loin, de rumeurs et par ses parents inutiles, tu l’avais vu évoluer. Et tu n’avais pas été pour un sous déçu. D’après ce que tu avais entendu et vu, la fille Morales n’avait pas été en reste sur les conneries à faire. Tu aurais été chagriné et ennuyé du contraire. Elle était passée des simples bêtises que tous les adolescents font à vendre son âme au grand loup argenté pour quelques billets de plus. Ce n’était pas de la prostitution, puisque tu n’avais jamais touché son corps qu’avec les yeux, mais l’idée restait bien la même.
Peut-être qu’elle se pensait en contrôle. Après tout, elle était apparemment libre de te dire stop et d’arrêter lorsqu’elle le souhaitait. Et même si tu n’étais toi-même pas sûr de ta réaction si un jour elle venait à mettre ses distances avec toi, tu savais que le contrôle qu’elle pensait posséder n’était qu’illusoire. C’était toi, la reine de cœur qui coupait des têtes.

Tu regardas, presque passivement, les différentes émotions traverser le beau visage basané de la jeune fille, ne faisant aucun commentaire mais te sentant tout de même un peu plus irritable qu’usuellement, à cause de l’image persistante de tes parents dans ton esprit.
Tu gloussas sans le moindre sourire, alors que tu la laissais s’échapper de tes griffes pleines de poison pour quelques minutes seulement. Tremblant légèrement des mains, tu t’efforçais à ignorer ce fait alors que tu regardais autour de toi, profondément ennuyé par tout et n’importe quoi actuellement. Ton oreille attrapa une sonorité qui te fit tiquer, attirant immédiatement ton attention. Un homme habillé en costume, mais qui ne trompait personne sur son âme décadente de gros porc malgré ses habits presque chers, tenait dans sa main le journal du jour et déblatérait tu ne savais quelles âneries à propos des Wolf. Tu fronças les sourcils, mais tu fus tiré de tes pensées lorsque le doux parfum de la jolie Hani vint pénétrer de nouveau ton espace vital.
Tu tournas la tête vers elle, oubliant momentanément ce gros con et tes foutus parents. Tu attrapas vivement ton verre et en bus une grosse gorgée, dans l’espoir de faire arrêter tes tremblements. « Non non. Personne ne vient se frotter au loup seulement pour le plaisir. Ou alors des décérébrés, mais t’es loin d’être con. Et l’adrénaline, tu peux te la procurer autrement. » Bien sûr, que tu ne la croyais pas. Les gens aimaient juste se persuader de certaines choses pour se donner bonne conscience. Tu n’étais pas dupe, même plutôt lucide sur le genre de personne que tu étais. Si certaines personnes restaient bien volontiers dans ton entourage, c’est parce que tu avais réussi à les charmer jusqu’à les aveugler. « Tout le monde est désespéré, Hani. Mais j’veux bien t’croire. » Ce n’était pas que tu étais pessimiste ou optimiste, que le verre soit à moitié vide ou à moitié plein en réalité c’était exactement la même chose. Non, toi tu étais un réaliste, un mec qui avait les yeux bien grands ouverts, et pourtant tu continuais à t’en battre les couilles de tout et mener la vie que tu souhaitais. Au jour le jour.

La question te fit presque sursauter, visiblement pas dans l’un de tes bons jours. Mais un sincère sourire vint étirer tes lèvres, puisqu’elle venait de te rappeler, pas subtilement, l’intérêt de ta présence dans les parages. Tu sirotas de nouveau ton verre, la faisant attendre quelques secondes de trop, avant de tourner ton regard vers le mec qui méritait un bon coup de poing dans la tronche – ils méritaient tous, mais celui-là particulièrement, à tes yeux –, et le pointer du doigt. « Tu vois ce mec là-bas ? J’connais pas son nom, et j’m’en branle. Mais j’veux que tu lui soutires tout son argent. » Pour commencer, parce que toi, c’était son honneur et sa dignité de merde – qu’il semblait foutre sous le nez de qui le voulait bien ou pas – que tu voulais détruire. Ouais, les gens prêtaient trop d’attention à leur fortune, alors qu’en réalité c’était leur fierté et réputation qu’ils chérissaient le plus. « Et tu sais quoi ? Divertis-moi en même temps. Fais (lui) un strip-tease. » Tu savais qu’elle n’était pas employée au Hit Me Daddy en tant que danseuse. Tu savais aussi que ce n’était pas un strip club, même si c’était un bar décadent. Mais tu n’en avais rien à faire. Au pire, si Ezekiel râlait, tu lui ferais fermer sa tronche. C’était ton meilleur ami, mais lui aussi ne pouvait être qu’un pion sur ton échiquier si tu l’estimais. Puis, ce n’était seulement qu’un strip-tease, pas une fellation devant tout le monde. Seulement tu savais que cela pouvait gêner certaines personnes, et tu voulais savoir jusqu’où la jeune femme pouvait bien aller pour de l’argent… ou de l’adrénaline, comme elle disait.
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