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 hide and seek † luan

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MessageSujet: hide and seek † luan   Lun 1 Mai - 21:53

faute de se retrouver dans le mauvais porno on se retrouve dans le mauvais thriller, avec une pointe de western pour le petit affrontement de regard docile et silencieux qui en dit long sur ce qui va arriver. la tension est palpable d'en l'air et honnêtement au point où il en est, otto, il s'en fiche de savoir qui va dégainer en premier, s'il va se faire défoncer par le type en face de lui, s'il va pas rentrer chez lui. ça ne lui fait rien, ça lui fait plus rien. il ressent plus rien. pour aller plus loin  c'est exactement le même principe que de jouer à la roulette russe, c'est exactement la même logique, faire face à l'ennemi et plaquer la flingue contre sa tempe, compter jusqu'à trois et passer son tour, croiser les doigts, prier le petit jésus, le karma, la mama, la voisine avec ses sept chats et. bam. là maintenant il pourra ressentir quelque chose s'il peut encore témoigner. pour l'instant il affronte ce qui va lui tomber dessus, gère la colère et la violence qui irradie au fond de la nuit en mimant le calme.
ce petit jeu il le mène depuis le début, feindre les émotions, porter son masque de glace, il a au moins eu la chance de naître avec une prédisposition à n'afficher que peu d'émotions faciales, tout en sachant que le moindre sentiment que le traverse en ressort brut.
la réalité, c'est qu'il est loin d'être aussi glacial qu'il ne voudrait l'être et qu'il n'a rien du méchant loup dont il joue le rôle, rien de tout ça. rien. il ne sait pas exactement ce qu'il est, sinon qu'il n'est rien de précis, un caméléon tout au lus.  
pour être entièrement sincère avec lui même et appuyer encore plus sur la mauvaise fois qui comment déjà brûler son ego, il savait que ça allait arriver. mais il n'a pas pu s’empêcher, quand il a compris qui était luan il s'est imaginé qu'il pourrait se faire graisser la patte. comme au bon vieux temps, fréquenter le pire et envoyer ses soldats se tuer à la tâche pour lui, à la différence qu'aujourd'hui, il est autant empereur, qu'armée et peuple à la fois, seul dans le petit pays qu'est son monde d'illusions. et au final, parce qu'il n'avait pas assez bien semé ses collègues, ils auraient pu se faire coffrer tous les deux. et otto n'avait pas envie qu'on commence à douter de lui ou fouiner dans son passé bien enterré. la raison du délit il s'en fiche, il ne sait plus exactement ce qu'était sensé faire luan, seulement que c'était une livraison et il se doute bien qu'il n'y a pas trente-six choses à livrer - genre c'est pas des pizzas quoi. de toute façon il n'en a écouté que la moitié et l'a déformée pour donner de fausses infos aux personnes sur l'affaire. tout est parti d'une simple étincelle, manque de bol, même avec du bidon, la police s'était traînée jusque dans le coin, ça, c'était l'incendie. prévisible, mais il les probabilités ne l'ont pas inquiété.
il a fait mieux, comme bluff. conclusion, il a merdé.
et ça devrait l'inquiéter.
pense ce que tu veux mais je te donne ma parole que je n'ai pas essayé de te piéger. je suis désolé que tu ais été interrompu dans ta transaction. on est libre de penser que sa parole ne vaut pas grand chose, mais otto est un homme qui prend garde à ce qu'il jure et il tient toujours ses promesses. en revanche, il n'utilise pas toujours les bonnes méthodes, c'est un fait. n'empêche qu'il s'est vraiment trouvé con quand il a du s'assurer que la patrouille se barre et qu'il a du leur mentir et leur parler d'un accident qui n'a jamais eu lieu.
au pire, il ira mettre ça sur le dos d'un journaliste.
ce qu'il fait le mieux, c'est tirer tranquillement sur sa cigarette - c'est peut-être la dernière - et tenter de se sauver sa peau. un peu. avec la défense d'un gosse prit en flagrant délit et un flegme bien à lui, le sourire carnassier en plus.  
on fait tous des erreurs, en même temps. ça peut pas toujours bien se passer.
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MessageSujet: Re: hide and seek † luan   Mar 2 Mai - 18:12

Bordel de connard de merde.

Tu étais furax, ce qui était un état émotionnel pour le moins étonnant lorsque cela te concernait. Toi, qui avais pour habitude de prendre tout par dessus la jambe, parce que rien ne t’importait plus que ta petite personne, tu n’étais jamais énervé. Ou que très rarement, parce qu’évidemment il ne fallait jamais dire jamais – comme disaient les grands sages, atchoum –. Toutefois, cela faisait bien longtemps que tu n’avais pas été aussi furieux.
Tu soufflas bruyamment, écrasant ta cigarette totalement consumée dans le petit trou dans le mur que tu venais de faire à force de cogner dedans, les phalanges légèrement ensanglantées. Ta main pulsait, la douleur ayant atteint le système nerveux de ton cerveau, mais tu ignorais magistralement la souffrance, ton sang battant déjà bien trop fort et trop vite dans tes oreilles pour que tu fasses attention à autre chose que les lourds battements de ton cœur. Jurant une nouvelle fois entre tes dents serrées, tu tiras un autre stick de nicotine de ton paquet de clopes, qui s’épongea instantanément de gouttes rouges lorsque tu l’eus en main, avant de la fourrer précipitamment dans ta bouche et de l’allumer. C’était peut-être la quatrième cigarette que tu fumais coup sur coup, mais tu n’en avais rien n’à foutre. Déjà, tu ne t’étais jamais préoccupé de ce qui était bon pour la santé ou pas – tu emmerdais les soit disant moralisateurs qui se pensaient mieux que les autres et qui mourraient d’un cancer bien placé à l’âge de trente-deux ans –, et tu avais actuellement besoin de décompresser, sinon tu allais casser la tronche de quelqu’un. N’importe qui. Néanmoins tu avais en tête une personne en particulier.
Tu n’étais presque jamais furax, cependant tu appréciais lorsqu’une chose était bien faite. Perfectionniste peut-être – après tout, tu ne pouvais pas avoir que des défauts –, toutefois il était logique de préférer qu’une affaire se déroule selon le plan, sans accroc. Parce que oui, c’était bien ce qu’il s’était passé ce soir. Tu avais tout simplement une transaction à faire, et même cette simple action avait cafouillé. Heureusement pour toi que tu avais l’habitude de faire affaire avec eux – que toutes les autres fois cela s’était très bien dégagé –, et que ce n’était pas un groupe très important en Corse – tu aurais blanchi et te serais fait tout petit si cela avait été les mafieux, par exemple –. Mais cela te faisait pour un con, et encore plus que ton côté perfectionniste, tu détestais être ridiculisé. Ton égo surdimensionné en prenait un coup.
Tout cela à cause d’une simple et unique personne – parce que de toute manière cela ne pouvait pas être de ta faute, n’est-il pas ? –. Tout cela à cause de cette personne qui se tenait penaude à côté de toi. Tout cela à cause de cette personne que tu évitais de regarder pour l’instant. Tout cela à cause de cette personne qui devait probablement se demander si elle allait remplacer le mur en tant que punching-ball bientôt.
Tu ne comprenais même pas les raisons qui l’avaient poussé à t’aider, en premier lieu. Connerie.

Il ouvrit la bouche, et tu expiras une nouvelle fois, recrachant toute cette fumée toxique qui se confondait avec l’air ambiant. Cela te calma très légèrement, et tu entamas la moitié de ta cigarette en une latte seulement, posant ton front contre le mur de la rue, les gouttes de sueur liées au stress et à la fureur se mêlant à la crasse du béton. En vérité, tu ne savais pas trop que penser. Au fond de toi, tu savais pertinemment que cela avait été une pure boulette de la part de Otto. Toutefois, avec ce qu’il venait de passer, une part de toi s’était mise à se méfier. Part de réflexion que tu avais fait taire par la suite. Néanmoins, cela t’aurait peut-être moins énervé si cela avait été intentionnel, cela aurait été de bonne guerre. Tu n’étais pas tolérant, tu n’appréciais que très peu les boulets. « Ouais, je sais que ce n’était pas délibéré. Puis tu as bien rattrapé le coup. » Pas de merci. Non. Il ne méritait pas. Il ne méritait même pas que tu sois autant diplomate, mais tu essayais d’accuser le coup, tu essayais de calmer le coup, tu essayais de te calmer toi.
Puis, pour la transaction, on repassera. De toute manière, cela ne le concernait pas vraiment. Et moins il en savait, mieux tu te porterais.
Après tout, il était flic. Merde.

Tu finis ta clope avant de la balancer au sol, et l’écraser violemment de ta semelle, comme si elle avait été un sale cafard qui ne méritait pas de vivre. T’avais besoin de boire un verre. Et pas qu’un seul, en vérité.
Tu passas ta main dans ta tignasse, t’en foutant complètement de rougir violemment tes cheveux argentés. Tu devais avoir une allure pour le moins étrange, encore plus que d’habitude.

Oui, il était flic. Et même si cela t’était fort utile d’avoir un officier de l’ordre de ton côté, tu ne pouvais t’empêcher de parfois douter de Otto. En même temps, tu aurais bien été idiot de ne pas réfléchir à la question ne serait-ce qu’un minimum. Et même si tu avais actuellement envie de le renvoyer chez lui, tu avais peur qu’il finisse par parler si tu faisais un pas de travers. Pour ainsi dire, tu étais coincé.
Un coin de ta tête te murmura que lui aussi allait sûrement avoir des comptes à rendre à ses collègues, mais tu t’en foutais. C’était son problème, pas le tien. Et il s’était foutu dans la merde tout seul, grand con qu’il était.
Tu lui jetas un regard noir. C’est qu’il cherchait encore plus la merde. Si tu avais été dans un cartoon, tu serais devenu tout rouge – bien que tu ne devais plus être très blanc non plus –, et de la fumée te serait sortie par les oreilles. Toi, qui essayais de te calmer. Tu comblas la distance qui vous séparait et l’attrapas par le col de son manteau, le forçant à reculer de quelques pas, et le soulevant légèrement dans les airs, étonnamment fort par rapport à ta figure élancée. « Tu te fous de ma gueule ? Tu te fous de ma gueule, c’est ça ? C’est la seule excuse que tu as trouvée ? Ça s’était toujours bien passé jusqu’à maintenant, alors te fous pas d’ma tronche, putain ! » Tu serras des dents, ta mâchoire devenant toute blanche – joli contraste avec ton visage rouge et en sueurs –, avant de faire un effort surhumain pour le reposer à terre.
Si tu continuais ainsi, tu allais finir par lui foutre un pain dans la tronche. Ce n’était pas bien. Un peu de contrôle, que diable.
Tu soufflas, encore une fois. Passant ta main qui saignant dans tes cheveux plus très propres maintenant, une nouvelle fois.
« Bon. Tu me dois bien une pinte, c’est le moins que tu puisses faire. » Fallait que tu fasses profil bas, tu le savais plus ou moins. Toutefois, tu avais eu de la chance que les sales poulets n’aient pas vu ta tronche. Ils n’étaient pas au courant de ton existence dans les affaires louches – pour d’autres délits oui, du style atteinte à la pudeur et ou ivresse en lieux publics –, et tu préférais que cela reste ainsi. Mais bon. Tu n'en avais rien n'à battre – pour changer –, tu voulais ta bière offerte par Otto. Et peut-être qu'une fois un peu ivre, tu pourrais lui coller ton poing dans ses jolies pommettes.
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MessageSujet: Re: hide and seek † luan   Dim 7 Mai - 22:42

otto en arrive à la conclusion que la seule solution à son problème est de trouver la répartie suffisante pour relativiser sur la situation, ne pas se laisser submerger par ses propres émotions de la même manière que son interlocuteur. il essaye de ne pas porter trop d’attention au frisson qui remonte le long de son échine et la boule qui se forme dans le fond de sa bouche et qui rend l’air plus étouffant à chaque inspiration, comme une vieille angoisse qui retrouve ses droits. il sait qu'en face de lui il a un véritable prédateur, le genre de type qui sait très bien où se placer sur la chaîne alimentaire et qui ne va pas hésiter à l'éliminer s'il devient gênant ou vient contrarier ses petites affaires. enfin, il se berce pas d'illusions quoi, il va pas lui offrir des fleurs, plutôt son poing dans sa gueule et otto il a pas spécialement envie d'un ravalement de façade. il aime bien sa gueule comme elle est et elle est déjà assez bousillée comme ça. pas besoin d'en rajouter une couche, il sait où aller pour se refaire le nez, un bon chirurgien c'est aussi efficace qu'un pauvre type qui tape sa crise de nerf.
il s'y attendait mais ça l'impressionne quand même, il se fait insensibles à ses regards et ses remarques. il érige les barrières suffisantes pour ne plus rien prendre à coeur, sauf ce qui peut servir à alimenter sa rage, au cas où il faudrait lâcher sa bête à lui.  il en a rencontré des types qui savent péter un câble, mais avec luan c'est tout le réseau qui a sauté, c'est le blackout, y a plus rien que semble répondre correctement dans ses neurones ou c'est comme ça qu'il l'imagine et qu'il déforme la réalité. ça lui arrache la gueule de se l'avouer mais il commence à flipper et se poser de sérieuses questions. la vielle légende urbaine qui dit que les caractères plus calmes s'avèrent être les plus redoutables n'est pas si erronée. otto aurait du réfléchir aux conséquences de ses actes avant d'agir cette fois-ci, prendre quelques minutes pour se demander si de base, tout n'était pas joué d'avance. il a voulu le faire d'une manière lus intelligente qu'il l'est, il savait que ça risquait de  mal se passer et pourtant ça ne l'a pas empêché d'accepter d'encadrer l'échange, ici. manque de bol, c'est tombé sur la mauvaise option et peut-être que ce soir ça va passer, mais maintenant que l'autre homme s'est fait baiser une fois, il risque pas de lui laisser le malheur de récidiver.  parce que au fond, de luan, il en sait que dalle. il sait pas de quoi il est capable dans les faits, otto, il se base juste de la théorie, sur son observation et les conclusions qu'il en tire. il s'est pas amusé à hacker sa vie, il n'a pas vérifié son casier plus que ça en partant du principe que toute façon, il pourrait être faussé. il se la joue vieux flic de campagne, à l'instinct. ça mord ou ça mord pas et là, ça se noie.
il existe des cibles pour se défouler, les murs sont pas fait pour ça. et t'es en train de t'exploser la main, c'est crade. pauvre con. ça pisse l'hémoglobine et putain. il aime vraiment pas ça quand ça commence à saigner, il aime pas les blessures otto. être le grand brûlé de l'histoire, renter avec trois balles dans la poitrine ça le fait pas tripper mais rien de méchant ou qui le déstabilise plus que ça. ni chaud, ni froid, le vide cosmique. mais voir un type les tripes à l'air, quelqu'un train de souffrir, ça le fait grincer des dents. quelque chose en rapport avec des sentiments et un peu de sensibilité, dont il se serait bien passé mais qui fait partie du tout qu'il est, sans quoi, ce ne serait pas vraiment otto.
avec ses conneries il a pas fait gaffe à sa cigarette, il se brûle presque les doigts  de l'avoir laissée se consumer trop longtemps et la jette au loin dans un soupir las. il est même pas capable de franchement se mettre hors de lui, il est juste crevé, là actuellement il rêve de rentrer au lieu et d'arrêter de perdre son temps avec cette histoire. du gaspillage, du gaspillage de temps, de tabac, d'argent, de salive, d'énergie. foutu pour foutu, il répond naturellement à la provocation avec son ton sec et tranchant qu'il garde pour les personnes digne de son mépris. il la joue pas moralisateur, il est pas con non plus. c'est juste méchant, mauvais, il crache sa haine et son amertume, venue d'au fond de son estomac par réaction en chaîne. il a rien de personnel contre luan, mais il a quand même envie de lui faire fermer sa gueule.
t'as fini de te plaindre ? ça y est, on peut faire les adultes responsables et repartir chacun dans son coin ou tu veux encore terminer ta tirade par un duel à l'épée ? il va surement la payer celle là, mais ça le détend déjà, tellement qu'il en est presque fier et que c'est suffisant pour laisser à son sourire narquois le contrôle de son visage baigné de mépris. de toute façon, il n'a rien à perdre. il brise la distance qui le sépare de luan et vient lui faire face, il l'attaque de front sans gêne, dans l'idée de le déstabiliser. il lui laisse pas le temps de laisser bouillir sa rage et mijoter sa colère. sous la lumière des lampadaires, la seule chose qui trahit ses doutes reste la couleur lunaire de son visage, il est pas loin d'être blanc un cul en dehors de ses pommettes rosées par la fraîcheur du vent. en revanche, ses yeux  fusillent et se figent dans ceux de son adversaire. c'est bien son truc, se regarder droit dans les yeux, il tient le regard presque défiant. et c'est pas parce qu'il est intimidé qu'il va baisser son froc.
va pour la bière si t'insistes, ça me semble être un bon deal. mais tu vas certainement pas te pointer dans un bar avec ta sale gueule. sérieusement, je pense pas que ce soit bien vu la coloration naturelle au sang. il sert ses poings et garde son dos droit pour donner de la portée à sa voix, il découpe sagement chacun de ses mots en imaginant la face de luan en lambeaux quand chacun d'eux s'y écrase. ça lui ferait tellement plaisir. pas qu'il souhaite sa mort, mais qu'il reçoive un jugement céleste, ce serait marrant pour une fois. que la justice lui rende la pareille. de toute façon, un criminel reste un criminel, il sait même pas pourquoi il l'aide, pourquoi il se fait encore chier à parler avec lui. ce qu'il attend pour se casser avant de se faire péter la gueule et de jamais renter. certainement parce qu'il s'est trop engagé maintenant, parce que mine de rien, ça l'empêche de se faire chier, que ça lui rappelle son passé et qu'il à l'impression de se retrouver là dedans. la question n'est pas de savoir si c'est une bonne idée de réveiller celui qui dort dans son ombre, plutôt de savoir quand est-ce qu'il va revenir et tout balayer.
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MessageSujet: Re: hide and seek † luan   Ven 12 Mai - 14:23

Tu n’en avais rien à branler des états d’âme de Otto. Outre le fait que c’était bien lui qui vous avait… qui t’avait foutu dans la merde, tu n’aimais personne d’autre que toi-même. Alors oui, clairement, si les humeurs actuelles du petit agent de police n’étaient que le cadet de tes soucis, parce que toi tu étais de ceux qui se laissaient porter par les émotions qui les traversaient, tu te serais menti à toi-même si tu n’avais pas voulu admettre que tu aurais néanmoins eu un grand sentiment de satisfaction si il était effectivement entrain de se ronger les ongles de culpabilité.
Toutefois, non.
Otto semblait préférer jouer les gros durs. Lever la tête bien haut pour affronter ton regard sauvage et brûlant de rage, essayer de te montrer qu’il n’était nullement impressionné par ton excès de fureur.
Cependant, il ne savait pas que dans le fond c’était toi qui n’étais absolument pas impressionné.
Ce n’était un secret pour personne que tu avais un naturel bagarreur. Bien que tu ne sois que très rarement réellement en colère – tu avais une attitude tellement je m’en foutiste, que tout semblait te passer par dessus la tête, que rien ne semblait t’atteindre vraisemblablement –, tu détestais que l’on te marche sur les pieds. Non, tu ne te laissais jamais faire. Puis, c’était un divertissement comme un autre, et une bonne montée d’adrénaline.
Néanmoins, il fallait croire qu’avec les années tu t’étais assagi – oui, chose possible même pour un presque quinquagénaire qui ne semblait pas vouloir sortir de la crise de l’adolescence –. Parce que plus jeune tu aurais assurément saccagé la gueule – qu’il avait plutôt jolie – de Otto, plutôt que de détruire le pauvre mur qui n’avait rien demandé, et encore moins essayer de te calmer pour ne pas en arriver à ce stade. Toutefois, ce sale con semblait enclin à ne choisir que les décisions foireuses ce soir. Si déjà il t’avait foutu dans une merde – petite, certes, il fallait savoir nuancer –, il semblait chercher à te provoquer encore un peu plus, alors que tu faisais un effort ultime pour ne pas lui envoyer ton poing bien senti en pleine tronche.
Et si tu n’étais peut-être pas le plus baraqué des hommes, tu ne mesurais pas ta force lors d’une bagarre, tu n’hésitais pas à envoyer toute ta force, et à envoyer l’autre dans le coma si l’envie te prenait.
Habituellement c’était toi le salaud dans toutes les situations, alors pourquoi jouait-il ainsi au petit con ?

Si tes yeux s’assombrirent encore un peu plus sous l’effet de la colère exacerbée à cause de sa remarque débile, lorsque tes pupilles se posèrent sur sa forme soudainement frêle selon toi, un sourire mauvais et presque psychotique apparut sur tes lèvres.
Peut-être qu’il préférait être ta cible, après tout. Oui, après tout, il ne semblait qu’attendre cela. Tu n’étais vraisemblablement Dieu – plutôt Lucifer –, mais ta sentence serait tout aussi lourde.
Te donnant un air encore plus démoniaque, tu fis exprès de te passer ta main qui pissait le sang sur ton visage, t’empourprant ta peau basanée. Tu ressemblais presque à Hannibal ainsi. « T’as peur d’un peu de sang, Otto ? Un poulet qui ne supporte pas la vue d’une petite écorchure, c’est ironique. En plus du fait que tu sois un vrai boulet, tu m’étonnes que tu sois resté au bas de a pyramide. » Parce que c’était tout ce qu’il était, n’est-ce pas ? Un sous-fifre. Un sous-fifre qui s’emmerdait dans sa vie, et qui recherchait un peu d’adrénaline dans sa vie pathétique. C’était bien pour cela qu’il avait proposé de t’aider dans tes affaires louches, alors que tu n’avais rien demandé, n’est-ce pas ? Ouais, mais toi tu ne faisais pas la manche, et tu te débarrassais des parasites.

Tu ricanas presque vicieusement lorsque tu aperçus Otto, du coin de l’œil, se brûler presque avec la propre cigarette qu’il fumait. Il en avait laissé une se consumer entièrement, alors que toi t’avais eu le temps d’en fumer deux ou trois.
Cela t’importait peu que Otto soit fatigué. Toi, tu ne ressentais pas la fatigue, jamais – peut-être à cause de toutes ces substances que tu prenais aussi, et de ton rythme de vie complètement décalé –, et tu n’avais certainement pas l’intention de le lâcher maintenant. Non, il allait devoir te supporter, parce que tu en avais décidé ainsi – et il ne fallait pas te contredire –.
Peut-être était-ce l’épuisement qui prenait le dessus, ou alors il était juste con, ce qui était une autre possibilité tout à fait crédible, toutefois Otto continuait à prendre les mauvaises décisions. S’il y avait une chose que tu haïssais presque autant que l’ennui, voire plus, c’était lorsqu’on te prenait de haut et qu’on essayait de te faire la morale. Comme si on pouvait être meilleur que toi.
Si tu avais déjà pété les plombs, ton cerveau court-circuita complètement. Néant total dans ton esprit, si ce n’était la tornade qui menaçait de tout emporter et dévaster sur son passage. Tu ne voyais plus que rouge, à présent. Métaphore ou était-ce le sang qui goûtait dans tes yeux ? Ton propre sang… Mais pas pour longtemps.

C’est au tour de Otto de s’approcher, voulant lui montrer une fois de plus qu’il n’était pas intimidé par le personnage que tu étais. Toutefois, son teint blafard exprimait tout le contraire.
Aucun sourire de ta part, aucune expression qui aurait pu déformer tes traits, le visage complètement fermé, si ce n’était pour tes yeux, habituellement bleus azurs, étrangement noirs de rage. Tu le laissas t’approcher, ne bougeant pas d’un pas, ni pour reculer ni pour aller à sa rencontre. Tu le laissais croire qu’il avait réussi à fermer ta gueule, tu le laissas croire qu’il avait réussi à prendre le dessus, le contrôle. Néanmoins, personne d’autre que toi n’était meilleur à ce petit jeu – parce que tu avais un égo surdimensionné et que tu aimais un peu trop avoir le dernier mot –.
À présent il te donnait des ordres, et les neurones dans ton cerveau semblaient s’être soudainement reconnectés… Pour le plus grand malheur de ton petit poulet préféré. Le démon s’était réveillé, et un rictus vint illuminer ton visage.
Il aurait dû battre en retraite, mais lui aussi était trop fier pour baisser la tête.
Alors tu fis un pas en arrière, pour prendre un certain élan, et envoya de toutes tes forces ton poing déjà ensanglanté dans la tronche de Otto, d’un coup sec et bien senti. T’étais comme ça, tu n’aimais pas prévenir quand tu allais frapper. Tes phalanges tremblèrent sous l’effort, déjà bien écrasées par les coups dans le mur. Et tu attrapas Otto par le col, avant qu’il s’éloigne un peu trop de toi, propulsé par la surprise du coup. « Tu trouves que j’ai une sale gueule ? Attends de voir la tienne dans quelques instants. » Ta voix était encore plus grave qu’usuellement, complètement aveuglé par la rage.
Tu lui envoyas un coup de tête, qui aurait dû te faire mal aussi mais absolument anesthésié par l’adrénaline qui coulait dans tes veines, avant d’enchaîner une petite série de coups de poings. Ta respiration était saccadée, plus aussi endurant qu’auparavant, mais avec les années tu avais aussi acquis une certaine expérience pour savoir bien placé tes coups, et pas brasser du vent.
Tu le chopas violemment par les cheveux, arrachant probablement quelques mèches, avant d’envoyer sa tête s’écraser contre le mur qui avait lui aussi bien morflé cette nuit. Une fois qu’il fut à terre, tu t’accroupis à ses côtés. « T’avais raison, il existe quand même de meilleures cibles que les murs. Maintenant que tu as compris qui était le patron, viens pas te plaindre et agis, effectivement, en adulte responsable. » Tu reprenais chacune de ses paroles, détachant chaque mot avec soin, pour lui faire comprendre qu’il avait joué, à perte, et que s’il voulait continuer à te tenir tête, tu répondrais présent. Tu te relevas, lui envoyant un coup de pied dans l’estomac au passage, et lui pris son paquet de clopes pour t’allumer une énième cigarette, d’une manière un peu trop nonchalante. « Mais t’as raison. On va nettoyer ta sale tronche avant d’aller boire cette bière, tu fais pas propre. » Et peut-être même que s’il était sage, c’était toi qui allais payer, tiens. En tout cas, ton visage et tes yeux reprenaient leurs couleurs normales, et ta respiration moins lourde et brève, cette furtive bagarre t’ayant aidé à te relaxer.
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MessageSujet: Re: hide and seek † luan   Lun 15 Mai - 21:53

il a de la chance otto, ça fait des années qu'il a quitté les bancs du bahut et les salles de classes mais il continue d'en apprendre tous les jours. et ce soir c'est la définition de se faire littéralement baiser la gueule. suivi de pourquoi il aurait du rester à sa place qui se récite en silence dans un coin de sa conscience qu'il entend à peine couverte par le bruit du sang qui bat à ses tempes et manque de faire exploser sa tête. aujourd'hui, il pratique, sans passer par la case leçon théorique. ça lui rappelle cette citation qu'il a lu une fois, comme quoi la vie donne le test et c'est de là qu'on tire les fameuses  leçons, celles  dont il aurait bien eu besoin et qu'il aurait du écouter s'il avait été moins prétentieux dans sa jeunesse. il a toujours été studieux en classe, mais les leçons de la vie ont pas l'air de rentrer même avec l'acharnement du temps et de l'expérience. il répète inlassablement les même gaffe et se montre extrêmement doué pour rencontrer les personnes que personne n'aimerait croiser tard le soir. pratique la pyromanie sans réelles flammes, fréquente des torches humaines comme si il tentait vainement de combler quelque chose par tous les moyens possible, forcer les choses. le simple fait qu'il soit encore vie est un miracle jusqu'à présent.  et peut-être que c'est un simple retour de bâton, que toute les fois où il s'en est sorti vainqueur se payent maintenant. cette fois, le malin est venu chercher son tribut. ouais, cette fois, il va vraiment s'en sortir les pieds devant, bouffer les pissenlits par la racine, bref. s'il crève pas sur place foudroyé par le regard de luan c'est qu'il est immortel ou qu'il est déjà mort. même la deuxième hypothèse se rapproche plus de la réalité.
il pas le droit à des discours à la con. ni morale, ni rédemption, alors il se paye pas le luxe de demander pardon. à qui ? pour quoi ? à quoi ça peut bien servir encore de toute façon, de parler à quelqu'un qu'à les oreilles bouchées. ça sert à rien sinon gaspiller sa salive et du temps. il se surprend à compter les minutes et les secondes, les années qui se sont écoulées. il est qu'à la moitié et la seule dont il soit encore certain c'est ce qu'il a mangé hier soir avant d'essayer d'aller se coucher. il est en est arrivé là. il se trouve pathétique. il essaye de penser à tout, sauf à l'instant présent, il se mue dans une autre dimension.
toutes les choses qu'il peut faire, et  il préfère se retrouver seul ou presque dans une ruelle abandonnée en face d'un vrai démon. incapable de savoir s'il est en train de kiffer sa dose d'adrénaline où s'il va finir par se chier dessus. incapable, tout court. il s'est pas forcément méfié et pourtant, il sait combien il aurait du. il s'imaginait comme un dieu, sage et capable de donner des autres, jusqu'à ce qu'on le descende de son nuage utopique, où la réalité s'est déformée pour effacer toutes les souffrances qu'il préfère ignorer plutôt qu'affronter en face et exorciser. l'habitude de se battre avec sa mauvaise fois rouille ses mécanismes de vieux gangster désabusé, devenu inoffensif et perdu, comme une épave prêt à rouiller. il a oublié tout ça, il a laissé derrière. fermé la porte à double tour et noyé la clé. le plus drôle, c'est qu'il est arrivé. presque.
la vérité est qu'il sait pas se battre, un lâche, un couard. un fuyard. qui tient bien trop à sa vie pour risquer quoi que ce soit s'il est pas sous l'emprise de ses sentiments. et là même en essayant, il ressent rien en regardant luan, il cherche, au plus profond de ses tripes, trifouille la peur qui paralyse ses nerfs. rien qui envoie un signal chimique assez puissant pour le faire décoller. il se retrouve comme un imbécile à sa merci. il a juste le temps de fermer les yeux et il se prend le premier coin de poing dans le nez. crac. et il vacille comme une chandelle sous l'impact qu'il s'attendait pas à devoir encaisser, rattrapé de justesse par l'autre poigne, ballotté comme par les vents. l'air frais lui fouette le visage et pique son visage comme l'iode d'un air salin la métaphore est trop belle pour pas s'y abandonner.
une pensée solitaire pour sa nouvelle chemise, pour, quoique ce soit d'autre que sa pauvre gueule qui a rien demandé et qui aurait du rester fermée. une mention honorable pour sa connerie qui remporte l'oscar du meilleur rôle de l'année. il s'imaginait peut-être que dans sa grande clémence, l'autre allait garder son calme et l'écouter. s'il s'était appelé jésus peut-être. en attendant, il porte sa propre croix et son pensant de péché. le coup de boule met définitivement fin à toute réflexion. ses cris de douleurs qu'il peine à étouffer  se confondent avec la respiration de luan qui envahit ses sens, il arrive plus à le situer, s'il est toujours devant lui, derrière, à coté, il à l'impression qu'il est partout et nulle part à la fois, qu'il est en train de le noyer. un véritable furie, il se sent comme un gosse tabassé, incapable de répliquer.  plus il essaye de se débattre plus il tombe dans ses griffes, il gesticule vainement, grimace et serre les dents pour s'empêcher de gémir, mais il peut pas faire grand chose contre la révolte de ses neurones qui s'affolent et hurlent, toutes sirènes allumées dans sa tête, ça surchauffe, ça le fait perdre pied. il se mange un mur, des coups de pieds, des mots acîdes qui déchirent ce qui reste des lambeaux. et il se surprend à la fin de pouvoir à nouveau respirer. la première bouffée est précieuse, la deuxième lui rappelle à quel point il souffre et dans quel état il est.
c'est d'être à terre devant l'autre qui le blesse le plus, le goût de son propre sang qu'il déguste, qu'il crache en se relevant péniblement adossé au mur, les gens encore tremblantes. il redresse juste sa tête repeinte et la nuit y donne un reflet noir à l'hémoglobine
tu vas faire quoi maintenant ? me tuer ? parce que t'es bien parti, je veux surtout pas t'arrêter en si bon chemin.
il est plus à ça prêt, il doit déjà ressembler à un cadavre pré-emballé. il soupire et se relève pour récupérer son paquet de clopes rageusement et il brûlé d'envie de lui arracher les doigts trop secs avec. effectivement maintenant on est assorti. et il s'en grille une, une bonne comme ça fait longtemps que ça l'a pas autant réchauffé et c'est paradoxal parce qu'il a jamais été aussi froid et misérable. rien à voir avec des balles, la saveur est totalement différente et appelle à la vengeance. quand il ferme les yeux, il s'imagine luan à sa place et çale ferait presque bander, autant que ressentir à nouveau quelque chose dans sa carapace.
de la violence. du désir aussi puissant que violent, qui retourne ses doigts et crispe ses doigts. la nicotine lui fait l'effet d'un joint, tout de suite ça le regonfle assez pour qu'il reprenne de la couleur. c'est le cas de le dire. la prochaine fois  je vais te la payer ta putain de bière, espèce de... de taré va. là, maintenant. c'est sa tête avec un trou dedans qu'il veut, c'est le voir agoniser par terre et supplier, même si c'est un bon fantasme parce que sans doute que jamais il le ferait. c'est pas son genre, à otto, de souhaiter la mort, mais l'autre là, il l'a bien mérité pour ce coup là. il éponge du revers de sa manche le sang qui coule devant ses yeux. il fait craquer ses doigts et coince la ciagrette entre ses lèvres. attrape luan par la gorge et le plaque contre le mur.
il suffirait de faire comme ce soir là quand il a tué ce gars, arrêter de penser comme otto, penser comme un homme, comme une bête, comme un vrai flic sournois, un connard. le regarder droit dans les yeux avec tendresse, soulagement. le devoir accompli, ça fera qu'un connard de moins sur terre, il manquera à personne. y a aura que la famille sur sa tombe, s'ils retrouvent le corps. inspirer  et tendre son arme. compter jusqu'à trois. et appuyer sur la gâchette sans retourner le regard, juste le regarder partir. parce qu'il a bien fait et qu'il n'y a pas de honte à avoir. pas de peur à  avoir.
un.
il effectue une pression sur sa gorge, il veut plus entendre sa putain de voix, il veut même plus l'entendre respirer, crever, que dalle, silence. qu'il ferme sa putain de gueule. comme un poulet. lui couper la tête.
deux.
il lui ferait bien bouffer ses couilles, peut-être que ça pourrait aussi lui faire fermer sa grande gueule et ravaler sa fierté. bien se faire voir là où il pense.
deux... deux... deux... putain.
deux...
il y arrive pas. il arrive pas à arriver à trois. il le relâche et se recule. vient probablement de signer son arrêt de mort, de regretter. la rechute totale. probablement qu'il le déteste mais pas au point de le buter. un lâche.
non, ça mène à rien.  qu'il glisse, plus à lui même qu'à son public. il glisse ses mains dans ses cheveux meurtris et malmène ses mèches, toute la nervosité remontée prête à le faire imploser. non. ça mène à rien. et puis il laisse tout tomber, ses bras, ses yeux, le combat. laisse tomber, de toute façon, aucun de nous admettra qu'il est coupable. je ferai tout ce que tu diras. c'est bon. j'ai compris. et même si ça arrache son ego, il préfère le drapeau blanc que le lit en soie noire.
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MessageSujet: Re: hide and seek † luan   Mar 23 Mai - 13:33

C’était drôle de voir à quel point le monde était injuste. Clairement, tu aurais dû mourir jeune. Toutefois, les années passaient et tu étais toujours parmi le commun des mortels, au plus grand étonnement de tous – et Dieu savait à quel point tu aimais créer la surprise, être sous le feu des projecteurs, que tous les regards soient tournés vers toi –. C’était bien pour ces diverses raisons que tu ne croyais pas au karma, et même s’il s’avérait qu’il existait bel et bien, tu lui faisais un gros doigt d’honneur, que tu lui enfonçais profondément dans le derrière jusqu’à aller lui défoncer la prostate. Le karma c’était pour les faibles ; les lâches qui n’osaient rien faire de leur vie de peur d’avoir le retour du boomerang. Toi, tu étais au dessus de toute cette mascarade. Tu lui riais au nez et provoquais toujours un peu plus le destin, sans qu’il ne te revienne jamais en pleine gueule. Alors ouais, le monde était extraordinairement injuste, parce que tu n’étais pas un bon gars – oh non, tu ne l’étais pas –, et tu pouvais te vanter d’être un des rares à connaître le bonheur… Pire que cela, pour toi le malheur n’était qu’une théorie que tu n’avais jamais expérimenté. Alors que d’autres, qui s’efforçaient de vivre une vie bien propre sur eux, bien lisse, et arrivaient laborieusement à garder la tête hors de l’eau, buvant la tasse à chaque minute qui passait, se noyant un peu plus chaque jour sans réussir à lâcher prise. Quels connards.
Ouais, le monde était injuste. Mais c’était comme ça.
Ouais, tu aurais dû mourir jeune, mais tu étais encore là.
Tu aurais dû mourir jeune, parce que tu te lançais sans cesse dans la gueule du loup, fonçant tête baissée et sans jamais regarder en arrière. Tes entrailles auraient pu brûler constamment du feu de la passion et de l’impétuosité, toutefois tu aurais fini par être consumé entièrement, au bout de tant d’années. Non. Tu étais ce feu de la passion et de l'impétuosité.
Tant de personnes t’auraient jugé de frapper un autre homme ainsi, encore plus s’ils avaient su que cet homme était en réalité un policier, un flic, un poulet. Certains auraient été terrifiés quant à l’idée de se battre avec un soit disant gardien de l’ordre public et de la justice. Soldat de la République, à qui l’on devait notre sécurité. Oui, parce que l’être humain était lâche et hypocrite. Ce n’était pas bien de brutaliser un autre, encore moins si cette personne était encore plus apte à vous créer des problèmes. Et même si tu étais un connard de première, manipulateur, beau-parleur et comédien, il y avait bien une chose que tu avais pour toi : tu étais vrai avec toi-même.
Alors tu l’avais cogné sans aucun regret, sans aucun remord. Surtout que de ton point de vue, c’était bien lui qui était en tort.
Il t’avait cherché, et tout le monde savait qu’il ne fallait pas te chercher.
Il avait voulu jouer, il avait perdu. C’était tout aussi simple que cela. Et les autres pouvaient bien retourner dans leurs pathétiques maisons et s’occuper de leurs pathétiques affaires.

Cela te faisait rire, qu’il n’arrive pas à répondre à tes coups. Certes tu étais un voyou et fortement habitué des bagarres de rues, cependant mise à part quelques leçons éparses de krav maga, la vérité était que tu étais loin d’être un expert. Tu savais ménager tes coups et frapper où cela faisait mal, histoire de ne pas brasser de l’air pour rien, te fatiguer pour rien, surtout que tes phalanges étaient déjà esquintées du mur. Mais Otto était un flic, et il aurait dû savoir réagir.
Voyant qu’il était quelque peu pitoyable, peut-être que ç’aurait dû t’attendrir. Malheureusement, tu étais loin d’être ce genre d’hommes cléments. La seule chose qui te fit arrêter était que tu ne voulais pas réellement l’envoyer à l’hôpital. Tu étais peut-être tout feu tout flamme, du moins il semblait que tu gardais tout de même une part de raison.

Appréciant la brise fraîche du début de nuit, caressant tes cheveux ensanglantés et rafraichissant ton sang qui avait bouilli un peu trop fort durant l’espace de quelques minutes, tu regardais passivement du coin de l’œil Otto se redresser difficilement, expirant la fumée tabagisme, qui s’envola au loin et s’évapora.
Tu ricanas, presque absent, à sa remarque de bouseux. Tu étais calme, trop calme, attitude contrastant totalement ton moment d’emportement d’il y avait quelques secondes. C’était fou ce que tu pouvais être imprévisible, te laissant porter et emporter par tes sautes d’humeur, sans jamais réfléchir à deux fois. Tu penchas la tête sur le côté, le regardant furtivement avant d’adresser de nouveau ton attention aux nuages qui cachaient la lune. S’il savait… Oui, tu avais déjà tué, et si on pouvait t’étiqueter de très mauvaise graine, la mauvaise herbe qu’on s’obstine à arracher alors qu’elle repousse sans cesse, tu n’étais vraiment pas un fan de prendre la vie d’un autre. Arrogant et narcissique au possible, il fallait croire encore que tu ne te prenais pas pour Dieu. « Je laisse les charognards te bouffer, je ne mange pas de viande avariée. » L’idée de ressembler à Hannibal Lecter avait quelque chose de sexy, et en même temps te répugnait au plus profond de ton être. Étais-tu un monstre ? Tu ne savais pas vraiment, et ne te posais pas la question. Oui, tu avais tué. Deux fois. La première fois parce qu’on t’avait engagé pour cela, et la seconde fois pour de la légitime défense. Mais tout cela, tu n’en étais pas réellement fier – et pourtant Dieu savait à quel point tu n’avais aucunement honte de tes actions amorales –. Alors ouais, si tu pouvais éviter de frapper quelqu’un jusqu’à la mort, tu aimerais mieux. T’étais une racaille de la rue, pas la grande faucheuse.

Perdu dans tes pensées du passé, tu sursautas presque lorsque tu sentis Otto te prendre son paquet sèchement des mains. Tu haussas un sourcil, comme si le fait de t’avoir effleuré l’avait dégoûté. « Allons donc, ne mélangeons pas les torchons et les serviettes, je refuse de te laisser dire que nous sommes assortis. » T’étais bien moins con – d’une certaine manière –, puis indubitablement plus beau et bien moins pitoyable. Tu inspiras une autre bouffée toxique, la sentant passer dans tes poumons qui devaient être bien noirs.
Un silence s’installa entre vous. Un silence confortable qui aurait pu être presque perturbé par les pensées violentes qui se bousculaient dans l’esprit de Otto, mais dont tu avais choisi d’ignorer. Ce n’était pas tes oignons s’il se remettait en question et commençait à te détester – à juste titre – pour ce que tu venais de lui faire subir. C’est alors un sourire moqueur que tu lui adressas lorsqu’il t’insulta – ou essaya du moins, puisque son excès de colère était assez pathétique, presque mignon –, tu le sentis bouillir et contenir comme il pouvait sa rage, comme s’il avait peur des répercussions. Les yeux brillants de curiosité, tu avais hâte de voir s’il allait enfin s’abandonner à la violence ou non. C’est bien ainsi que tu fus surpris, émettant presque un hoquet d’étonnement, lorsque ce flic de tes deux te chopa par la gorge et te plaqua contre le mur.
Ton sourire de petit con bien heureux s’agrandit, étirant tes lèvres de part et d’autre de ton visage, tes yeux pétillants de plus belle, le laissant faire, le voyant encore lutter dans son fort intérieur. Putain, qu’est-ce que tu avais envie que Otto se lâche, et te retourne tes coups. « Allez Otto, ne rate pas ta chance. » Oui, tu lui laissais la possibilité de frapper en retour. Une seule occasion. Tu avais envie qu’il se lâche, pour que tu ais une raison de l’envoyer à l’hôpital.
Tu respirais calmement, un air presque psychopathe sur le visage alors que tu attendais de voir s’il allait tirer sur la gâchette contre ta tempe. Tu adorais bien trop la vie, mais tu n’avais jamais eu peur de la mort. Ce qui était peut-être ce qui allait causer ta perte un jour.

Puis ile te relâcha, et tu eus un sourire supérieur, presque déçu. Le naturel revenait toujours au galop, malheureusement on ne changeait pas ce que l’on était au plus profond de notre être. Tu ramassas la cigarette toujours fumante, que tu avais malencontreusement lâchée lorsque la fliquette t’avait agressé. Tu levas la main, la laissant en l’air quelques secondes faisant croire que tu allais lui donner un autre coup de poing, avant d’abaisser ton bras et lui donner deux petites tapes humiliantes sur la joue. « Le monde est injuste Aloisi, et malheureusement c’est la loi du plus fort qui domine. Mais si tu fais partie des faibles, tu as au moins la dignité de reconnaître ta place. » Mais quel sale con tu étais, putain. Tu ne savais décidément pas t’arrêter, essayant de dominer les fourmis avant de les écraser si elles commençaient à t’ennuyer. Jetant ta cigarette au loin, tu attrapas Otto par le cuir chevelu le secouant sans tendresse, avant de le prendre par les épaules. « Allez, je suis de bonne humeur, je paie ma tournée. » Tu étais vraiment déroutant avec tes sautes d’humeur, putain… En tout cas, ta bière, tu n’en démordais pas. Et que Otto t’accompagne ou non – il ne t’était même pas arrivé à l’esprit qu’il ne veuille pas passer plus de temps avec toi, vu ce que tu lui avais fait subir –, t’allais forcément te boire un coup. Tu ne restais jamais trop longtemps sans boire, de toute manière.
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MessageSujet: Re: hide and seek † luan   Lun 29 Mai - 21:18

Quoiqu’il fasse, ce ne sera jamais nécessaire pour satisfaire l’appétit du Wolf, quoi qu’il cherche à la menacer la sorte, aboyer  pour le faire sortir de ses gonds. Au mieux, il finira par y arriver et au fond de lui, Otto espère bien qu’il finira par tellement l’énerver que réfléchir sera une option secondaire. C’est parce qu’il est totalement conscient de ce qu’il fait qu’il est incapable d’achever ce qu’il a commencé. Avec un verre de whisky et un rail de coke, il aurait déjà fini le sale boulot. Il a du mal à visualiser  tout de même, pourquoi ce type s’acharne sur lui et ne laisse pas tranquille, ce serait sans doute trop facile. N’importe quel psy deviendrait sans douté timbré s’il passait plus d’une seconde dans la tête de ce dégénéré. Ça le gonfle, il aurait du le buter. Il regrette maintenant, faire un crédit sur sa conscience lui aurait moins coûté que de devoir passer pour un bleu et il se dégoûte lui même de préférer la mort d’un homme que de subir quelques vannes. Même s’il lui faisait bouffer ses couilles, il trouverait toujours le moyen de se la ramener et de jouer au plus fort, Luan. Peut-être qu’il l’est, Otto c’est plus vraiment son problème, c’est passé, il a plus l’âge de jouer le super héros, il a déjà bien du mal à être un héros tout court, même s’il est loin d’être complètement foutu. Mais à quarante ans, il a décidé qu’il était temps de passer à autre chose et de tourner la page sur sa jeunesse dans le grand banditisme, jeunesse qui n’avait eu départ, jamais désiré. Et même s’il n’est plus rien, ce n’est pas grave, faut savoir laisser sa place aux autres et il a déjà eu assez  de chance comme ça, assez d’occasions pour prouver qu’il savait être méchant quand ça le démangeait. Là dessus, il a plus rien à se prouver. Ni à lui, ni aux autres. Ça pourrait suffire, mais ça ne suffit pas. Parce que si c’était assez, il en serait pas là. Mais il est là. Le nez dans sa propre merde et l’idée ne le fait pas sourire, pas même rire, ça ne fait que scier ses nerfs et tailler un peu plus de rage dans son esprit. Même avec tous les efforts du monde il peut pas ranger sa fierté dans sa poche et faire comme-ci il n’en avait rien à foutre. Ça le touche, il n’en laisse rien paraître, mais ça le blesse, il ne laisse rien exprimer, rien passer, mais au fond de lui, la part de vérité sait se frayer un chemin et appuyer exactement là où ça fait mal.
Il lui rappelle son père, peut-être importe à quel point il l’a détesté. C’est son père. Il du mal  haïr son pire ennemi, alors sa propre chaire, même après tout ce qu’il lui a fait, a toujours gardé une place quelque part dans son coeur, juste à coté de la haine. C’est un amour vache, du genre qui le pousse à se lever tous les matins et avancer juste pour se dire que quelque part, s’arrêter signifierait que le vieux à gagner son pari quand il ne lui avait pas donné plus de vingt-ans à vivre.  Le paternel, il avait cette même expression satisfaite de déception. Et comment ne pas être déçu d’un homme qui à la carrure d’un lion mais qui n’arbore que des dents de laits ? S’il y a bien un truc qui donnait envie de gerber à son père, c’était la pitié. La première chose qu’Otto a rapidement assimilé, forcément, même aujourd’hui ça le poursuit. C’est parce qu’il a eu pitié que Luan est encore vie, quelque part. Pour être une erreur, il s’est rapidement montré maître dans l’art, aussi doué pour épargner sa cible que pour tirer dans sa cervelle. Ouais, il a toujours eu le parfum de quelque chose de gâché qui pourrit au fond d’une cave avec les rats, à chopper la pire des pestes qui se manifeste par des émotions un peu trop pures pour les types de sa trempe. Et Dieu que ça aurait été mieux si ça avait été contagieux, s’il avait pu tous les gangrener de cette même lâcheté. Mais Luan , c’est tout l’inverse . Comme de la merde sous une vielle godasse qui  garde toujours le fantôme de l’odeur   C’est le genre de personne qu’on ne peut pas faire taire, même à jamais. Y aura toujours  sa voix dans un coin de sa tête qui ne pourra s’empêcher de le hanter et le moquer quand il aura le dos tourné. C’est le genre de personne détestable qu’on n’arrive pas à oublier et qui laissent un arrière goût amer. Ces personnes qu’on garde dans l’histoire.  Il a l’impression de l’avoir encore sur lui, jusqu’à ce qu’il rende Otto, que c’est exactement le cas.
Il se cabre, le dégage d’un coup d’épaule franc sans aucune retenue cette fois. Il se retient de lui cracher à la gueule quand il goûte une fois de plus au goût métallique dans sa bouche. Il s’est bien fait rétamé la gueule, il n’a pas envie d’un deuxième round. Il a eu sa dose pour ce soir. Il ne tient pas à crever aussi bêtement. Il lui fera pas ce plaisir.
Lâche moi ! Ne me touche même pas espèce de dégénéré. Il siffle comme un serpent crache son venin.
Besoin d’un grand bol d’air et d’un bon verre. Besoin de se bourrer la gueule. Otto trace, avance sans se retourner, sans se soucier de savoir si Luan le suit pour de bon où s’il a renoncé. Dans les deux cas, il n’est plus d’humeur. S’il se tait, peut-être que l’autre finira par se lasser, alors il avale sa langue, de toute façon il a plus rien d’intelligent à dire. C’est pas à lui qu’on va apprendre que le monde est injuste, il s’est déjà spoilé toute la suite. On vient de lui gâcher sa soirée, apprendre qu’il le cancer serait moins désagréable qu’être dans son état. Le soir, c’est le moment où il souffle et on vient de lui pomper tout l’air de ses poumons, il est vide. Il marche encore quelques mètres qui lui paraissent horriblement long, traîne plus qu’il ne porte le poids de son corps encore sous l’anesthésie de l’adrénaline. Il sait qu’une fois retombée, il va passer un quart d’heure encore plus sale et il espère qu’à ce moment, il ne sera même plus capable de prononcer son propre nom. Il a besoin de boire, d’oublier, de faire n’importe quoi qui puisse le sortir de ce merdier sans nom. Besoin de se remettre les idées en place, en commençant par les déranger. C’est naturellement qu’il rentre dans le premier bar sans demander son avis à son poursuivant. Il veut juste être tranquille. Même pas un regard à ses habitants, même pas capable de savoir ce qu’il va prendre, il est juste content quand il s’assoit enfin et réprime une grimace. C’quil donnerait pas pour être dans son lit, là maintenant. Juste fermer les yeux et se dire que tout ceci n’est qu’une putain de mauvais rêve.
Le nom du bar est écrit en néon rouge à chaque coin de mur. Le Bon, la Brute et la Pute.
Il est en bon chemin pour finir sa soirée la tête dans les chiottes, ça lui plaît. C’est que maintenant qu’il s’autorise à lui parler, sans lui adresser un regard. Attendre plus longtemps lui aurait donné l’impression de bouder, or c’est juste de la fatigue pure et dure. Et l’envie d’être sociable qui s’est resté par terre dans la ruelle quand on l’a piétinée.
Je te laisse choisir puisque t’as si gentiment proposé de payer. je suis assoiffé. Les doigts d’Otto pianotent sur la table, plus par détente que par anxiété, un air de mozart ou quelque chose comme ça, une partition apprise par coeur quand il était gamin qu’il continue de jouer dans le vide faute de pouvoir le faire véritablement. Jouer le détendrait aussi.
J’espère que je serai encore vivant quand tu trouveras plus fort que toi. Rater ça me contrarierait fortement. Il se grille à nouveau une cigarette, occupant plus franchement ses mains, rien à foutre d’être en intérieur. Et si on essaye de le virer, il sortira son flingue cette fois. Il inhale franchement, cette fois moins dans l’urgence de la situation, il se délecte de la nicotine et pour la première fois de la soirée sent la tension retomber.
Mais bon, on a que ce qu’on mérite n’est-ce pas ?  Le jour viendra où tu paieras toi aussi. Alors franchement non, je pense que ce monde est très juste à sa manière. A la fin, on finira tous dans le même trou, toi et moi. Que tu sois le plus fort ou non.
Il  tire une seconde fois et lui crache sa fumée au visage.
Je te laisse aux vers Luan. Il sauront apprécier ta grandeur au même tarif que  toute la merde qu'il bouffent. Tu n'es en rien meilleur que moi.
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MessageSujet: Re: hide and seek † luan   Mer 7 Juin - 3:09

Le flic véreux se dégagea de ton étreinte comme s’il allait choper une infection rien qu’en te touchant, à être collé contre toi, et tu aurais dû t’en offusquer, mais tu souris de toutes tes dents, même s’il ne pouvait pas le voir parce qu’il avait décidé de tracer sa route, comme pour essayer de te semer. Une personne dite normale s’en serait probablement offusquée, mais pas toi. Toi, tu adorais un peu trop faire de l’effet aux gens, que tu inspires des sentiments positifs ou négatifs. Tu adorais un peu trop ne laisser personne indifférent. Alors que tu arrives autant à faire sortir Otto de ses gonds, c’était une victoire pour toi, en soi. Puis si lui n’aimait pas forcément se retrouver dans tes bras, tu connaissais d’autres personnes qui tueraient pour se retrouver contre toi. Un de perdu, dix de retrouvés. Proverbe à la con, toutefois dans ton cas c’était bien vrai. Tu penchas la tête sur le côté, perplexe à l’idée de peut-être pouvoir coucher avec Aloisi. La pensée n’était pas déplaisante, juste très improbable. Allons donc.

Presque clément – et oui, c’était presque possible –, tu le laissas ruminer en silence, seul dans son coin, alors que tu marchais derrière lui, à une bonne vitesse. Tu aurais pu le provoquer un peu plus, t’amuser à l’aider à dépasser ses limites – ses pauvres limites d’un banal mortel commun –, l’idée t’avait même effleuré, t’avait titillé l’envie. Mais tu avais préféré l’homme grand, et balayer ce désir. Parce que tu savais très bien que si tu avais continué à vous amener tous les deux sur cette pente dangereuse, la nuit se serait très assurément terminée dans un bain de sang, avec un des deux morts – et tu aurais eu envie de dire lui, parce que tu ne tenais pas à mourir encore, malheureusement il avait l’avantage d’avoir un flingue sur lui –, et même si tu aimais les batailles sanglantes et violentes, peut-être que ce n’était pas forcément nécessaire. Alors tu pris ton mal en patience, et profitas de la fraicheur de la brise nocturne qui essaya de s’insérer dans tes mèches de cheveux collées à cause du sang séché. Ah oui, t’avais oublié que tu avais mal à la main.

Lorsque Otto décida de pénétrer dans le bar sans prendre le temps de vraiment regarder où il allait, tu t’arrêtas sur le pas de la porte, souriant alors que tu levais la tête pour admirer les néons poisseux et grésillant qui ornaient la devanture encore plus miteuse du bar. Le Bon, la Brute et la Pute. Ton sourire s’agrandit. Évidemment qu’il avait fallu que cela tombe sur ce bar décadent et minable. Outre que le nom plus que tendancieux, tu étais un habitué des lieux. Pas fort étonnant, vu que tu étais une relique alcoolique des ruelles sombres de Porto-Vechhio. Haussant les épaules, pour toi-même, tu finis par pousser le battant en bois de ta main ensanglantée.
Clairement dans ton élément, tu vins claquer la bise au barman – qui puait l’alcool à des kilomètres –, qui te demanda ce que tu avais fait encore pour te retrouver dans un tel, tout en se moquant de toi. T’étais pas blessé, mais c’était vrai que tu avais du sang partout sur toi. Ce n’était malheureusement pas une première.
Échangeant quelques paroles anodines avec le barman, tu vins finalement poser ton cul sur le tabouret abimé aux côtés de Otto. Après tout, c’était lui ton roi de la soirée, cette fois-ci. Tu l’observas, sans gêne, alors que ce dernier était toujours silencieux, comme si tu l’avais profondément vexé et qu’il boudait à présent. T’avais envie de le titiller, encore une fois, mais tu pris ton mal en patience et attendis qu’il ouvre enfin la bouche.
Ah, il n’avait pas perdu le nord, et avait apparemment bien l’intention de se saouler la tronche. Et bien, c’était tout à fait dans tes cordes. Alors tu fis presque un demi tour sur toi-même. « Jay ! Sers-nous deux doubles whiskys, mais également deux B-52. » Non, bien évidemment que tu n’avais pas commandé des boeing bombardiers pour vous foutre finalement sur la gueule, dans une guerre épique aérienne. Il apporta deux cocktails, qu’il enflamma devant vos yeux. Tu fis un clin d’œil à Otto, avant de planter ta paille et boire cul sec.

Puis sirotant ensuite ton verre de whisky, appréciant la fraicheur de l’alcool brûler ton gosier, ton attention tomba sur les doigts de Otto, qui pianoter presque inconsciemment. Il avait fait de la musique, le bougre ? Hmm. Intéressant.
Toutefois, tu soupiras et roulas des yeux, exaspéré, lorsqu’il ouvrit de nouveau la bouche. Ouais, tu l’avais chamboulé le petit pépère. Tu aimais perturber les gens, néanmoins t’appréciais que moyennement partir dans une conversation philosophique, surtout quand tu étais encore sobre.
Tu attrapas habilement la cigarette que Otto était entrain de fumer, pour la placer entre tes propres lèvres, trop paresseux pour te sortir ton propre bâton de goudron et de nicotine. « Tu veux pas lâcher l’affaire, hein ? » Tu fumais agréablement, t’en foutant que ce ne soit pas ta cigarette, t’en foutant que tu sois à l’intérieur et que c’était normalement interdit… Après tout, le bar puait déjà la mort, et ce n’était pas un peu d’odeur de tabac qui allait changer la chose. Puis ce n’était pas le barman qui allait vous faire des remontrances ou vous virer, de plus s’il osait ouvrir sa grande gueule de porc, vu l’état dans lequel se trouvait Otto, tu étais sûr de ne pas avoir à lever le petit doigt pour te faire respecter. « Si on avait ce qu’on méritait, ça se saurait, p’tit gars. Le monde est injuste, faudra t’y faire et pas t’accrocher désespérément à une lueur d’espoir qui n’est juste qu’une illusion. » Bon, finalement ça partait quand même en profonde introspection de soi-même. Le truc, c’était que ce genre de conversations avait tendance à t’ennuyer, parce que tu savais mieux que tout le monde, que de toute manière personne ne pourrait te faire changer d’avis. Toutefois tu ne pouvais pas t’empêcher de te prêter au jeu, parce que tu aimais un peu trop avoir le dernier mot et écraser tes adversaires comme des mouches mal propres. « Sinon on serait tous paresseux. Il suffirait d’être gentil et attendre que les bonnes choses nous tombent sur la gueule. Trop facile, et bien trop ennuyeux. » Tu pensais siroter, finalement tu t’aperçus que tu avais déjà fini ton verre. Hmm, à cette cadence tu allais avoir plus de whisky dans le corps que d’eau. Mais cela, ce n’était pas une nouvelle. Insolent, tu claquas des doigts pour que Jay vous resserve, t’apportant automatiquement un autre B-52, que tu bus comme si tu sniffais un rail de cocaïne… Sur lequel tu ne cracherais pas, actuellement. Même en présence d’un sale poulet. « Meilleur que toi, je n’ai jamais eu cette prétention, parce que j’le suis tout bonnement pas. Et que j’veux pas l’être. J’ai juste dit, et je maintiens, que j’suis plus fort. Sur tous les points. » L’intonation de ta voix était absolument posée et détendue, cependant l’arrogance de tes mots était perceptible à des kilomètres. Fumée encore plus vite que tu n’avais bu ton verre, tu écrasas la cigarette sur le comptoir, rien à foutre que ce ne soit pas propre ou convenable. « Putain, qu’est-ce que tu m’emmerdes. Je t’offre pas ces verres pour que tu réfléchisses au sens de la vie. Mais ouais, fatalement on finit tous par crever. Mais si on suit ton idée, autant dépérir dès le berceau. C’qui compte dans le fond, c’est c’que t’auras fait de ta vie, et quel genre d’homme t’as décidé d’être. » Quelle profonde ironie quand on pensait que tu avais décidé d’être un profond salopard. Oui, parce qu’au final tu aurais totalement pu être un homme bien respectable, à l’image de tes parents qui l’étaient. Mais tu avais choisi d’être toute autre chose, parce qu’après tout, c’était toi qui avais voulu mener une telle vie, n’est-ce pas ? Qu’est-ce qui avait fait que tu avais souhaité devenir une telle ordure ? Ne réfléchissant pas vraiment au sens de la vie, tu tournas sur toi-même lorsqu’une nana dans une robe bien courte et moulante passa près de vous, te léchant les babines en même temps que tu buvais ton whisky. Les événements de la soirée t’avaient donné envie de te défoncer et de baiser…
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