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 burn out. (luan) [HOT]

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MessageSujet: burn out. (luan) [HOT]   Lun 22 Mai - 22:01

le ventre qui s’arrondit.
le contenu d’un verre de plus qui se vide.
le ventre qui s’arrondira jamais. qui aurait pu. qui l’fera pas.
le loup à ses côtés, le loup qui guette l’agneau bientôt décédé, fœtus avorté. le loup qui prend la poudre d’escampette après avoir agité de la poudre de perlimpinpin. elle voulait pas d’une famille, noa ; elle en a jamais voulu d’façon.
un verre de plus qui s’vide.
mais luan, il avait pas l’droit de la laisser comme ça, toute seule, à devoir accuser l’coup d’avoir tué un p’tit être pas encore bien formé.
le whisky qui brûle les entrailles, défonce l’œsophage.
les billets qu’elle laisse traîner sur l’bar, murmure un :
- quel connard.
plus pour elle-même que pour l’barman. ce dernier relève un sourcil mais d’mande rien. il veut pas être emmerdé, entendre des histoires qui l’intéressent pas…
elle lève la main, en demande un autre en froissant un peu plus les billets verts. et elle voit l’regard du gars sur son pactole, le regard qui dit « arrête d’abîmer mes bébés ». lui aussi, c’est un connard.
- tu pourras les utiliser tes billets, pisses pas dans ton froc.
elle lâche, un peu aigrie.
- t’as pas les pages jaunes ?
qu’elle demande dans un français approximatif. le barman bougonne : il l’aime pas, ça s’voit. tant mieux, elle l’aime pas non plus… alors elle retient les insultes diverses et variées qui lui titillent le bout de la langue, retient ce majeur qu’elle rêve de dresser devant ses yeux.
il dépose un gros bouquin sur le bar, violemment.
- ça s’appelle revient. et si y’a du whisky dessus, tu m’le repaies.
- tu l’as pas eu gratuit ?
elle demande. paraît que c’est la poste qui file des trucs comme ça… noa elle sait pas, elle a pas encore tout compris. mais elle sait qu’elle a touché un point sensible, parce qu’il se fige un instant et la regarde avec dédain la seconde d’après.
elle dit pas merci, cherche du bout du doigt, s’occupe comme elle peut. elle est pas encore bien habituée à porto-vecchio… rien que dire le nom d’la ville, ça lui écorche les lèvres. elle galère. noa, elle ouvre le bottin au hasard, elle tombe dans les w. c’est une lettre qu’elle a jamais vraiment aimé, elle sait pas pourquoi. et y’a un nom qui attire l’fond de sa rétine.
luan wolf.
le liquide ambré qui incendiait ses papilles lui échappe. heureusement, ça n’tombe pas sur le bottin mais bien à côté, sur une bonne partie d’la largeur.
- eh !
elle lève le doigt en l’air pour lui intimer d’la fermer. il a pas l’air décidé, alors elle arrache la page et elle se casse en laissant quelques billets – pas assez, tout ce qu’elle a. et puis elle regarde l’adresse, monte dans sa vieille bagnole un peu cabossée qui crache d’la fumée quand le moteur commence – douloureusement – à vrombir.
elle est encore totalement perdue dans cette nouvelle ville noa, alors elle passe une bonne partie d’l’après-midi à chercher. (ouais, c’est l’après-midi : y’a jamais d’heure pour boire.) et puis finalement, elle trouve la porte.
noa, elle est complètement beurrée. elle a bien d’la chance de pas être tombée sur un flic pendant la route. c’est un peu descendu l’alcool à un moment, alors noa elle a pris sa flasque et bim ! c’est remonté. les souvenirs flous, le courage ambré. et puis elle s’approche.
et puis elle toque.
elle sait même pas c’qu’elle va dire, y’a les mots qui s’agglutinent à la barrière de ses lèvres. et qui la déchire.
- luan, sors rapidement ton cul d’là !
elle beugle, pas discrète pour un sou. c’est pas vraiment c’qu’elle avait à l’esprit quand elle a décidé d’aller voir luan mais… bah. tant pis ? en même temps, noa, elle a pas réfléchi à grand-chose. luan wolf. aller l’voir. lui faire comprendre qu’il aurait pas dû l’abandonner et filer dès qu’elle a eu l’dos tourné. lui faire comprendre qu’il peut pas lui échapper. qu’eux, c’est pas terminé.
- j’parie que t’as pas les couilles d’ouvrir la porte ! t’as trop peur de moi c’est ça ?!
y’a les voisins qui commencent à gueuler, les lumières à s’rallumer. ils apprécient clairement pas qu’la blonde dénonce des soucis annexes avec un décibel aussi élevé. mais noa elle les emmerde et elle continuera jusqu’à ce que luan ouvre la porte… quitte à finir ivre morte contre celle-ci. quitte à s’endormir juste devant et à n’remporter que du mépris de la part de son ex sulfureux.


Dernière édition par Noa Roses le Ven 16 Juin - 22:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: burn out. (luan) [HOT]   Mar 23 Mai - 0:47

Les corps s’échauffaient sur la piste de danse, et tu les regardais, un verre de whisky à la main, bien installé au fond de ton fauteuil – trône – de roi, d’un œil observateur et expert, qui arrivait presque à percevoir la chaleur s’échapper de leurs personnes en rut, alors que tous se donnaient comme si l’apocalypse avait été subitement proclamée. Le lion que tu étais ne s’était même pas encore approché de ces troupeaux de gazelles, proies qui se déplaçaient – à tort – toujours en groupe, encore bien caché dans l’ombre des hautes herbes, que tu sentais l’excitation parcourir ton organisme et faire bouillir le sang de tes veines, qui n’avait qu’une hâte : décamper plus au sud de ton anatomie. Te léchant les babines, tu finis ton verre d’une seule et simple gorgée – non pas pour te décourager, mais pour essayer de retrouver un semblant de contrôle –, avant de te lever et te diriger vers le lieu où l’action se déroulait vraiment.

Poussant l’imposant battant de l’hôtel, tu faillis te rétamer pathétiquement sur le goudron crasseux, à force d’avoir été piétiné par tout un tas de ver de terres d’humains et d’avoir été obligé d’encaisser la pollution de ces sales bagnoles pas aux normes écologiques, de la rue, alors que tu t’étais servi de tout ton poids pour réussir à ouvrir cette lourde porte, complètement exténué pour épuiser ta force brute. Tu te rattrapas maladroitement, chancelant, titubant, essayant d’aligner un pas après l’autre, te préoccupant plus d’avancer que de marcher sans zigzaguer à ce stade. Tu ne ressemblais plus à rien, et tu t’en foutais. Tu avais l’apparence même du mec qui s’était amusé toute la nuit, et ce n’était pas peu dire. La cravate attachée autour du crâne, qui accentuait tes cheveux en bataille, et non autour du cou ; la chemise complètement froissée et quelque peu collée au corps à cause de la sueur, sortie du pantalon ; toi-même qui sentait un mélange honteux et répugnant d’alcool, de tabac froid et de sexe. Tu n’étais pas forcément beau à voir, mais tu t’en foutais. Ouais, tu t’en foutais. Toi, tu t’étais éclaté, ne t’angoissant pas un seul instant par rapport au fait éventuel que tu devais te coucher tôt, pour te lever tôt, parce que monsieur devait aller travailler. Ouais, c’était cela qui était beau avec ta vie : la liberté. Tous ces péquenots pouvaient bien te critiquer, te regarder de travers alors que tu essayais laborieusement de rentrer chez toi à pieds – parce que bordel, tu ne savais plus où est-ce que tu avais foutu ta voiture –, tu savais qu’au fond ils t’enviaient, tu savais qu’au fond ils voulaient être comme toi. Vivre ta vie de débauche, abattre la morale et les pensées politiquement correctes.

Ce ne fut qu’en arrivant devant ta porte que tu te demandas, lors d’un bref moment de lucidité, quelle heure il pouvait bien être. Ouais, parce que lorsque tu avais quitté ces corps endormis dans le lit trop luxueux pour des décadents pareils, le soleil surplombait déjà bien tout son royaume, en haut dans le ciel. Alors sortant ton iPhone 7 plutôt que tes clefs – ouais, parce que dans un tel état il t’était impossible de faire deux choses en même temps, et tu étais encore plus facilement distrait de ton but premier –, tu constatas l’heure d’un gloussement débile. Ah ouais, il était presque quinze heures déjà. Putain, tu avais déconné. Une de tes voisines sortit de son propre appartement avec son enfant, obligée de passer près de toi pour rejoindre le monde extérieur, fronçant le nez de dégoût à ta vue, accélérant le pas avec la main de son gosse bien en place dans la sienne. Tu lui adressas un sourire impertinent avant de pénétrer ton loft. Connasse.

Faisant un effort ultime pour ne pas te vautrer de tout ton long, comme la loque que tu étais, sur ton canapé bien trop confortable, tu te dirigeas d’un pas, peut-être un peu plus assuré, vers ta salle de bain, avant de batailler avec tes vêtements pas propres du tout pour chercher le réconfort de l’eau chaude de la douche. Ce ne fut seulement qu’après que tu t’autorisas à t’endormir dans ton salon, encore mouillé, et uniquement vêtu d’une serviette autour de la taille.
Cela ne prit pas plus de quelques secondes avant que ton ronflement discret, reconnaissable entre mille, vienne envahir l’espace clos de ton loft.
Tu dormis, paisiblement. Tu dormis d’un sommeil sans rêve, ton cerveau bien trop fatigué pour que tu lui demandes de travailler encore un peu.
Saligaud.
Un sommeil sans rêve jusqu’à ce que tu entendes toquer, encore de manière étouffée grâce à ton profond et lourd sommeil, et alors tu te remémoras ces corps en chaleur que tu avais eu le plaisir de toucher pendant toute la nuit et une bonne partie de la journée.
Ce ne fut que lorsqu’elle beugla, voix stridente retentissant même à l’intérieur de ton appartement malgré la porte bien fermée, que tu ouvris les yeux brusquement. Heureusement que tu étais trop amorphe pour sursauter. Tu jetas machinalement un coup d’œil à ton horloge, te demandant combien de temps tu avais eu le droit de dormir. Seize heures et des patates. Super…
Grognant, tu te levas douloureusement, courbaturés de tes récentes activités physiques, pour aller ouvrir à l’hystérique qui frapper frénétiquement à ta porte, risquant de faire un trou dedans.

C’était qui cette folle ?
Tu allais ouvrir pour pouvoir le découvrir, et lui faire fermer sa gueule.
Non, tu ne reconnaissais pas la voix, parce que, bien que moins intoxiqué grâce à cette bonne demie heure de sommeil, tu t’extirpais péniblement des bras de Morphée.
T’en fichant complètement d’être complètement nu comme Adam le jour de la création du monde – si cela n’avait pas été pour ta serviette qui pendait sur tes hanches –, et de tes cheveux encore humides en bataille, et qui gouttaient sur tes épaules, ton dos et ton torse, tu finis par atteindre la porte pour l’ouvrir.

Et tu la refermas aussi immédiatement.

Putain
de
merde.

Tu n’avais pas halluciné, n’est-ce pas ? Ce n’était pas l’alcool ou la fatigue qui parlait, n’est-ce pas ? Tu avais bien vu Noa sur ton palier, n’est-ce pas ?
Tu te pinças, juste pour être sûr.
Oui, c’était bien réel.
Le palpitant qui battait à cent à l’heure, tu sentais le sang pulser dans tes oreilles – et pas d’une bonne manière –, essayant de respirer calmement… Peine perdue.
Depuis quand elle était à Porto-Vecchio ? Comment t’avait-elle retrouvée ? Et pourquoi était-elle venue à ta rencontre ? Le passé était le passé…
Puis avec les voisins qui commençaient à s’y mettre aussi, à gueuler contre la jeune femme, accentuant le brouhaha verbal, tu n’arrivais décidément pas à réfléchir. Puis cela te filait la migraine, et tu détestais avoir la migraine.
Alors, presque tremblant – mais tu le cachas –, tu pris ton courage à deux mains et ouvris brusquement la porte, pour attraper Noa par le bras et la tirer à l’intérieur de ton loft, tout aussi fermement. « Qu’est-ce tu fous là ? » Non, tu n’étais pas heureux de la voir. Déjà tu détestais être pris au dépourvu, tu haïssais qu’on agisse d’une manière aussi hystérique et irrationnelle. Et surtout, tu l’avais fuie pour une raison, et tu n’étais pas forcément encore prêt à assumer. Alors ton regard était sombre, ton visage fermé, ayant arrêté de respirer en attendant la réponse. Oh oui, elle avait plutôt intérêt à être bonne, la réponse.
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MessageSujet: Re: burn out. (luan) [HOT]   Jeu 25 Mai - 21:41

elle aurait jamais dû venir, noa, elle le savait… parce que là, devant luan, y’a tous les sentiments périmés qui reviennent. y’a la rancœur qui s’efface un peu, un peu trop au goût de noa. luan, il a été spécial… luan, ça a peut-être été le premier et/ou (rayez la mention inutile) le seul qu’elle a aimé. elle l’a apprécié assez au moins pour passer quelques mois à ses côtés, presque un an.
noa, elle s’attache jamais vraiment. les relations, c’est un peu toujours comme avec papa et maman… superficiel. noa, elle sait qu’elle doit aimer des gens (il paraît que c’est bien) mais elle y arrive jamais vraiment.
luan, malgré les rides qui serpentent aux coins de ses globes oculaires, il avait ce petit truc spécial. ce petit truc qui donne envie de rester à ses côtés. c’est peut-être son aplomb, sans doute ce qu’il a sous la ceinture, ou la richesse de son compte en banque dont elle bénéficiait par ricochet. elle sait pas bien noa ce qui lui plaisait chez lui… sans doute trop d’trucs, c’est pour ça que ça devient chiant à lister.
la porte qui s’ouvre, se referme tout de suite.
noa qui est trop imbibée d’alcool pour réussir à esquiver le moindre geste et pénétrer à l’intérieur, qui se retrouve conne, avec la bouche qui tombe bien bas. il est sérieux là ?
la porte qui se rouvre, noa qui s’apprête à gueuler un flot de paroles incompréhensibles juste pour signifier son mécontentement. un mélange de « gni ! » et de « rho ! » et de beaucoup de « whaaaaaat ? » avec que des « a ». mais elle a pas le temps noa. le bras tiré à l’intérieur, les mirettes qui souffrent du changement de luminosité.
- EH ! bas les pattes !
qu’elle crie en sautillant un peu sur place pour se débarrasser du contact de luan sur sa peau. (parce qu’il s’pourrait qu’elle aime un peu bien beaucoup quand il la touche. que ça ravive des souvenirs sulfureux).
« Qu’est-ce tu fous là ? »
il a pas l’air content, luan. elle aurait dû s’en douter. alors, de sa voix un peu alcoolisée (un peu trop, toute molle, sans articulations) elle rétorque un :
- j’ai senti que je commençais à te manquer, pourquoi ?
elle le toise de son regard le plus noir.
- a ton avis, connard ?
elle lui adresse le regard le plus dédaigneux qu’elle possède. sauf que c’est pas très efficace… elle a l’air trop ailleurs, elle est trop pathétique pour que ce soit convainquant. mais ça défoule un peu, et elle se sent (à tort) menaçante.
- en vrai, tu vas rire.
elle commence à raconter son histoire, sa vie, tout. elle est trop bavarde noa, va falloir qu’elle apprenne à fermer sa gueule…
- j’étais au bar, en train d’me mettre une mine. pause. tu sais que j’aime bien ça… même si je devrais pas. nouvelle pause. elle regarde en l’air, réflexion intense sur le sens de sa vie. un ange passe. elle lève le doigt pour reprendre, défiant du regard luan de la couper. j’étais au bar et j’ai eu une illumination, comme katon. iloton. …ton. new ? newton ? bref, comme le mec avec sa pomme. pause théâtrale. un bottin. j’me suis dit que j’allais regarder un bottin ! pour m’amuser d’abord. elle sourit un peu bêtement. et puis j’suis allée dans les « w » (l’inconscient maybe ?) et y’a eu ton nom. ton prénom. ton adresse. y’a eu toi. elle soupire, bipolaire inassumée. et me voilà.
elle termine son discours en ouvrant les bras (pas pour un câlin, faut pas déconner) mais plus pour faire genre « tadaaaaa » !
- alors pourquoi t’es pas content ?
elle demande, cynisme qui colore la pointe de sa langue.
- ça fait quoi, un an ? un an et demi ? deux ans ? que tu t’es tiré ?
elle sourit mais ça va pas jusqu’à ses yeux. ça monte pas du tout, nulle part, amertume qui persifle.
- t’inquiète j’comprends, c’est pas comme si j’avais avorté de ton gosse juste parce que les préservatifs ça te donne des boutons.
elle assène en haussant les épaules. mais elle est pas vraiment insouciante, elle s’en fiche pas vraiment non plus noa. noa, elle est triste, en colère. noa, elle dessaoule tout doucement grâce à la rage. pourtant là, juste devant luan, elle a envie de tout oublier, de lui demander de l’embrasser, de l’embraser, de l’adorer. elle a envie de tirer un trait et de tout recommencer…
mais elle le fera pas. noa, c’est pas une fille qu’on gagne en claquant des doigts. elle a besoin d’excuses sincères… même si elle les aura sans doute jamais.
et puis ça la frappe juste maintenant. la semi-nudité. les cheveux encore humide… et ses yeux injectés de sang, comme s’il avait pas assez dormi. malgré le gel douche, y’a encore une petite odeur de dépravation qui fait froncer le nez à noa.
- t’as encore essayé de mettre des filles enceintes ce soir ?
elle demande en fronçant le nez.
- ou t’essaies de me séduire, et c’est… raté.
elle ajoute, en baladant les opales claires sur le corps d’apollon pas trop décrépis par les années. raté à moitié disons. luan, il a ce charisme qui l’a fait céder la première fois alors même qu’il avait ce comportement de rustre et de connard qu’il a jamais quitté…
- fais gaffe, tu commences à avoir du bide.
elle lâche en pointant une petite boursouflure due à la serviette autour de la taille, titillant la chair mollassonne avec un sourire amusé.
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MessageSujet: Re: burn out. (luan) [HOT]   Ven 26 Mai - 0:57

La respiration saccadée à l’image du palpitant qui battait à tout rompre dans ta cage thoracique, menaçant de rompre à tout moment et te provoquer une crise cardiaque, la regarder t’en était presque douloureux. Tu étais connu pour être téméraire, mais pas pour être courageux. Homme amoral et sans éthique, il était vrai que tu assumais tous tes actes. Néanmoins, cela aurait été de mentir que tu ne savais pas toi-même que parfois ce que tu faisais était mal. Ouais, tu étais un être de paradoxe. Tu ignorais la limite entre le bien et le mal, piétinais cette frontière lorsque l’on te donnait la possibilité, et pourtant tu te savais, au fond de toi, être un réel fils de pute. Peut-être que jusqu’aujourd’hui tu avais fait taire ces voix moralisatrices au fond de toi, parce que c’était certainement plus facile, parce que tu aimais probablement ce que tu étais. Sans te poser de questions. Jamais. Après tout, même Sherlock Holmes prenait de la cocaïne parce qu’il était trop intelligent. À méditer.
Quoiqu’il en était, si elle ne pouvait entendre les battements de ton cœur à moins de mettre la paume de sa main contre ta poitrine – chose que tu voulais qu’elle évite le plus possible, jusqu’à preuve du contraire –, ta respiration fragmentée et douloureuse trahissait le réel état dans lequel tu te trouvais. Un vrai chamboulement de pensées qui s’entrechoquaient entre les parois de ton esprit à ne plus savoir où en donner de la tête, comme il ne t’arrivait jamais. Certes, revoir Noa, réellement poser tes yeux sur son corps véritablement physiquement devant toi – et non pas seulement métaphysiquement –, remontait en toi des émotions pour elle que tu avais enfouies après l’avoir lâchement quittée, abandonnée. Parce que oui, homme narcissique et apparemment sans cœur, tu ne pouvais nier que vous aviez vécu une belle, passionnelle et intense aventure, à deux, ensemble. Émotions qui étaient malheureusement balayés par cette boule au ventre et dans la gorge que tu assimilais comme de la peur. Putain, le grand Luan Wolf était capable d’éprouver de la peur. Date à marquer d’une croix rouge dans le calendrier. Clairement, ton désir de l’embrasser et de la faire retomber dans tes bras était écrasé par ce besoin de la porter et la jeter dehors par la fenêtre, pour ne plus jamais entendre parler d’elle. Plus jamais entendre parler d’elle, comme tu avais prévu initialement.

Tu fronças les sourcils, peinant sur les moments à comprendre la signification de ses paroles, qui ressemblaient plus à un alignement de mots un peu hasardeux plutôt qu’à une réelle phrase, comprenant néanmoins instantanément qu’elle était bien alcoolisé. Ouais, cela t’aurait étonné du contraire. Elle n’avait donc pas changé. Toutefois, concrètement, peu de temps s’était écoulé depuis votre dernière rencontre. Tu ne pouvais que peu lui en vouloir, vu que tu n’étais pas forcément mieux.
Tu soupiras. Après avoir décelé le sens caché de ses élocutions, il te semblait bien absurde. Qu’elle te manquait ? Elle l’espérait sincèrement ? Parce qu’elle ne pouvait pas le croire vraiment, n’est-ce pas ?
Si tu étais déjà décontenancé par sa première phrase à ton égard, tu n’allais certainement pas être déçu de la suite.
Clairement atteinte et influencée par l’alcool dans son comportement et son raisonnement, elle passait du coq à l’âne et était sérieusement difficile à suivre. Elle semblait passer de l’amour à la haine en l’espace d’un clignement de yeux, et tu ne savais pas trop quel comportement adopter en conséquence. Un mouvement de recul ? Un haussement de sourcil ? Alors tu restas sur place, telle une statue – grecque s’il vous plait –, à l’écouter d’une oreille, peut-être trop attentive.
Ouais, okay. Il y avait beaucoup d’informations à assimiler.

Tu te grattas le cuir chevelu, ébouriffant tes cheveux humides qui restèrent volontiers en bordel – comme si ces derniers avaient aussi décidé de se rebeller, histoire de te foutre les nerfs un peu plus –, dans la tentative de réussir à réfléchir. Tu n’étais vraiment pas en état. Il était vrai que tout le monde disait sans cesse que ce n’était pas le bon moment, que ce n’était jamais le bon moment, mais actuellement ce n’était réellement pas le bon moment. Très mauvais timing, Noa.
Tu sortis de ta torpeur lorsqu’elle vint toucher la peau de ton ventre, juste au dessus de ton aine, que la serviette cachée heureusement. D’un geste automatique, tu repoussas sa main baladeuse et reculas instantanément d’un pas, ignorant les papillons que cette simple caresse avait créés dans ton estomac. Tu détournas inconsciemment la tête, évitant son regard, et ne pouvant pas empêcher le rouge de monter à tes joues. Tu n’étais habituellement pas timide ou pudique – et ce n’était pas rien de le dire –, Noa t’avait vu complètement nu un nombre incalculable de fois, cependant actuellement c’était différent, et la situation te gênait légèrement.
Tu te raclas la gorge, essayant de reprendre contenance, sans grand effet. Ouais, vous étiez bien tous les deux fortement pathétiques, en cette fin d’après-midi. « Alors t’es à Porto-Vecchio par hasard ? » Tu ne pouvais mentir, la coïncidence te taraudait, te perturbait. Et tu étais presque déçu de savoir qu’elle n’était pas dans ta ville pour toi. Sentiment paradoxal alors que tu voulais également la foutre à la porte et la verrouiller sous son nez. Tu décidas d’ignorer.

Ton regard, jusqu’à ce moment fuyant, tomba de nouveau sur ton ancienne amante, et cela te servit d’électrochoc. Ton éternel sourire goguenard de retour sur les lèvres, tu passas devant elle, la frôlant délibérément sachant bien que tu sentais encore le mâle malgré ta récente douche, t’asseyant d’une manière subtilement indécente, les jambes croisées et t’enfichant si la serviette laissait alors entrevoir quelque chose, sur le canapé, le coude sur l’accoudoir, la tête contre ton poing. « Alors déjà le mec avec sa pomme c’est Newton, ma chérie. Mais il n’a pas eu une illumination ; lui savait faire marcher ses méninges. » Les yeux pétillants, tu lui fis un clin d’œil déplacé, avant de te pencher un peu pour attraper ton paquet, en fourrer une de ces clopes entre tes lèvres, après les avoir humidifiées en y passant ta langue. Tu jouais à quoi au juste ? « Donc si je comprends bien, tu pensais tellement fort à moi que tu as atterri, just like that, chez moi. La force du destin, tu vas me dire ? » Ah oui, cette séduction, dont tu n’étais pas responsable au début, avait raté ? Tu ne la croyais qu’à moitié – pour ne pas dire pas du tout –. Si toutefois elle voulait jouer à ce petit jeu, tu n’étais plus qu’enclin de jouer avec elle. Tu abusais de tes charmes, comme tu savais si bien faire, l’accent exagéré pour le plaisir auditif roulant agréablement sur la langue.

Une part de toi la trouvait encore fort désirable, indubitablement. Toutefois, l’autre part, peut-être plus forte ce soir, ne pouvait pas te permettre de la prendre sur ce canapé. Peut-être une once de morale qui naissait dans les tréfonds de ton esprit tordu ? Tu doutais, mais rien n’était jamais impossible.
Tu allumas ta clope, recrachant la fumée vers elle, à la gueule. Geste très ambigu si ce n’était tendancieux, lorsqu’on en connaissait la signification. « C’est facile de rejeter la faute sur moi, Noa. On a été deux à le faire, ce… bébé » La conversation était redevenue sérieuse, décalage flagrant avec ton intonation de voix et ton attitude corporelle. Tu avais sorti le mot comme si cela te brûlait les entrailles, une tristesse que tu peinas à dissimuler. Tu détestais devoir tuer, surtout si l’être humain portait les mêmes gênes que toi. Mais tu savais que tu avais fait le bon choix, tu n’étais pas fait pour être père. Drôle ironie du sort lorsque deux gamins de vingt-trois ans t’étaient tombés sur la tronche quelques mois après cet incident. « Et alors, tu vas être jalouse si je te dis que j’ai effectivement fait la fête avec d’autres personnes que toi ? » Tu n’aimais pas particulièrement la jalousie ou la possessivité – émotion que tu n’avais jamais ressenti, si on omettait Ezekiel, mais c’était encore différent –, parce que tu n’appréciais que beaucoup trop ta liberté. Néanmoins, tu ne pouvais nier que le sexe n’en était que meilleur lorsque le partenaire était furieux. Puis, même sans cela, il fallait avouer que tu adorais un peu trop énerver les gens.
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MessageSujet: Re: burn out. (luan) [HOT]   Ven 2 Juin - 22:00

noa, elle regarde à l’intérieur d’elle-même. le cœur, il est recouvert de pansements ici et là. y’en a un où y’est noté « papa et maman », la douleur de pas les aimer comme elle le devrait. y’en a un où y’est noté « leho », un mec qu’elle a aimé un peu trop, qu’elle a oublié après quelques dizaines de cuites et un mal de cheveux bien intense et d’longue durée. y’en a encore p’têtre une p’tite vingtaine, et parmi tous ces pansements qui cachent les bobos, y’a luan.
mais pour luan, y’a plusieurs pansements. le pansement où est écrit en grosses lettres « bébé ». un autre où y’est marqué « couard ». et noa, elle prépare déjà un autre pansement, en s’promettant pourtant qu’il l’atteindra plus…
mais c’est bien ça l’souci avec luan. c’est que c’est pas un mec comme leho qu’on oublie en quelques cuites, quelques baisers embrasés avec un inconnu choppé au bord d’une ruelle dégueulasse. luan, il a gratté l’palpitant assez fort pour y inscrire son nom, l’y pyrograver. mais elle l’aime pas noa, elle l’a jamais aimé, elle l’aimera jamais. (ah… le déni…)
noa, elle voulait pas d’un bébé. noa, elle sait déjà pas s’occuper d’elle correctement (jolie bouteille ô combien aimée, adulée, la meilleure amie d’sa vie, son amante, son âme-sœur…) alors s’occuper d’un être tout fragile… noa, elle est persuadée qu’le gosse, elle l’aurait fait tomber par inadvertance et elle l’aurait cassé. paraît qu’un gosse ça s’casse pas comme un appareil ménager mais noa elle a jamais eu de preuve… noa, elle sent son horloge biologique qui beugle des « penses à laisser un souvenir de toi sur le monde ! » mais noa elle lui dit d’la fermer. noa, elle a rien d’particulier, elle a rien qui vaille le coup d’marquer l’monde. qu’est-ce qu’elle offrirait à un gosse ? une bouteille. c’est un joli cadeau ça une bouteille.
noa, elle déprime pas et elle aime bien sa vie. noa, elle est juste réaliste. sa vie, elle est top, mais pas pour avoir des gosses. noa, elle veut pas s’poser. noa, elle veut rester jeune jusqu’à en crever, faire tout ce qui lui plaît quand elle le veut, rien décider… ou prendre des décisions qu’pour elle toute seule.

et là, juste devant elle, vêtu d’une unique serviette blanchâtre et duveteuse dans laquelle noa viendrait bien s’rouler aussi, y’a luan. luan qui n’a pas changé (à part peut-être quelques rides supplémentaires qui serpentent près de ses yeux), luan qui fait toujours battre le cœur un peu trop fort. et noa qui r’garde le cœur qui baisse les yeux (il assume pas) et qui lui dit « shhht ! » en l’regardant avec des gros yeux, pas contente. il a pas le droit d’être content le cœur et de remuer la queue comme un chien content d’retrouver son maître. luan, c’est personne. luan, c’est rien qu’un ex, qu’un crétin, qu’un connard qui l’a lâché quand il s’est lassé.
et on s’lasse pas de noa roses, ok ? c’est elle qui s’lasse.
« Alors t’es à Porto-Vecchio par hasard ? »
elle le toise, relève un sourcil.
« pourquoi, tu pensais que j’étais ici pour ta gueule ? »
y’a un sourire qui étire doucement la commissure de ses lèvres avant qu’elle ne se mettre à rire franchement. un rire spontané et long, un fou rire même. elle a les larmes qui picorent le bord de ses yeux, des larmes d’hilarité.
l’alcool est toujours un peu là dans son sang mais noa commence à réfléchir un peu mieux.
« tu m’as pas manqué assez pour que j’te cherche, désolée. »
elle ajoute en haussant les épaules, entre deux hoquets d’rire.
« j’ai dû… quitter ma ville. et mon pote a conduit jusqu’ici. comme je squattais, j’avais pas grand-chose à dire sur la destination tu vois… »
elle arbore une moue contrite. c’est octave qui a choisi. si noa avait pensé que luan était ici…
bon ok, elle serait venue encore plus rapidement pour lui tirer les oreilles et lui dire l’fond de sa pensée. d’ailleurs, est-ce qu’elle aurait pas oublié de mentionner le plus important ? à quel point elle le déteste ? à quel point il devrait être perclus de culpabilité ?
il s’approche, il la frôle, et elle grimace. parce que ce simple contact fugace, cette simple caresse à peine entamée lui donne envie d’plus. qu’y’a un courant électrique qui parcourt son corps.
« Alors déjà le mec avec sa pomme c’est Newton, ma chérie. Mais il n’a pas eu une illumination ; lui savait faire marcher ses méninges. »
elle lui tire la langue. c’est pas mature mais eh ! personne n’est capable de réfléchir correctement après avoir enchaîné entre deux et cinq verres de whisky. ou alors si, quelques personnes, mais… pas noa.
« faire marcher ses méninges… c’est quelque chose que vous n’avez pas en commun. »
elle sourit, provoquante. n’empêche que ça a déjà été un sacré effort de trouver une pique à rétorquer.
« Donc si je comprends bien, tu pensais tellement fort à moi que tu as atterri, just like that, chez moi. La force du destin, tu vas me dire ? »
elle soupire. mais il écoute rien ou il est bouché ?! sans doute la deuxième solution… la vieillesse, tout ça. n’empêche que…
noa, elle laisse ses mirettes se balader sur ce qu’elle aperçoit. luan, c’est un des rares quarantenaires (plus proche des cinquante ans maintenant théoriquement…) qui soit aussi bien conservé. noa, quand elle voit des « vieux », ils sont bedonnants et ils font pas envie. luan, il a toujours cette étincelle, cette aura de diablotin qui pique son intérêt, lui donne envie d’continuer de le côtoyer. mais elle refera pas les mêmes erreurs noa ! faut pas s’attacher à un mec dans son genre. est-ce qu’il faut vraiment rappeler les pansements sur le palpitant ? non.
« j’viens de t’expliquer, luan. »
elle argue, cassante. faut qu’elle garde la tête froide noa, parce qu’il est bien trop tentant pour son propre bien… et s’il croit qu’elle n’a pas compris son p’tit manège avec la serviette trop basse sur les hanches (le V apparent qui la rend folle) et sa façon d’rouler les lettres pour leur donner une dimension sensuelle…
elle souffle. « inspirer, expirer… » qu’elle se répète mentalement. regarder luan dans les yeux, pas ailleurs.

il s’allume une cigarette, renvoie la fumée dans la face de noa qui grogne légèrement. elle connaît la signification d’ce geste mais il l’aura pas aussi facilement.
« C’est facile de rejeter la faute sur moi, Noa. On a été deux à le faire, ce… bébé »
elle a instantanément des nausées noa en repensant à ça. c’est elle qui a abordé l’sujet, c’est vrai, mais elle pensait pas que ce serait si dur. noa, elle a pas encore oublié… et elle pourra sans doute jamais. elle le voulait pas c’bébé mais elle a tué quelqu’un ce jour-là. un petit être en formation, un petit être qui aurait été indéniablement parfait en raison des gènes octroyés par ses parents. le fruit de leur… amour ? de leur amour charnel ouais. y’avait que ça. de la passion, de la destruction. un amour quand même.
elle sait pas quoi répondre noa alors à la place, elle attrape la cigarette de luan entre ses doigts et tire une latte qu’elle garde un moment dans sa bouche, laisse descendre pour intoxiquer ses poumons. heureusement, luan a encore la décence de paraître touché par le meurtre qu’ils ont perpétrés à deux. noa, elle s’est faite suivre pour ça… et quand les suivis ont été terminés, luan s’était barré. mais noa, elle avait encore besoin de lui. noa, elle a dû vivre leur meurtre toute seule, en plus de la solitude. ils sont passés de deux, presque trois, à juste noa. et noa, elle a souffert le martyr… mais elle lui dira pas. jamais.
« Et alors, tu vas être jalouse si je te dis que j’ai effectivement fait la fête avec d’autres personnes que toi ? »
elle relève le bout du nez, le menton, se redresse pour s’tenir droite et la poitrine en avant, fierté s’écoulant de tous ses pores.
« jalouse de pas pouvoir avoir un vieux croulant comme toi à mes côtés ? laisse-moi réfléchir… » pause théâtrale. « non, désolée pour ton égo. »
elle refait l’même sourire que plus tôt, ce sourire qui n’en est pas vraiment un, qui n’est là qu’pour provoquer.
« t’aimerais que j’sois jalouse hein ? »
elle demande, les sourcils haussés.
« ça prouverait que t’as eu une importance quelconque dans ma vie ; que t’en as encore une. j’suis désolée chéri, c’est pas le cas. »
elle hausse les épaules, feint une larme qui coule le long d’sa joue et les mirettes qui grattent d’avoir trop pleuré.
« tout ce que tu m’inspires maintenant, c’est de la haine. »
elle crache. y’a sans doute encore beaucoup d’alcool dans son sang mais elle parvient à articuler assez clairement ses propos, ses idées. la colère, ça réveille.
« ça aurait pris trop de temps que de m’expliquer en quelques mots, en quelques phrases griffonnées sur un bout d’papier que t’en avais marre de moi ? »
elle beugle, les mirettes qui envoient des éclairs.
« j’me serais pas mise à pleurer luan, j’aurais rien dit… » elle ajoute. puis elle réfléchit un peu et renchérit. « j’commençais à me lasser aussi de toute façon. »
elle s’calme un peu. c’est pas vraiment vrai, mais y’a sa fierté qui l’empêche d’être honnête.
« tu sais quoi ? c’est limite mieux. ce bébé, il nous a ouvert les yeux. »
elle dit ça noa mais les mots lui écorchent la bouche. elle voulait pas d’un bébé, elle en a jamais voulu et elle en veut toujours pas… mais noa, elle était p’têtre heureuse avec luan, même si leur couple n’aurait rien donné. mais noa, elle pensait qu’il l’estimait et qu’il la respectait assez (qu’il l’aimait assez) pour pas s’barrer sans un mot, sans un regard en arrière…
comme une vulgaire inconnue.
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MessageSujet: Re: burn out. (luan) [HOT]   Lun 5 Juin - 18:07

Elle était peut-être con Noa, d’agir et réagir de la manière dont elle se comportait actuellement. Mais qui aurait bien pu lui en vouloir ? Parce que tu avais été un connard, une fois n’était pas coutume apparemment, et n’importe qui aurait réagi de la sorte. Elle avait tous les droits d’être hystérique et irrationnelle, Noa. Mais toi, t’étais un petit con qui se prenait pour le roi, ou plutôt cette satanée reine de cœur qui s’adonnait à couper des têtes lorsqu’elle s’était levée du pied gauche, et tu n’aimais vraiment pas qu’on te prenne la tête ainsi. C’était toi qui décapitais les autres, le bas peuple, le commun des mortels, pas l’inverse. Bordel.
Tu ne savais pas trop que penser par rapport à la venue impromptue de Noa. Cela semblait être devenu une habitude – et une sale habitude, que tu n’appréciais vraiment pas, toutefois qui semblait persister ces derniers temps sans que tu n’ais ton mot à dire – que de foutre le boxon dans ta vie bien rangée – peut-être pas rangée au sens où une personne normale l’entendrait, mais tu vivais ta vie exactement comme tu l’entendais toi –. Tu n’avais jamais cru au karma, mais peut-être qu’il fallait que tu commences à y croire dès à présent ? Après tout, tu avais toujours agi à ta guise, selon tes propres envies sans jamais prendre en compte les besoins et les états d’âme des autres – mais pourquoi auraient-ils mérité ton attention ? –. Et si jusqu’à maintenant tu avais évité, avec brio et élégance, les foudres furieuses d’un certain Dieu – Zeus ou autre gugus dans le même style ringard –, celui-ci avait finalement réussi par te rattraper – à croire que même le grand loup argenté ne pouvait échapper aux griffes acérées du destin –, et c’était bien pire qu’un simple retour du boomerang que tu te prenais en pleine figure depuis un an.
Des enfants non reconnus qui avaient décidé de venir chambouler ta vie, parce qu’apparemment ils devaient bien s’emmerder dans la leur. Le passé familial qui revenait à la charge, après des décennies d’absence, sous la forme d’une avocate vieille fille qui aimait un peu trop te foutre les nerfs. Et maintenant, Noa qui revenait à la charge. Tu en avais un nombre incalculable d’exs… Ou alors presque pas, cela dépendait réellement de comment on prenait le problème, parce qu’en réalité tu n’avais jamais été dans une vraie relation – c’est-à-dire stable, durable, sérieuse et exclusive –, mais des histoires tu en avais eues… Trop pour toute une vie. Bref, et même si tu ne t’étais jamais réellement penché sur la question, il était évident que Noa avait compté. Mais cela, jamais tu ne l’admettrais, ni à toi-même ni aux autres à haute voix. Les sentiments – oui, parce que tu en avais, quand même –, c’était ton jardin secret, ton sujet tabou à toi – et oui, c’était possible –.
Malheureusement, elle était bien présente devant toi – tu t’étais bien pincé pour te prouver que tu n’hallucinais pas –, il fallait donc que tu prennes une décision, et très rapidement.
Tu aurais pu fuir, comme tu l’avais fait il y avait presque deux ans, mais à quoi cela te servirait-il ? De plus, elle savait maintenant où tu habitais, et si elle voulait te harceler – ce qu’elle faisait un peu actuellement, entre autres –, elle pouvait faire ce qui lui chantait, lui plaisait. Et tu te voyais très mal appeler les flics. Aaah, galère.

Ton choix était simple : il fallait que tu reprennes ta vie en main. Tu étais un loup argenté, un dominant, un putain de roi, et tu ne te laissais pas maltraiter ainsi. Alors une fois la surprise passée, tu te retrouvais dans ton état naturel, ta putain de jungle. Tu aurais pu rugir et la bouffer toute crue, comme un lion qui se jetait sur une faible gazelle, lorsque Noa explosa de rire. Tu détestais que l’on se foute de ta gueule, cela tout le monde le savait. Mais après tout, c’était de bonne guerre, parce que Noa essayait juste de se venger de ce que tu lui avais fait, et probablement qu’elle ne réussirait jamais à lui faire autant de mal que tu lui avais fait. Alors tu gardas contenance, l’expression impassible, attendant que son fou rire passe. Puis Noa, elle riait mais elle avait l’air plus blessée qu’autre chose, le cœur brisé, en miettes, au sol alors que tu continuais à écraser les débris, et tu ne croyais pas un seul instant à ses mots, paroles en l’air. Ah, elle avait un pote. Détail presque intéressant. Tu ne ressentis aucune jalousie – non, ce n’était vraiment pas ton style –, toutefois tu fus intrigué. « T’arrêtes un peu ton char ? » Tu lui avais presque coupé la parole, ton intonation était glaciale, presque autoritaire, et pourtant tu n’étais pas un brin agacé. Tu savais juste montrer les crocs lorsque l’envie te prenait. « Admettons que tu sois à Porto-Vecchio par hasard, chose que je veux bien croire. Cela n’explique pas ce que tu fous à beugler devant ma porte. » Tu voulais la pousser dans ses retranchements, lui faire admettre l’évidence. Bien sûr, que tu lui avais manqué, et que c’était pour cela qu’elle se retrouvait devant toi. Même inconsciemment, cela prouvait qu’elle pensait encore à toi. Ouais, elle faisait sa belle, mais elle ne trompait qu’elle-même. Ah, que vous étiez cons tous les deux. L’un face à l’autre, vous vous obstiniez encore à fermer les yeux et constater l’évidence. Après, à savoir qui était le plus aveugle d’entre vous deux.

Bien installé sur ton canapé, c’était bien toi qui tenais les rênes, bien que tu sois complètement nu, si ce n’était pour la serviette qui cachait à peine ton merveilleux pénis, le fait que tu sois confortablement assis sur ton sofa, et elle toujours debout plantée au milieu de ton salon, en disait long.
Tu essayas de cacher ton sourire fier et insolent, en vain, t’ayant tout à fait aperçu de son frisson de désir lorsque tu l’avais à peine frôlée. Et bien, il y avait des choses qui ne changeaient pas, à l’évidence.
Tu haussas un sourcil à son attitude quelque peu pathétique, presque amusé. Cette langue, que tu ne connaissais que trop bien et que tu aimais particulièrement, était bien plus talentueuse que pour une simple grimace. Et ses piques, tu les avais connues plus tranchantes. Elle manquait cruellement de répartie, en cette fin d’après-midi. Alors tu ne répondis rien, ce n’était pas la peine. Tu aurais pu l’enfoncer encore un peu plus, mais à croire que tu voulais presque être clément avec elle. Presque.

Mais la discussion tournait en rond, et elle commençait à t’ennuyer. Et, tu ne détestais rien de plus que l’ennui, que tu avais tendance alors à jeter par la fenêtre pour aller chercher ton amie l’adrénaline. Heureusement, que les paroles échangées entre vous n’étaient qu’un prétexte, parce que la tension résidait réellement dans votre conversation corporelle silencieuse. Pas né de la dernière pluie – surtout lorsqu’on en venait au sexe, aux envies primitives –, tu t’apercevais bien évidemment qu’elle éprouvait toujours du désir pour toi. Oh putain, qu’est-ce que tu avais envie de rire, de sourire, de la torturer toujours un peu plus. Mais tu t’efforças à garder une expression affreusement neutre, presque ennuyée. « Tu n’as rien expliqué du tout, Noa. Tu t’enfonces juste un peu plus, mais je vais être la grande personne et pas insister, ça m’embêterait de te voir te briser en deux, chez moi. » T’étais vraiment le roi des connards, Toi être la grande personne ? Jamais. Et tu disais que tu ne voulais pas l’accabler encore plus, mais c’était tout à fait le contraire que tu faisais.

En réalité, tu voyais qu’elle te désirait encore, ses pupilles dilatées n’étaient pas seulement dues à cause de l’alcool qu’elle avait bu, mais là où tu n’étais pas franc jeu, c’est qu’elle ne te laissait pas non plus indifférent. C’était plus évidence que tu étais une bite sur pattes et que tu étais attiré par les jolies femmes – autant que les beaux mecs –, et Noa était plus que charmante et séduisante. De plus, on était toujours sensible lorsqu’on avait effectivement partagé des moments intimes avec une autre personne. Puis la voir réagir ainsi en ta présence t’excitait un peu plus.
Cachant ton désir soudain, tu t’allumas une clope pour t’aider à te relaxer, mais aussi pour jouer un peu plus – comme à ton habitude, tu testais toujours un peu trop –.
Le décalage entre votre conversation et votre attitude en était presque amusant, si le sujet n’avait pas été aussi sérieux et grave. Parce que vocalement vous régliez vos comptes, alors que vos corps flirtaient l’un avec l’autre.
Tu la laissas attraper ta cigarette, souriant inconsciemment lorsque vos doigts se frôlèrent à cause du geste, le courant électrique passant instantanément entre vous, humant discrètement son doux parfum reconnaissable entre mille, puisqu’elle s’était ainsi rapprochée de toi.
Noa, elle ne répondit pas à ta pique sur le bébé, même si c’était la vérité et que c’était elle qui avait abordé le sujet. Alors tu compris vaguement qu’elle en avait souffert, et que probablement elle en souffrait toujours, néanmoins tu balayas cette pensée parasite. Tu ne voulais pas te sentir coupable, même si tu l’étais.

Puis tu te fis silencieux, tu laissas Noa agir et déblatérer, parce qu’elle se barrait en couilles là, la Noa. Elle parlait trop, elle gesticulait trop, elle en faisait des caisses, elle faisait son cinéma de seconde zone. Tu n’aimais que moyennement lorsqu’elle faisait sa diva d’une pièce de théâtre dans une cave crasseuse d’un immeuble abandonné, parce que c’était vulgaire et qu’elle valait mieux que cela – tu baisais les salopes, tu ne sortais pas avec –. Toutefois, tu ne dis rien, analysant la situation, parce que lorsqu’on en faisait trop, c’était que l’on voulait cacher quelque chose, et qu’en général on pensait exactement l’opposé.
Tu soupiras. Elle cherchait à t’énerver, mais elle devrait savoir qu’il en fallait beaucoup pour réussir à te faire sortir de tes gonds. Tu soupiras, pas parce que tu étais agacé, mais parce que tu avais presque de la peine pour elle, parce que tu pouvais presque ressentir son chagrin apparent, malgré tous ses efforts pour le cacher.
Tu t’étais tu, jusqu’ici, la laissant déballer toute cette haine qu’elle te portait, et que tu ne remettrais jamais en question. Mais alors tu te levas, brusquement, sans crier gare, et tu t’avanças, de toute ta hauteur, vers elle, la forçant à reculer jusqu’au mur derrière, jusqu’à ce qu’elle soit plaquée contre celui-ci, captive de ta prison corporelle, sans même que tu l’ais encore touchée. Ton aura de danger était revenue, et ton air était grave, les yeux bleus normalement azurs assombris d’une manière menaçante. Tu te penchas vers elle, une main venant prendre appui sur le mur à côté de sa tête, de sorte qu’elle ne puisse vraiment plus bouger, sauf si elle venait à te pousser, et que ton visage soit très proche du sien. « C’est bon, t’as fini ? Je t’ai déjà demandé d’arrêter ton char, Noa. » Signe très explicite que tu commençais réellement à perdre patience. Tu pris quelques secondes pour permettre à tes yeux de la dévisager – son visage et son corps avec ses belles courbes –, presque avec envie, avant de replanter ton regard bleuté dans le sien. « Que j’aimerais ou pas que tu sois jalouse, la question n’est pas là. Tu l’es, love » L’évidence même, sinon elle n’aurait pas réagi de la sorte, n’est-ce pas ? Petit surnom que tu utilisais lorsque vous étiez ensemble, sorti comme si de rien était, peut-être par habitude, peut-être pour l’appâter un peu plus.
Tu t’abaissas un peu plus, comme si tu allais l’embrasser, mais en réalité tu attrapas seulement la cigarette qu’elle avait gardé en main, et qui était entrain de se consumer toute seule. « Tu veux que je m’excuse Noa, c’est ça ? » Peut-être que tu devrais, ouais, parce que tu avais été un véritable salaud. Mais en vérité, cela ne risquait pas, tu ne t’étais jamais excusé de ta vie, et ce n’était pas aujourd’hui que cela allait commencer. « Si j’ai jamais eu d’importance, pourquoi t’es là alors ? Pourquoi tu es chez moi, presque dans mes bras ? Pourquoi je t’inspire autant de haine, alors ? » Dans tes bras… Peut-être, mais ce n’était pas forcément de plein gré, il fallait dire que tu l’avais un peu poussée, un peu forcée à se retrouver coincée entre le mur et toi. Des questions pour lesquelles tu connaissais déjà les réponses, mais tu voulais l’entendre le dire, tu voulais qu’elle l’admette, oh oui tu voulais qu’elle retombe pour toi, même si c’était encore malsain et égoïste de ta part. « Sache que je ne me suis pas lassé de toi, que je ne pourrai jamais me lasser de toi. Tu m’as toujours rendu dingue, Noa, tu sais très bien que c’est pas pour ça que je suis parti. » T’étais parti parce que t’étais lâche, et que tu n’avais jamais voulu assumer tes responsabilités.
Tu portas la cigarette à ta bouche, fumant alors que tu n’étais séparé de Noa que par quelques millimètres. La fumée que tu recrachais, même si ce n’était pas forcément dirigé vers elle, vous enfumant et formant une sorte de brouillard entre vous. « Le bébé nous a ouvert les yeux sur quoi, au juste Noa ? Tu te voyais pas câliner un gosse avec moi, dans un lit familial ? » Bien sûr que vous n’étiez pas faits pour être parents, déjà séparément mais encore plus ensemble tous les deux. Toutefois, on avait déjà vu des familles encore plus improbables, ce ne serait pas la première fois. Et une part de toi se demandait si elle était effectivement tombée amoureuse de toi. Tu n’étais pas sûr, sûr de rien.
T’avais envie de l’embrasser, c’était un fait, mais tu agissais comme si tu étais imperturbable, toujours en contrôle, parce que tu voulais que le premier pas vienne d’elle. Tu voulais qu’elle craque, et qu’elle arrête de se mentir à elle-même. Putain, qu’est-ce que tu la voulais, ce désir pour elle te foutait presque en rogne. Les choses ne devaient pas tourner ainsi.
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MessageSujet: Re: burn out. (luan) [HOT]   Mar 6 Juin - 22:21

les neurones douloureuses, tout comme les racines de ses cheveux. elle a une sale mine noa, avec ses yeux un peu injectés de sang, son haleine qui pue l’alcool et des cernes (que dis-je, des valises) qui s’agglutinent jusqu’à ses lèvres quasiment. elle fait pitié, noa, elle l’a toujours fait… mais c’est p’têtre pire encore depuis que luan est arrivé dans sa vie et s’en est allé comme si de rien n’était.
noa, elle sait pas être honnête avec elle-même… y’a trop d’fierté dans sa caboche désaxée. alors elle le sait au fond d’elle qu’elle l’aime sans doute luan, qu’elle l’a même aimé à un moment… mais elle l’avouera pas. luan, ça lui ferait trop plaisir.
et la colère qui s’insinue dans ses veines à force de discuter avec cet homme arrogant qui était son amant lui donne mal au crâne. une migraine intense qui lui donne juste envie de s’asseoir par terre, arrêter de réfléchir, fermer les yeux et dormir pendant une semaine. sauf qu’elle sait pas faire ça non plus noa, et qu’ça lui ferait perdre trop d’argent en plus. elle a besoin de ses courses, elle a besoin de ces vieilles bagnoles délestées au passé chaotique qui rendent l’âme pour qu’elle dérobe le cuivre à portée de mains. sans argent, on peut rien faire. et quand on peut rien faire… voilà.
alors noa elle laisse un peu couler (un peu, parce que les piques ne tardent pas à pleuvoir à nouveau). elle parle du bébé, elle est vexée, blessée, tout ça à la fois. noa, elle sait vraiment pas ce que ça aurait donné luan et noa en tant que parents mais elle aurait p’têtre voulu essayer.
oh puis merde.
noa elle sait pas, noa elle sait plus. elle sait même pas c’qu’elle fout là. elle devrait pas être là en fait, jolie petite brebis devant le loup prêt à souffler sur son existence pour la balayer. tout ce qu’elle fait, c’est pousser l’vice, pousser luan à malmener encore un peu plus son cœur. comme si noa elle voulait que luan se serve de son palpitant comme d’une poupée vaudou… est-ce qu’elle est con noa ? certainement. ça ne fait que le prouver.

et puis luan se lève d’un coup. noa elle a vidé son sac sans réfléchir, sans peser ses mots (y’a encore trop d’alcool dans le sang pour ça) et elle a pas eu le temps de voir que ça affectait un peu plus luan qu’il ne l’avait envisagé. et noa s’laisse faire docilement quand il l’emprisonne contre le mur. noa, elle a envie d’se marrer et y’a un sourire débile qui étire ses lèvres. pourtant il a vraiment l’air furax luan, c’est vraiment pas l’genre de situation où faut rire ou sourire… mais noa elle est comme ça. c’est nerveux faut croire.
« C’est bon, t’as fini ? Je t’ai déjà demandé d’arrêter ton char, Noa. »
noa, elle bugue quelques secondes sur l’dernier mot. c’est qui noa déjà ? elle cligne des yeux, se souvient, a envie de se claquer le plat de la main contre la tête en s’sentant fort stupide. et puis luan la détaille de la tête aux pieds, et ça la met dans une rage folle autant que ça la fait vibrer. parce que, regardée comme ça, noa elle s’sent comme un objet.
« Que j’aimerais ou pas que tu sois jalouse, la question n’est pas là. Tu l’es, love »
elle soupire, lève les yeux au ciel.
« l’espoir qui pointe dans ta voix est presque navrant… »
elle argue, soupire, fait appel à tout son cynisme. pourtant, elle s’met à rire bêtement, pas capable de garder son sérieux. y’a tout qui bouge et luan il est trop proche. elle a l’impression qu’il a deux paires d’yeux, et ça l’amuse fort. en plus, il a deux nez et sa bouche elle bouge bizarrement quand il parle.
« tu t’crois dans 50 nuances de grey ou bien ? »
elle éclate de rire, lui postillonne même dessus sans l’faire exprès mais elle s’excuse pas.
« je suis christian grey, laisse-moi t’attacher… »
elle mime la voix du bellâtre (un mélange entre luan et ledit christian) très très mal. sa grosse voix n’est pas crédible et l’air séduisant qu’elle adopte non plus. cette conversation ne mènera jamais nulle part pour la simple et bonne raison que noa n’est pas capable de réfléchir sérieusement. réfléchir, ça fait mal aux cheveux et ça fait mal au cœur aussi.
« Tu veux que je m’excuse Noa, c’est ça ? »
elle a même pas vu ni compris noa qu’il avait feint de vouloir l’embrasser. d’façon luan il a quatre lèvres, deux bouches, et un peu trop de dents pour que noa les compte.
« ce serait un bon début ? »
elle hoche fort la tête, s’arrête à temps pour éviter de mettre un coup dans le nez de luan. sauf qu’elle s’empresse de mettre une main devant sa bouche, soudainement nauséeuse. putain, elle devrait l’savoir noa que bouger vivement la tête ça aide pas.

« Si j’ai jamais eu d’importance, pourquoi t’es là alors ? Pourquoi tu es chez moi, presque dans mes bras ? Pourquoi je t’inspire autant de haine, alors ? »
noa, elle le regarde avec des yeux ronds. elle ramène son index devant ses lèvres et elle murmure ;
« chhhhht. trop de questions. »
elle tourne lentement la tête de gauche à droite… ou de droite à gauche, elle sait pas.
« p’têtre parce que t’es un connard mais… je sais plus bien en fait. tu peux répéter la question ? »
elle est pathétique noa, mais là elle a vraiment du mal à suivre. en plus, luan il est vraiment trop proche, vraiment trop beau, il sent vraiment trop le mâle et en plus noa elle a toujours aimé un peu trop son gel douche. c’est toujours le même, à croire qu’les habitudes ont la vie dure… et puis luan, il est vraiment un peu trop dénudé.
Inconsciemment, y’a ses yeux qui tombent, s’attardent quelques minutes sur la serviette qui cache la boîte de pandore.
« Sache que je ne me suis pas lassé de toi, que je ne pourrai jamais me lasser de toi. Tu m’as toujours rendu dingue, Noa, tu sais très bien que c’est pas pour ça que je suis parti. »
elle le regarde dans les yeux immédiatement, penche la tête sur le côté sans comprendre. on dirait un homme de neandertal qui découvre le feu… autant dire qu’elle a l’air vraiment conne.
« c’est trop mignon ! »
elle répond en ouvrant les bras pour se serrer contre lui, frottant sa joue contre son torse. et puis elle relève un peu la tête et elle l’embrasse goulument. ça doit pas vraiment être très agréable pour luan vu l’odeur pestilentielle qui émane de sa bouche m’enfin, noa, elle aime bien.
elle le relâche ensuite pour qu’il puisse fumer sa cigarette. l’odeur de la cigarette aussi ça lui donne un truc un peu sexy. m’enfin, même si ça lui écorcherait la bouche de l’avouer, luan est sexy en général.
« Le bébé nous a ouvert les yeux sur quoi, au juste Noa ? Tu te voyais pas câliner un gosse avec moi, dans un lit familial ? »
et noa, elle en vient à la conclusion qu’elle préfère luan quand il parle pas. parce qu’elle sait pas quoi répondre, que ça fait bouillonner un peu trop ses neurones. noa, elle les imagine même (ses neurones) en train de se fracasser les unes contre les autres parce que sa question elle les chamboule trop. l’auto-destruction c’est mieux que d’trouver une réponse.
avec luan, noa elle pensait avoir trouvé l’amour ; celui qui surmonte tous les obstacles même si elle le cherchait pas. elle a été déçue, mais au final… non, elle se voyait pas câliner un gosse avec luan dans un lit familial. pas parce que ça aurait été avec luan, mais parce que ça aurait été avec noa… que noa maman, ça peut pas exister.
noa, si elle aime pas papa et maman correctement, comment elle peut savoir qu’elle aimerait son gosse autant qu’il le mérite ? elle peut pas. et l’incertitude pour un truc aussi important qu’l’amour porté à sa progéniture, ça s’ignore pas. après tout, le cœur d’une femme est un océan secret… et partager quelque chose d’aussi fort avec luan, ça aurait sans doute signifié qu’il faille oublier les secrets, les addictions, tout. mais noa, elle avait l’impression d’être un peu moins bancale avant. elle sait plus.
en tout cas, noa, elle s’dit qu’il faut vraiment qu’il oublie cette histoire de bébés. ok, c’est elle qui en a parlé la première mais là elle peut plus réfléchir… et encore moins à ça. alors elle reprend possession des lèvres de luan, préfère s’perdre dans les baisers plutôt que d’accuser la vérité.
« arrête de parler, t’es chiant quand tu parles. »
elle souffle contre les lèvres de luan avant de l’embrasser à nouveau, déposant ses lèvres sur son cou. et puis elle ajoute :
« mais crois pas que j’sois jalouse, que je t’aime ou une autre connerie du genre. t’es pas mon type de mec. »
elle rétorque en lui mordillant légèrement la peau du cou. bon, y’a sans doute une possibilité ou deux qui sont de gros mensonges m’enfin c’est pas grave hein ?
« j’suis pas une fille facile alors tu m’auras pas, ok ? »
elle le prévient en s’redressant, le regardant droit dans les yeux. ils savent l’un comme l’autre qu’il l’aura avec facilité s’il y met un minimum d’efforts (s’il parvient à l’embraser) mais elle s’sent obligée de préciser. noa, c’est pas une fille facile… c’est juste luan qui trouble ses sens, l’empêche d’ignorer ses pulsions.
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MessageSujet: Re: burn out. (luan) [HOT]   Ven 9 Juin - 1:34

Proches, trop proches.
Malgré les quelques mois de séparation forcée – que tu lui avais imposée, du jour au lendemain, sans crier gare et sans lui demander la permission –, tu la connaissais par cœur, Noa. Elle n’était pas une personne que tu avais connue depuis longtemps ou pendant longtemps. Tu avais appris à la connaître à la vitesse éclaire, à l’image de votre relation passionnée et passionnelle. Tout était allé très vite entre vous, ce qui n’était pas fort étonnant dans ton cas, puisqu’il ne faisait sans aucun doute que tu étais un homme de feu, tout bonnement pyromane – métaphoriquement parlant –. Il y en avait des choses à raconter, sur votre histoire d’amour, puisqu’elle fut brève mais extrêmement intense. Le malheureux accident que fut votre bébé, qui ne verra jamais le jour, en était une bien belle, mais triste, preuve. Elle avait changé tout en restant exactement la même, Noa. Alors oui, tu étais peut-être assez surpris de son comportement encore plus impulsif et presque autodestructeur que d’habitude, mais tu arrivais encore trop bien à l’analyser. Comme si elle avait effectivement réussi à te toucher en plein cœur, cœur que tu n’avais pas forcément. Connerie. Elle avait toujours eu une sale tendance à l’alcoolisme – qui se ressemblait s’assemblait –, mais il fallait croire qu’elle avait un peu forcé… Et son attitude intempestif cachait très faussement son mal-être. Encore un peu plus, et tu t’en voudrais presque.

Elle te troublait, Noa. Elle te troublait parce qu’elle était décidément très imprévisible avec un caractère bien trempé – tu l’avais su dès le premier jour où tu avais posé les yeux sur elle, et c’était peut-être celui qui avait commencé par te séduire, toutefois tu la redécouvrais une nouvelle fois aujourd’hui –. Elle te troublait parce qu’elle n’allait peut-être pas bien à cause de toi – et si tu avais l’habitude de rendre fou de rage qui tu voulais, son malaise était provoqué par un sentiment qui ne t’était pas familier –. Elle te troublait parce qu’elle était proche de toi, trop proche de toi. Sale con, c’était toi qui t’étais autant rapprochée d’elle, la forçant à se retrouver plaquer contre le mur, emprisonnée par ton corps chaud et dénudé. Mais si tu aimais jouer constamment avec le feu, actuellement tu jouais un peu trop avec le reste de contrôle que tu avais. Inspirer, expirer, souffler…

Tu la laissas parler, parce qu’elle était repartie dans un babillage incompréhensible, débitant des conneries à vitesse grand v. Tu soupiras. Ça ne te plaisait vraiment pas, qu’elle se comporte ainsi. C’était étrange, même pour toi, puisque d’habitude tu aimais les salopes vulgaires que tu t’amusais à prendre comme des putes de ton bon vouloir dans tous les recoins. D’habitude, tu aimais raconter plein de bêtises tout à fait absurde – tu étais le premier à déblatérer tout et n’importe quoi –. Mais en cette fin d’après-midi, la situation te foutait royalement les nerfs. Peut-être parce qu’effectivement tu considérais Noa comme une personne digne de ton intérêt, plus qu’une simple salpe vulgaire. Peut-être que ça te saoulait qu’elle débarque à l’improviste, te foutant la peur de ta vie, si ce n’était au final pour rien et juste raconter de la merde.
Néanmoins, il fallait croire que tu écoutais attentivement ses paroles absurdes, puisque tu tiquas lorsqu’elle parla de t’attacher – même si c’était apparemment ironique –, déglutissant difficilement malgré son imitation tout à fait pourrie, que tu préféras ignorer. L’image soudaine et automatique qui te traversa l’esprit était bien trop érotique, et te donna encore plus envie de te jeter sur elle, comme une bête affamée. Inspirer, expirer, souffler…
Comme si de rien n’était, alors qu’intérieurement un brasier ardent cramait tes entrailles meurtris, tu continuas à faire la conversation, comme tu pouvais, avec ce qu’elle pouvait bien comprendre. Tu soupiras encore une fois. Vous n’alliez pas avancer très loin, avec tout cela. Pourquoi avait-il fallu qu’elle picole comme un trou – verres qu’elle n’avait pas tenus en plus – avant de débarquer ? Cela ne te facilitait pas la tâche.
Puis elle t’embrassa, et c’était trop soudain, trop rapide, trop impromptu. Étonné, tu n’eus pas le temps de réagir, qu’elle s’était déjà éloignée. Tu ne savais que penser de ce baiser. Son odeur de whisky se mêlant avec son parfum naturel était enivrant à souhait. Sa langue était toujours aussi douce et chaude. Toutefois, la baiser avait été bâclé et brouillon, pas du tout comme dans tes souvenirs. Et si peut-être cela aurait dû te dégouter, tu fus en réalité plus frustré encore, souhaitant pour bien plus.
Tu fumas, pour essayer de te donner une contenance presque crédible. Et tu jouas une nouvelle fois le connard, parce que tu ne pouvais pas t’en empêcher, parce que c’était ce que tu étais au fond de toi et tu ne t’en étais jamais caché, en parlant une fois de plus du bébé. Tu ne fis pas qu’en parler, tu essayais sincèrement de remuer le couteau dans une plaie encore béante et saignante.

Mais Noa, elle acceptait pas tes conneries, elle voulait pas jouer le jeu, qu’elle avait pourtant commencé. Du coup elle attaque une nouvelle fois tes lèvres, parce que elle aussi était aussi droguée que toi. Et cette fois-ci, tu eus une réaction assez rapide, passant une main sur son dos pour s’arrêter à l’arrière de son crâne, histoire de la maintenir en place contre toi, alors qu’elle te dévorait de baiser. « Fuck. C’est l’hôpital qui se fout de la charité. Tu parles plus que moi, Noa. » Ce n’était pas faux, en soi. Toutefois c’était aussi assez de mauvaise foi de ta part, parce que tu ne pouvais t’empêcher de répliquer pour avoir le dernier mot. Foutue fierté déplacée, égo masculin qui n’avait pas du tout lieu d’être.
Tu inspirais, expirais et soufflais à présent très difficilement, alors que ses lèvres avaient fini par atterrir sur la peau de ton cou, qu’elles savaient extrêmement sensible. Tu fermas les yeux, essayant sincèrement de te contrôler le plus possible. Toutefois, lorsqu’il vint te mordiller et te provoquer en prétendant ne pas être une fille facile, le peu de contrôle qu’il te restait s’envola en fumée.
Tu grognas. Littéralement, tu grognas comme une bête primitive montrait les dents, et tu jetas ta cigarette encore allumée quelque part sur le parquet du salon, t’enfichant bien présentement de pouvoir mettre le feu quelque part. Tu vins plaquer tes deux immenses mains sur ses fesses, sentant sa peau chaude et douce que son court short laissait apparaître, la portant ainsi sauvagement, pour qu’elle vienne automatiquement entourer ta taille de ses jambes souples. Et tu la plaquas alors violemment contre le mur, contre lequel elle était quelques secondes auparavant, ne faisant pas attention sur le moment si tu pouvais bien lui faire mal. Toutefois, si ton mouvement avait été plutôt violent, lorsque tu vins trouver ses lèvres de nouveau, tu fis languir le baiser. Tu commenças par jouer avec ses lèvres à l’aide des tiennes, caressant, humidifiant, suçant légèrement, avant de mordiller pour la forcer à entrouvrir de sorte que tu puisses y glisser ta langue. Mais même lorsqu’elle vint trouver son homonyme, tu imposas un ballet lent et sensuel, presque similaire à un supplice. Avant de te laisser complètement envahir par le désir et devenir bien plus fougueux, soudainement très au courant que tu ne portais qu’une serviette autour de taille, et qu’elle risquait de tomber à tout moment.
Alors, faisant grincer tes os et muscles douloureux puisque tu n’avais pas assez dormi, tu la portas, toujours dans la même position, à travers ton loft, pour finalement atterrir, non dans ta chambre, mais dans ta salle de bain. La balançant sans ménagement dans la baignoire, de toute manière elle était déjà trop bourrée, et allumant la douche froide sans crier gare. « T’es trop bourrée, Noa. On reparlera de tout ça quand tu auras un peu plus tes esprits. » C’était que tu jouais presque le gentleman, mais ta voix rauque, ton regard sombre, et la bosse qui commençait légèrement à apparaître sous ta serviette ne trompaient personne. De plus, c’était bien la première fois que tu refusais d’abuser de quelqu’un bourré. D’habitude, c’était plutôt toi qui leur filais des trucs dans les verres à leur insu. « Je veux que tu ais tous tes esprits si je dois te baiser. » Parce que ce serait un sacré coup à ton égo si elle venait à t’oublier ? Parce que t’avais pas envie que cela soit un cercle vicieux ? Que vous baisiez parce qu’elle était trop bourrée, mais qu’elle se casse puis qu’elle revienne quelques semaines après pour te gueuler encore dessus ? En fait tu voulais quoi ? Que vous vous remettiez ensemble – si jamais un jour vous aviez été ensemble – ? Ou qu’elle arrête tout court de te casser les couilles ? Tu ne savais pas trop, en attendant tu prenais presque un malin plaisir à l’asperger d’eau glacée pour qu’elle retrouve ses esprits.
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MessageSujet: Re: burn out. (luan) [HOT]   Ven 16 Juin - 22:21

elle a la vision un peu trouble, noa. elle a l’haleine qui empeste un whisky bon marché siphonné à même le goulot de la bouteille cheap, les opales vitreuses d’avoir trop abusé des plaisirs dépravés. elle a le toucher peu sûr, les doigts qui tremblent légèrement. elle sait pas trop c’est dû à quoi noa, si c’est plutôt la présence de luan trop proche qui la rend fébrile ou si c’est simplement l’besoin d’incinérer son œsophage encore davantage dans des litres et des litres d’un alcool ambré.
elle a encore plus l’tournis noa après s’être jeté avec avidité sur la bouche offerte de luan. elle a l’cœur brinquebalant, l’cœur qui sait pas trop comment ni où trouver d’autres pansements. clairement, noa, elle est en manque. elle sait pas bien si c’est l’contact chaud d’un autre être humain contre son sein ou si c’est juste la présence du quadragénaire juste devant ses mirettes chaudes qui la rend si pantelante. en tout cas noa elle est pas comme d’habitude…
même si dernièrement, ça commence à d’venir compliqué de parler d’une noa habituelle. noa, elle s’oublie un peu trop souvent dans l’fond d’un verre dont le contenu a été vidé trop rapidement le long d’sa gorge aux cordes vocales cramées. noa, elle s’oublie un peu trop dans ses addictions, refuse pourtant la plupart du temps d’ouvrir les cuisses aux manants. p’têtre bien qu’elle a peur, noa, qu’ça recommence. de tomber enceinte, de devoir avorter, alors que l’horloge biologique commence à s’détraquer, à faire des « tic tac » qui n’riment pas bien avec le « tic tac » précédent. y’a plus le rythme d’antan.

alors quand luan l’empêche d’bouger par une main savamment placée, elle en ronronne presque. pourtant, y’a la féline tapie tout au fond qui feule aussi parce qu’elle sait, ô la sage, que c’est pas une bonne idée… mais noa, les bonnes idées, elle a tendance à les envoyer s’faire foutre. les bonnes idées, ça s’garde jamais parce que c’est pas intéressant. noa, elle aime déchirer un peu l’palpitant. et puis l’geste de trop et luan qui perd les pédales, la sauvagerie qui prend possession de l’être hautain pour enfin accepter les sentiments (et surtout les pulsions) qui l’animent. ça va trop vite pour l’cerveau embrumé d’noa qui réagit avec instinct. elle entoure instantanément ses jambes longilignes autour des hanches si prestement vêtues de luan, tente d’éteindre vainement le brasier qui prend possession de son bas-ventre alors qu’il revient à l’attaque de ses lèvres. les langues qui se cherchent, ne tardent pas à entamer un ballet lent et langoureux, savoureux, comme un met trop raffiné pour être bêtement avalé rapidement. elle gémit tout contre ses lèvres noa, s’abandonne totalement.
c’est pas qu’elle est pas farouche la tatouée, c’est surtout que… le cœur dirait : c’est luan. et luan, c’est pas n’importe qui, malgré tous les efforts que noa mettra en place pour le nier. et la tête elle dit juste qu’y’a eu trop d’excès précédemment pour qu’elle puisse gérer deux incendies à la fois.
elle plante ses ongles nimbés d’un noir écaillé dans la peau du dos de son amant d’antan, oubliant bien rapidement la haine qui l’animait y’a encore quelques tendres minutes. noa, elle veut plus penser à rien, que accueillir le plaisir entre ses reins.

elle s’laisse porter dans l’appartement, s’attendant à trouver bientôt le matelas confortable et satiné d’un luan appâté… pourtant, elle déchante rapidement en retrouvant l’atmosphère aseptisée (mais non dénuée de charme) d’une salle de bain.
« tu veux jouer un peu ? le lit, c’est trop conventionnel pour toi ? »
elle murmure dans une question un peu grognon, la succube attisée par le désir le plus primal et le plus brut qu’elle ait jamais connu. et à peine les mots franchissent-ils la barrière de ses lèvres qu’elle se retrouve projetée dans la baignoire, la faïence froide contre son dos ainsi que le choc lui arrachant un glapissement surpris.
elle s’doute de rien noa. elle le pense pas assez vil. elle le pense trop aveuglé par le sang qui descend douloureusement jusqu’à cette zone qu’elle désire tant.
alors elle hurle à s’en déchirer les cordes vocales en sentant l’eau froide se disperser contre ses vêtements, percer pour ruisseler contre sa peau, lui faire retrouver ses esprits de la manière la plus violente qui soit.
« putain de connard de merde ! »
elle gueule sans ménagement.
« on reparlera de quoi putain ?! j’veux plus parler ! arrête ça ! »
elle continue de beugler comme une tortue en rut, les naseaux laissant s’échapper une fumée blanchâtre, le froid la faisant grincer des dents et frissonner. elle a même les lèvres qui tardent pas à prendre une teinte plus froide.
« Je veux que tu ais tous tes esprits si je dois te baiser. »
elle tourne la tête de droite à gauche, essaie douloureusement de se relever. y’a ses mains qui glissent sur l’bord de la baignoire, son coccyx qui retrouve brutalement son état initial.
« parce que tu crois que j’veux encore te baiser après ça ?! j’ai plus chaud du tout luan ! »
elle a les yeux qui balancent des éclairs alors que sa tenue déjà trop courte et un chouia trop aguichante devient de plus en plus transparente. elle fait un nouvel essai pour sortir de la baignoire et y parvient avec brio, laissant ses vêtements trempés faire quelques flaques sur le sol. là, devant luan, elle sait pas quoi faire noa.
elle a envie de le frapper avec toute la violence dont elle peut faire preuve. trouver des forces secrètes et inconnues au fin fond d’son âme et de ses entrailles pour lui envoyer le punch le plus magistral de tous les temps.
et lui sauter dessus. enlever ses vêtements trempés, le supplier (de manière cachée, faudrait pas flatter son égo) de la prendre sur le bord du lavabo pour la réchauffer.
mais y’a aucune des deux solutions qui lui conviennent vraiment.

alors noa, elle s’lance à l’assaut, sans avoir vraiment pris de décision. elle lui envoie un poing fugace et trop léger sur le coin de la pommette avant d’attraper sa lèvre inférieure entre ses dents et de la mordre un peu trop fort… mais y’a pas d’sang qui coule, noa elle a pas assez confiance en luan pour vouloir goûter son sang et s’chopper le sida.
« luan wolf, je te déteste. »
elle murmure d’manière un peu trop tendre, les bouches trop proches, les yeux qui s’fixent en louchant presque. elle a désaoulé directement noa, et c’est p’têtre ça qui fait l’plus mal… de savoir qu’elle va céder à cet être répugnant et indigne d’elle en ayant pleinement conscience de ses actes. mais noa, elle peut pas résister. noa, elle sait pas trop c’qu’elle était venue chercher ici… mais sans doute ça, inconsciemment.
noa, elle le veut sien, elle le veut contre elle, en elle, jusqu’à en faire rougir les étoiles et les voisins. noa, elle veut l’détester avec toute l’ardeur qu’elle possède. alors elle tâtonne contre la serviette jusqu’à trouver l’endroit noué et la défait pour qu’elle retombe lourdement à leurs pieds.
« et si j’ai tous mes esprits là, on fait quoi ? »
elle demande dans une question rhétorique, s’emparant à nouveau des lèvres de son ancien amant pour lui dévoiler ses désirs secrets. noa, elle reculera pas… quitte à s’faire humilier par son ex qui n’voudrait que jouer, que la tenter, que voir jusqu’où elle irait.
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