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 look at the stars ☾ lou rosebury

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MessageSujet: look at the stars ☾ lou rosebury   Ven 28 Avr - 12:31

Il t’avait demandé de ne pas venir. Il t’avait très précisément, très clairement, très spécialement demandé de ne pas ramener ton petit cul pendant ce laps de temps. Enfin… Tu croyais bien qu’il avait dit les mots comme « aujourd’hui », du coup tu aurais dû éviter le bar la journée entière, toutefois toi, comme à ton habitude, tu n’en avais fait qu’à ta tête et avais compris ce que tu avais bien voulu comprendre. C’est-à-dire juste quelques petites heures. En vérité, il te l’aurait bien ordonné, t’interdire l’accès directement, néanmoins il ne te connaissait que trop bien. Pur esprit de contradiction d’un petit con, si on te dictait de faire quelque chose, on pouvait être sûr que tu allais faire tout l’inverse. Ouais, il ne te connaissait que trop bien. Putain de Ezekiel.
Sincèrement, tu avais été plutôt sage et docile. T’avais vaguement compris qu’une damoiselle – tu espérais au moins qu’elle était jolie, pour le coup – devait venir faire un reportage sur son précieux bar. Tu aurais pu jouer au con et t’offusquer, sans chercher à comprendre pourquoi il ne te voulait pas dans les parages pendant l’interview. Mais bon. Tu te foutais de la gueule de qui ? On savait très bien de quoi tu pouvais être capable.
Tu avais alors attendu quelques petites heures, trépignant d’impatience sur place comme un petit gamin qui voudrait ouvrir ses cadeaux le matin de Noël alors que ses parents dorment toujours, avant d’attraper tes clics et tes clacs, et te casser de ton appartement en direction du Hit Me Daddy.

Tu fronças les sourcils lorsque tu poussas la porte de ton endroit de débauche préféré, sentant immédiatement la drôle d’ambiance qui y régnait. Eh les gars ! Fallait vous détendre le trouffion. Ce n’était pas comme si cette journaliste était une inspectrice de l’hygiène, ou des bonnes mœurs.
Tu évitas soigneusement Ezekiel, histoire qu’il ne défaille pas complètement en te voyant alors qu’il était déjà au bord de la crise d’angoisse, avant d’aller poser ton cul sur un tabouret du bar, qui devait sûrement avoir ton empreinte fessier vu le temps que tu y passais dessus. Tu commandas un double Jack Daniel’s – à toi seul tu devais bien ingurgiter les deux tiers des bouteilles de whisky qui passaient par ici –, avant de tourner sur toi-même pour jeter un coup d’œil dans les environs.
Ta mâchoire faillit se déboiter et tomber à terre lorsque tu tombas sur une chevelure blonde paille, que tu reconnus instantanément.
Et pourtant, tu n’étais absolument pas facile à surprendre.
Tu te levas et te dirigeas vers la petite table où était installée la jeune femme.

Tu n’attendis pas qu’elle lève les yeux vers ta figure, et encore moins qu’elle ne te donne la permission, pour s’asseoir en face d’elle, sans gêne. « Et bien, si je m’attendais à te retrouver ici. » Ton éternel sourire insolent plaqué sur le visage, et pourtant il était sincèrement joyeux. Des bribes de souvenirs d’une soirée passée en sa compagnie, bien loin de la Corse, passèrent devant tes yeux… Yeux qui ne semblaient pas vouloir la lâcher du regard et la dévisager, alors que tu portais ton verre bien servi à tes lèvres. Tu les léchas, récoltant les quelques gouttes de whisky qui n’avaient pas voulu pénétrer ta bouche. « Lou, si je me souviens bien… C’est ça ? Enfin, je me souviens bien plus que je ne l’aurais pensé. » Tu n’avais pas forcément envie de la mettre mal à l’aise, cependant c’était plus fort que toi. Souvenirs intenses d’une soirée merveilleuse et tout aussi intense. Peut-être qu’elle n’avait pas nécessairement envie de reparler de tout cela, secrets noirs que tu pouvais ressortir à tout moment, à n’importe qui. Mais tu t’en contrefoutais. Ce n’était pas tous les jours que tu avais la possibilité de fêter des retrouvailles dans ta ville d’habitation avec une personne que tu avais croisé au Pérou. Prise dans tes griffes, tu n’avais pas l’intention de lui rendre sa liberté aussi vite.
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MessageSujet: Re: look at the stars ☾ lou rosebury   Ven 28 Avr - 13:41

« Et bien, si je m’attendais à te retrouver ici. »

La voix résonna dans sa tête, lui assenant comme un coup de massue sur le crâne. Elle leva les yeux, doucement, précautionneusement : un sourire insolent, presque carnassier, lui confirma ses craintes. Elle affronta son regard, les joues empourprées malgré elle. Ses yeux clairs semblaient la transpercer, intrusifs, de la même manière que si ils pouvaient voir à travers ses vêtements et ses pensées, la mettant dans une position de totale vulnérabilité. Putain, ce qu'elle avait envie de partir en courant. Son diable Péruvien était revenu la chercher.

« Luan. » Bon dieu, qu'est-ce qu'il foutait ici ? Elle l'avait croisé il y a des années de cela, quatre ou cinq, peu importait. Durant cette époque, elle avait passé plusieurs mois au Pérou, en solitaire, sillonnant le pays de long en large. Elle avait séjourné aux abords du lac Titicaca quelques semaines. Elle se rappelait les regards étonnés qui se posaient sur sa chevelure blonde, et les sourires amusés à l'entente de son accent british. Elle se rappelait le regard que Luan avait posé sur elle, un peu moins étonné, et son sourire à l'entente de sa voix, insolent et moqueur. Même dans un trou perdu comme ça, où quasiment personne ne parlait espagnol, il avait fallu qu'elle croise un compatriote anglais. Un mec à la Lino Ventura, pas très fréquentable, pas très gentleman, pas très sympa, un peu brut de décoffrage, mais carrément hypnotisant. Vibrant. À cette époque, il avait déjà la quarantaine passée, même si il refusait de le dire de vive voix. Les quelques fils argentés parcourant sa chevelure et les pattes d'oies marquant légèrement ses yeux ciels étaient les seuls à dire la vérité.
Elle but lentement une goulée de son whisky, avant de reposer son verre en soupirant. « Effectivement, je vois que tu t'en souviens. Le contraire m'aurait étonnée. Ce soir là n'a pas eu l'air de briser tant que ça ton quotidien. » Elle en avait connu, des cyclones, des tornades dans sa vie. Mais comme celui que Luan avait déclenché, aussi facilement qu'il vidait un verre de bourbon, jamais. Des brides de souvenirs défilaient devant les yeux de Lou, comme irréels, et pourtant si saisissants de vérité. Encore si vifs. Si intenses. Quelle nuit. Jamais elle n'aurait pensé le revoir. Lui, le mec riche qui fait le tour du monde et qui est sans limites. Elle, la p'tite jeune qui veut tout voir, tout vivre. Combo destructeur.
L'adrénaline. L'alcool. La substance. L'évasion. La passion. Le danger. La danse. D'une manière objective, la meilleure soirée de sa vie. Mais ça, elle ne lui avouera probablement jamais. Elle se mordilla nerveusement la lèvre. Elle ne savait que trop bien que la soirée risquait de s'annoncer très, peut-être trop, longue.
« Qu'est-ce que tu fout ici ?  »
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MessageSujet: Re: look at the stars ☾ lou rosebury   Ven 28 Avr - 23:38

Ton beau prénom qui roulait agréablement sur sa jolie langue rose lorsqu’elle remarqua ta présence. Tu ne sus pas si c’était à cause l’harmonie de ton prénom qui ressortait lorsqu’elle le prononçait, ou à cause de la brève lueur de panique dans ses yeux que tu pus apercevoir, toutefois ton cœur – si tu en avais eu un effectivement un jour – fut submergé d’une nouvelle vague de bonheur, et ton sourire s’agrandit, bien malgré toi.
Si, un jour, tu avais su que ton passé tumultueux dans un pays étranger lointain allait te rattraper, tu aurais probablement fait encore plus de conneries. Tu appréciais un peu trop provoquer le destin.
Ne pouvant pas plus te contenir – de toute manière, depuis quand avais-tu les problèmes des convenances ? –, tu explosas de rire. « Tu me prends pour quoi ? Le diable en personne ? » Tu ne pouvais pas vraiment lui en vouloir. Cette soirée passée, tu lui avais montré un Luan dans toute sa splendeur et sa grandeur. Tu avais beau être le roi de la décadence, réputation qui te collait aux baskets tel un vieux chewing-gum dégueulasse resté accroché à ta semelle, cette nuit avait bien sa place sur le podium de ton palmarès des soirées les plus rock’n’roll et dépravées. Si tu étais un fou furieux à toi seul, cela n’aurait pas été possible sans elle non plus. Elle pouvait bien jouer la prude maintenant, elle n’était pas en reste, et tu savais très bien de quoi elle était capable. Douce Lou. « Tu ne peux me blâmer pour tout. C’est toi, Faust, qui as vendu ton âme à Lucifer. » Parce que tu admettais que tu étais Satan ? Pourquoi pas. Le titre avait son charme.

Le verre à présent vide, que tu avais bu en deux trois gorgées seulement, tu en commandas deux autres. Un pour toi, et bien sûr un pour Lou, bien qu’elle n’ait pas encore fini son propre verre. Comme si cela t’avait déjà arrêté auparavant.
Le liquide chaud, qui descendait le long de ta gorge pour atterrir dans ton estomac – sans oublier ton foie qui rouspétait à la nouvelle vague d’alcool qui parcourait tes veines –, te rappelait cette fameuse chaude soirée au Pérou. Le t-shirt collé à ton corps à cause de ta sueur et de l’humidité environnante. Région réputée plutôt aride, en fin d’après-midi tu t’étais plutôt cru dans les tropiques. Tu avais choisi ton jour. Tu t’étais alors arrêté dans un bar minable local, dans le but de t’hydrater – et combler le manque imminent de ton corps –. C’est bien à cet endroit improbable que tu étais tombée sur elle, reconnaissant l’accent anglais entre mille. Quel merveilleux hasard. Une rencontre que tu garderais en souvenir jusqu’à ce que l’alcool bousille définitivement tes neurones.
Tu haussas un sourcil à sa question. Elle se foutait de ta tronche ? « Comment ça qu’est-ce que je fous ici ? Le Hit Me Daddy est ma maison. » Pas officiellement, néanmoins clairement tu étais plus souvent dans ce bar que dans ta réelle résidence. « Je connais Ezekiel depuis trente ans. » Plus ou moins. Meilleur ami ? Probablement. Plus ? Certainement pas, toutefois tu aimerais. Cependant, elle n’avait pas besoin de connaître tous ces détails. Cela ne regarderait que toi, et Dieu savait que tu aimais être discret sur certains sujets de ton intimité. En réalité, peut-être que si tu avais su que c’était elle la reporter venue écrire un article sur le Hit Me Daddy, peut-être que tu n’aurais pas dévoilé ce détail qui pouvait paraître anodin, mais qui ne l’était pas forcément, vu ta réputation.

Tu trinquas avec elle, avant d’engloutir une bonne partie de ton verre en une seule et unique gorgée, une fois de plus. « Mais toi, qu’est-ce tu fous ici ? » Comme elle te l’avait si bien demandé, sans mettre les formes de politesse – après tout ce que vous aviez connu en une nuit, pas d’éthique entre vous –. Oui, parce que tu ne savais vraiment pas ce qu’elle venait faire à traîner dans le coin. Aussi heureux que tu sois de la rencontrer de nouveau par hasard.
Tu t’appuyas un peu plus contre le dossier, te vautrant dans ton siège, installé bien trop confortablement, indubitablement dans ton élément. « Tu sais, je t’aurais bien dit que tu m'as rencontré à un moment étrange de mon existence, toutefois cela aurait été un mensonge. Tu as raison, mon quotidien est un enchaînement d’aventures ressemblant de loin ou de près à cette nuit au Pérou. » Tu lui fis un clin d’œil, avant de porter de nouveau ton verre à tes lèvres, ne la lâchant pas du regard, voulant observer la moindre de ses expressions. Tu étais franc, pour une fois. Presque naïvement honnête. Néanmoins, attention à celui qui penserait que c’était un moment de vulnérabilité de ta part. Comme d’habitude, tes moindres faits et gestes étaient calculés. Abandonnant ta position première, tu te penchas par dessus la table, envahissant brièvement son espace vital pour lui susurrer à l’oreille. « Tu sais quoi ? Je crois même qu’il me reste de ces cachetons qu’on a pris ce soir-là. » Peut-être que c’était vrai. Peut-être que c’était un mensonge effronté. Avec toi, on ne savait jamais vraiment sur quel pied danser. Et la sensation te grisait au plus profond de ton être. La vie n’était qu’un jeu qui valait la peine de mourir.
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MessageSujet: Re: look at the stars ☾ lou rosebury   Sam 29 Avr - 12:21

Elle scrutait son visage, son sourire qui ne semblait pas vouloir cesser de s'élargir, comme si il allait la bouffer crue, la happer subitement. Elle le scrutait comme si elle n'allait jamais regarder autre chose, n'en revenant toujours pas. Comme si elle s'en méfiait comme de la peste. Peut-être qu'il aurait mieux valu, d'ailleurs. Luan, une tranche de son passé inavoué, déboulant telle la lave vomie par un volcan.  Elle ne savait que trop bien que ses yeux devaient refléter son agitation, et qu'il en tirait, fidèle à lui-même, un plaisir certain. Elle esquissa une légère moue lorsqu'il s'esclaffa, et parla cette fois-ci d'une voix calme, sans appel. « C'est ce qu'il me vient à l'idée quand je pense à toi, oui. Le diable Péruvien à l'accent British. » Dit comme ça, ça pouvait sembler mélodramatique, beaucoup trop. Mais c'est en partie comme ça qu'elle se remémorait la situation.

Sans s'en rendre vraiment compte, elle commençait à sourire, amusée. Effectivement, elle le voyait clairement comme ça. Il avait tout fait pour, il avait sorti le grand jeu. Elle avait bien compris que Luan avait une sacrée réputation à tenir. Toutefois, cette nuit là avait vraiment été spectaculaire. Et il avait réussi à l'entraîner dans sa spirale infernale, à l'image d'un Balrogg qui entraîne Gandalf dans sa chute enflammée, fouet à l'appui.
Mais honnêtement, elle devait bien reconnaître qu'elle avait été plutôt accommodante. Voire même trop. Généralement, avec quelques verres dans le nez, Lou s'agite un peu, fait quelques bêtises, mais ça reste raisonnable. Comme n'importe quelle nana de vingt-six ans qui s'enfile quatre ou cinq whisky, quoi. Sauf qu'elle n'était pas tombée sur Luan l'un de ces soirs là. « Tu sais bien que j'adorerais te refiler exclusivement l'étiquette de grand méchant loup. Elle te va merveilleusement. Mais si tu consens à te reconnaître tel Lucifer, j'admets t'avoir suivi de bon cœur. »
Oh oui, elle l'avait suivi sans hésiter. Parce qu'il l'avait sollicitée une de ces rares soirées où elle était prête à tout, et surtout à n'importe quoi. Les soirées où elle perdait, ou laissait filer, tout contrôle. Les soirées folles, les soirées rares, les soirées dangereuses. Les soirées où elle laissait la p'tite part de ses folles pensées envahir le reste. Les soirées où la douce Lou devenait un être plus sombre, plus téméraire. Les soirées où elle laissait la pudeur au porte-manteau, et où elle vivait à 200%.

Il commanda deux verres supplémentaires, et elle finis son premier verre en se mordillant la lèvre, bien décidée à ne pas laisser le goût boisé du whisky s'échapper, ni aucun degrés. Il lui fallait bien ça ! Elle le sentit légèrement déboussolé à l'entente de sa question, et le fixa intensément, arquant elle aussi un sourcil. « J'entendais savoir par là si tu créchais ici. Parce que ça fait un an que j'ai posé mes valises ici, et  un mois à peine que j'y réside à plein temps. J'avais pas encore pris le temps de visiter tous les bars locaux.» Elle réprima un sourire. Ironie du sort. Les voilà, réunis dans leur ville d'habitation, après s'être découverts pour la première et unique fois dans un coin perdu du Pérou.
Provocant, l’œil brillant, il ne la lâchait pas du regard. Elle ne douta pas un instant de la véracité de ses paroles. Monsieur scandale. Elle soutenait son regard, lui, avachi dans son siège, décontracté, elle, bien droite, la tête légèrement penchée sur le côté, analysant chacun de ses faits et gestes. Malgré la brève panique qu'il avait suscité en l'alpaguant, elle ne pouvait nier qu'elle était heureuse de voir un visage familier, quand bien même ce visage lui avait fait vivre la décadence à l'état pure.  Et elle ne pouvait nier que même si elle l'avait voulu, elle ne regrettait pas pour un sou leur folle aventure.

Elle ne pût réprimer un frisson lorsqu'il approcha ses lèvres de son oreille. Elle ne savait pas si elle pouvait le croire. Ni si elle voulait le croire. Pourtant, c'était terriblement tentant. Son cerveau tout entier sonnait la sonnette d'alarme, mais ce soir, elle n'avait pas envie de l'écouter. Ce soir, Luan avait réussi à éveiller la Lou qu'il avait connu. Et généralement, c'était pas bon pour a suite des événements, si on leur attachait encore un peu d'éthique. Sourire franc, impossible à réprimer.
« C'est un test, Luan ?»
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MessageSujet: Re: look at the stars ☾ lou rosebury   Lun 1 Mai - 13:18

Au fur et à mesure de votre conversation, pour le moins sans queue ni tête d’un point de vue d’un éventuel observateur extérieur, elle semblait se décontracter un peu. Comme si elle arrivait à reprendre son assurance une fois le coup de la surprise passée. Tu ne savais pas si cela te faisait plaisir, ou au contraire si cela te dérangeait. Bien sûr que tu étais tombé amoureux de la Lou que tu avais rencontrée au Pérou – manière de parler, parce que ton cœur fait de glace était bien incapable d’aimer qui que ce soit, si ce n’était ta petite personne –, toutefois tu ne pouvais nier que cela te grisait profondément de savoir que tu pouvais intimider, impressionner autrui, avoir un certain pouvoir sur les personnes qui te côtoyaient. Tu avais bien envie de retrouver la Lou dépravée de cette nuit si spéciale, et passer un autre moment de pure débauche, comme tu avais l’étrange désir de l'effaroucher gentiment en lui rappelant tes capacités diaboliques.
Tu souris encore une fois. Encore un peu plus. Incapable d’empêcher tes lèvres de s’étirer fièrement. « J’aime bien cette définition. Ça a quelque chose de poétique. » Une poésie qui ne t’allait pas forcément. Une poésie complètement décalée avec la personne que tu étais. Une poésie qu’elle avait tirée par les cheveux d’une nuit qui n’avait en soi rien de bien poétique, sauf si cela avait été une pièce burlesque de Molière.

On t’étiquetait de diable, et même si ton égo surdimensionné appréciait la métaphore, tu savais aussi très bien que les autres êtres humains n’étaient jamais les petits anges qu’ils prétendaient être. Bien qu’ils s’efforçaient à garder un certain masque angélique, il suffisait d’un petit coup de pouce pour que leurs visages se déforment en une grimace clownesque. Et toi, tu n’aimais que trop bien les pousser dans leurs retranchements pour qu’ils révèlent leurs vraies natures. Tu étais bien heureux que Lou le reconnaisse, alors que d’autres se noyaient dans un certain déni. « Heureusement que tu m’as suivi de bon cœur, sinon tu sais que j’aurais mangé ton petit cœur tendre sans hésiter. » Tu aimais bien te donner le rôle du grand méchant loup, comme l’incroyable Lou le disait si bien. Toutefois, si effectivement tu aurais bien voulu la bouffer toute crue, tu avais aussi voulu tester ses limites, savoir jusqu’où elle pourrait aller. Et tu n’avais pas été déçu.
Si tu l’avais poussée dans ses retranchements, cherchais à ce qu’elle saute la falaise de ses limites, toi aussi tu avais forcé, cette nuit. Tu étais capable de tout, mais tu avais aussi désiré à faire le beau devant Lou, te pavaner, et provoquer la mort. État plus que douteux, tu avais eu un tel mal à aligner deux pas devant toi que tu étais tombé de ton alpaga lorsque tu avais voulu en chevaucher un… Un de ceux que vous aviez volé, contre toute attente.

Le serveur qui vit ton bras levé ne prit même pas la peine de venir près de toi pour prendre ta commande, ne te connaissant que trop bien, pour sa propre santé mentale, il t’apporta directement ton verre, doublant par la même occasion la commande de Lou.  Tu lui adressas un sourire alors qu’il échangeait ton verre vide contre un verre plein. Tu eus pour réponse un grognement étonné, franchement surpris de ta politesse charmante inhabituelle.
Tu haussas les épaules, prenant une bonne gorgée de cette drogue liquide bien trop agréable et légale – contre toute logique –. Tu buvais un peu trop, tu buvais un peu trop vite. Mais tu t’en fichais. Donc elle voulait en savoir un peu plus sur ta vie. Tu n’aimais pas trop cela, cela ne la regardait pas. Toutefois, tu savais aussi que tu ne pouvais pas lui en vouloir d’être décontenancée. « Ben… Ouais. Comme tu dis, j’ai déposé mes clics et mes clacs à Porto-Vecchio y a trente ans, plus ou moins.  Mais bon, le naturel nous rappelle à l’ordre par la force des choses, et cela ne m’a jamais empêché de vagabonder, explorer le monde. Comme tu le sais si bien. » Ton expression s’était faite brièvement plus sérieuse, soudainement. Cependant tes yeux n’avaient en rien perdu de ce pétillement bien insolent, qui t’était propre.
Tu récupéras ton sourire impertinent et arrogant presque immédiatement.
Ne jamais montrer de la vulnérabilité. De toute manière, il était bien connu que tu n’avais aucune faiblesse.

Le visage trop près du sien. Ou bien peut-être pas aussi près que tu l’aurais secrètement souhaité. Toutefois, tu envahissais déjà assez bien son espace vitale pour les convenances sociales, et même si tu n’en avais que faire de l’éthique morale et que tu adorais pousser mémé dans les orties, tu savais aussi que cet art se maniait avec précaution, agilité, et crescendo. Donc, alors que tu abaissais encore légèrement la tête, tu te dirigeas à la dernière seconde vers le creux de son oreille plutôt que ses lèvres. Cela aurait été déplacé, voyons.
Comme une danse que tu maîtrisais à la perfection, comme une danse sensuelle que tu connaissais dans les moindres détails, tu te reculas alors de quelques millimètres seulement, après lui avoir susurré tes mots empoisonnés contre sa peau douce, observant attentivement la moindre de ses expressions.
Gêne ? Dégoût ? Envie ? Curiosité ?
Tu ne fus pas déçu.

Souriant de toutes tes dents, comme si tu étais fier de toi, tu retournas dans ta position initiale : le dos contre le dossier, les bras fièrement étendu de part et d’autre du fauteuil, les jambes croisées vulgairement sous la table. Impossible de tenir en place. Petit gamin constamment excité, qui devrait prendre des pilules contre son hyperactivité. « Tester ? Ce n’est absolument pas mon genre, Lou. » Foutage royal de gueule. Elle aurait pu croire ton air faussement innocent, si tu avais fait l’effort de perdre ton sourire de fouteur de merde. Quel comédien. « Je te propose juste les plaisirs que la vie peut nous offrir. Mais tu n’as pas répondu à ma question, jeune Lou. Qu’est-ce que toi tu fous ici ? » Vous offrir sur un plateau d’argent. Et pourtant, trop de monde semblait ne pas voir les fruits défendus sous leurs pifs, peut-être trop proéminents, puisqu’ils n’arrivaient souvent pas à voir au delà. Toi, tu étais de ceux qui voyaient toujours trop grand. Et tu détestais te répéter, mais tu étais curieux. Et ce soir, tu pouvais bien te permettre d'être patient… Pendant quelques instants. Il ne fallait pas non plus abuser.


Dernière édition par Luan Wolf le Jeu 4 Mai - 12:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: look at the stars ☾ lou rosebury   Lun 1 Mai - 15:11

Lou sourit, petit rictus qui faisait remonter ses pommettes. Il trouvait ça poétique, ni plus ni moins. Ça, c’est de la poésie vachement branlante, parce qu’elle n’était pas inspirée par le beau. Non, selon Lou, ça tiendrait plutôt du fantastique, un fantastique à la Stephen King, cru, poignant, glaçant. Menaçant. Une histoire de deux belles personnes, animés par le désir de mettre leur vie en péril pour prendre leur pied. Contraste saisissant, qui donne un côté gangrené à chacun ; collés l’un à l’autre, ils se pourrissaient entièrement.
Était-ce si dramatique ? La plupart des gens aspirent à ce chaos, et refusent catégoriquement de se l’avouer, prétendants être des gentils petits citoyens, qui parfois gueulent un peu trop en soirée, dépassent la limite d’un orteil une fois dans leur vie, mais qui sont tout beaux, tout biens, des gentils petits citoyens. On aurait pu croire que la p’tite blonde était de cette trempe, douce et raisonnable qu’elle est. Mais si Luan tenait le rôle de Satan, Lou en était pour sa part le parfait suppôt. Non pas qu’elle aspirait à tracasser quiconque, mais qu’elle pouvait être tout autant inconsciente et téméraire que lui. Il avait réussi à se trouver une partenaire de jeu à sa mesure, quand bien même personne n’aurait soupçonné que la jeune femme pourrait incarner ce rôle.

Elle s’esclaffa de son rire doux et clair lorsqu’il endossa son costume de grand méchant Luan, menaçant d’un désir carnassier son p’tit coeur.
« Je ne t’aurais pas suivi si je ne le désirais pas. Tu n’es pas le seul à être complètement borné. »
Elle dégagea d’un geste souple ses longs cheveux sur le côté, pensive. Elle se demandait ce qui se serait passé si elle avait envoyer paître ce sacré personnage. Probablement qu’il se serait entêté, jusqu’à arriver à ses fins, quitte à la rendre folle. Ouais, elle le verrait bien faire ça. Il n’était certainement pas du genre à renoncer.
Ceci-dit, si Luan semblait exercer sur elle un certain attrait magnétique, elle se défendait instinctivement par son regard de biche et son sarcasme. Qu’est-ce qu’ils s’étaient chamaillés cette nuit-là, rivalisant tour à tour de leurs attraits mutuels pour avoir le dernier mot. Puis l’insolent avait mordu la poussière, littéralement, interrompant brièvement leur compétition. Ceci dit, Lou avait réussi dans la même soirée à se rétamer dans le lac Titicaca, ressortant trempée, les vêtements collés à la peau. Égalité.

Luan descendit encore une fois un verre. Il perdit un bref instant son sourire suffisant en lui expliqua qu’il habitait à Porto-Vecchio depuis une trentaine d’années. La jeune femme fronça légèrement les sourcils : il semblait se raidir à chaque fois qu’elle essayait de glaner quelques renseignements. Si elle lui posait des questions, c’était pas juste histoire de faire la conversation, elle voulait surtout en savoir un peu plus parce qu’il était là, sous son nez, et qu’elle ne connaissait pas encore biens les alentours. Rien de capital à ses yeux, quoi.

Il tenait son visage extrêmement près du sien, et elle ne comptait pas flancher, cette fois. Elle devait se reprendre en main, ou il la ferait tourner en bourrique. Elle redressa légèrement la tête, fixant ses prunelles fièrement. Elle se marra intérieurement lorsqu’il s’orienta subitement dans le creux de son oreille. Elle s’attendait à tout, avec lui. Après avoir susurré sa phrase empoisonné, il replaça à nouveau son visage tout près de celui de la jeune femme, une poignée de secondes, puis recula son dos dans son fauteuil, un sourire à l’allure victorieuse étirant ses lèvres.
Elle lui lança un regard réprobateur. Quel culot ! Lui, ne pas tester les gens ? Ne pas jouer ? Non mais quelle blague. Elle posa ses coudes sur la table, s’avançant vers Luan, le menton reposant dans le creux de ses mains.
« Quel grand seigneur ! Je serais tentée de te dire que je t’ai déjà répondu, mais tu ne vas pas me lâcher. Je suis venue ici pour me rapprocher de quelques personnes à qui je tiens. Et me refaire tranquillement quelques économies, par la même occasion. »
Elle ne tenait pas vraiment à lui révéler pour qui elle était revenue. Elle voulait laisser son frangin en dehors de tout ça. Et elle préférait également éviter que ce dernier puisse avoir vent de ses aventures. Du moins ce genre d’aventures là.

La revoilà dans la peau d’Eve, et lui se glissant dans les écailles du serpent de la genèse. Il susurrait au creux de son oreille, distillant son poison.
« Je ne te crois pas, Luan. Et quand bien même il t’en resterait, ils ne seraient plus consommables. Vieux de quatre ou cinq ans, même toi doit savoir que c’est pas un bon plan. » Piquante. Elle lui adressa une œillade charmeuse, lui tapota brièvement la joue, provocante. Il voulait retrouver la Lou qu’il avait connue ? Que le jeu commence.
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MessageSujet: Re: look at the stars ☾ lou rosebury   Jeu 4 Mai - 12:53

Entre vous, il y avait une ambiance particulière qui rendait la rencontre belle, presque fantasque. Une sorte d’alliance entre le sublime et le grossier, une sorte de suprême imperfection. D’un point de vue extérieur, on pouvait aisément se demander qu’est-ce qu’un voyou tel que toi pouvais bien faire attabler avec une mignonne demoiselle tel que Lou – qui pouvait sembler être douce, aux premiers abords, avec sa chevelure blonde paille –, si ce n’était du harcèlement. Que les apparences pouvaient être trompeuses ! Parce qu’effectivement, si tu avais une sérieuse tendance à vouloir bouffer le cœur – comprendront ce que les gens comprendront par cette métaphore – des quelques folles personnes qui osaient s’approcher de toi, il était vrai que tu avais été calmé dans tes ardeurs lorsque tu avais découvert la vraie personnalité – cachée – de Lou, et qu’elle t’avait suivi dans tes fantasmes contre toute attente. Une vie pleine d’aventures, contrecarrant la mort en voulant jouer avec elle.

Tu souris à sa réponse, par impressionnée pour un sous par la figure du grand méchant loup cannibale que tu essayais d’afficher. Bon gré, mal gré, jeu de comédien, ou l’étais-tu réellement ? Oh, tu savais qu’elle pouvait être bornée. Tu l’avais bien constaté au fur et à mesure de cette soirée passée, parfois à tes dépens. Toutefois, bornée ou non, tu pouvais te montrer plus que persuasif, et tu n’avais pas douté un seul instant qu’elle ne finisse par te suivre. Toutefois, c’était toujours mieux lorsque c’était de sa propre volonté. Tu n’aimais qu’un peu trop jouer avec la santé mentale des gens, néanmoins, tu appréciais tout autant prendre ton temps et les voir tomber doucement dans la folie, surtout lorsqu’ils le faisaient de leur plein gré. Le commun des mortels, alors.

Pas con – enfin, d’une certaine manière –, tu te doutais bien que cette nuit ne pourrait jamais ressembler à celle que vous aviez vécue il y a quelques années au Pérou. Outre le dépaysement certain d’un pays fort fort lointain, vous vous étiez retrouvés enfermés, à deux, dans une bulle fort agréable, presque fantasmatique et irréelle, qui vous avait porté dans des contrées péruviennes – presque imaginaires, parce que sorties tout droit de vos cerveaux enivrés – inattendues. Aujourd’hui, ici, à Porto-Vecchio, il y aurait bien trop de conséquences… en plus des restrictions bien réelles. Comme si tu en avais eu un jour quelque chose à foutre.
Toutefois, malgré cet élan de lucidité notoire, ce début de soirée étrange en avait tout de même pris une route assez similaire. Pente dangereuse, semée d’embuches. Un peu à l’image de l’attraction que tu exerçais sur la petite Lou, lorsque vous étiez ensemble vous étiez instinctivement attirés par l’adrénaline de l’aventure improbable.
Grande différence qu’il n’y avait pas d’alpagas à voler et que tu ne pourrais pas te venger en riant très fort lorsqu’elle était tombée dans le lac Titicaca, ressortant bien moins gracieusement qu’une sirène l’aurait fait. Tu avais peut-être mangé la poussière, gardant une sale écorchure sur la pommette pendant quelques jours, mais elle avait prouvé qu’elle était loin d’être un petit poisson dans l’eau. Cependant, ta revanche avait été de courte durée, puisque ton rire tonitruant et ivre avait fini par effrayer ton alpaga et que tu avais dû lui courir après sans réussir à le rattraper. Vos cris réciproques, puisque tu avais été illogiquement furieux de constater que vous alliez devoir chevaucher un alpaga à deux, n’avaient pas été plus discrets. Et tu aimais bien gueuler, plus fort que l’autre, avoir le dernier mot.

Écho d’un rire péruvien passé, tu pouffas joyeusement à son regard désapprobateur. Et bien voyons, c’était peut-être du foutage de gueule que de vouloir jouer l’ange innocent, celui qui ne teste jamais autrui, cependant Lou ne trompait personne non plus à vouloir jouer la moralisatrice sage à te lancer un regard presque choqué. Ton ricanement se mua en un sourire joueur et intéressé lorsque ce fut à son tour d’approcher son doux visage du tien, aux traits un peu plus durs. Attentivement, tu observas la moindre de ses expressions.
Ce fut à ton tour de prendre un air outré, en rajoutant une couche lorsque tu posas ta main sur ton cœur. « As-tu douté un seul instant que je n’étais qu’un gentleman ? J’en serais presque déçu, Lou. » Atchoum. Cela ne saurait être plus faux, et tu le savais. Ce n’était pas de la mauvaise foi, tu jouais seulement la comédie une fois de plus. Il n’y avait pas plus égocentrique et machiste – surtout quand tu avais un coup de trop dans le nez – que toi. Et tu assumais. Oui, tu assumais toujours tout. « T’ai-je déjà harcelée, Lou ? Non, je voulais dire… Tu fais ce que tu veux de ton cul, que tu te sois posée à Porto-Vecchio ou à Singapour, je n’en ai rien à foutre. Je voulais plutôt dire : qu’est-ce que tu branles au Hit Me Daddy ? Je savais bien que tu avais un penchant pour la débauche, cependant… » Grande classe, Luan. Le naturel revenait toujours au galop, et chez toi on pouvait aisément le déceler à travers ta vulgarité. Dire que tu venais d’un milieu riche et mondain, tu n’en donnais pas du tout l’air – sauf lorsque tu faisais un effort –.
Tu n’aimais pas particulièrement révéler ta vie privée, alors tu essayais le plus possible de respecter celle des autres – ce qui était aussi absolument faux, puisque tu étais d’une nature affolement curieuse –, néanmoins le Hit Me Daddy était ta maison, et tu adorais savoir tout ce qu’il s’y passait… Surtout si ta Lou péruvienne commençait à venir hanter ces lieux.

Les rôles avaient été de nouveau inversés, et vous repreniez vos positions initiales, vos positions naturelles, celles qui n’étaient que pure logique. Toi dans le personnage du vil serpent susurrant tes paroles empoisonnées à l’innocente et naïve – pas autant que cela, mais bon – Eve, pour qu’elle croque une nouvelle fois la pomme de la perdition. « Tu ne me crois pas ? T’ai-je déjà menti ? Je ne suis peut-être pas Walter White, mais je connais mon rayon sur les drogues. Celle-ci… Celle qu’on a prise au Pérou, je pense qu’elle pourrait bien t’étonner, encore une fois. » La tentation. La mauvaise et vile tentation. Après tout, tu ne savais faire que cela, jouer l’Oscar Wilde moderne et tenter les gens pour qu’ils finissent par céder… Céder à leurs plus sombres desseins.

Le verre encore et toujours vide, le serveur n’était pas aussi rapide que tu l’aurais voulu – ce n’était pas vraiment de sa faute, c’était bien toi qui avais une descente vertigineuse –. De plus, il n’avait probablement pas envie de voir ta sale tronche toutes les minutes. Alors, tu le hélas, une nouvelle et dernière fois, lui commandant de t’apporter la bouteille, plutôt que verre par verre. Tu lanças un sourire de sale garnement à Jacky, le videur que tu aimais faire tourner en bourrique, qui te zieutait depuis tout à l’heure, aux aguets, surtout qu’il savait que cela pouvait mal tourner lorsque tu prenais directement la bouteille entière. « Alors, petite Lou, tu as des plans pour ce soir ? Que je puisse les contrecarrer avec ma bienveillance habituelle. » Oui, parce que maintenant qu’elle était en face de toi, tu serais bien triste si elle venait à te laisser aussi tôt dans la soirée pour quelque chose d’autre.
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MessageSujet: Re: look at the stars ☾ lou rosebury   Jeu 4 Mai - 23:14

Lou leva brièvement les yeux au ciel, un léger sourire aux lèvres. Elle en avait croisé, des beaux parleurs et des comédiens dans sa jeune existence. Mais celui-ci pouvait prétendre à la palme d’or, que ce soit de l’arrogance ou du culot. Non mais sérieusement, voilà qu’il se disait gentlemen ? Sans rire. Cette fameuse soirée, où elle s’était vautrée, allez savoir comment, dans ce maudit lac. Elle était là, les fesses dans l’eau, une algue dans les cheveux, à rire comme une enfant et à geindre en même temps. Il aurait pu l’aider à se relever, lui proposer sa veste, ou même rire un peu mois fort – parce que sérieusement, son rire se répercutait dans tout l’espace. Mais non. Il avait plutôt opté pour lui attraper la main, et une fois remise sur pied, il l’avait repoussée sans ménagement à la flotte, son rire plus retentissant que jamais. Saligaud. Et il était là, la main sur la cœur, en faisant des tonnes, un air outré sur la face mais les yeux plus rieurs que jamais. Elle claqua de la langue, légèrement agacée.
« Il ne suffit pas d’avoir un costume, du fric et un accent anglais pour être un gentleman. Et ne nous voilons pas la face, c’est pas un truc fait pour toi. »

Vidant son verre d’un trait, elle se raidit à l’entente de ses prochains mots. Elle n’aimait pas prendre de pincettes, elle se moquait de sa vulgarité. Elle préférait justement que les gens aillent droit au but. C’était pas tant qu’elle ne comprenait pas les sous-entendus ou l’ironie - bien au contraire, elle savait les manier avec brio – mais elle avait tendance à être perdue dans certaines situations, si on lui disait pas clairement les choses. Cependant, là, il y était allé un peu fort, trop straight to the point. Et elle n’appréciait pas des masses la pique qu’il lui lançait, ni cette question qui revenait sans cesse. Elle avait quand même droit de poser ses fesses là où ça lui sied, merde.
« Comme si tu étais du genre à harceler les gens. Même simplement prendre des nouvelles, je parie que t’as du mal. À la base, j’étais là pour le boulot. J’ai commandé un verre, après avoir pris quelques photos. »
Hm. Peut-être un poil trop sur la défensive, sur ce coup-là. Après tout, il était en droit de poser la question : à ce qu’elle avait compris, il était un peu une figure emblématique du Hit me Daddy, dans le genre pilier de bar. Tiens, elle se demanda si il avait songé à se tatouer une toile d’araignée sur le coude. Elle lui dédia un léger sourire, histoire d’arrondir les angles. Mais bon, avec son caractère de bourrin, il n’avait pas de quoi s’offusquer d’une réponse sèche de temps en temps. Après tout, le connard de service, c'était lui.

Il se remit à lui parler d’une voix suave, cherchant à l’attirer dans ses filets, le visage toujours trop proche du sien si on se fiait aux convenances sociales. Elle se mit à rire, un petit rire, atténué, enfantin. Elle l’imaginait dans le rôle de Kaa, à chanter de sa voix sifflante : « Aie confiance, crois en moi. », avec ses yeux toujours plus grands, sur le point de te happer et de t’envoyer dans une autre dimension. En l’occurrence, cette idée semblait s’accorder parfaitement aux intentions de Luan. Lou lui sourit, un de ces sourires en biais accompagné d’un regard par dessous dont elle avait le secret. Généralement, ça ne présageait rien de bon. Ou plutôt, rien de raisonnable. Elle savait qu’elle était au devant d’une pente glissante – et encore, c’est un euphémisme, cette pente là est tellement lubrifiée que même de la cire à épiler la dévalerait à toute vitesse.

Lorsque Luan se détourna d’elle pour rappeler le serveur, la jeune femme observa intensément cet homme, ses pattes d’oies, discrètes mais bien présentes, qui ne ternissaient pas l’éclat de ses billes d’acier. Ses cheveux, qui grisonnaient timidement. Sa mâchoire carré, qui semblait ne jamais vouloir rester tranquille. Elle analysa le mouvement de ses lèvres qui s’étirèrent en un sourire moqueur et provoquant  lorsqu’il croisa le regard du videur. L’on déposa – enfin - une bouteille de scotch sur la table, et il reporta son attention sur elle. Elle continua à le fixer, se mordillant inconsciemment la joue, pensive, à peine consciente que le fait de river son regard sur quelqu’un et ne pas le détourner, sans rien dire, pouvait être perçu comme, disons, inconvenant, voire même effrayant. À peine consciente qu’elle continuait pourtant de le faire. Cet homme avait cet aura tout particulier, un aura qui poussait à ne plus se soucier de la raison. Et en vrai, ça lui faisait peur, quand bien même elle préférerait se couper la langue que de lui avouer – ça lui ferait probablement bien trop plaisir.  Elle sursauta légèrement à l’entente de sa question, battit brièvement  des cils en reprenant ses esprits. « C’est déjà fait. Je pensais juste boire un verre, puis rentrer. Et voilà que j’en suis à mon troisième whisky, qui plus est en ta compagnie. »

Elle lui sourit. Oh, elle avait bien compris qu’il ne la laisserait pas s’en tirer si facilement. De toute façon, elle n'en avait pas envie. Il avait éveillé son intérêt. Elle sentait l’appel de l’aventure, l’appel de l’adrénaline. Puis après tout, elle était encore un peu en terrain inconnu. Elle vida d’un trait le verre qu’il avait eu la galanterie – lol – de lui resservir. Elle s’installa plus confortablement dans son fauteuil, jambes croisées et léger sourire joueur aux lèvres.

« Je ne pensais pas dire ça un jour, mais mon cher Luan, je suis à toi pour la soirée. »

Après tout, il fallait fêter dignement ces retrouvailles. Puis elle en avait sa claque de marcher droit.
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MessageSujet: Re: look at the stars ☾ lou rosebury   Ven 5 Mai - 13:18

Tu ne trompais personne. Bien que tu sois un merveilleux comédien et que tu savais être plus que poli lorsque les circonstances l’obligeaient, ou plutôt lorsque tu le voulais puisque personne ne t’obligeait à rien, n’en faisant toujours qu’à ta tête, tu n’étais absolument pas un gentleman. Bien que tu avais été éduqué avec les valeurs de la classe anglaise bourgeoise, et que tu en connaissais les codes par cœur, tu avais fait le choix de ne pas t’en préoccuper. Non, tu n’étais absolument pas un gentleman. Tu le savais. Lou le savait. Le monde entier le savait – oui, même les gens qui ne te connaissaient pas –.
Quel culot de prétendre être un gentleman alors que tu n’avais fait que rire vulgairement lorsqu’elle s’était rétamée dans le lac. En réalité, non, tu n’avais pas fait que rire. Elle aurait pu très bien s’y noyer, dans ce vaste lac, vu que la seule source de lumière avait été la lune, et surtout vu tout l’alcool que vous aviez bu ainsi que toutes les drogues que vous aviez avalées. Mais non, rien à foutre, même pas peur. Tellement pas peur que tu l’y avais poussée une nouvelle fois dedans. Tu l’y avais poussée une nouvelle fois dedans, alors que tu semblais lui proposer gentiment ta main pour l’aider à en sortir, galérant visiblement à s’extirper de l’eau pour atteindre la rive sèche. Tu aurais pu t’en arrêter ainsi. Mais alors que tu revenais, essoufflé, après avoir pourchassé en vain ton alpaga qui avait fui au son tonitruant de ton rire, tu avais joué au sage. Tu lui avais dit qu’il était mieux pour elle de retirer ses vêtements mouillés parce qu’elle allait attraper froid et une certaine pneumonie – malgré la chaleur ambiante de la nuit –, et que tu allais lui donner tes vêtements secs à la place, pour la réchauffer. Elle s’était finalement déshabillée, et une fois qu’elle s’était retrouvée en sous-vêtements, tu avais jeté son t-shirt et son jean le plus loin possible dans le lac, et bien évidemment tu n’avais même daigné retirer ta veste pour elle. C’était qu’elle était jolie, en sous-vêtements et humide, et tu appréciais les jolis paysages.

Elle roulait des yeux. Tu l’exaspérais. Tu l’exaspérais, et pourtant elle restait bien assise à sa place, bien en face de toi. Tu l’exaspérais, et pourtant elle restait auprès de toi, magnétisée par ton charisme dangereux. Tu l’exaspérais, et pourtant elle semblait en redemander, jeune femme insatiable – les meilleures, selon toi –. Sa réponse fut cinglante, mais légitime. Et ne fit qu’agrandir ton sourire de petit con, fier de toi, fier de la personne que tu étais. « J’en serais presque vexé, si ça n’avait pas été la vérité. Mais certes, je plaide coupable. Et tu serais étonnée à quel point je peux tromper lorsque je porte un costume. » Faute avouée à demi pardonnée ? Probablement pas. Et tu ne portais plus de costume, à part lorsqu’une grande occasion se présentait parce qu’effectivement tu possédais ton lot de costumes qui coûtaient trois fois le salaire d’un fonctionnaire normal. Trop contraignant, trop étiqueté bourgeois, toutefois il était vrai que tu étais beau en costume, et que tu pouvais tromper presque n’importe qui sur ta vraie nature lorsque tu en enfilais un.

Tu haussas un sourcil à la réaction de ta partenaire. Bien sûr, tu n’aurais pas dû être étonnée de la voir s’agacer un peu. Après tout, tu t’obstinais à pousser mémé dans les orties à vouloir savoir absolument ce qu’elle foutait au Hit Me Daddy. Mais tu t’en fichais. Tu t’en fichais de ce qu’elle pouvait penser, tu t’en fichais si tu la rendais réellement furieuse. Tu étais curieux, tu aimais tout savoir, et tu ne t’arrêtais pas jusqu’à ce que tu arrives à tes fins.
En temps normal tu te serais peut-être contenté de la réponse, et n’aurais rien dit de plus, toutefois cela fit tilt dans ta tête. « Putain ! C’est toi la reporter qui est venue interviewer Eze et faire un article sur le Hit Me Daddy. » La réalisation te fit exploser de rire, un peu comme le rire que tu avais eu lorsqu’elle était tombée dans le lac. Un rire que tu n’arrivais pas à contrôler, un rire que tu n’arrivais à arrêter. Il y avait quelque chose de très ironique quant à la situation, qui te plaisait énormément. Dire que Ezekiel avait paniqué toute la journée pour ce reportage alors que la journaliste était une dépravée aussi. Si seulement il savait.
Tu finis quand même par t’arrêter de rire, essuyant tes yeux humides. Tu lui aurais bien dit de ne pas te mettre dans l’article parce que cela ferait de la mauvaise pub au bar, mais tu te doutais bien qu’elle n’avait pas forcément envie de parler de toi.

Détournant quelques secondes ton attention de Lou dans le but d’étancher ta soif éternelle – parfois tu avais l’impression d’être un vilain d’une histoire mythologique grecque, et Zeus t’aurait puni en te jetant une malédiction, comme quoi tu aurais toujours soif –, et tu sentis son regard peser sur le derrière de ta nuque. Tu ne dis rien, tu ne fis rien. Étonnamment, tu ignoras l’intensité de son regard, alors que tu aurais très bien pu faire une remarque déplacée. Même lorsque tu reportas son attention sur elle, et qu’elle te fixait encore de cette manière intense. Tu avais presque l’impression qu’elle te déshabillait du regard. Tu n’aimais que trop avoir ce genre de pouvoir sur autrui.
Plus qu’heureux, tu claquas des mains. « Adjugé vendu. Ce soir nous faisons don un revival de notre cher Pérou. » L’accent qui roulait agréablement sur la langue, le mot anglais sorti d’une manière experte et joyeuse. Tu annonçais directement la couleur. Néanmoins, après tout, si elle t’offrait corps et âme pour la soirée, c’était bien ce qu’elle voulait aussi, n’est-il pas ? Elle était à toi pour la soirée ? Tu ne pouvais t’empêcher de penser qu’elle était à toi pour beaucoup plus. Après tout, la preuve était que cette nuit au Pérou ne devait qu’être un coup d’un soir – métaphoriquement parlant –, et pourtant vous voilà de nouveau réunis.

Guilleret, plus que tu n’aurais dû l’être et cela n’engageait rien de bon, tu te levas de ton siège, avant d’engloutir goulûment la fin de ton verre. Tu allais directement au bar, payer toutes les consommations rapidement – cela en était presque inhabituel que tu paies tes verres au Hit Me Daddy –. « Je te prends la bouteille aussi. » Ne demandant même pas la permission, tu déposas un gros billet sur le comptoir, n’attendant pas non plus la monnaie. Tu revins chercher Lou, lui tendant presque élégamment ton bras, avant d’attraper la bouteille et te diriger vers la sortie. « Après vous, my lady. » Ce que tu en étais presque gentleman, à lui tenir la porte et la laisser passer devant toi.
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