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 it won't kill ya ☾ lou rosebury

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MessageSujet: it won't kill ya ☾ lou rosebury   Ven 5 Mai - 16:10

Le sourire encore bien en place sur le visage, étirant tes lèvres de part et d’autre de tes joues, tu étais peu concentré sur la route alors que tu tenais de manière nonchalante et assurée le volant, le pied confortablement installé sur l’accélérateur. Pas encore ivre, l’alcool te sifflait néanmoins d’une manière atténuée les oreilles, et tu savais très bien que si une voiture de poulets passait dans le coin et qu’ils osaient te faire souffler dans l’éthylotest, ils t’embarqueraient de suite. Rares étaient les fois où cela t’était arrivé, mais cela t’était quand même arrivé quelques petites fois, et tu continuais toujours à pousser les limites du destin un peu plus loin, pousser ta chance jusqu’à ce qu’il t’arrive réellement une merde.
S’il venait à t’arriver un événement malheureux, c’était une chose. Toutefois, cela en était une autre lorsque tu entraînais d’autres personnes dans tes conneries.
Comme cette fois où tu avais renversé ce gamin sur le passage piéton parce que tu étais bien trop bourré et drogué. Un gosse qui avait plus ou moins l’âge de tes propres enfants, et qui faisait à présent partie de ta vie. Léandre. Et pourtant, tu ne semblais pas éprouver quelque remord qui soit. À croire que tu n’avais réellement pas de cœur.
Aujourd’hui, c’était la toute aussi jeune Lou que tu guidais jusqu’en enfer.
Néanmoins, elle avait déjà visité les bas fonds de ce monde chaotique en ta compagnie, et en était ressortie la tête haute avec brio. Si la chance était encore une fois de son côté, elle s’en sortirait une nouvelle fois indemne.
Et bien que tu ne croyais pas du tout en ces farces tel que le karma, une part de toi ne pouvait s’empêcher de penser que le karma était une sale pute.
Tu avais juste eu de la veine jusqu’ici. Les autres pouvaient-ils en dire autant ?

Vous auriez pu errer dans les rues de Porto-Vecchio sans but certain, tu savais très bien que vous auriez trouvé des conneries à faire, et que vous vous seriez tout de même amusés. Surtout le quartier nord de la petite ville corse. Tu avais beau habiter dans le quartier ouest luxuriant, c’était bien au nord qu’on s’éclatait le plus et où tu trainais le plus.
Mais non. Tu savais très bien où tu voulais aller, et alors où tu allais prestement.
Tu te garas donc devant l’église Saint Jean-Baptiste, un sourire narquois à l’égard de Lou lorsque tu cessas de faire vrombir le moteur. « Prête à soutenir le regard omniscient et jugeur de Dieu, jeune Lou ? Prête à confesser tes péchés ? » Il y avait une légende qui disait que lorsqu’une personne qui pénétrait l’enceinte d’un lieu sacré, tel qu’une église, et se sentait immédiatement mal à l’aise, alors cette personne avait des choses à se reprocher et le poids du regard de Dieu pesait sur ses épaules. S’il y avait bien une personne qui aurait dû être dans ce cas et se sentir mal à l’aise, cela aurait dû être toi. Mais non. Tu foulais du pied le carrelage béni des lieux saints sans une once de culpabilité ou de morale, admirant la beauté évidente des mosaïques et de l’architecture dans sa globalité, alors que ta présence même en ces lieux n’était que pur blasphème.

Tu sortis de la voiture, claquant bruyamment la portière et ne prenant même pas la peine de verrouiller ton véhicule alors que tu t’éloignais déjà – de toute manière il n’y avait personne dans les parages, et même si c’était une belle bagnole, peu de gens oseraient te voler devant la maison de Dieu, et de plus tu te ferais un malin plaisir à les traquer et à leur casser sévèrement la gueule –, ne prenant pas non plus la peine de tenir la portière à Lou et de l’attendre. Tu avais été quelque peu gentleman lorsque vous étiez sortis du Hit Me Daddy, il ne fallait pas non plus pousser le bouchon trop loin.
Tu ne te dirigeas pas non plus droit vers la grande porte en bois de l’église, préférant contourner la structure ancienne en pierres, pour en faire le tour et te retrouver derrière. À cet endroit, se trouver un cimetière. Quelle idée glauque et tordue que tu avais encore eue. « Dis-moi, Lou, tu as peur des fantômes ? » Bien évidemment, c’était une question purement rhétorique, mais, oh ! qu’est-ce que tu aurais aimé qu’elle ait vraiment peur des esprits… Cela aurait rendu la chose tellement plus intéressante.
Le sac à dos élimé parfaitement en place sur le dos – parce qu’il fallait bien quelque chose pour pouvoir porter les bouteilles, et différents matériels que tu avais apporté –, tu te mis à grimper dans un arbre. Et bien, oui. Les cimetières étaient interdits d’accès au public la nuit, et le grand mur en pierres vous obligeait à devoir escalader un petit peu. Bien qu’il était fort simple d’enfreindre les règles lorsqu’on savait s’y prendre. Tout un art. Tu montras le chemin à prendre à Lou, l’aidant quelque peu de ta voix – elle était bien assez grande pour se débrouiller toute seule, et elle t’aurait déçue du contraire –, avant de sauter et d’atterrir de l’autre côté. Tu l’entendis faire de même quelques secondes après toi.
Grimaçant inconsciemment de douleur, tu te massas ton épaule gauche. Épaule gauche qui te faisait parfois souffrir à cause d’une ancienne blessure mal cicatrisée.
Tu sortis une lampe de poche de ton sac pour vous éclairer, puisque la lune était la seule source de lumière actuelle. Par la même occasion, tu t’allumas une cigarette, la fraise flamboyante ressortant dans la nuit noire. « S’il s’avère que les zombies existent réellement, c’est chacun pour soi. » Avertissement inutile. Avertissement plein d’humour qui voulait aussi tout dire. Oui, s’il y avait une couille, peut-être que tu viendrais à son secours, si ce n’était pas trop dangereux pour toi. Si tu sentais un pépin contre ta petite personne, tu la laisserais croupir dans cet endroit morbide.
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MessageSujet: Re: it won't kill ya ☾ lou rosebury   Sam 6 Mai - 19:33

Il roulait trop vite, ce con. Un sourire satisfait, qui n'avait pas quitté ses lèvres depuis leur départ du Hit me Daddy, trônait sur sa figure, pendant qu'il roulait de manière décontractée, une main sur le volant, le pied scotché à l'accélérateur. Elle avait bien conscience qu'il ne valait mieux pas qu'elle lui fasse de remarque : ça le pousserait probablement à conduire encore plus imprudemment.
Et puis, après tout, c'était de la faute de Lou si elle avait accepté de monter dans sa voiture, il ne l'y avait pas balancée pieds et mains liées. Tant pis pour elle, ça faisait parti du « contrat ».
Il ne lui avait pas dit où ils allaient, et elle n'avait pas insisté. Elle le découvrirait bien assez tôt, elle le savait. Elle regardait alors les rues défiler à toute vitesse par la vitre teintée, notant qu'ils s'éloignaient irrémédiablement du centre ville. Elle tapotait machinalement de ses doigts sur sa cuisse, curieuse de découvrir où diable Luan pouvait-il l'emmener.

Et quelle ne fût pas sa surprise quand il sa gara devant l'église Saint Jean-Baptiste ! Elle répondit à son sourire narquois par un haussement de sourcils. « C'est une blague, Luan ? Ceci dit, je suis plus rassurée à l'idée de confesser mes pêchés si tu passes avant moi : je n'aurais rien de bien choquant à raconter, en comparaison. » Elle lui tira la langue, et s'extirpa de la voiture, admirant la façade. C'était un bâtiment magnifique, riche de mosaïques et de fioritures taillées à même la pierre. La rosace en vitrail semblait avoir l'éclat d'un diamant, les étoiles jouant avec chaque parcelle qui la composait. La plupart des gens ressentaient une certaine présence, leur inculquant une solennité et une dévotion certaine, lorsqu'ils entraient dans l'enceinte de Dieu. Ce n'était pas le cas de Lou : généralement, elle entrait dans les églises pour être au frais lors des épisodes caniculaires, ou tout simplement pour admirer le bâtiment. Mais si elle n'était pas gênée par l'ambiance austère, un coup d’œil en direction de Luan lui appris qu'il en avait carrément rien à faire. Il parcourait l'endroit, son éternel sourire narquois plaqué sur ses lèvres, parfaitement à l'aise, se régalant de sa présence - amorale - dans un lieu de culte.

Lou lui emboîta le pas lorsqu'il contourna le bâtiment. Elle sentait l'idée glauque d'avance, et lâcha un soupir désabusé. Il s'arrêta à l'abord du cimetière, manifestement fier de son coup. Ah, comme il aurait aimé que la jeune femme craigne les esprits et l'entité supérieure barbue, elle en aurait mis sa main à couper ! Manque de bol pour lui, elle n'était pas crédule à ce niveau là. Elle en aurait peur si elle les voyait : pour l'instant, elle s'en foutait royalement. « Je fricote déjà avec les démons, ce ne sont pas quelques petits fantômes qui vont m'impressionner. » Elle lui adressa un clin d’œil, et l'observa grimper à un arbre, grimaçante. C'était bien sa veine ça. Pour une fois qu'elle avait des talons aux pieds, fallait escalader. Elle ronchonna dans sa barbe et enleva ses chaussures, qu'elle glissa dans son petit sac en bandoulière. Elle le suivit énergiquement, prêtant distraitement attention aux conseils qu'il lui donnait au fur et à mesure de leur escalade - elle se méfiait. Elle bondit à sa suite, et se réceptionna souplement sur le sol, à l'image d'un chat. Comme quoi, ça servait de s'obstiner à dormir dans des arbres lorsqu'elle voyageait. Elle lui adressa un sourire légèrement moqueur lorsqu'il se massa l'épaule. Karma, mon p'tit père. Elle fronça les sourcils lorsqu'il lui braqua brièvement le faisceau lumineux dans la face, histoire de la faire ronchonner, et s'alluma elle aussi une clope. Elle expira une bouffée, scrutant les alentours. « T'en fais pas pour moi, je grimpe et cours plus vite que toi. La force de l'âge, que veux-tu. Mais j'aimerais savoir... Qu'est-ce qu'on fait ici ?»

Non, parce qu’on allait pas tourner autour du pot pendant des heures. Il n’y avait probablement que lui qui pensait à aller dans un cimetière pour fêter des retrouvailles. Généralement, c’était plutôt les départs qu’on y célébraient. Lou voulait bien concéder à Luan qu’il était, disons, excentrique – pour ne pas dire complètement cinglé et amoral – mais tout de même. Pour le coup, elle ne l’avait pas vu venir, ce coup là.


Dernière édition par Lou Rosebury le Jeu 1 Juin - 19:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: it won't kill ya ☾ lou rosebury   Sam 6 Mai - 20:59


le petit passage du chat
même sa litière sent moins la merde que votre situation

Depuis de récents événements impliquant vols et recels de plaques funéraires (un coup de Jeanine et Bertrand du club de bridge), la mairie a décidé d’apporter une attention plus particulière au cimetière pendant la nuit. Il arrive donc qu’une pauvre âme payée trois clopinettes fasse le tour des pierres pour s’assurer qu’aucun vandale ne s’adonne à des activités lugubres comme contacter l’au-delà ou profaner la tombe de tonton Michel pour lui chourrer les derniers chicots plaqué or qu’il lui reste. Manque de peau pour vous, vous apercevez au loin la lumière d’une autre lampe torche qui s’agite. Depuis son poste, le garde a cru apercevoir une ombre se faufiler parmi les morts et décide de faire une ronde. Sous la panique, Luan Wolf dérape et s’écrase au fond d’une concession fraîchement creusée qui n’attend que son locataire pour le lendemain. Vous n’avez donc que deux choix, fuir le plus rapidement possible sans vous faire repérer ou bien vous assurer de passer incognito assez longtemps pour que le garde se désintéresse et que vous puissiez continuer de contempler le ciel étoilé depuis le lit de marbre de vos grands-mères.
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MessageSujet: Re: it won't kill ya ☾ lou rosebury   Mer 10 Mai - 13:28

Bien que tu te savais être un homme pour le moins imprévisible – et tu gonflais encore ton égo déjà surdimensionné –, tu appréciais autant à chaque fois constater les sentiments de surprise et d’incompréhension dans les yeux d’autrui. Certes, ce n’était que la seconde fois que Lou croisait ton chemin, et pourtant elle pouvait prétendre te connaître. Chose que l’on pouvait qualifier de ne pas très compliquée, puisqu’il suffisait d’écouter la réputation que les gens avaient faite de toi – on disait souvent que l’habit ne faisait pas le moine, toutefois, dans ton cas, lorsqu’on disait que tu étais Lucifer même, ils n’auraient su avoir plus raison –, mais Lou avait quand même une longueur d’avance sur certains. En une soirée seulement, elle avait vu ta vraie nature, elle avait vu que tu n’avais réellement aucune limite, elle avait vu que tu étais vraisemblablement la représentation humaine de Satan.
Alors, c’était encore plus jouissif pour toi de voir que tu pouvais encore l’étonner.
En même temps, il y avait de quoi, puisqu’il était presque ironique de ta part de te garer devant l’église alors que tu lui promettais une soirée de retrouvailles avec la débauche.

Elle te suivit, presque obéissante, complètement désabusée et absolument pas impressionnée. Tu l’observas une nouvelle fois du coin de l’œil lorsque vous vous arrêtâtes devant le cimetière, épiant ses moindres expressions.
Tu gloussas à sa remarque.
Elle n’avait pas tort. Elle flirtait déjà avec le roi des démons que tu étais, elle n’allait certainement pas avoir peur de tes sous-fifres. Cependant, tu aurais grandement apprécié qu’elle soit terrifiée secrètement, et qu’elle essaie de te montrer qu’elle était courageuse, alors qu’elle tremblait intérieurement. Dommage, ce serait pour une autre fois… Peut-être. En espérant qu’elle veuille bien remettre la partie.

Si tu n’étais pas en reste malgré ton âge, si tu étais encore bien en forme pour un bientôt quinquagénaire – quoique ton âge mental plafonnait à dix-sept ans –, grâce à tes nombreuses activités physiques que tu tairais, tu étais rattrapé par la réalité qu’effectivement tu pouvais très bien te faire rattraper du jour au lendemain par la jeunesse d’aujourd’hui. Tu grimaças méprisant, lorsque Lou sauta plus habilement que toi de l’autre côté du mur, à ta suite, ignorant la douleur lancinante qui pulsait dans ton épaule gauche.
Tu lui tiras la langue, réponse à son sourire moqueur et sa pique non subtile. « T’as peut-être l’avantage de la fraîcheur de la jeunesse, mais moi j’ai l’expérience d’un vieux qui a plus vécu… » Tu avais dit cela avec une certaine ironie – quoiqu’il y avait toujours un fond de vérité dans ce que l’on disait –, n’admettant jamais concrètement qu’effectivement tes années de jeunesse étaient derrière toi… Mais pas tes années de folie. Tu n’étais pas encore prêt à raccrocher et démissionner.

Tu fis quelques pas, t’enfonçant dans les profondeurs morbides du cimetière, avant de t’arrêter, te tourner vers Lou et braquer la lampe de poche sous ton visage, essayant de te donner un air effrayant ainsi. « On va profaner des tombes et violer des cadavres. » En réalité, on t’avait engagé pour, effectivement, profaner une tombe et ressortir un corps. Tu ne connaissais pas les raisons pour lesquelles tu devais livrer ce corps, bien que tu te doutais que c’était sûrement encore une affaire mafieuse où ils avaient tué le mec et ils ne voulaient pas que la police enquête un peu plus, mais cela ne te regardait pas. Puis cela ne te dégoûtait pas de devoir tomber nez-à-nez avec un cadavre pas encore décomposition. Tu embarquais juste Lou dans tes sales affaires, sans aucun remord ni culpabilité.

Le premier quart d’heure se passa sans accro, zigzaguant gaiement entre les différentes tombes, éclairant les noms affichés pour que tu puisses enfin trouver le gars recherché. Wanted, comme ils disaient au Far West – askip –. Un sourire victorieux vint illuminer ton visage lorsque tu le trouvas enfin. « Ahah ! » Onomatopée débile, qui rajoutait de l’absurdité à la situation.
Tu posas ton sac à terre, sortant la bouteille de scotch achetée au Hit Me Daddy, déjà presque finie. Tu en bus une grande gorgée avant de la passer à ta compagnonne, avant d’extirper une pioche et une pelle télescopique. Qu’est-ce que tu pouvais avoir louche quand même…
Tu n’eus même pas le temps de commencer à manœuvrer lorsque tes oreilles attentives entendirent un bruit, un mouvement à quelques mètres de vous. Immédiatement, tu éteignis ta lampe de poche, bien puissante, pour éviter d’être repéré. « Fuck. Ils ont dû être prévenus. » Tu remis tes outils d’ouvrier portugais dans ton sac avant de chopper Lou par le bras et trottiner d’un pas rapide pour semer l’emmerdeur qui veillait sur le cimetière.
Tu n’étais pas paniqué, tu étais habitué aux embrouilles en tout genre, toutefois, si tu avais déjà eu à faire à la police pour ivresse sur voie publique et atteinte à la pudeur – entre autres –, tu voulais vraiment éviter de les voir à cause d’une affaire pour laquelle tu avais été engagé. De plus, si tu n’étais pas complètement bourré, tu avais déjà bien bu, plus un joint dans la voiture pendant que tu roulais, alors tu n’avais plus l’esprit très clair – si un jour tu avais été sobre dans ta vie –.
C’est ainsi que tu ne vis pas le trou à côté de toi, dans ta hâte, et tombas la tête la première. « Fucking hell ! » Tu réussis à chuchoter, malgré l’effet de surprise qui t’avait intimé à parler un peu trop fort. Tu étais tombé pile poil sur ton épaule souffrante, qui n’arrangea pas la douleur que tu ressentais déjà ce soir.

Te relevant comme tu pouvais, la respiration saccadée à cause de la chute et de la douleur, couvert de terre, tu regardas autour de toi. Génial. Tu étais tombé dans un trou qui était en réalité une concession fraichement creusée – tu pouvais le savoir parce que tout cela puait l’humidité –. Le pire était que cette tombe faisait six mètres de haut, et que tu pouvais difficilement remonter par toi-même. « Fuck. Toute la famille est morte d’un coup ou quoi ? » Oui, tu étais grossier, mais on n’avait pas idée de creuser aussi profondément, merde. Tu levas la tête, regardant si Lou était toujours dans les parages ou si elle t’avait lâchement abandonnée. « Lou ! Sors moi d’ici ! » Lui murmurais-tu pour pas troubler le silence qui vous couvrait, mais assez fort pour qu’elle puisse néanmoins t’entendre. C’était fâcheusement ironique de voir à quel point cette soirée avec des similarités avec votre nuit au Pérou. Et c’était quoi cette farce ? Dieu voulait-il vraiment t’enterrer vivant ? Heureusement que tu ne croyais initialement pas au karma…
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MessageSujet: Re: it won't kill ya ☾ lou rosebury   Mar 30 Mai - 2:35

Lou le suivit d’un pas décidé, sans se laisser démonter, malgré l’endroit saugrenu choisi par son compagnon pour fêter leurs retrouvailles. La lueur de la lune étirait leurs silhouettes, mais n’était pas assez importante pour qu’ils se passent de lampes torches. Ils évoluèrent à un rythme tranquille entre les tombes, comme si ils faisaient leur petite promenade digestive. Sacré Luan. Même si il était encore sacrément bien conservé pour un type bientôt quinquagénaire - qui de plus se ruinait les neurones, le foie, les poumons et les reins depuis probablement une bonne trentaine d’année -, il fallait qu’il se fasse à l’idée qu’il n’allait pas en rajeunissant. Bien sûr, elle ne remettait pas en cause sa fougue, bien conservée, mais c’était un miracle qu’il soit dans cette forme « olympique » après tout ce qu’il avait fait subir à son corps. Cependant, elle fût presque étonnée de le voir grimacer et porter la main à son épaule : avec sa résistance béton, on avait tendance à le percevoir comme indestructible. Mais bon, même la roche finit pas corroder au fil des vagues. Luan était la roche, la grande et fière falaise, et les vagues, l’assaillant sans répit, étaient boisson et pilules et poudres en tout genre. Difficile de croire qu’il arrivait sur son demi-siècle.

Et encore plus difficile de le croire en le voyant rager parce que elle, sa cadette de vingt ans, sautait avec plus de grâce et était plus rapide que lui ! Mais quel enfant, dieu. Décidément, il ne se ferait jamais à l’idée qu’il approchait de plus en plus rapidement de ce qu’on appelait l’aire du troisième âge. Elle émit un son faussement méprisant en réponse à sa grimace, et manqua de lui rentrer dedans lorsqu’il se stoppa net, et se retourna en braquant la lampe sous son visage. Elle lui rit au nez, littéralement, et écarta sa main, de sorte à ce que son visage ne soit plus aussi « aveuglant ». Il avait beau l’agacer, elle aimait cette fausse candeur, ou plutôt ce côté enfantin qu’il pouvait avoir, à cent lieu de sa réalité quotidienne. Détonnant personnage qu’il était.
« Bizarrement, j’ai l’impression que tu ne blagues qu’à moitié. J’avoue m’attendre à un éventail d’aventures varié et fourni, mais là, je suis quelque peu… perplexe. Je te repose la question, plus sérieusement cette fois : qu’est-ce qu’on fait ici ? »
Une curieuse sensation parcourut son échine. Un pressentiment, confus, pas rassurant. Elle reniflait le coup fourré à dix bornes. Il avait beau être un homme excentrique, il ne l’avait certainement pas entraînée dans cette histoire d’effraction d’un cimetière juste pour le plaisir d’y déambuler au clair de lune, buvant des coups avec elle. Non, ça, elle refusait de le croire. Il ne lui avait pas tout dit à propos de cette petite excursion, et elle était bien décidée à lui sortir les vers du nez. Quoi que ce soit : pour le coup, la frousse n’était pas commune à la jeune femme. Bien que parfois, il aurait mieux valu.

Elle lui emboîta le pas dans les allées, s’amusant tout de même à piquer Luan, l’asticotant sans arrêt, émettant à haute voix des hypothèses farfelues sur la raison de leur présence sur ces terres, se faisant un malin plaisir à lui couper subitement la route dans le but de le faire trébucher – et si possible de s’étaler le nez dans le gazon, vieille rancune engendrée lors de leur rencontre initiale.
Elle sursauta lorsqu’il lui prit la fantaisie de pousser une exclamation victorieuse, s’arrêtant devant une tombe. Et resta bouche-bée lorsqu’il lui refila la bouteille de scotch, afin de sortir une… pelle ? Réellement ? Et voilà qu’il s’apprêtait à creuser, le plus naturellement du monde. Elle secoua la tête, tentant de se remettre les idées en place. La voilà complice d’une exhumation criminelle ? Elle ouvrit la bouche pour protester, lorsqu’elle perçut elle aussi un bruit, à quelques dizaines de mètres. Aussitôt, Luan se rua sur la lampe, qu’il éteignit, avant de remballer tout son matériel et agripper la jeune femme par le bras, l’entraînant rapidement à l’écart. Elle allait se dégager, prête à l’incendier, lorsqu’elle sentit sa poigne se desserrer et carrément disparaître, et entendit une fraction de seconde après un bruit de chute, accompagné de jurons. La jeune femme s’immobilisa, surprise, et s’accroupit précautionneusement, afin de tâter le sol. Et quel fou rire elle dût réprimer en sentant le vide sous ses doigts à quelques centimètres d’elle. Elle l’entendit maugréer en bas, à environ 6 mètres, ce qui faisait une belle petite profondeur. Au loin, la lueur d’une lampe torche se dirigeant dans sa direction attira son regard. Elle intima à Luan de la boucler, et alla rapidement se réfugier au haut d’un arbre, à deux mètres du trou. Dieu merci, il avait chuté avec son sac, elle pouvait donc grimper rapidement et dans un silence remarquable. Elle croisa les doigts pour que Luan ne fasse pas de boucan, et s’immobilisa, dissimulée dans le feuillage, assise sur un imposant nœud de branches. Les minutes s’étirèrent, paraissant interminables, lorsque le gardien passa enfin à côté de l’arbre, continuant son chemin. Par prudence, elle patienta dix minutes de plus, et observa avec un sourire satisfait l’homme repasser par le même chemin avant de s’éloigner pour de bon. Elle n’était même pas sûre qu’ils aient attiré son attention : il semblait plus faire une ronde de routine. Elle souffla, soulagée, et descendit de son perchoir. Elle retourna au bord de la concession toute fraîche, et se pencha précautionneusement, la voix rieuse.
« Tu ne te sens pas à ton aise six pieds sous-terres ? Toi qui te pensais dans un western, c’est cocasse. » Elle ria, amusée, se délectant de ce revers de karma. Elle reprit son sérieux, et cogita. Comment le sortir de là ? Elle avait bien une grande couverture, prévue initialement pour s’allonger à plusieurs sur l’herbe. Si elle la déchirait, elle pourrait faire une simili-corde, à la mode des prisonniers. Elle retrouva son sourire. Il était temps de le faire mariner un peu.

« Luan, mon cher loup, dis-moi... qu’est-ce que je gagne à te sortir de là ? J’ai comme l’impression que tu m’a entraînée dans un coup pas très net. J’irais même jusqu’à dire que tu m’en dois une, en absolution de tes bêtises. Alors, je réitère : qu’est-ce que tu pourrais bien m’offrir pour que je daigne te sortir de là ? »

Pas de raison à ce qu’il soit le seul à jouer, après tout.
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MessageSujet: Re: it won't kill ya ☾ lou rosebury   Jeu 1 Juin - 19:03

Malgré ce que laissaient penser ses paroles, Lou ne semblait pas très inquiète. Au contraire, elle s’élançait à ta suite, d’une gaieté presque morbide vu l’endroit dans lequel vous vous trouviez actuellement, déblatérant plein de conneries plus dans l’optique de te faire chier que de connaître réellement la raison de votre présence parmi les morts, cette nuit. Alors oui, elle te posait et reposait la question – que tu évitais, que tu ignorais, que tu détournais, parce que tu n’aimais pas à avoir te justifier et tu te plaisais à te donner un air faussement mystérieux –, toutefois tu te doutais que c’était plus par curiosité que par réelle peur. Peur de zombies, peur de fantômes, peur de se faire attraper par un hasardeux gardien, peur de toi… Non, rien de tout cela. Sinon elle ne gambaderait pas aussi joyeusement, tel Bambi qui réussissait à se mettre sur ses fragiles pattes pour la première fois. Tu râlais, parce que de toute manière elle agissait comme une enfant naïve et gâtée seulement pour t’agacer – t’avais l’impression d’être un grand-frère qui devait baby-sitter son bébé de sœur tout d’un coup –, alors tu te prêtais au jeu, toutefois, tu arborais discrètement un petit sourire en coin.

Votre petite balade pittoresque prit fin lorsque tu trouvas l’objet de tous tes désirs… Ou plutôt la pierre tombale qui décorait l’endroit où se trouvait le corps pour lequel tu avais été engagé. Pauvre petit cadavre qui ne savait pas dans quoi il allait être embarqué, alors qu’il n’était même plus en vie – définition d’un cadavre, me diriez-vous –. Après tout, cela se trouvait il s’était mis dans cette merde tout seul comme un grand durant son vivant, tu ne connaissais pas sa vie, tu ne pouvais qu’émettre des hypothèses. Et en réalité, pourri ou jeune homme exemplaire, tu n’en avais un peu rien à foutre. Une personne était une personne, qu’elle soit bonne ou mauvaise, et lui ne pouvait plus souffrir de tout cela, puisqu’il était mort. Cela ne servait à rien d’avoir une morale ou une éthique lorsqu’elle n’était pas nécessaire. Ah, le politiquement correct alors.
C’est donc sans aucun état d’âme que tu sortis ta pelle. Peut-être que tu aurais pu culpabiliser par rapport au fait d’avoir amené Lou avec toi, non ? Non. Bon. Très bien. Après tout, ce n’était pas ta faute si tu l’avais rencontrée le soir où tu devais exhumer un corps en décomposition. Cela lui fera juste une anecdote impromptue à raconter, n’est-ce pas ?
Cependant, tu n’eus pas le temps d’enfoncer ta pelle – et t’enfoncer par la même occasion – plus loin, et déterrer un peu plus du cercueil, puisqu’un faisceau lumineux au loin t’alerta immédiatement, et tu t’arrêtas dans ton geste. Si ton corps n’était plus aussi jeune qu’auparavant – tu essayais d’ignorer la douleur pulsante et persistante dans ton épaule –, ton esprit était resté toujours aussi vif. Alors, il ne te fallut qu’un quart de seconde pour tout ranger et décamper, t’assurant que Lou te suivait en la chopant doucement mais fermement par l’avant-bras. Malheureusement, tu avais beau être au sommet de ta forme – ou presque, on n’allait pas chipoter –, il fallait croire que Dieu t’avait oublié pendant de longues années – dossier enseveli sous une pile de papiers poussiéreux –, qu’il venait tout juste de retrouver ton cas, et qu’il allait abattre les foudres sur ta petite personne.

C’est ainsi que tu sentis le sol disparaître sous tes pieds, et que quelques dixièmes de seconde après tu sentis également de la terre dans ta bouche et partout sur ton visage.
Tu te relevas, légèrement assommé, ne comprenant pas du tout ce qu’il venait de se passer. Tu regardas en l’air, le ciel que tu pouvais encore apercevoir. Ah oui. Tu étais tombé, tombé dans un trou, un trou qui était une concession. C’était une mauvaise blague, cela ne pouvait pas être autre chose.
Le cœur battant à tout rompre et l’épaule plus réveillée que jamais, tu entendis avec soulagement Lou essayant de se retenir de rire. Oui, normalement tu aurais dû t’offusquer qu’elle se moque de ta tronche ainsi, mais au moins cela montrait qu’elle ne s’était pas barrée très loin, t’abandonnant à ton triste sort. Néanmoins, alors que tu l’appelais, dans l’espoir qu’elle te sorte rapidement de ce trou à rat, elle t’intima de la boucler et s’éclipsa. Tu grognas silencieusement de mécontentement, avant d’éteindre ta lampe torche, histoire de ne pas te faire repérer, parce que dans un tel pétrin tu ne pouvais pas t’en tirer à bon compte.

Finalement seul face à toi-même, ta première réaction fut d’essayer de remonter par tes propres moyens. Il fallait avouer que tu n’étais pas le plus patient des hommes, toujours trop pressé. Cependant, ce fut en vain. Déjà tu étais bien trop bas – six mètres, sérieusement, qui creusait des concessions de six mètres de haut en une seule fois ? n’importe quoi –, la terre était bien trop humide et s’écrouler sous ton poids, et ton épaule grinçait de protestation à chaque fois que tu essayais de la lever, de la bouger. Un simple mouvement venait à te couper le souffle. Ce n’était vraiment pas bon.
Alors tu pris ton mal en patience, douloureusement, et t’assis dans un coin de la concession, le plus naturellement du monde, alors que tu t’allumais une cigarette pour tuer le temps – et parce que tu étais aussi complètement accro à la nicotine –, ne pensant pas à un seul instant que l’odeur pouvait attirer le gardien déjà présent sur le site. Tu t’en fichais pas mal, au pire tu assommerais salement le mec. Ta patience avait atteint ses limites, qui étaient assez fines entre nous.
Puis, enfin, une voix te sortit de ton ennui mortel. Tu levas la tête, après avoir recraché la fumée et écrasé la cigarette. Ce serait drôle que le mort qui allait être enterré le lendemain soit mort d’un cancer des poumons à cause de tabagisme, cela lui ferait un petit souvenir dans l’éternité. « Un western ? Je serais plutôt le mec à enfoncer un poignard dans le dos de la personne, si celle-ci est déjà bien bourrée. Pas le cow-boy qui se prend pour un héros en dégainant plus vite que son adversaire dans un combat loyal. » Au moins tu étais honnête avec toi-même. Aucune fierté mal placée – atchoum – de ta part. Puis il valait mieux vaincre sans péril et triompher sans gloire, mais vivre vieux que mourir jeune parce qu’on a cru qu’on était super chaud alors que pas du tout. Et tu comptais bien vivre quelques décennies en plus encore, avec un peu d’espoir. « Je devrais être à mon aise parce que l’enfer se trouve justement six pieds sous terre ? TRÈS DRÔLE, ROSEBURY. » Cela ne te déplaisait pas lorsqu’on te comparait à Satan même – au contraire, cela flattait ton égo –, toutefois t’appréciais moyennement l’idée d’être enterré vivant. Déjà parce que, sans avoir peur de la mort, tu voulais vivre encore longtemps, et puis parce que cela semblait une mort totalement tragique, et pas assez théâtrale qui plus était.

Malgré la douleur fulgurante, aigue et lancinante dans ton épaule – il allait falloir que tu consultes, si elle ne s’atténuait pas un peu, putain –, la bonne humeur de Lou était contagieuse, et tu te laissas emporter par l’improbabilité de la situation. « Shit. Arrête de rire et aide moi. » Mais non, apparemment, elle avait décidé de te laisser mariner, mijoter, bouillir un peu plus longtemps, juste pour le plaisir. Après tout, c’était de bonne guerre. C’est exactement ce qu’il s’était passé au Pérou – métaphoriquement parlant –, lorsqu’elle était tombée la tête la première dans le lac Titicaca. « Déjà, je sais que tu les aimes, mes bêtises. Sinon tu m’aurais pas, une nouvelle fois, suivi de bon cœur. De deux, tu ne vas pas me faire croire que tu es choquée et déçue de mon coup pas très net… Comme si tu t’y attendais pas. » C’était inutile. Tu commençais à débattre avec elle, mais il n’y avait rien à discuter. Même si tu avais raison, tu n’aurais jamais le dernier mot, puisque c’était elle qui était en évidente position de force. Alors, tu soupiras, ravalant ta fierté mal placée – ah, que tu avais finalement –. « Qu’est-ce que tu veux, Rosebury ? Je te donne tout ce que tu veux. » Jeu dangereux, mais qui avait au moins le mérite d’être clair. De plus, quoiqu’elle souhaite, elle te savait très capable de tout et n’importe quoi.
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