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 douleur à l'âme (luan)

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MessageSujet: douleur à l'âme (luan)   Mar 2 Mai - 9:08

Tu ris.
Tu ris comme tu pourrais pleurer.
Là, au milieu de la nuit, tes pieds titubent. Tes jambes vacillent, alors que tu avances. Encore et encore. Tu avances sans vraiment savoir où tu vas. Le reste d’une bouteille de bière dans la main. Ce soir, Raph, t’as troué ta tête, t’as bu jusqu’à ne plus pouvoir. Et ça tangue, tangue dans ta tête. Et ça crie, crie dans ton cœur. Tu marches alors que peu à peu y a la sueur trop froide, qui coule dans ton dos. Parce que t’aperçois les ruelles trop noires. T’aperçois les rires trop gras. Et tu sais. Tu sais que t’as trop bu. Vraiment trop. Alors, t’as soudainement peur.

Peur de la nuit trop noire.
Peur des mains qui glissent.
Peur des mains griffent.

Sursaut violent, tu t’arrêtes soudainement. Un peu sur le trottoir un peu sur la route. Et, tu peux pas t’empêcher de tourner sur toi-même. Pour regarder, vérifier. Mais, que peux-tu voir avec tes yeux brouillés. Avec ton corps qui lâche. Comme la bouteille de bière qui vient tomber sur l’asphalte. Explosant là, à tes pieds. Le liquide ambré venant doucement humidifier ton pantalon. La terreur s’insinue. Et, tu peux pas t’empêcher. De faire demi-tour. De courir.

Courir pour sauver ta vie.
Courir pour aller à l’abri.

Mais, tu te rends pas compte, Raph. De là où tu te rends. Non. Parce que les pieds titubent, les jambes vacillent et la tête tourne. Tourne. T’as presque envie de vomir. Là, sur le parvis. Oué, y a que là que tu vois. Que c’est pas ton putain d’immeuble là. Que les lumières qui brillent trop fortes autour de toi ne sont pas celles de ta rue. Un rire glisse dans ta gorge. T’es allé chez ton père. Tu voudrais faire demi-tour. Mais, tu titubes une dernière fois avant de tomber. Rire hystérique au bord des lèvres. Oué. Non. Tu changes d’avis. Tu vas rester là. Le père, il a un super canapé. Parce que, par chance, putain, t’as les clés. Alors, c’est un peu trainant, un peu à l’ouest que t’arrives tant bien que mal à rentrer, à t’avachir dans l’ascenseur avant d’enfin pousser c’te putain de porte. La laissant même entrouverte. Mais, ça, tu t’en rends pas vraiment compte.

Soupire. Parce que y a la chaleur qui vient se fracasser contre ta carcasse et que ça te fait te sentir mieux. Soupire. Quand ton corps se laisse tomber violemment sur le canapé. Les yeux dans le vague. Tu fixes la nuit. Tu fixes le rien. T’as l’impression que tu vas crever. Raph, ce soir t’as trop bu. Vraiment. Mais, t’avais la douleur au cœur, la douleur à l’âme. Alors, t’as voulu juste oublier. Encore plus. Encore trop.
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MessageSujet: Re: douleur à l'âme (luan)   Mar 2 Mai - 10:28

Une soirée comme une autre. Une soirée comme une autre depuis que le monde était le monde, depuis que tu étais né, depuis que tu savais lire et écrire, depuis que tu avais été en âge de faire des doigts. Oui, tu avais commencé a vie de débauche bien jeune, comme si les gênes de Satan composaient ton adn. Et tu aimais cela, bordel.
Tu aimais cela, et tu n’avais jamais changé.
Tu n’avais jamais changé, parce que tu emmerdais les gens qui osaient te juger.
Tu emmerdais les gens qui osaient te juger alors qu’ils s’ennuyaient à mort dans leurs vies. Ces gens qui affirmaient à qui voulait l’entendre – et personne ne voulait entendre ces moins que rien – que tu ne vivrais pas vieux.
Et pourtant, oui pourtant, tu étais toujours vivant. Vivant pour faire chier ton monde, et ces gens qui ne valaient pas mieux que toi mais qui se permettaient d’avoir le rôle de grands moralisateurs.
Tu n’avais jamais changé, même quand ils avaient déboulé dans ta vie il y a quelques mois. Ils avaient débarqué dans ta vie bien en place – aussi stable que tu pouvais l’être –, comme une tornade ramènerait sa fraise et emporterait tout sur son passage, sans aucune pitié.
Ce « ils » était bien sûr tes enfants.
Tes enfants, putain.
Le grand Luan Wolf, le king de la street de Porto-Vecchio, le roi de la décadence à la fidèle image de Lucifer, était père. C’était quoi ce bordel ?
Tu avais pris tes responsabilités – en tout cas certaines, aussi responsable que tu pouvais l’être –, les reconnaissant et subvenant financièrement à leurs besoins. Toutefois, tu n’avais jamais changé.

Alors, libre comme un électron chargé négativement, tu étais sorti. Étonnant, n’est-ce pas ? Les détails de la soirée, tu les passeras. Néanmoins, les faits étaient que tu étais entrain de rentrer. Chez toi. Avec une jeune femme qui n’avait même pas encore passé la trentaine, au décolleté fort plongeant qui révélait plus ses gros obus qu’il ne les cachait. Quoique, tu n’étais pas entrain de les mater, puisque tu conduisais et que elle… Et bien elle s’occupait, et t’occupait en même temps. Encore une fois, les détails, tu les passeras.
Heureusement que le trajet en ascenseur ne durait pas des plombes, sinon, tu aurais dû encore une fois passer les détails.
Enfin arrivé devant ta porte d’entrée, tu galéras quelques instants à fourrer tes clefs dans la serrure, un peu ivre toi-même, et distrait par les bisous langoureux de ta partenaire pour la soirée.
Tu réussis finalement.
Pénétrant dans ton loft, tu ne perdis pas de temps avant de l’attraper par la taille et t’asseoir sur le canapé, elle à cheval sur toi.
Ou du moins, tu l’aurais voulu.
Parce que alors que tu t’asseyais, tu sentis une forme, sous tes fesses, sur ton canapé, et tu sursautas violemment. « Fucking hell ! » La langue natale qui reprit le dessus sous le coup de la surprise. La jeune femme qui tomba à terre alors que tu sautas brusquement et que tu la lâchas.
Reprenant contenance, tu allumas la lumière à côté du canapé. Tu allumas la lumière, et tombas nez-à-nez sur Raphaël. Un Raphaël pas très frais, apparemment. Alors que tu fronçais les sourcils pour observer pensivement ton fils, tu entendis l’autre devenir hystérique, te gueuler des paroles que tu n’écoutais pas du tout, comme quoi tu étais un salaud d’avoir déjà amené quelqu’un, comme quoi tu aurais dû lui dire que tu avais un fils. Enfin bref, tu ne savais pas trop bien. « Ouais ouais. Ta gueule. Je t’appelle un taxi. » Tu ne lui adressas même pas un regard alors que tu l’attrapas fermement et autoritairement par le bras pour la foutre dehors. Tu claquas la porte, mais tu ne lui appelas même pas un taxi. Rien n’à foutre.

Soupirant, tu vins t’asseoir à côté de ton fils. Qu’est-ce qu’il foutait là, sérieux ? Tu regrettais presque de lui avoir laissé tes clefs, à lui et à sa sœur. Tu lui avais payé un bon petit appartement, pourtant, c’était bien pour ne pas l’avoir constamment dans les pattes. Toutefois, tu pouvais bien râler, tu étais curieux, intrigué et inquiet, quant à sa présence ici. « Tu supportes mal l’alcool, Raph’ ? » Ben ouais, tu n’allais pas lui demander si cela allait ou pas – c’était assez visible –, tu n’allais pas lui demander de te faire une introspection de lui-même. Ce n’était pas ton genre, cela ne t’allait pas, et puis il te parlerait s’il en avait envie. Déjà, tu avais jeté une jolie jeune brune juste pour lui, si ce n’était pas une preuve d’amour. « Faut connaître ses limites, Raph’. Qu’est-ce que tu fous là ? » C'était un peu l'hôpital qui se foutait de la charité, vu que toi, tu n'en avais aucune, de limite. Parce que, même si tu n’avais jamais été père jusqu’à il y avait quelques mois, père soudainement de deux jeunes adultes, t’avais bien envie d’aller l’envoyer au lit. Tu passas ta main sur ton visage, las et un peu désemparé. T’étais censé foutre quoi, maintenant ?
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MessageSujet: Re: douleur à l'âme (luan)   Mar 2 Mai - 11:21

Tu te rends pas vraiment compte que y a quelqu’un qui rentre. Non, pas vraiment. T’entends peut-être vaguement les cris. Mais, encore, t’es même pas sûr. Parce que y a ton cœur qui bat dans tes oreilles. Que le trop vague tourne et que tu te sens pas très bien. Pourtant, ce soir, tu t’es plutôt bien amusé. Oh oui. Tu as tellement ri. Ri, encore et encore. Ri de faux sourires. Tout de trop beau. Tout de trop faux. Tu fermes les yeux. Tu sais même pas ce qu’il se passe autour de toi. Les cris, la femme. Non, t’y fais pas attention. Parce que tu voudrais juste grogner et te recroqueviller. Oui, juste ça.

Pourtant, quand tu rouvres les yeux, tu l’vois. Le père. Là, qui s’assoit à tes côtés. Et ça te semble bizarre. Et ça te fait bizarre. Parce qu’il n’a jamais été là. Et, que tu as été le chercher. Mais, pourquoi Raph. Pourquoi. Tu l’écoutes. Vaguement. Parce que tu veux pas de ses reproches. En est-ce ? Tu grognes légèrement, ta tête te martelant, ton ventre criant. Mais, tu t’en fous. Parce que t’as l’âme qui fait mal. Et que soudainement y a tes lèvres qui se mettent à trembler. Parce que tu t’en fous de ce trop d’alcool, t’as déjà eu pire. Surement. Mais tu as eu peur. Mais, tu as eu ces flashs. Et les lèvres tremblent encore plus. Ton corps se recroquevillant vraiment. Là, sur le canapé, Raphaël, tu voudrais redevenir un enfant. Un petit être innocent.

Mais, tu ne l’es pas. Tu ne l’es plus et, les lèvres tremblent. Comme ton corps. Comme ton visage qui se déforme. Tu voudrais crier. Cette douleur sourde que tu enfermes tellement, si profond. Dans ton cœur. Mais, tu peux pas. Non, tu peux pas. Parce que…tu as honte. Tellement. Les lèvres tremblent et la larme coule, là, le long de ta joue. « Désolé. » Que tu souffles, murmure tremblant. Et tu sais même pas pourquoi tu t’excuses. Pour le déranger ? Pour être venu ? Pour t’être perdu ? Pour ce qui est arrivé. Non, pas pour ça. Car, rien est arrivé rien, rien, rien. Tu essaies tellement de t’en convaincre. Tellement. D’autres larmes viennent rejoindre la première. Si silencieuses.

Silence.
T’as la douleur dans l’âme.
Le silence dans le cœur.
Secrets violents, ils rongent et blessent.

Tu voudrais l’attraper, le serrer. Là, contre ton cœur. Tu voudrais être un petit enfant qui a fait un cauchemar. Un cauchemar. Oui, tu voudrais tellement. Mais, le cauchemar est réalité. Doucement, tu tends ta main, et tu sais même pas pourquoi. Tu veux vraiment l’attraper ? Mais…ton père, ça fait si peu de temps. Tellement peu. Est-il prêt à t’offrir ce que tu cherches ? Ce réconfort que tu aimerais qu’on t’offre. Ces mots que tu aimerais qu’on te murmure. Ta main retombe, molle dans le vide, à côté du canapé. Ton corps se crispe, se tourne. Tu lui tournes le dos. Et derrière la douleur, la tristesse, la colère commence à faire rage. Tu voudrais lui hurler dessus. Que c’est normal que tu sois là. Que maintenant qu’il était là, il devait bien faire ça. Au moins. Parce qu’il n’a jamais été là. Jamais. Alors que tu aurais tant aimé.
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MessageSujet: Re: douleur à l'âme (luan)   Ven 5 Mai - 10:50

Il était bizarre, ce soir, Raphaël. Certes, tu avais eu vent pour la première fois de l’existence du gamin il y avait seulement quelques mois, donc tu ne pouvais pas prétendre le connaître réellement – même si, étrangement, ce gamin était ton gamin –, néanmoins du peu que tu avais déjà vu, tu pouvais aisément affirmer qu’il était vraiment bizarre ce soir, Raphaël. Ton gamin.
De plus, on t’avait bien dit – un peu en se moquant de toi, parce qu’il était, apparemment tout ton contraire – que ce gosse était un enfant dit modèle. Le style de fils exemplaire que tous les parents souhaiteraient avoir au plus profond d’eux – à part toi, parce que tu t’en battais un peu les couilles –. En réalité, tu ne savais pas trop si tu devais être fier d’avoir une progéniture presque parfaite, typiquement le cliché qui a des bonnes notes à l’école, qui réussit tout ce qu’il entreprend, qui avait du succès auprès des filles ou des garçons – il était hétérosexuel d’ailleurs ? putain, tu ne connaissais même pas l’orientation de ton propre descendant –, et tu en passais des meilleures. Ou alors tu ne savais pas si tu devais plus le pousser à faire des conneries, le genre de conneries que tu faisais à son âge. Un peu des deux, probablement.

Toutefois, si tes enfants avaient le don pour te foutre le bordel dans tes sentiments, ne savoir plus trop quoi ressentir par rapport à eux, actuellement c’était encore pire.
Typiquement, si tu t’étais retrouvé dans un cartoon et si elle avait pu, ta mâchoire se serait déboitée et serait tombée à terre, tellement tu restais bouche bée. Tu avais carrément l’air idiot, figé ainsi.
Mais, étonnamment, pour la première fois de ta vie, tu ne savais pas quelle attitude adopter.
Il te faisait quoi, Raphaël ?
Tu en avais vu des jeunes faire des bad trips parce qu’ils ne connaissent pas leurs limites, parce qu’ils ne tenaient pas aussi bien l’alcool ou la drogue qu’ils prenaient qu’ils l’auraient pensé.
Mais là, c’était vraiment trop bizarre, presque surréaliste.
Tu n’étais pas étonné que Raphaël se soit pris une murge. Après tout, même les jeunes hommes modèles se mettaient des casquettes de temps en temps – il n’y avait que les parents naïfs qui croyaient, à tort, que leurs gamins ne faisaient pas comme les autres –. Cependant, les jeunes hommes modèles n’étaient pas censés agir ainsi lorsqu’ils étaient bourrés, se recroqueviller sur eux-mêmes et verser des larmes silencieuses.
Puis c’était ton gamin, donc c’était encore plus bizarre.
Tu n’avais jamais été doué avec les personnes qui pleuraient, pas doué pour les réconforter ou trouver les mots justes. Principalement parce que tu n’en avais rien à foutre, mais aussi parce que cela te mettait mal à l’aise.
Oui, c’était les mots. Tu étais actuellement très mal à l’aise.

Et voilà à présent qu’il s’excusait. Bordel, tu étais censé faire quoi dans ce genre de moments ? Il n’y avait pas un bouquin du style « Être père pour les nuls » ? « Putain… » Tu passas une main moite dans tes cheveux argentés déjà bien en bataille. Tu étais complètement perdu, et tu savais qu’il y en avait qui donneraient cher pour te voir dans une telle situation inconfortable et pour te rire au nez. Les connards.

Tu ne remarquas pas la main tendue d’un petit garçon qui cherchait désespérément la chaleur réconfortante de son père. Plutôt, tu te levas, pour l’abandonner rapidement, histoire d’aller dans la salle de bain, attraper quelques pilules blanches – légales, celles-ci, puisqu’elles étaient fournies par la pharmacie –, un verre d’eau, et te rassoir de nouveau sur le canapé aux côtés de Raphaël, même s’il te tournait le dos. « Déjà, commence par avaler ça. Ça réduira la migraine et les nausées. » Qu’est-ce que tu pouvais être avenant, quand tu le voulais – c’est-à-dire jamais –.
T’étais censé le prendre dans tes bras maintenant ? Euh… Bof.
En même temps, tu aimais moyennement parler à un dos et des fesses.
Putain de dilemme.
Comme pour te redonner une certaine contenance, tu t’allumas une cigarette, la rougeur de la braise chaude faisant du bien dans cette pénombre pesante, si cela n’avait pas été pour la lampe de chevet que tu avais allumé à côté du canapé. « Qu’est-ce que tu fous ici, Raph’ ? » Tu répétais ta question comme un putain de robot, parce que tu ne savais vraiment pas quoi dire, parce que tu ne savais pas quoi faire. Tu savais probablement ce qu’il foutait avachi sur ton canapé. Il recherchait le réconfort d’un père… Un père qui n’avait jamais existé en tant que tel jusqu’à il y avait quelques mois. C’était dur… Pour lui, comme pour toi. « Apparemment t’en as gros sur la patate. Un truc dont tu voudrais me parler ? » Ouais, commençons par le commencement. Ce n’était pas un départ trop mal, tu aurais pu faire pire. Puis tu avais connu assez de choses dans ta vie pour pouvoir prétendre être, parfois, de bons conseils. Parce qu'après tout, même si tu ne voulais pas l'admettre, tu l'aimais un peu malgré toi, ton gosse.
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MessageSujet: Re: douleur à l'âme (luan)   Sam 6 Mai - 14:00

Tu sais pas Raph. Non, parce que tu lui tournes le dos. Alors, tu peux pas voir. Le voir se demander ce que tu fous là. Le voir se demander quoi faire. Non, t’es là. Sur le canapé, recroquevillé comme l’enfant que tu aimerais être à nouveau. Le trop d’alcool dans le corps, dans le sang. Qu’il te donne presque le tournis. L’écouter, l’entendre. Le sentir, là, bouger à tes côtés. Sans rien faire. Sans rien dire. Tu restes comme ça. Les larmes qui coulent, le corps qui tremblent. Tu restes comme ça. Sans bouger. Même lorsqu’il te tend, tu crois, des médicaments. T’hésites. Mais, ne te retournes pas. T’as pas envie. Envie qu’il te voit ? Qu’il te juge. T’en sais trop rien. Putain, t’en sais trop rien. Parce que tu sais pas. Ce que tu fous là. T’es juste arrivé ici par hasard. Y a tes pieds, seuls, ton corps, seul, qu’à décider que tu devais être là. Ici, ce soir ? Pour chercher le réconfort ? Chercher le père qui saurait peut-être te protéger ?

Doucement, y a la clope qui élève cette odeur âcre. Et Dieu. Dieu qu’elle te donne la nausée. Tu gémis. Mais, t’oses pas. Lui dire de ne pas le faire. Parce que tu le gênes. Parce que tu devrais pas être là. Gémissement d’enfant perdu. Tu fermes soudainement les yeux si forts, si forts que les étoiles blanches pétillent sous tes paupières. Sanglot violent, il glisse là, d’entre tes lèvres. Le premier signe de tes pleurs. Parce que l’père, il demande ce qu’il y a. Il demande de lui dire. Dire. Dire. Tu peux pas. Ne veux pas. Impossible, impossible. Parce que c’est surement de ta faute, n’est-ce pas ? Et le corps tremble plus, et les sanglots se font si forts, déchirants. Raphaël, t’es perdu. Raphaël.

Tes doigts s’agrippent au tissu du canapé, pour t’accrocher, pour t’ancrer, peut-être, à quelque chose alors que tu pleures. Si déchirant dans cette pièce un peu trop sombre. On pourrait croire à un enfant qui a fait un mauvais rêve. Tellement les sanglots son déchirants. Déchiré comme ton âme, en deux. Raphaël, tu sais pas à quel point t’as l’air horrible. Non, tu sais pas. Alors que tes yeux essayent de se fermer encore et encore, alors que ton corps tremble, que les larmes coulent, de trop, là, sur tout ton visage morveux. Raphaël t’es défait. Rap, t’as trop bu. Trop bu. Et soudainement, peut-être comme une décharge, comme la foudre, comme la banquise qui craque, y a un cri. Hurlement inhumain qui s’élève si fort. Si fort. Comme ton corps qui s’agite, se retourne, se redresse. Pour le fixer. « J’voulais pas ! Tu comprends pas ! J’voulais pas qu’ils me touchent ! J’voulais pas ! » Et le corps s’agite plus. Tu te lèves, titubes alors que d’autres mots inéligibles glissent d’entre tes lèvres.

On dirait un fou. Jusqu’à ce que…soudainement, tout cesse. La seconde de folie s’est envolée et, tu tombes là, violemment sur le sol, haut le cœur dans le ventre. « J’suis désolé, j’pas fait exprès, pas fait exprès. » Que tu murmures, ressasses encore et encore. Alors que tes genoux hurlent de douleur, alors que tes mains appuient fort sur ton visage. Haut le cœur. Y a le corps qui craque, comme le cœur et l’âme. Jusqu’à ne plus pouvoir. Là, sur le sol, y a tout qui ressort. Et peut-être, peut-être que ça enlèvera aussi un peu du trop noir de ton cœur, alors que tu vomis là, aux pieds de ton père. Sanglots lourds dans l’air.
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MessageSujet: Re: douleur à l'âme (luan)   Lun 8 Mai - 15:39

Tu aurais dû te douter que l’odeur de cigarette n’était pas une bonne solution dans un tel moment. Déjà que habituellement l’odeur de tabac cramé avait un petit quelque chose de désagréable – presque étouffant, que l’on soit fumeur ou non –, alors lorsqu’on avait trop bu cela accentuait assez violemment la sensation de nausée. Tu le savais, et pourtant cela ne t’était pas arrivé à l’esprit que ton geste était déplacé. Après tout, avant d’avoir des enfants tu n’avais toujours pensé qu’à toi-même – encore aujourd’hui, en fait –, et tu devais lentement apprendre à faire passer ta petite personne après – dur dur –.

Le silence se faisait pesant. Silence seulement troublé par les sanglots de plus en plus bruyants et nombreux de Raphaël. Tu attendais un signe de sa part, qu’il daigne au moins te répondre ou faire quelque chose à part geindre dans son coin, en te tournant en plus le dos. Si tu essayais de jouer le père modèle – que tu n’étais pas forcément, en même temps, pour une fois, on ne pouvait te blâmer, parce qu’il était dur d’apprendre du jour au lendemain que tu étais le parent de deux jumeaux déjà adultes –, il était clair que tu étais entrain de perdre ta patience… Patience que tu n’avais pas, en plus. Tu avais même eu la petite attention de chercher dans ton placard pharmaceutique pour lui apporter tes pilules magiques – et légales, s’il vous plait –, pour qu’il se sente un peu mieux. Médicaments et verre d’eau qui trônaient encore sur la table basse devant le canapé, dans un grand moment de solitude, parce qu’il n’avait même pas voulu y toucher.
Il ne disait rien. Il ne faisait rien, à part trembler et pleurer. Il ne te répondait pas. Il t’ignorait, toi et tes actes de bonté inattendue.
Il n’avait pas débarqué pour pourrir ton canapé en cuir de morve, n’est-ce pas ?
Oui. Tu commençais sérieusement à perdre patience, et l’idée d’aller te coucher sans lui prêter plus d’attention te traversa l’esprit – tu n’étais pas encore assez salaud pour jeter ton propre fils dans la rue alors qu’il se trouvait dans un état aussi pitoyable –.

Dépité. Désespéré. Dépassé. Alors que tu étais entrain de te résigner à abandonner et le laisser ainsi pour aller rejoindre Morphée – une des plus jolies femmes, à ton humble avis –, tu sursautas, surpris, lorsqu’il se redressa brusquement, plantant son regard un peu trop intense – tel père, tel fils – dans le tien, et déblatéra des paroles incompréhensibles.
Que… Quoi ? C’était quoi ce bordel ? Qui le touche, quoi ? Singulier ou pluriel ? De quoi il parlait, bon Dieu ? Cela s’était passé ce soir ? Tu étais censé casser des gueules maintenant ? Peut-être… Mais de qui ?
Tu étais encore plus bouche bée qu’il y avait quelques secondes. La clope qui pendait pathétiquement dans ta bouche, collée à ta lèvre inférieure humide.
Ouais, il n’était pas aussi net qu’on voulait bien le croire, le fiston. Après tout, il était un Wolf, et même si tu lui souhaitais une vie heureuse, tu aurais été déçu s’il avait été un mec un peu trop lisse.

Tu n’eus pas le temps de réagir, un peu trop sur le cul de ce retournement de situation, qu’il s’excusait maintenant. Il n’arrêtait pas de dire qu’il était désolé… Mais désolé de quoi, à la fin ?
Puis, si tu avais pensé qu’il ne pouvait pas plus disjoncter, tu aurais eu foncièrement tort.
Voilà à présent qu’il rendait le contenu, majoritairement liquide, de son estomac à tes pieds. Immédiatement, tu te levas et sautas de côté pour essayer d’éviter le jet dégueulasse. Heureusement que le tien, d’estomac, était bien en place, et que tu n’étais pas une brebis fragile face à la vue et l’odeur du vomi. Néanmoins, cela ne t’empêcha pas de jurer entre tes dents serrés, concrètement pas très content. « Fucking hell ! » Le naturel qui te rattrapait au galop, tes jurons tu les disais majoritairement dans ta langue natale.

Le visage fermé, la mâchoire et les phalanges blanches sous le coup de l’effort de la concentration, tu réfléchis à toute allure. Alors tu attrapas Raphaël, une main dans son dos et l’autre sous ses cuisses, le portant dans tes bras. Tu aurais pu aisément ouvrir la porte et le jeter dehors de ton loft. Après tout, il venait de salir assez violemment ton beau parquet sombre, et peut-être que c’était la chose à laquelle tout le monde se serait attendu de ta part. Mais non. Tu le portas, toujours dans tes bras, dans la salle de bain, allumant du coude la lumière la plus faible histoire de ne pas l’aveugler et abimer ses rétines, avant de te foutre avec lui dans la baignoire et d’allumer l’eau tiède de la douche.
Tu ne savais pas trop ce que tu faisais. Tu ne savais pas trop si c’était le bon geste à adopter. Toutefois, l’instinct avec repris le dessus.
Tu savais qu’une douche froide n’était pas des plus agréables, mais il était vrai qu’elle était efficace pour réveiller la lucidité des jeunes bourrés. Alors, l’eau qui coulait sur vous et trempait vos vêtements contre votre corps maintenant mouillé, était juste assez chaude pour qu’il ne se chauffe pas une pneumonie.
Tu avais l’impression d’avoir un bébé de quelques mois dans les bras, contre ton torse, auquel tu essayais de faire baisser une température alarmante.

Le serrant à présent moins fort dans tes bras, pour ne pas l’étouffer, tu lui caressas doucement les cheveux. « J’ai pas tout compris à ce que tu m’as dit, Raph. Mais tu peux bien sûr dormir ici ce soir. » Tu ne lui demandais même pas plus d’explications… Cela semblait être peine perdue, en tout cas pour ce soir. Parce que, en plus d’être de nature curieuse, ton gamin n’allait pas bien, et tu voulais savoir ce qu’il se tramait dans sa petite tête bien remplie. Ouais. Tu parlais un peu pour ne rien dire, mais si tu n’avais jamais été à ses côtés pendant presque vingt-trois ans, tu voulais lui faire comprendre que tu étais maintenant à ses côtés.
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MessageSujet: Re: douleur à l'âme (luan)   Lun 8 Mai - 20:11

Y a tout qui hurle à tes oreilles. Ça grésille, ça crie. Alors que pourtant, il n’y qu’un silence de plomb dans l’appartement. Juste peut-être ta respiration erratique et celle de ton père. Sauf peut-être le juron bien poussé. Mais, t’entends rien. Parce que y a tout qui hurle à tes oreilles. Le sang battant fort dans ta tête. T’as l’impression que tu vas encore être malade. T’as l’impression que tu vas mourir. Alors que tu cesses, enfin, de gémir, de t’excuser. De dire que tu voulais pas. Parce que, oh non. Tu ne voulais pas. Que tout ça arrive. Que ce soit ce soir ou…cette nuit-là. Tu voulais pas. Tellement pas. Mais, tu n’y peux rien maintenant. N’est-ce pas ? C’est trop tard. Pour réparer le corps brisé. Pour réparer la douleur qui ronge et dévore. Et pourtant, qui doucement, c’est atténuée avec les années. Parfois, tu te demandes. Comment tu as pu survivre à la douleur plus intense, à la douleur vive des premiers temps.

Haut le cœur, sanglots. Tu ne réagis plus. Raph. Tu es poupée de chiffon à même le sol. Alors, quand tu le sens s’approcher, quand il t’attrape pour te porter. Tu te laisses faire. Tu ne viens même pas l’aider, en glissant tes bras à son cou, par exemple. Non, tu es là, trop mou. Les larmes coulant encore sur tes joues. Ton regard lointain, éteint. On pourrait croire, presque, que tu es vide de vie.

Et pourtant, l’eau te réveille, un peu. Pourtant, tu sursautes en sentant l’eau glisser sur toi. Tu crois, l’espace d’une seconde, que tu es en train de te noyer. Que tu es tombé quelque part. Avant de te situer à nouveau. Salle de bain. Bras autour de toi, chaleur contre ton corps. Et, tu te rends compte que ton père te porte. Te tient, t’étreint. Et, malgré la douleur, malgré l’alcool. Putain, Raph, ça te fait boum au cœur. Et, t’as l’impression soudainement d’avoir moins mal, moins froid. Surtout quand tu l’entends parler, quand tu sens sa main dans tes cheveux. Violemment, tu te mords la lèvre.

Nouveau sanglot entre tes lèvres, tu glisses rapidement tes bras autour de son cou. Là, pour te blottir, sangloter comme un enfant. Comme l’enfant que t’as l’impression d’être redevenu. Papa. Papa qui protége de son étreinte puissante. Et tu pleures. Fort, tellement. Peut-être même plus qu’il y a quelques minutes. Tu pleures. Déversant toute cette peine, toute cette douleur contre son épaule. « Papa… » Et tu le serres plus fort. Et tu t’épuises à pleurer. Mais, Dieu. Dieu, comme tu te sens tellement mieux. Comme tu voudrais qu’il ne te lâche jamais. Papa. Tu n’avais pas encore osé. Non, jamais. Le nommer ainsi. Parce que tu ne savais pas. Comment il aurait pu réagir. Mais, là, maintenant. Tu en avais besoin. « Papa…j’voulais pas, j’voulais pas. » Et tu sanglotes, tes doigts froissant le tissu entre eux, le blessant peut-être un peu. Un peu. Mais, tu te rends pas compte. Mais, tu te sens si lasse soudainement. Si fatigué, si mal et malade.

Ton corps se fait plus lourd, tes sanglots plus espacés. Tu lâches prise. Parce que t’es en sécurité. N’est-ce pas ? Oui, oui, tu le sais. T’es en sécurité. Alors. Fermer les yeux. Forts. Fermer les yeux et se laisser emporter par la noirceur. Tu ne sais pas si tu t’endors d’épuisement ou si tu perds connaissance. Mais, tu deviens lourd dans ses bras. Corps inerte. Les derniers sanglots se faisant doucement entendre.
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MessageSujet: Re: douleur à l'âme (luan)   Ven 12 Mai - 14:23

Ton cœur se serra en même temps que ses bras autour de ton cou. C’était une sensation bien étrange. Si déjà, quotidiennement, tu étais perturbé depuis que Raphaël et Jade – les bébés Wolf – étaient apparus dans ta vie, ne sachant pas trop ce que tu devais réellement ressentir quant au fait d’être devenu père si abruptement, sans que personne ne t’ait demandé ton avis, cette nuit avait quelque chose d’encore plus surréaliste.
Tu n’aimais que toi, c’était bien connu. Et tu n’avais absolument pas la patience pour des gamins pleurnicheurs.
Toutefois, quelque chose avait dû se briser en toi à la vue de ton gosse en proie à ses démons, parce que tu étais bien avachi dans la baignoire, à te tremper jusqu’aux os malgré tes vêtements et tes chaussures que tu n’avais pas enlevés lorsque tu étais rentré, Raphaël dans tes bras.
Si une personne avait été témoin de la scène, probablement qu’elle n’en aurait pas cru ses yeux et aurait pensé qu’elle était entrain d’halluciner. Le grand Wolf câlinant un jeune homme qui était en réalité son enfant, alors que ce dernier sanglotait continuellement.
Ouais. Même toi, qui vivais la situation, tu n’y croyais pas trop.

Si ton cœur était déjà éprouvé quant aux événements chaotiques et incompréhensibles, il rata un battement lorsqu’il t’appela papa. Cela ne t’aidait pas du tout à croire à la véracité de cette réalité actuelle.
Tu ne sus pas si tu appréciais cette étiquette affectueuse. Était-ce la première qu’il t’appelait ainsi ? Probablement… dans tes souvenirs. Tu savais que le fait que ce soit la première qu’il te reconnaisse à voix haute comme étant bien son père était un tournant dans votre relation. Tu savais que cela voulait dire qu’il y avait eu un déclic dans la tête de ton gamin, parce qu’il s’apercevait qu’il pouvait compter sur toi, malgré tous tes nombreux défauts – que tu assumais plus que pleinement –. Néanmoins, toi, tu n’étais peut-être pas encore prêt à porter cette relation sur un autre niveau. Tu ne t’étais jamais posé, et ce n’était pas pour rien. Outre ton incapacité à aimer convenablement, normalement, sainement, tu ne t’étais jamais casé par choix, parce que tu aimais bien trop ta liberté de voyou. Alors réaliser que tu étais père et admettre qu’effectivement tu avais des sentiments pour une personne autre que toi, c’était un peu trop dur pour toi.
Il fallait y aller doucement. Après tout, tu n’étais pas encore sorti de l’adolescence.

Perdu dans tes pensées décousues, tu fus brusquement ramené à la réalité lorsque tu sentis le poids de Raphaël devenir subitement très lourd, son corps devenir soudainement inerte.
Euh… Tu étais censé faire quoi, encore, maintenant ?
Il s’endormait ou il tombait dans les pommes.
Merde. Ce n’était franchement pas trop le moment.
Raphaël semblait vouloir les enchaîner ce soir.
Un peu paniqué et dans le doute, tu le secouas doucement par les épaules, lui filant par la même occasion deux-trois claques douces mais fermes sur la joue. « Shit. Me lâche pas maintenant, Raphaël. Je ne sais pas quoi faire, moi. » Grimaçant à l’idée que tu puisses lui faire mal, tu hésitas quelques secondes avant de le pincer assez fortement les côtes. Peut-être que tu aurais dû mettre l’eau de la douche plus glaciale… Mais tu avais voulu bien faire en lui évitant de choper une pneumonie.
Putain, qu’est-ce que c’était compliqué d’être père, en fait. Et encore, tu n’avais pas eu à changer les couches… Non, mais tu avais du vomi à nettoyer maintenant.

Gémissant sous l’ultime effort, tu réussis à éteindre l’eau et à te relever, le gamin un peu trop paumé toujours dans tes bras. Tu l’enveloppas dans ton grand peignoir – tu ne savais pas comment tu te débrouillais, le jeune homme restant contre ton torse –, avant de te diriger vers ta chambre, trempant le parquet qui se trouvait sur ton chemin. Certes, tu avais une chambre d’amis, mais sur le moment cela te sembla plus judicieux de l’amener dans ton intimité.
Tu l’allongeas alors sur ton lit, hésitant quelques secondes encore avant de soupirer et de lui retirer ses vêtements. Cela te faisait bizarre. Tu savais que c’était ton enfant, pourtant tu ne te sentais pas forcément si proche de lui, et déshabiller cet enfant que tu n’avais jamais connu avait quelque chose de malsain, de peu agréable. Gêné, tu lui laissas quand même son caleçon, avant de le recouvrir des couvertures.

Figé sur place, comme un idiot, tu mis quelques secondes avant de récupérer tes esprits et filer dans le salon pour quand même nettoyer le vomi rapidement. Putain, qu’est-ce que tu détestais faire le ménage. Tu n’avais pas embauché une autre personne pour rien, mais tu te voyais mal l’appeler à cette heure-ci, alors tu t’y coltinais.
Pendant quelques minutes, cela te laissa le temps de réfléchir aux récents événements. Il n’arrêtait pas de dire qu’il était désolé et qu’il ne voulait pas. Cependant, tu ne comprenais pas bien où il voulait en venir. Il ne voulait pas quoi ? Et c’était quoi cette histoire qu’on l’avait touché ?
Mouais.
Tu retournas dans ta chambre, après avoir balancé les vêtements de Raphaël, ainsi que les tiens, dans la machine à laver – que tu lancerais demain, la fatigue de la soirée t’accablant d’un coup –, avant de t’allonger sur ton lit, aux côtés de ton gosse, observant le plafond les yeux grands ouverts, incapable de trouver le sommeil.
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MessageSujet: Re: douleur à l'âme (luan)   Lun 15 Mai - 21:16

Tu sais pas où t’es Raphaël. Y a juste ton corps qui s’est fait trop lourd. Puis, le noir. Total. Sans savoir que t’es encore là, dans les bras de ton père. Sans savoir qu’il te porte, qu’il prend soin de toi. Non. Tu ne sais pas. Parce que t’es dans le trop noir. Tu ne sais même pas si tu t’es endormi ou si tu as perdu connaissance. Tu penses, vu le noir, que t’as juste perdu connaissance. Surement. Mais, finalement, de tout ça, tu ne penses rien. Car, tu n’es plus là. Sur la terre, dans le présent. Corps inerte, tu reposes-là, dans le lit. Au chaud. Et pourtant, tu frissonnes. Et pourtant…

Y a ton corps qui bouge, un peu. Soubresauts. Tu gémis. Alors que tout revient, encore et encore. Tu vois les sourires, les rires. Clopes au bec, bière à la main. C’était une soirée sympa. Et, son sourire, ses rires. Et ses mains, ses mots. T’avais rougi, t’avais souri. Mais…Mais, les deux mains s’étaient mises à serrer, là, ta gorge. Mais, les deux mains s’étaient mises à serrer, là, tes hanches. Et elles s’étaient faufilées. Elles, six. Et t’avais crié. Et t’avais hurlé. Les mains glissent, les corps fondent, les corps déchirent. Et tu cries. Tu cries. Tu cries.

Que ce soit dans ton rêve, où dans la chambre. Y a ton cri qui résonne fort. Trop. Raph, on dirait un animal blessé. Cri inhumain, tu hurles à t’en arracher la gorge. Tu hurles alors que les mains sont trop brûlantes sur ton corps. Non non non. Tu ne veux pas. Ne veux pas. Et la main continue de te toucher. Et la main…. Et soudain, tu ouvres les yeux en trop grand et tu sens la main sur ton corps. « NON ! » Tu te recules gémis, ton bras donnant un grand coup à la main qui te touche. Avant de comprendre. Avant de revenir, vraiment, au présent. C’est ton père. Gémissement intense, tu retombes sur le lit, un sanglot coincé dans ta gorge, fin des cris d’animaux que tu as poussés. Et ta tête te fait mal. Et tu te sens mal. Tu ne sais même pas. Combien de temps tu as dormi, combien de temps tu es resté là. « Pardon. » Tu gémis encore en te recroquevillant un peu plus dans le lit. Dieu, tu te sens mal. « L’est quelle heure ? » Ta main glisse sur ton front brûlant, alors que tu oses, reposer ton regard sur ton père. Putain. Dans quelle merde tu t’es fourré.
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MessageSujet: Re: douleur à l'âme (luan)   Mer 17 Mai - 21:44

Morphée refusant de t'offrir ses bras cette nuit, tu commençais à perdre complètement la notion du temps, dans cette chambre totalement obscure si cela n'avait pas été pour les quelques rayons lunaires qui réussissaient brillamment à traverser tes rideaux noirs épais tirés contre la grande baie vitrée, allongé sur le dos, les mains croisés sur le ventre avec tes pouces qui jouaient inconsciemment ensemble, regardant passivement le plafond, en attendant que le sommeil vienne t'emporter. Les secondes se transformaient en heures, les heures en minutes... Enfin bref c'était un sacré bordel, et si cela n'avait pas été pour le réveil numérique sur la table de chevet, tu aurais été complètement perdu. À tel point, que tu n'aurais pas été étonné d'entendre des gouttes tomber d'un robinet qui fuit pour rythmer le temps qui s'écoulait, ou bien les aiguilles d'une pendule un peu trop antique à chaque seconde, si tu t'étais retrouvé dans un film amateur cliché. Usuellement, tu n'avais pas trop de mal à tomber dans les bras de Morphée – en même temps tu ne résistais jamais très longtemps à une femme, même si celle-ci était apparemment métaphorique –, toutefois ce soir c'était différent. Outre les milliers de questions qui traversaient ton esprit excessivement sollicité, tu n'étais pas habitué au poids de Raphaël dans ton lit, à tes côtés. Tu savais que c'était ton fils, mais tu n'arrivais pas encore à te faire à l'idée. Alors oui, cela te perturbait. Et tu n'étais pas facilement perturbé, alors cela te perturbait encore plus. Tu soupiras, te tournant encore et encore jusqu'à trouver une position qui pouvait paraître confortable, après de très longues minutes à avoir joué au mort sur le dos.

Finalement, tu semblas t'assoupir quelque peu. Pas d'un sommeil lourd comme d'habitude – tu étais du genre à ne jamais te réveiller, même lorsqu'on tirait un boulet de canon juste au niveau de tes tympans –, ce qui n'était pas anormal vu le taux d'alcool que tu ingurgitais par jour – deux grammes dans chaque bras presque tous les soirs –, mais si tu ne somnolais pas, tu avais toujours une oreille aux aguets. C’est ainsi, seulement vêtu de ton t-shirt et d’un caleçon, que tu sursautas violemment, lorsque tu entendis un cri résonner dans ta chambre, et un bras farouchement repousser ta main. Tu dus cligner plusieurs fois des yeux pour comprendre ce qu’il s’était passé. Ouais, tu t’étais retourné sur le côté, faisant un semi câlin à ton soit disant fils dans ton sommeil très léger, et il avait réagi à ton toucher. Putain, qu’est-ce que c’était bizarre.

Puis il retomba sur le lit, et toi tu commençais réellement à perdre patience. Tu commençais à perdre patience, alors tu aurais dû le tirer une bonne fois pour toute par le bras et le jarter de chez toi, histoire de finir ton semblant de nuit tranquillement, mais à la place tu fus pris d’un élan, et tu le serras fort contre toi. « Arrête de t’excuser, Raph. » Ouais, tu ne savais pas pourquoi mais cela t’énervait. Toujours dans tes bras, et tu te redressas légèrement, faisant travailler tes abdos, et le berças doucement, lui caressant une nouvelle fois les cheveux, parce que ça avait eu l’effet de l’endormir tantôt. « Euh… » Tu tournas rapidement la tête vers ton rêve, continuant ta gestuelle qui se voulait rassurante. « Cinq heures vingt du matin. » Putain, il était tard. Ou bien trop tôt, au choix. D’ailleurs, on était quel jour ? Ouais, tu savais qu’il fallait qu’il se rendorme, parce que ça lui ferait du bien, parce que tu en avais marre aussi, parce que l’homme avait besoin de quelques heures de sommeil, mais… « Fuck. Tu travailles tout à l'heure ? » Oui parce que bon. Fallait que tu fasses un peu le père raisonnable, si tu pouvais l’être. Tu ne savais plus exactement ce qu'il faisait… Un stage ou une formation. Tu savais juste que c'était important à ses yeux, et que vu l'heure qu'il était et l'état dans lequel il était, il allait passer une mauvaise journée.
Puis c'est à ce moment que tu sentis sa fièvre. Chose qui, étrangement, ne t'a pas marqué quelques instants plus tôt. Tu fronças les sourcils. Merde. T'étais censé faire quoi, encore une fois ? À part les trucs contre les gueules de bois, tu n'avais pas grand chose… Alors tu te relevas, une nouvelle fois, tes membres grinçant sous l'effort, et récupéras les pilules et le verre d'eau laissés sur la table basse. « Maintenant prends-les, s'il te plait. » Ton ton était doux et ferme, et n'attendait aucun refus, alors que tu lui proposais, une nouvelle fois, le verre d'eau et les cachets.
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MessageSujet: Re: douleur à l'âme (luan)   Ven 26 Mai - 10:53

Y a ton corps qui crie, ta tête qui hurle.
Tu voudrais juste refermer les yeux, oublier. Mais, tu es bien réveillé, et, tu te sens horriblement mal. Ta tête tourne et tu as chaud. Tellement. Refermer les yeux, gémir, fort. Cinq heures. Tout tourne. Et tu fronces les sourcils alors que ton regard un peu hagard s’ouvre à nouveau. Unh, si tu travaillais ? T’arrives plus à savoir, l’espace de quelques secondes quel jour il est avant de soupirer. De soulagement. Non. Tu ne faisais jamais ça en semaine, enfin presque pas. On était samedi, ce matin. « Non. Non, c’l’week-end. » Et tu plonges ton nez dans l’oreiller alors que tu te tournes un peu, frissonnes et te recroquevilles légèrement. Comme un enfant qui dort. Et tu grognes quand tu sens le lit bouger et ton père se lever. Ton père. T’as quelques flashs des heures passées. Où tu te vois l’appeler papa. Et, putain comme ça te fait chaud au cœur. Même si tu te sens si mal. Tu voudrais juste pouvoir te rendormir, mais, ton corps te fait mal, de partout. Partout.

Rouvrir les yeux, là, voilés alors que tu fixes les mains tendues. Oh. Des médicaments oué. Oué, ça pourrait être bien. Alors, tu fais l’effort de te redresser un peu. Tremblant, en attrapant les gélules et l’eau. Une par une. Parce que tu te sens pas capable de tout prendre d’un coup. T’as même quelques hauts le cœur. Mais, non, tu résistes, avales tout et poses le verre sur la table de chevet. « Merci. » Tu murmures avant de retomber mollement sur le lit. T’as peut-être la gueule de bois. Mais, t’as dû attraper la crève à trainer dans les rues pas assez couvert. Ta main glisse sur ton front. « Ptain. » Tu te sens con, et gêné. D’être ici. Parce que tu sais pas quoi faire, pas quoi dire. De tout ça. De ton père. Tu voudrais t’excuser. Encore, mais, t’es pas sûr qu’il apprécie. Parce que t’arrêtes pas de le faire depuis que t’es arrivé ici. Pourtant, y a de quoi. Tu as tout gâché, comme d’habitude. Tu te sens sale, comme d’habitude. Et, t’as comme envie de pleurer. Mais, Dieu, tu fais tout pour ne pas le faire. Encore. Parce que faut pas. Non, faut pas.

Te retourner, t’enfoncer à nouveau sous les draps. Lui tourner un peu le dos, l’oreiller serré tout contre toi. Et, t’as envie de tout lui dire. T’as envie qu’enfin quelqu’un comprenne. Que quelqu’un te dise quoi faire. Te dise quelque chose. Que peut-être, ce n’était pas ta faute ? Et finalement, tu peux pas empêcher quelques larmes de couler, là, sur tes joues. « Pa’ ? » Tu te mords la lèvre, tes doigts s’enfonçant dans l’oreiller. Tu sursautes un peu, panique. « Ils…ils m’ont fait du mal. Tu sais ? » Et y ta terreur, leurs terreurs qui viennent ronger ton corps. Tu trembles. « J’aurais tellement…tellement voulu que tu sois là avant…p’t’être. P’t’être que t’aurais pû… » Et tu te tais. Parce que non. Non. Non. Tu remues, secoues la tête. Non. Non. Tu veux pas. Tu veux pas. « Non…rien. » Et tu fermes les yeux, forts, trop. Que t’en vois des étoiles.
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MessageSujet: Re: douleur à l'âme (luan)   Mar 30 Mai - 11:43

Tu lui en voulais, un peu. Tu lui en voulais de te forcer subtilement à tenir ce rôle, rôle qui ne t’allait pas, bordel. Tu lui en voulais de te faire mentir, de révéler au monde – et à toi-même – que tu étais effectivement capable de sentiments. Bon, on savait que tu étais un être de feu de la passion, que tu te laissais porter plus par tes émotions que ta raison, toutefois il semblait que tu n’ais pas de cœur, alors que celui-là soit fait de glace ou de pierre.
Mais non.
Il fallait croire que ce gosse – et on ne parlerait pas de l’autre, parce que tu étais encore plus perdu à son propos – réussissait à faire ressortir le meilleur en toi. Après tout même Satan était un ange au commencement du monde. Certes un ange déchu, mais un ange tout de même.
Tu soupiras.
En temps normal, tu ne te serais pas fait prier pour virer le chiard hors de chez toi, profitant d’une rare nuit de tranquillité, puisque ton divertissement de la soirée avait dû partir plus tôt que prévu. Mais non. Voilà que tu te retrouvais avec lui, dans ton lit, à t’inquiéter pour lui à cause de ses histoires incompréhensibles, le suppliant de prendre des médicaments parce que cela lui ferait le plus grand bien.
Gamin que tu ne connaissais pas il y avait à peine quelques mois, mais tu te surprenais à être inconsciemment attaché à lui, seulement parce qu’il portait les mêmes gênes que toi, et à présent ton nom de famille aussi. L’instinct paternel, bien que bancal, rattrapait même le pire des voyous, semblait-il.

Tu soupiras, une seconde fois – bien que tu avais l’impression d’avoir fait cela toute la nuit –.
Tu perdais complètement la notion du temps. Samedi, on était samedi. Cela voulait dire que c’était les quelques jours de repos du commun des mortels. Bon certes, tu aurais insisté pour que Raphaël n’aille pas au travail dans un tel état, mais tu étais presque soulagé de savoir qu’il n’allait pas devoir sécher. Pardon ? Commencerais-tu à être raisonnable ? Hmm.
Tu l’observas tout tremblant, la sueur abondante se mélangeant à tes draps que tu devrais assurément changer dans la journée. Il avait de la fièvre, cela se voyait comme un nez au milieu de la figure. Il est vrai que l’alcool pouvait causer ce symptôme, mais il avait trop de fièvre pour que ce soit une simple décuve, tu constatas lorsque tu posas doucement ta main sur ton front. Hrmf. Les médicaments que tu lui avais filés l’aideraient à combattre l’infection, même si ce n’était pas les plus forts. Sinon ce serait direction la pharmacie.
Tu soupiras une troisième, la fatigue commençant à se faire sentir. Cela faisait bien longtemps que tu ne t’étais pas senti tomber de sommeil aussi tôt – bien que le tôt soit relatif –.

Bien que la nuit ait été des plus étranges, tu avais la sensation de t’être rapproché du jeune Wolf, d’avoir appris à le connaître un peu plus en ayant découvert une autre facette de sa personnalité. Et cela, tu ne pouvais décidément pas le regretter. Tu remontas dans le lit, le matelas s’abaissant sous le poids nouveau, te rapprochant de Raphaël mais gardant une certaine distance de sécurité, ne voulant pas le brusquer. Après tout, tu l’avais déjà déshabillé alors qu’il était inconscient, si l’intention avait été bonne le geste avait été néanmoins tordu.
Tu sursautas presque, ton cœur manquant un battement lorsqu’il t’appela de nouveau papa. Tu n’étais décidément pas habitué.
Tu l’écoutas attentivement, de nouveau, en fronçant les sourcils, signe que tu réfléchissais intensément. Le discours restant le même, mais cette fois-ci peut-être un peu plus cohérent. Il avait été agressé, et cela avait été un certain traumatisme pour lui. Cela, tu commençais vaguement à le discerner, à le comprendre. Avait-il été même violé ? En théorie, il apparaissait que c’était la pire des agressions pour la victime, et avec le vocabulaire qu’il avait employé tantôt, cela te laissait à le croire. « Tu sais, Raphaël, je ne vais pas te sortir le grand discours bateau sur le fait qu’on referait le monde avec des si. Je veux juste te dire que cela n’aurait peut-être rien changé… »[/color] Tu inspiras profondément, avant de bloquer ta respiration et de tout lâcher d’un coup quelques secondes plus tard. Tu savais ce dont tu parlais, tu ne sortais pas une phrase ainsi pour faire bien. Non. « Cela n’aurait peut-être rien changé, parce que je ne suis pas un héros, Raphaël. Loin de là. » Ouais, peut-être même que tu aurais été un de ces gosses qui l’avaient agressé et avaient profité de lui. Tu n’étais pas un modèle exemplaire, bien au contraire. Tu étais même plus le violeur que le violé. Tu ne t’étais jamais voilé la face par rapport à ce que tu étais, et tu ne voulais pas que Raphaël le fasse non plus. L’admiration envers une figure paternelle. Ce n’était peut-être pas les paroles réconfortantes qu’il attendait, mais c’était la vérité. « Je ne veux pas que tu penses que je suis quelqu’un de bien, et qu’après tu apprennes la vérité et tombes des nues. » Ouais, la conversation avait pris un tournant bizarre. Et putain, qu’est-ce que tu n’aimais pas parler à un dos. Mais encore une fois, tu résistas à ton envie de le toucher, surtout ne pas le brusquer.
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douleur à l'âme (luan)

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