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 midnight express ✰ otto

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Shitty family

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MessageSujet: midnight express ✰ otto   Lun 24 Avr - 20:40

c'est bientôt le début du jour.
c'est bientôt l'heure où madame va se lever pour entamer un boulot de merde, où monsieur va ronchonner parce qu'il veut pas se lever de son pieu. c'est bientôt le début du jour, et andrea lui il traîne sa carcasse dans les escaliers qui grincent. il est réveillé, peut-être trop. il a le coeur qui balance encore au rythme dansant du bar, il a des spasmes qui dégagent du bout de ses doigts. il est pas totalement démaquillé aussi - flemme passagère qui lui coûtera dès son réveil en voyant sa face de panda. il baille, fait craquer un peu son dos et remet correctement sur son épaule le sac de sport qui contient les tenues utilisées quelques heures auparavant. il s'arrête, il ouvre la porte et balance ses fringues dedans sans trop attendre. il referme, joue de ses clefs avec ses doigts, dévisage les étages qui se cumulent. il attend pas plus longtemps, andrea, c'est pas que ça devient une habitude, c'est juste qu'il aime bien parler à ce mec qu'est sorti de nulle part, qu'a l'air d'avoir trop vu. c'est même pas forcément parce que ses yeux ressemblent à deux globes.
c'est juste.
cette fatigue qu'il garde, qui se prélasse sous ses paupières, qui devient violette, bleue, qui tranche sa peau trop pale. ça le fait sourire un peu. il est pas trop comme les autres, otto. il est passé dans une télévision grise, a été délavé dans la machine - quelque chose de ce registre. il pince sa lèvre inférieure, enfonce ses poings dans sa veste, renifle avec nonchalance - ça casse le mythe de la danseuse, c'est pas plus mal. il toque. une fois puis deux, une troisième. enfin il se ramène, sans un sourire, sans un bruit trop conséquent, otto c'est le zombie déphasé de cette époque. ça le fait marrer un peu. alors andrea hausse les sourcils puis les épaules, le dévisage de haut en bas - encore habillé, il dormait pas, c'est un veilleur, une chouette gigantesque au bec acéré.
- j'allais dire désolé d'te réveiller mais... non. il claque un ronron amusé avant de jeter un coup d'oeil derrière l'épaule du type. pincement de lèvre inférieure. baaaah tu dors pas, j'dors pas, le hasard faisant bien les choses t'sais. j'compte pas encore pioncer. un temps. si t'as du temps à perdre ? et une vie à gaspiller. mais ça, ça se dit pas - c'est pas très poli.

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MessageSujet: Re: midnight express ✰ otto   Lun 24 Avr - 21:24

c'est passionnant un plafond vraiment, la tache d'humidité en haut à gauche, elle ressemble drôlement à une tâche de sang. le regard fixe sur le compteur du réveil, comme un compte à rebours, y a soixante secondes que séparent de la fin du monde, quand le chiffre va s'afficher tout rond en rouge fluo sur le mur, projeté comme dans une salle de ciné, la grande avant-première de la vie. c'est comme une miracle de le voir défiler, un clignement des yeux et tout peut changer, on dit que c'est un coup de le choper, quand les pixels se détraquent. un truc de gosse, une sale habitude qu'à la peau dure. elle comme une autre ça donne un peu de sens aux matinées nocturnes, quand il fait encore trop nuit pour être jour mais pas assez jour pour qu'on puisse vraiment appeler ça de l'encre. il a que ça à faire, attendre le moment où ça bascule, l'alarme qui sonne. comme à l'armée, se lever, une douche vite fait, s'habiller, c'est parti, la crosse contre la cuisse. ça c'est une bonne journée, deux trois plombs dans les dents sous la fumée d'une blonde allumée à l'allumette. mais là c'est plus une minute qu'il attend en réalité, c'est une heure, deux, trois. quatre, à la rigueur. et merde.
il tourne encore et encore dans ses draps froids et  froissés, avec la couverture, sans la couverture, oreiller ou pas, incapable de faire un choix. ça vient pas, le sommeil qui le fuit ce petit bâtard, il ferme les yeux, rideau, noir, c'est bien parti. il attend encore et encore et ça reste un écran vide sans image, pas de rêve, même pas de cauchemar. c'est vide, c'est triste, c'est monotone. puis il se redresse. c'est le signal. il l'attend pas, mais il sait le reconnaître, assez pour sauter au pied du lit et grimper dans ses baskets. il se croit même modèle quand il enfile un vieux pull, ça lui donne juste dix ans de plus. il en fait peut-être autant de moins, une gueule d'ado qui a raté sa soirée peut-être et trop de trucs dans les yeux pour que ce soit vrai. on part sur vingt ans de plus. un moment c'est dans ça tête, ça frappe contre sa tempe comme une migraine puis ça rengaine et c'est juste la porte qui est prise d'assaut. c'est le voisin.
c'est normal. il est normal. pas normal parce que c'est un voisin ou parce qu'y a encore le maquillage qui coule sur sa face de gamin, juste parce qu'il a de la couleur. andrea il est très vivant -peut-être un peu trop. peut-être que ça l'étouffe, mais otto ça lui coupe juste le souffle, comme un con à chaque fois, là devant sa porte. il sait à quoi s'attendre mais c'est une bouffé de chaleur, d'un coup. quelque chose se remet en marche là dedans.
je dormais pas. il attendait. j'attrape mes clopes et la bouteille  et on file. bouteille c'est un grand mot pour le fond de whisky qu'il arrive pas à finir. les clopes c'est autre chose. alors il prend un deuxième paquet dans sa poche et  y a son autre main qui tremble un peu quand il prend le trousseau. et le grand air enfin. t'as vraiment une sale tronche aujourd'hui tu sais voisin ? vous êtes tous dans le même état ou c'est toi qui est vraiment un cas désespéré il craque ses doigts, sa main désespérée à lui qui passe sur son visage, chaque soir il y croit qu'il pourra retirer le sommeil, mais quand elle tombe c'est toujours pareil. il critique pas vraiment, lui aussi il a ses after. after de journées. ça tiraille le nerf optique, c'est le grand vertige. jusqu'à ce qu'on franchisse la dernière marche, comme un vieux qui rampe jusqu'à sa jouvence, l'air frais de l'entre-deux jours, les toits. y a un truc avec les toits, c'est toujours un moment paisible. depuis des années. les beaux souvenirs, devant les étoiles et c'est tout le ciel qui l'accueille. et c'est encore meilleur qu'un lit. ce serait encore mieux sans son air d’alcoolo notoire et son cancer de poche. mais c'est comme ça, on fait avec, on se fait ses petits paradis artificiels en attendant le vrai. parce qu'après tout, c'est lui qui devrait  se dépêcher.
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MessageSujet: Re: midnight express ✰ otto   Lun 24 Avr - 22:07

dans le fond il connaît rien de ce gars. il sait qu'il s'appelle otto, ça s'arrête là. il peut approximativement estimer son âge, il peut éventuellement lui créer une vie - du reste il en sait pas plus. y'a juste son métier qui forcément a fait mouche dans ses oreilles, il fait parti du vieux de la vieille, de la flicaille qui tente à faire de ce monde un endroit meilleur à se bouffer - ou à l'empirer. il a la gueule à l'emploi, pour autant il fait pas jeune môme qui veut taper les méchants avec une massue. il ressemble plutôt à un lassé de la violence de ce l'univers, alors il fait. il sait pas trop pourquoi, mais il fait. ça lui donne une aura dégoulinante de pessimisme - ça fait autre dimension sur laquelle il pose les mains. alors il sourit andrea, parce que c'est ce qu'il sait bien faire et qu'on pourra pas lui reprocher - faux ou au contraire criant de vérité. il a pas le temps de dire ouf qu'il se déjà tacler, c'est vrai que le mascara qui dégouline ça lui donne ce mauvais air de junkie qu'a besoin de sa dose et se mettrait bien à genoux pour un snif sur la cuvette des chiottes. roulement d'yeux, il le suit en grimaçant. ses muscles commencent à chialer, à demander l'exile dans son plumard, il préfère les étouffer en se disant que ça passera - les petites courbatures après avoir trop donné du sien sur scène, ça vaut ce que ça vaut. ça le pousse à se faire morfler encore plus. et dehors, le vent vient croquer ses joues pour les rougir, le vent vient s'installer là où y'a des trous - et y'en a beaucoup, avec son pantalon déglingué pour incarner une adolescence flouée.
c'est tout plat sur le toit, il attend pas.
pas très longtemps avant de poser ses miches sur le sol sale, il l'invite à faire de même et croise ses bras sur son torse - c'est bien trop triste d'avoir pété la tirette de son seul moyen de protection.
- hé bah voisin, t'as une sale tronche mais pas qu'aujourd'hui. j'pense qu'une petite cure de pionce intensive te f'rais pas d'mal. oeillade complice, il garde le rictus chafouin à charge de revanche et regarde la ligne d'horizon qui se dessine. c'est toujours paisible à cette heure-ci. c'est pas comme dans les grandes capitales où ça se murge jusqu'à ce que le soleil soit à son zénith. ça s'apaise. ça laisse aller progressivement. et non j'ai juste eu - uh - t'sais la flemmite aigu, j'ai pas encore trouvé d'traitement pour ce cas. parce que là... j'veux même pas voir ma gueule dans une flaque, ça doit pas être top. inspiration profonde, ses doigts font mumuse avec les restes poussiéreux dans ses poches, il pince sa lèvre inférieure, mâchonne la peau morte et l'arrache. ça fait silence.
- j'me d'mande comment tu fais. pour bosser alors que t'as quoi... deux heures de dodo dans l'pif ? nan parce que, c'pas comme si t'étais secrétaire. là tu peux t'permettre de piquer un somme au taff à la limite... là t'es quand même parmi les héros de notre glorieuse cité. y recommence à rigoler trop franchement. il s'arrête après cinq secondes puis se remet à papillonner des cils. il est super le monsieur qu'est censé m'sauver les miches d'éventuels agresseurs. j'vais crever en deux-deux parce que tu s'ras trop en arrêt cérébral dans un coin.

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MessageSujet: Re: midnight express ✰ otto   Mar 25 Avr - 7:54

Le cylindre grésille, s'embrase. Porté à ses lèvres en coeur il a le goût de la victoire, du flambeau olympique entre ses doigts secs et osseux, la flamme qui s'éteint jamais. Médaille d'or pour avoir niqué sa vie à coup de tout et pour rien. Café clope, pute ecsta, amour la(r)mes. Reste que la cigarette, son pêché mignon, le reste envolé, reste au sol loin du toit du monde à la portée de la queue des comètes. C'est pas sa faute non, il est pas né au bon endroit, au bon moment, faute à pas de chance, manque de bol, procès aux parents et tout le bordel. Quelques siècles avant peut être, dans son armure de chevalier, ça aurait eu de la gueule. Mais aujourd'hui, ça fait joli sur un cv truqué, l'armure de chevalier, les lignes minuscules du permis de tuer non mentionné, ça effraie encore ceux qui ont quelque chose à protéger. Plus grand monde. On vit dans un putain de monde de blasé entre eux, on se fait des doigts à la place des sourires. Otto lui il a pas encore troqué, c'est peut être le dernier truc qu'est pas fake. Il est pas héros, il est pas vermine, mais pas banal non plus. Il est, chose innommable, distant. Il est difforme, flou, cassé, désarticulé. Triste. Depuis dès années. Otto. Tire sur une malboloro pour oublier, vide les bouteilles pour trouver le bon prétexte d'en racheter et se demander quoi en faire après parce qu'il a personne avec qui partager. Il rêve de cuite à deux et de s'embrasser au goût du whisky qui brûle. Il veut que ça le réveille et que ça l'arrache. Sortir de l'apathie, même si pour retrouver le chaos, que ça finisse par le tuer. Otto c'est un trou noir, il trouvera jamais de lumière, il l'aspire et laisse, les corps morts dans l'atmosphère, il vide d'énergie et c'est jamais assez, l'en faut toujours plus. Il avale, il avale, le soleil le brûle pas, ça rend boulimique des ombres. Otto il survit que dans les ténèbres.
essaye de me traiter de vieux qu'on se marre, le gamin. alors ça vanne, ça reste acîde, toujours cette petite distance impossible à combler qui rappelle qu'ils viennent pas du même monde. ou c'est lui qui l'impose, plus la force de parler. sers-toi.
et il rit même de bon cœur, en tailleur comme un ado en pleine crise, son air d'avoir rien à foutre sur le visage, impassible. il joue avec son bâton de la mort entre ses doigts, réalise les meilleures figures sans se bruler. allégorie de sa vie, une connerie du genre. il a déjà fait des promesses, venir au secours de la veuve et de l'orphelin, il s'est cru justicier de l'ombre, Batman des temps moderne qui aurait les couilles et la conscience de tuer. mais c'était du vent, la vérité, c'est qu'il y peut rien, à la merci du destin. y peut rien, si les copains doivent tomber, s'il doit sombrer, s'il reste plus qu'à pleurer et se lamenter, c'est bien la dernière​ chose qu'il peut faire, lui. à la fin de l'histoire, même la victoire l'a macabre. doigt au karma. alors maintenant, il fait plus ça pour sauver les autres, il essaye de se sauver lui, il essaye de trouver un truc pour faire taire les voix qui lui rappellent qu'un jour il a voulu sauter de son toit. qu'il à jamais su recommencer à zéro.
je suis​ pas... vraiment ce que tu imagines. brise le rêves. arrête le massacre et les fausses joies, rien à célébrer. ferme les yeux, c'est paisible. mais si tu cries mon nom peut être que Superman viendra qui sait ? lui aussi il dort jamais et il s'en sort plutôt pas mal. coup de coude dans les côtes. les héros 2.0 se font prier, t'as quoi à m'offrir pour que je vienne te réveiller comme la belle au bois dormant ? quoique t'es un peu vieux pour le bisou magique cela dit. t'aurais été blonde j'aurais peut-être pu t'aider.
jeune, vieux. surtout con. tous les deux.
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MessageSujet: Re: midnight express ✰ otto   Mer 26 Avr - 10:11

ça ferait presque une belle photo. deux rebuts de la société qui s'allient contre le prince des ténèbres et qui font un peu de lumière en faisant couler la cendre. c'est presque poétique. ou alors ça fait début d'une longue trilogie épique et totalement fantasy. ça l'amuse andrea, ça l'amuse parce qu'il a que ça pour se permettre de rester debout. c'est même pas fait exprès, c'est devenu habituel, c'est comme marcher, ça s'apprend puis ça s'oublie jamais. ça reste là, aussi. parfois c'est gênant et ça fait un petit détour par la case déprime violente, ça fait des noeuds dans son estomac, ça fait de ses tripes une balle bonne à filer au chat énervé. il fronce les sourcils, l'autre le claque tout en lui filant de quoi remplir son bide trop vide - et trop plat, presque maigre quand il oublie de bien se défoncer la panse. alors il se fait pas prier, andrea, il avale une gorgée de la bouteille tout en grinçant des dents. pas trop fan de whisky. pas grave. il racle le fond de sa gorge, en profite pour lui piquer une cigarette et la transforme en bâton de majorette entre ses doigts squelettiques.
- pas c'que j'imagine... et toi crois qu'j'imagine quoi ? y se penche un peu, le dévisage franchement dans un abus purement dramatique. puis il éclate de rire, andrea. ça résonne dans les échos, dans le vide, contre les briques et dans les ruelles descendantes qui accueillent les dépravés d'une ère oubliée. baah - huh - en soi j'ai pas grand-choooose à t'proposer otto. j'suis moi et moi j'ai quoi... moi j'ai du mascara qui coûte trois bras, du fond d'teint à en faire chialer la kardashian. j'ai pas vraiment d'cul et ça c'est triste. ça ouais, c'est vach'ment triste, c'est pas faute d'essayer d'y mettre du mien. CELA DIT, tout est naturel, et ça tu pourras pas me l'reprocher. rictus qui dévoile ses pommettes, il hausse les épaules avec lassitude avant de pousser un long soupir.
- non rien, j'suis désolé. j'vaux pas plus qu'un autre. otto il est dans son élément. il est dans sa case de prédilection, il est hors de sa grotte et il découvre enfin les bienfaits des lumières factices des néons. elles creusent encore plus ses joues, taillent au burin son front et rendent ses cheveux plus charbonneux encore - et il se demande un moment, si à essayer de les toucher il se fera pas choper par un trou noir. puis psch, j'peux être blonde quand je veux. rousse. bleue. rose. l'rose c'est super convaincant, et le vert pistache c'est l'top du top mon chéri. il arrête, allume la clope et la tire avant de la souffler par son nez. il devrait stopper. il devrait sérieusement songer à se reprendre, la faire adulte qui se laisse plus avoir par les méfaits de la société de consommation. prendre conscience. se révolter. haïr et manifester contre le pétrole assassin qui se trouve là-dedans. il devrait. il fait pas. de toute façon andrea, il a pas le temps pour ces conneries - en revanche, faire le con sur un toit, ça l'enchante tout de suite plus. il refait par les deux narines. il se prend pour un dragon.
- si j'enfile une perruque et une robe fuchsia, ça passera mieux ?

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MessageSujet: Re: midnight express ✰ otto   Mer 26 Avr - 17:46

si ça pouvait s'arrêter là. des éclats de rire, boire et fumer jusqu'au petit matin tous les jours, s'amuser comme des grands gamins, oublier de grandir, d'être adulte, ce serait vachement plus simple. plus besoin de chercher le mode d'emploi, il jouerait l'autodidacte, le prodige de la vie, avec vingt-ans de moins on appelle presque ça du génie, et avec l'âge c'est de la connerie. de la folie. c'est interdit de rêver un peu trop, ça déconcentre des véritables priorités, trouver un job, se tuer à la tâche et bien sur, crever avec classe, avec un petit cancer ou le coeur qui décide se faire voir chez les grecs. paraît que c'est glorieux, ça lui fous juste les boules. ça soignerait bien toutes les peines de plus avoir à se soucier de rien, de savoir s'il est bleu de fatigue, rouge de colère, vert de honte, presque admiratif de ceux qui se peignent de toutes les couleurs et qui gardent leurs sourires intacts. ça manque. tout d'un coup, l'insomnie ça deviendrait une putain de bénédiction, là tu changes le monde, c'est ceux qui dorment pas, qui savent pas communiquer qui sont les rois. parmi les cons et autres imbéciles, ceux qu'ont apparemment rien compris à rien. blond, vert, orange, c'est bien le cadet de ses soucis. y a des choses plus importantes. y a lui et elle et l'autre en bas de la rue, y a des autres. et ils sont tous bien plus passionnants que de savoir si les critères sont bon, si t'as le pedigree qu'il faut pour qu'on te tamponne humain sur le crâne. si la manière dont tu parles ou te torche le cul convient à la grande société.
exagère pas, il est pas mal ton petit cul. il a du charme. moi j'aime bien le naturel hein, j'dis pas. c'était juste pour te taquiner. puis tant qu'à faire fous toi à poil là ce sera parlant.
parce que au fond. ça reste que des apparences. et le voisin, c'est qu'un reflet, derrière y a andrea et andrea il sait pas vraiment comment il est au départ. s'il est toujours aussi drôle ou si c'est un intello qui se cache derrière ses conneries, si c'est pas quelqu'un de bien dans ses  bottes qui fait juste des conneries pour se taper des pattes et du riz et se dire qu'il s'en sort en fin de mois. exactement la bonne couleur de cheveux, il en sait que dalle. il sait pas si ça lui manque otto, s'il a envie de s'incruster, de connaître, si c'est juste pour dire, ouais lui je le connais. est-ce que ça vaut le coup de risquer de se créer des vrais souvenirs pour après souffrir parce qu'il va se barrer. parce qu'il a rien signé et que demain il peut déménager et point à la ligne. fin de l'histoire. on ferme le livre. c'est pas comme ci on avait appelé ça amitié. ça n'a pas de nom, il voit pas comment on pourrait nommer ça.
mais quelque part, c'est déjà cramé pour faire marche arrière.
alors on va dire merdier.
je cherche mais je vois mal ce qu'on peut imaginer de plus, j'dois faire assez cliché non ? le flic louche qui dort jamais, qu'à des cernes qui tombent jusqu'en dessous de ses pompes, un petit air mafieux. mélancolie de lidl pour un coeur chez dior ?
ça balance les grandes références, ça se réfugie derrière les grandes marques de la mondialisation. tout d'un coup ça devient plus parlant. lui aussi c'est un produit à consommer, à prendre, utiliser, puis jeter, c'est pas grave, il se recycle assez bien depuis quelques années. un jour ça fait mal et demain ça passe. il a encore quelque tours dans sa poche trouée.
tu m'prépares un tour de magie où tu veux faire le buzz sur facebook ? je te rappelles que t'es pas filmé ici et j'ai accepté de boire avec mon voisin pas un dragon mutant paillettes, je suis sensé faire quoi, si t'es et la princesse, et le monstre à tuer ?
fronce les sourcils avec un air faussement en colère, c'est qu'il est vraiment perdu. c'est qu'il sait définitivement pas sur quel pied danser par moment, que là haut, ça capte plus si bien les satellites.
ça t'amuse vraiment de te déguiser ? ou c'est vocation ?
il aimerait bien trouver aussi, un truc, un truc qui change la donne. qui le rende moins austère et banal, moins, otto.
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MessageSujet: Re: midnight express ✰ otto   Mer 26 Avr - 20:25

y'a pas vraiment de transition.
y'a pas ce qu'il faut pour.
pour aider à la compréhension. y'a une explosion dans le fond et dans la forme, ça passe d'un compliment à une tentative de pousser du toit. à bien regarder la hauteur, il y passerait andrea, ou alors s'en retirerait avec une colonne tellement pétée qu'il aurait plus qu'à papoter en clignant des yeux. il attend, il écoute. parce qu'au moins c'est un truc qu'il a su apprendre autant que piailler comme une gonzesse. sourcils froncés, il pince l'intérieure de sa joue avec ses dents, il inspire profondément. otto il est pas franchement stable. otto il a un problème. il est sans doute dégoûté de ce que lui a offert le destin. sans doute dégoûté de ce qu'il est. dégoûté tout court. dégoût de quelque chose. incarnation même de cette sensation vomitive qui traverse l'oesophage. et lui, lui, ça le fait juste rouler des yeux, ça fait grimper le sang un peu plus haut, ça fait bouillir. c'est pas qu'il en faut peu pour l'énerver - c'est juste que ça le fatigue de se justifier. surtout pour ça, surtout pour un résultat qui en vaut pas la chandelle. il tire une autre latte, la fait sortir par sa bouche cette fois en tentant de faire un petit rond. gandalf aurait honte de le voir se tauler ainsi. haussement d'épaules, il fait claquer son majeur sur la surface lisse, dégage ce qui doit être viré dans l'air et disparaître.
- wah casanova, t'as d'autres répliques du genre ou j'dois me mettre à tes pieds maint'nant ? y fait bouger sa tête, craque un peu sa nuque endolorie qui réclame une nuit complète. lui il écoute pas son corps. lui il se dit marionnettiste de surfaces explosées. amuse. amuser. amusement. si ça l'amuse, si ça fait des muses, si ça traîne dans son dos comme un miasme répugnant, pétrole collant qui chope la mouette et l'enfonce, la laisse crever la dalle dans son océan tant aimé. il se tourne bien andrea, il se rapproche, il se colle, il pose son avant-bras sur son épaule, fait glisser son pouce sur son menton, caresse vaguement. ricane. ça t'dérange ? que j'me "déguise" ? y'a un problème ? parce que - huh - tu manques un peu d'politesse j'trouve. moue accusatrice, moue du chiot conscient de sa bêtise ou en manque de cajoleries. tu m'rends triste otto... tellement triste. et ses lèvres viennent frôler la joue. collent un bécot un peu faux, un peu tendre aussi, déconcerté, décontenancé.
- fait pas chier. et mon cul te r'mercie. on va dire que c'est flatteur que tu m'mates quand j'descends les escaliers. saute pas dessus. saute jamais. se faire désirer. désirer c'est tabou. désirer c'est pas bon. désirer c'est encore pour une autre paire de manches. pour quelqu'un d'autre. trop fidèle, trop au garde d'un autre corps. lui reste plus que la ceinture de chasteté à enfiler et il aura l'appareillage parfait de la ménagère en attente de son époux en voyage. putain, minable.
- eeet très franchement t'es pas si cliché qu'ça. pour moi le flic dans ma tête, aussi typé qu'il soit il a la bonne bedaine et la moustache encore frétillante de chouquettes avalées. t'as l'air de tenir la forme et j'dis pas ça parce que tu pourrais m'foutre un pruneau ici. il lâche le contact. il reste quand même à côté, pas franchement envie de jouer la séparation ou de faire distance de sécurité - au pire des cas, otto il est assez grand pour se le faire. j'imagine pas grand-chose. ou p'tête que si, mais c'est tout sauf crédible. durant un temps j'pensais que t'étais un robin des bois, le sourire en moins... ouais tu tires la tronche quoi. un temps. les volutes grises ressortent par son nez. il s'éclate d'un rien, pire qu'un mouflet. tant qu'tu m'diras rien mon chéri, j'vais clairement pouvoir imaginer ouais. mais bon, t'en branles de c'que j'pense.

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MessageSujet: Re: midnight express ✰ otto   Mer 26 Avr - 21:47

tout se mélange, un peu comme une toile de peinture. ça passe par toutes les couleurs, tous les états d'âme, il voit des étoiles un peu, secoué, remué, content, quelque chose. ça donne un court-circuit dans les sentiments et les réactions alors il se met en position d'attente, il se laisse faire, il se laisse berner, il se laisse manipuler par les yeux enjôleurs et ça lui tombe dessus comme la foudre. et pendant un moment, il croit qu'il va mourir avant de se rappeler que c'est pas possible, qu'on crève pas comme ça, qu'il faut plus qu'un gamin aux mains baladeuses et des mots qu'il voudrait faux. et puis, y a que la vérité qui fait mal, elle arrache vraiment, à coté de ça le whisky pur du jus d'orange, là c'est catégorie piment rouge, cul sec le tabasco on se revoit en enfer. c'est pas ses tripes qu'il est en train de vomir c'est du magma de haine. parce qu'il vient de lui foutre un sacré point dans le bide mine de rien, le andrea, façon de parler. et pas que là. là, là et là aussi, droit dans le coeur, droit dans la cervelle, un petit sur la joue et d'autres acérés. vils. ç'aurait pu être mignon mais c'était juste électrique, coup de défibrillateur. peut pas être plus réveillé maintenant.
ça se mêle entre résignation et colère. sait pas pourquoi mais ça fous la rage.
t'façon, c'est bien la seule chose que je peux faire hein ? mater. regarder avec les yeux. si je touches, peut-être que tu vas disparaître. il s'entend pas le cracher, il est peut-être amer, il sait pas où il va. il avance, c'est tout. ça s'arrête là, on en demande pas plus, clap de fin. on remballe les beaux costumes. c'est tout ce qu'il sait faire. que ce soit dans le mur, dans le vide, dans la boue, dans le sang, il continue à avancer, comme un mouton, un soldat. même quand tout pète à coté, quand on lui demande de rester, de partir, tant qu'il garde le cap ça va bien se passer. faut pas tomber, faut pas baisser les bras, faut pas pleurer, faut pas regarder derrière, y repenser, regretter. faut rien faire. de marbre, un genre de statue grecque, un héros piégé, fissuré, manque un bras. blâme le temps. c'était pas méchant. et t'es pas drôle, c'est toi qui me rend triste à force de me rendre heureux.
à d'autres. calme le sourire sur ses lèvres qu'était pas convenu. presque moquer, presque ironique, mi-figue mi-raison, mi-content mi-violent. il est triste. c'est vrai. tout le temps, même son miroir l'autre jour s'est mit à chialer quand il l'a regardé, il y croyait pas. il s'est demandé qui c'était ce type qui se faisait appeler otto, mais qui faisait que lui ressembler, vaguement. une version alternative, mauvaise carte graphique.
non c'est pas vraiment ça otto, il est pas loin de la vérité et il en est tellement loin en même temps. le justicier fait sa crise d’adolescence, robin des bois il volé aux riches, donnés au pauvres, puis le pauvre lui a planté son couteau dans le dos en claquant un petit baiser c'était fini. ça a duré quoi, un battement cil tout est tombé en ruine. des années à jouer le connard insensible pour crever comme ça. parce qu'il se sent triste. de la putain d'ironie, à mourir de rire. la barre du ciel, le gag de la grande comédie dramatique de sa vie, son nom en gros sur l'affiche, acteur, réalisateur, producteur. c'est du fait maison, tout c'qu'il a il l'a cherché. le justicier se demande pourquoi la justice elle, l'a pas épargné. ce qu'il a fait de mal pour mériter c'qui lui tombe sur la tête. si c'était que le ciel, mais c'est des cendres, des cendres de tout, de rien, des cendres de c'qu'il appelle ça vie. c'est pompeï, il sait pas comment faire pour éviter d'être enseveli. ça pleut, ça se déverse. c'est une catastrophe et personne qui s'en soucie. peut être qu'il réclame un peu trop d'attention, même en restant muet. ah ça, il sait toujours pas s'y prendre quand il faut parler. c'est pas son fort. il fait miroir, il rattrape son visage entre ses doigts et le force à jouer la bataille des prunelles, ça se voudrait fort mais c'est le premier à baiser les yeux. ça lui brûle les lèvres. et il reste immobile et il fait rien de plus. rien de moins. renonce.
il sait pas comment on fait avec une vie, jusqu'à présent il devait pas s'en soucier, y a que la survie qui lui suffit.
tu crois que ça va changer quelque chose de me connaître un peu plus ? tu crois que ça va donner de la couleur à tes fantasmes ? que ça va donner plus de sens à ça, ce qu'on fait ? faut grandir un peu andrea.
y a des restes de magie qui s'écoulent de ses yeux, le nuit qui vient mourir sur son visage, ça passe des lumières noires aux reflets d'aurores qui glissent sur sa joue. ça surprend. ça à le goût de sel et de remords et ça mord, c'est froid et mort. c'est confus, ça n'a pas de sens. il demande pas grand chose, il demande juste qu'il y ait plus de distance, pendant quelques minutes une fois par semaine un peu de présence, histoire de s'habituer à nouveau à ce que c'est, un autre, un coeur qui bat, un corps chaud contre le sien. il demande juste à être là. même pas une question de posséder, c'est lointain cette idée là, c'est oublié, la clé sous la porte. faute de pouvoir donner plus, pouvoir prendre plus, il veut bien juste se brancher à la perfusion. voler un peu de son sang oxygéné à la banalité. ça à l'air génial. de pouvoir se libérer. de tout.
tu m'as rencontré à un moment étrange de mon existence. ravale les sentiments à nouveau. ça se coince un peu dans la gorge puis ça passe comme une pilule. c'est le nouveau médoc le déni. tu veux que je te dise quoi ? y a rien à dire, je suis là et c'est tout, y a rien de plus à creuser. sauf si tu veux déterrer, deux, trois cadavres, écrire une histoire sur les conquêtes brisées. puis tu trouveras sans doute rien en cherchant mon nom sur internet non plus, peut-être parce que c'est pas le bon. alors, tu veux jouer les énigmes ? ça soupire à s'en décrocher le poumon. je suis pas dans ta tête, j'peux pas m'y mettre dedans. je sais même pas ce qu'il y a dans la mienne, j'ai pas osé y retourner dedans depuis.
depuis. depuis. depuis quand. depuis quoi. depuis ça. l'vide et le trou dans le coeur, c'était y longtemps et pas si longtemps. c'est toujours vif, brûlant.
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(1) otto


MessageSujet: Re: midnight express ✰ otto   Jeu 27 Avr - 17:00

et d'un coup.
d'un coup.
juste comme ça parce que dans le fond, c'est otto qui l'a décidé, ça part clairement en vrille. et ça part tellement en vrille qu'andrea il a pas le temps de voir le coup venir, ça lui atterrit dessus comme une fin du monde soudaine avec les cavaliers de l'apocalypse et les angelots fessus joufflus. il a la main sur la bouteille, y se prépare à prendre une gorgée du whisky qui arrache le gosier. puis. puis. d'accord. otto y se met à pleurer à moitié, à balancer des trucs qui sont parfois beaux, mais surtout très moches aussi. et il se demande un instant si c'est pas le sommeil qui le pousse à faire de la merde, ou s'il vient seulement d'avoir conscience des choses au même titre que les lois cosmiques. alors tiens que je t'en balance tellement que t'as pas le temps d'en placer une. il débite, débite aussi rapidement qu'un dieu du rap saurait le faire, ça claque, ça fait uppercut dans la gueule puis dans le bide. surtout dans le coeur. il pourrait être empathique andrea, c'est même le premier à chialer quand il voit un chaton malade se vautrer sur la canapé. c'est le mec trop con qui sent la larmichette lui plomber son ambiance. c'est. mais là.
là c'est de trop.
là ça fait tellement combat qu'il peut pas faire autre chose que sortir les crocs. surtout quand otto lui balance de grandir. grandir. grandir. c'est pas le premier, ce sera pas le dernier. pourtant à bien y songer, et à franchement s'y pencher dans un but purement scientifique ; c'est toujours pareil. toujours ces mêmes grands connards qui lui balance cette énième rengaine alors que dans les faits ils valent pas tripettes - deux pauvres centimes à la limite. il serre les dents, les poings, tout ce qui peut s'entrechoquer et faire un bruit crissant. inspiration profonde, il bloque dessus et regarde le ciel pour pas tout lui rabattre en volet style. il siffle, après un long silence - comme si ç'avait été utile pour assimiler.
- c'est quoi. votre. PUTAIN. de problème. même pas une question. affirmation, constat dans le vent qu'il se garde pour lui-même et qu'il se gardera bien de répéter autant de fois que possible. y se retourne pas, il veut pas le regarder, il veut pas croiser ses deux billes bleues accusatrices, nostalgiques. nan sans déconner les mecs ?! bordel de merde. je rêve. nan mais attends, c'est un souci quand vous dépassez la trentaine ? non quand vous tapez dans la quarantaine, là d'un coup ça vous plaît d'faire la morale ? putain. vous vous prenez pour qui sérieux ? feu au poudre, la bombe fait des ravages autour d'elle. y'a même pas que à lui à qui il en veut. juste les pauvres clampins qui traînent et qu'il veut garder contre lui. putain il doit avoir un problème avec les hommes plus vieux. moi j'dois grandir ? huh - si c'est pour dev'nir aussi fatigués et blasés de cette vie d'con qu'on s'coltine, merci mais j't'emmerde. j'vous emmerde tous. il se lève lentement, il garde le goulot entre les doigts et pianote dessus avant de faire couler un peu d'alcool droit dans son oesophage. il passe le dos de sa main sur sa bouche - parce qu'il sait pas le faire proprement plus.
- putain d'ta race. il ricane, mauvais. il roule des yeux. au moins le portrait du voisin plus ou moins parfait vient de se vautrer de son clou. il a plus envie de le raccrocher. okay otto ? moi j'dois grandir, mais putain commence par prendre des médocs pour dépressifs. après on en r'parlera. ah vous m'faites chier. y se retourne, fixe la porte. ouais il devrait définitivement aller rejoindre morphée pour une décennie ou deux. j'embarque la bouteille hein, les gosses savent pas s'tenir. il ouvre la sortie, balance. ah juré, j'me tire une balle dès que j'atteins quarante piges, si c'est pour dev'nir aussi con c'est bon. il s'emballe. otto il est victime de sa furie trop enfouie. et encore qu'elle est trop douce pour être qualifiée d'hystérie. il laisse un doigt d'honneur se faire en éclair avant de prendre les escaliers. à se tailler.
un gosse.
ouais.

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MessageSujet: Re: midnight express ✰ otto   Sam 29 Avr - 23:30

il apprend pas des erreurs, il apprend plus. il revient de trop loin. sa mémoire est saturée.
il n'y arrivera sans doute jamais pour aller plus loin dans la défaitiste et il prend volontiers les coups, se laisse traiter de con. de déprimé. de tout ce que tu veux. il se recroqueville dans sa coquille, se joue l'escargot dans le silence de sa propre respiration. il peut presque entendre le sang qui bat contre ses tempes, la rage qui pulse dans ses veines et l'envie irrépressible de claque sa main contre la gueule d'andrea. pourtant rien ne fonctionne et la machine s'enraille, il grince à peine des dents, le seul signe qui prouve qu'il est encore en vie c'est le rythme régulier de sa respiration. sans ça il est éteint, le regard vide, encaisse. encaisse. il fait ça bien. il reste penaud les bras ballant qui lui tombent plus bas que le sol, il se prend les coups sans broncher, comme une vielle rengaine. un de plus. un de moins. et ça lui fait plus rien. il attend la fin comme supporter une vilaine piqûre. une douce torture.
c'est pas la première fois qu'il rencontre un problème du genre, les mots qui dépasse la pensée, le moment où il crache sa petite vérité acerbe, son insulte bas de gamme qui dégouline de jalousie et de mauvaise fois salé sucré, qu'il remet sur le plat ce qui est indéniable. lui il est vieux, l'autre il est jeune et y a pas seulement une quinzaine d'années qui les séparent mais autant de putains de millénaires et de vécu qu'il ose pas imaginer. c'est le rupture, la fracture de deux mondes qui entrent en collision. le big bang et il sait pas ce qui va en ressortir, si quelque chose vas-y survivre. encore une fois, l'impression d'avoir tout gâché qui lui pèse comme un étau atour de la poitrine et un plomb dans le coeur. il aurait déjà du crever de saturnisme, mais s'il avait été si intelligent, il se serait déjà pendu aux anneaux de saturnes. mais otto il est con et acharné, pire qu'un clébard. il remue encore ses plaie,  c'est profond et visqueux, c'est le pétrole de ses songes et de sa vie de plastique, bonne à faire l'affiche d'un blockbuster américain, une superproduction d'action sur la vie déchirée d'un sale con.
s'en est ridicule que s'en est poétique. qu'il descend une à une les marches du paradis, de son septième ciel. retour à la lumière des sorties de secours qui balancent un reflet vert sur les visages. les boutons d'ascenseurs qui clignotent bleu. il le suit à la trace dans le noir approximatif des faux néons. il oscille comme les lumières, entre la rage complète et la paix fugace. il sait pas d'où elle vient, elle est là. parfois la vérité ça blesse et à force d'avoir mal, on s'fait anesthésiée. là haut. c'est sous morphine. les neurones ont définitivement claquées à l'instant où il a décidé de pas allumer les lumières. ça le rend encore plus méchant.
j'me demande. est-ce que t'aboies tout le temps, petit roquet ? ou est-ce que tu mords ? au point où on en est. il cherche ses mots. il a beau la tourner sa langue, il sait pas si se lancer c'est encore la bonne idée.
je vais pas payer pour d'autres vieux cons qui t'ont vexé, c'est pas mon problème si les autres te font les mêmes reproches. mais, je suis pas les autres. va falloir te foutre ça dans le crâne une bonne fois pour toute. c'est sur eux qu'il faut gueuler. je suis pas le putain de souffre douleur quand t'as passé une salle journée ou que t'es fatigué ! il refuse. il abdique. il sort de l'apathie et pour la première fois il relève la tête face à l'ennemi et il arrête de subir ce qui s'acharne dans son dos et qu'essaye de le traîner jusqu'en enfer.   j'ai encore une dignité andrea. alors ta petite crise gratuite tu peux te la garder. et tes médocs, tu te les mets là où je pense.
il brise la distance et il emmerde l'espace personnel, ses doigts glissent sur son menton et effleurent à peine la peau, il plane, il sait pas exactement qu'il fait, la seule chose dont il a conscience c'est à quel point il en a toujours rêvé. depuis ce qui lui apparaît comme une éternité.
bien. maintenant que le con blasé à toute  ton attention, andrea. la voix est trop douce et le baiser à un goût criminel, un parfum inapproprié mêle à l'amer de ses paroles et l'alcool. il lui trouve un goût de mélancolie notoire, de souvenir peut-être de regret. ce n'est pas plus andrea qu'un fantôme du passé qu'il embrasse. il vient le lui voler sans contrôler, quand les mots n'arrivent plus à parler d'eux même. un moment c'est pour lui faire fermer sa gueule t l'autre parce qu'il s'imagine le désirer. il relâche ce qu'il a accumulé depuis des années contre ses lèvres.
c'est ce qui arrive quand tout éclate, tout se libère, qu'il sort de sa cage.
c'est ce qui arrive quand, enfin,  il lâche prise.
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MessageSujet: Re: midnight express ✰ otto   Lun 1 Mai - 16:21

la fuite c'est bon pour lui. la fuite c'est pas plus mal. la fuite c'est un concept comme un autre qu'il cherche à pousser jusqu'à son paroxysme. la fuite ça fait partie du personnage et il le fait constamment, andrea. il fuit les gens, il fuit le monde, il fuit le vrai, il fuit le faux, il entend que ce qu'il veut entendre et tire dans le vide pour faire peur aux oiseaux. et otto, otto peut-être qu'il a raison. otto peut-être qu'il est tellement dans le juste que ça le vexe plus qu'autre chose. marre d'être un résidu à jeter et à malmener pour le plaisir d'autrui. marre de pas convenir à ces dogmes qui palpitent contre ses nerfs et qui en font des boules enflammées. marre de. marre de pas vouloir faire comme il faut, se trouver un job, se poser, avoir même une bague au doigt et un gosse dans la foulée - quitte à vouloir la faire façon american dream. c'est pas si mal, l'image lui passe même dans le crâne une seconde ou deux. hit me daddy lâché, situation amoureuse pseudo-complexe supprimée, possibilité de se poser dans un coin et d'être paisible ? ça le tenterait presque. s'il était pas comme ça. s'il était pas formé dans la matière des cauchemars infâmes qui s'entremêlent dans l'inconscient. s'il était pas dans cette optique de vouloir se faire voir, de vouloir être au centre de l'attention. s'il était pas qu'un condensé d'idéaux bafoués sur un autel à la gloire de ce gros con de satan. pincement de lèvre à nouveau, arrache, arrache pour se réveiller et se sortir de l'état semi-comateux que lui refile l'alcool fort. il se fait suivre. et le voisin aux prunelles gigantesques se fait pas attendre pour en placer plusieurs, continuer ses états d'âme et le choper entre quatre murs. il a trois étages à descendre pour atteindre son appartement, il en a fait qu'un - sous peine de se casser la gueule.
ça continue.
allez ça reprend, ça en remet une couche de sel sur la plaie qui saigne déjà au possible. ça pousse, pousse, pousse alors que dans le fond ça veut pas se faire aussi mal. pas vrai ? c'est ce qu'il aime se dire pour pas croire qu'il vaut que dalle andrea. la nuit tous les chats sont gris et lui il a plus rien de resplendissant sous les lumières fausses que dégagent les escaliers en bois grinçant. le maquillage a un peu coulé, il est fatigué, il a des cernes creusées comme des tranchées, fringues déchirés, bousillés. à le voir comme ça on croirait un agressé, un traumatisé. et il fait rien, rien, juste à se reculer pour buter contre le mur, menacer de s'effondrer, ça tremble parce qu'il flippe et qu'il a envie de lui cracher à la face. il lui en laisse pas l'instant. ça vient, d'un coup, ça tire sur sa bouche, ça éclate, ça chope. piège à ours refermé sur sa gueule. il réagit sur l'instant, il sait pas pourquoi, il se laisse faire, il pense pas. pense pas encore. la chaleur elle se propage, elle tape dans ses membres, ses doigts s'enroulent autour de son cou. approfondissement. besoin. besoin de.
paumé.
le soupir qui se fait la malle, la pression qui claque contre sa cage thoracique. l'arrêt brutal, trop brutal qui laisse un goût amer sur ses lèvres, un citron pressé sur une blessure au papier post-it. baisse les yeux, honteux. infidèle. le silence puis sa cassure.
-... t'as bu, j'ai bu. c'est pas - une bonne idée. pour lui surtout, lui là qui se raccroche à un gros con marié, un gros con qui veut pas tout lâcher, un gros con qui veut pas lui offrir ce qu'il veut, un gros con qu'il suit et suivra encore. y regarde ses pompes, ses lacets, y'en a un qui est défait. il a envie de le refaire subitement sous peine d'une chute qui pardonnera pas. ça tire dans ses muscles, tourne dans sa tête. fait plus chienne fidèle que chien, putain de lassy à la botte de celui qui le caresse dans le sens du poil et l'envoie balader en même temps. tu restes un gros con blasé, hein. la voix basse, la gêne, ses petits poings qui se serrent et viennent se nicher dans le fond des poches de son jean. fait froid. c'est dans tes habitudes ? j'veux dire... tu fais fermer sa gueule aux autres comme ça ? c'plutôt pratique, remarque. y se marre un peu, décontenancé, anxieux. le dos bien droit contre le mur ancien.
- c'est bah - efficace. j'pige pas d'où ça vient, mais j'te donne un 10/10 pour la réaction immédiate et en chaîne. frémissement dans la nuque, il se frotte les yeux, étale encore un peu le mascara. de la traînée il passe à la junkie. peut. peut pas. peut peut pas. veut. veut pas. veut pas veut. t'es chier. il colle un pauvre petit coup sur son torse, pas convaincant. il colle un pauvre coup parce que. ouais. gamin y paraît. y regarde ailleurs, figé dans son propre corps matière.

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MessageSujet: Re: midnight express ✰ otto   Sam 6 Mai - 22:44

pendant un moment il y croit, il veut y croire aussi surement qu'il croit que la terre est ronde, qu'elle tourne autour du soleil et que tout le monde va mourir un jour ou l'autre. il y croit autant que destin et ça lui fait une belle jambe. c'est mort-né, un bel espoir qui meurt,  une étoile qui tombe, en fermant les yeux c'est presque poétique comme vision des choses. pas si dramatique. pas comme-ci y avait un milliards d'autres étoiles ailleurs à aller voir. pourtant l'instant de quelques secondes  il s'y accroche si fort que ses doigts en blanchissent et s'engourdissent, mais ça l'empêche de se casser royalement la gueule. et les secondes ne restent que des secondes, pas d'heure fantômes, pas de minutes fantasmes. c'est juste des misérables secondes face au temps, le grand. il tombe. encore et encore dans une spirale. il se laisse aller, il se laisse malmener, métaphoriquement parlant, même s'il sent la faiblesse dans ses cuisses, même s'il voudrait bien se laisser aller totalement et ne plus répondre de rien. maintenant il veut bien retourner se coucher, sans doute qu'il trouverait le sommeil, hanté,  mais il pourrait garder ses yeux fermés sans être obligé de les ouvrir à nouveau s'il en a envie. maintenant il veut rentrer et retrouver le confort des draps, la solitude des murs et son illusion dans laquelle tout va bien mais rien ne peut aller. puis la réalité le rattrape, elle le choppe et lui fait l'effet d'une claque. il s'attend presque à se retrouver avec une rougeur qui ne cicatrisera jamais sur sa joue, pour lui donner une bonne leçon, une bonne fois pour toute. pour toute celles qu'il n'a pas voulu retenir avec ses conneries de gamins. ce n'est clairement pas ce qu'il espérait de sa soirée, ce n'est pas comme ça qu'il l'imaginait sa chimère  de vieux con blasé, il  avait vu tout ça autrement dans sa boule de cristal fissurée. il l'a vécu autrement. et ça le blase, un peu plus, un peu moins.
il sait pas s'il est content maintenant, s'il est plus triste. s'il ressent ne serait-ce qu'un seul sentiment.
trouve plus crédible comme excuse genre que t'es déjà prit. un fond de bouteille ça n'a jamais retourné la tête de personne. je sais très bien ce que je fais et pourquoi je le fais. pour toutes les bouteilles qu'il a pu s'enfiler fût un temps, un petit verre ça lui fait plus rien aujourd'hui, même pas plaisir, ça n'a même plus de goût. il y a plus grand chose qui a encore du goût d'ailleurs, à part l'amertume et les regrets. c'est comme-ci tout le beau s'était périmé, décomposé,  quelque chose comme ça ou était resté derrière lui, dans le meilleur des cas. y a que le sale et le moche qui sont venu se planquer dans son ombre. et putain il aimerait bien s'en débarrasser de cette saloperie d'ombre, il aimerait bien rien qu'une fois savoir ce que ça fait d'être putain d'heureux, d'être putain de normal. de pas se soucier d'une connerie pareille. il paye, il raque, il en chie, il se rachète la conscience, il essaye d'acheter le karma et d'lui demander un peu de répit. à croire que ça marche pas comme ça, à croire que ça marche pas tout court. à croire que maintenant c'est fichu pour cette vie là. en espérant que ce soit pas la dernière. mais vu comment il est barré, il paye peut-être pour toutes les fois où il s'est amusé. ça devait être beau, ça devait être mieux. c'est ça le truc hein ? t'as quelqu'un. de toute façon, ce n'est pas une question. il n'attend aucune réponse.
oui, non. ça changera rien, pour les deux. c'est pas andrea qu'il veut, c'est un fantôme. on épouse pas des fantômes. on parle pas aux fantômes. les fantômes, ça n'existe pas.
le masque est tombé une fois, ça arrive, alors il remballe, il reprend son costume. parce que rien de tout ça n'est sérieux. n'est-ce pas ? ça l'est. ça l'était. je t'avoue j'ai improvisé là, mais je vais peut-être prendre note et m'en resservir. enfin. ça. il faudrait encore qu'il trouve quelqu'un à embrasser, quelqu'un à prendre dans ses bras pour l'emporter. le kidnapper, l'emmener avec lui et se retrouver. il est parti une fois pour débarquer en corse, il a encore envie de se barrer. un jour, il devrait louer un bateau et partir pour de bon. il devrait fuir. ça lui colle si bien à la peau. ou alors  il pourrait rester les pieds sur terre et aller aux putes, dans ces coins où un petit billet s'occupe de combler la solitude. mais il a jamais aimé le concept, il a jamais trouvé que l'amour c'était un marché. peut-être qu'il devrait, peut-être qu'il devrait arrêter de faire trop de sentiments. ou, non. parce que, c'est comme ça. la main sur la poitrine et le regard droit dans les yeux. bah, ça vient de là. même justement pour ça, même juste pour un acte manqué. dans tous les cas ça vient du coeur. dans tous les cas, il fait pas ça par dépit, il fait ça parce qu'il a aimé. il voulait pas s'arrêter, il voulait pas que ça s'arrête. laisse tomber. je suis juste fatigué.
à cause de. beaucoup de choses. mais aussi. il est revigoré.
au fond du fond, ça l'a réveillé, plus que jamais.
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(1) otto


MessageSujet: Re: midnight express ✰ otto   Mar 9 Mai - 19:36

ouais. ouais.
ouais c'est ça.
ouais c'est ça otto. c'est tellement ça que ça lui fait peur de passer pour un mauvais menteur. c'est tellement ça que ça le tire vers le fond et qu'il lui reste plus qu'à se noyer, la bouche grande ouverte pour accueillir la flotte dans ses poumons. et ça lui scotche une belle beigne en plein dans la mâchoire, ça fait voltiger ses dents, ça l'chope là où ça devrait pas, entre les artères et les nerfs. ça fait boule prête à exploser, bombe de chair et aux os aiguisés. il papillonne des cils, il pince sa lèvre inférieure, il pousse un long soupir. sourcils froncés. ouais c'est ça. ouais c'est ça y'a quelqu'un. ouais c'est ça y'a quelqu'un. ouais, c'est parfaitement ça, y'a l'attente à l'autre bout du couloir et sa mise à mort émotionnelle qui lui propose la pendaison. rapide, claire, nette. quoique ça reste à voir si la nuque se brise bien au bon moment. le coeur bat, le coeur frappe douloureusement et cherche à se faire la malle à travers la bouche. il le ravale, il laisse tomber un peu sa tête en arrière. y'a encore le goût de sa bouche qui traîne dans le coin de sa langue, y'a encore la chaleur de l'étreinte qui fait des spasmes dans ses muscles. claquement de rire doux amer qui fait piqûre d'aiguille. il roule des yeux, il enroule ses doigts autour de son poignet.
- nan j'ai juste pas envie d'te faire morfler. claquement d'un rire léger qui résonne contre les murs et se termine quelque part dans l'air. l'est con andrea, l'est con de rester à la botte d'un autre. l'est con de pas être assez égoïste. l'est con de pas vouloir la jouer solo en cowboy de l'espace, la clope au bec, le gun à la ceinture et le sourire kinky comme arme de remplacement - cas où il perdrait celle qui fait bang bang. qu'est-c'que j'en ai à battre des autres. et tu peux m'traiter d'gonzesse hein dans l'fond... j'dois en être une. il est pas l'un, il est pas l'autre. il est iel, ou quelque chose qui s'en rapproche. il se détermine pas, il tape sur tous les terrains. y regarde ses joues, y serre encore sa main qu'a chopé le poignet. encore un peu, juste assez. il écoute le big bang des veines qui se la jouent continuité du palpitant essoufflé. y se rapproche, renoue les noeuds dénoués par la cause à effet. les doigts, les ongles glissent sur la nuque de l'autre. il est beau otto. on dirait le résultat d'une petite mort et d'une éclipse lunaire.
- moi j'sais pas pourquoi j'fais les choses. t'as d'la chance... ouais. faudrait qu'il se démaquille. il sent le mascara qu'a bien séché, ça pourrait faire des larmes si c'était pas aussi ridicule. et ça le taraude encore, ça le fait respirer moins bien. se voir dans les yeux de quelqu'un. se voir autrement. se voir mieux. être autre chose qu'un. corps.
être autre chose qu'un.
- là j'ai rien pour déconner. parce que... bah y'a pas d'quoi déconner. le malaise un peu. y'a les yeux qui avalent, le bleu qui submerge et qui lui rappelle qu'il suffoque, qu'il se fait avoir par la marée, par les vagues turquoises. qu'il est foutu. j'sais tellement pas quoi dire que j'comble le vide. c'est naze, hein ? y se rapproche, ça fait appel, ça fait vice, ça fait écho. il est pas sûr. il veut. veut pas. veut. veut pas. pas le casser celui-là, pas laisser de trace malhabile au fer rouge sur son front.
- serre moi s'te plaît.
ultime supplique. ça se craquèle, ça s'effrite. il a l'air con à demander ça andrea, pire qu'un adolescent qu'aurait besoin d'attention. c'est pas que ça. c'est pas totalement ça. ou si, c'est carrément ça. et y se niche, et le bout de ses doigts se cale dans la tignasse charbon, le menton qui se love sur l'épaule. besoin. dis qu'on est pas perdus. pas perdus dans ce couloir qui sent la clope, les pompes et le fond de bouteille.
s'te plaît.

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MessageSujet: Re: midnight express ✰ otto   Sam 13 Mai - 23:41

il aimerait dire des paroles rassurantes, trouver les mots qui font mouche et lui décrocher un sourire à nouveau, sur son visage de peinture et de drame. faire de l'esprit, être le grand poète qui résout tous les meurs et les états d'âme, qui par la force d'un mot fait la guerre comme il fait la paix, comme il fait l'amour. mais il est pas doué avec les mots otto, il l'a jamais été et c'est pas aujourd'hui que ça va lui tomber dessus comme une comète, que ça va s'illuminer et là haut et qu'il va être intelligent pour une fois. et pas tout faire foirer. au point où il est, il vaudrait mieux qu'il la ferme sa gueule, qu'il arrête de parler, qu'il arrête de s'égarer, de dires des choses qu'il pense et d'autres qu'il ressent pas. il faudrait qu'il arrête les conneries et qu'il aille se coucher, parce que si c'est pas l'alcool qui lui donne le vertige c'est le vestige du temps passé qui s'acharne, il croule sous les dettes de sommeils et les dettes de sa vie passé. c'est pas bon, ça donne pas les idées claires. ça déforme sa vision, en fait des illusions, déforme les visages, les voix et les paroles. ça crée des mirages auquel il croit pour pas se croire fou. mais il est complètement timbré, allumé, il va pas bien, il est à coté de la plaque, il se laisse avoir. il dit des choses mais elles captent pas,  personne reçoit, ça se déforme. y a ce qui passe entre ses lèvres et ce que l'autre entend et entre les deux le complot des pensées et des actes. et le vide. le jugement final.
il est impuissant en réalité, otto. quand il n'a pas d'arme, quand il est pas en colère. il est là, mais il peut pas faire grand chose, les mains dans le vide, puis les mains sur son corps, puis dans son dos et qui encerclent. y a que le contact, y a que l'ombre d'une présente rassurante. mais il a autant besoin d'être rassuré, autant besoin d'un peu de compagnie, d'un peu. de quelque chose d'unique, quelque chose qui fasse battre son coeur un peu plus vite, qui refasse partir le sang dans ses veines, l'oxygène. qui le fasse même crever s'il faut. le malheur ça le désarme, la réalité fait mal. elle déchire, elle l'étripe vivant et le laisse pissant le sang dans un caniveau. ça c'est le vrai monde. pas comme dans les films de gangster avec une happy end, un james bond dans lequel il se barre avec la nana. les vrais, ceux où elles crèvent. et il est là comme un con et il reste. il ne meurt jamais otto. il est le héros parfait. ici  son vrai monde à une tête blonde et une face de panda. son vrai monde le veut pas et il le veut pas non plus autant qu'il voulait le monde d'avant. mais il s'acharne parce qu'il n'a nulle part où aller. parce qu'il s'est perdu et qu'l veut pas rentrer. mais il veut pas faire demi-tour non plus, faire un pas en arrière ce serait trop dur, admettre qu'il s'est juste trompé. il est bloqué. il est. complètement. y a plus à rien à dire de toute façon, j'sais même pas si y a eu un jour quelque chose à dire. y a une part de violence et une part de vérité lasse et fugace. il sait pas pourquoi il balance ça, si ça vise directement andrea ou le reste. il se fait tard, enfin, tôt. maintenant. ils veulent cette même chose qu'ils auront pas. jamais. enfin, p'têtre pas pour le voisin. mais lui, il se fait tard maintenant pour l'avoir. passé un certain cap, ça devient compliqué. pour par dire impossible, pour pas dire qu'il a eu, mais qu'il a pas su bien protéger ce qu'il y avait de précieux. alors il fait ce qu'il fait toujours. il acquiesce et le prend dans ses bras, le rassure. à la place de se rassurer lui. et s'il ferme les yeux, il peut s'imaginer, que ce contact est vrai, qu'il est revenu en arrière. mais il garde pas les yeux fermés assez longtemps et parce qu'il se rend compte que son visage s'est flouté dans ses souvenirs. et ça fait trop mal. de le voir s'effacer, ne reste qu'un regard pour le juger. il voudrait plus jamais partir maintenant, rester là pour toujours, se serrer les coudes, plus se quitter. t'façon si je t'approches de trop, tu vas finir par disparaître. peut-être que j'ai encore besoin de te voir. il a déjà plus la force de reste debout, il le relâche aussi vite que l'échange à duré. un battement de ciel. il s'est fait chevalier pour la requête de la princesse et il redevient le cavalier solitaire. et tu te trompes. tu peux pas me faire morfler, parce que même si je le voulais, je pourrais pas t'aimer. il a plus la force. ça lui tombera dessus quand il s'y attend pas peut-être, arrivera ce qui arrivera. mais il veut plus de ça. il veut plus être celui qui répare. c'est lui maintenant qui a besoin d'aide et de bras puissants pour le relever.
c'est parce qu'il est vivant qu'il souffre. c'est parce qu'il s'accroche.
c'est parce qu'il est là, plus présent qu'il le croit. malgré tout.
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MessageSujet: Re: midnight express ✰ otto   Mar 23 Mai - 12:43

andrea il ferme les yeux, andrea il se tait, andrea il a plus de point final à écrire avec le bout du stylo à encre. c'est otto qui le fait en le serrant, en gardant contre lui ce semblant de chaleur qui vaut pas grand-chose. mais qui est là, qui grossit à mesure que les bras s'enroulent. et lui il a plus qu'à inspirer profondément, peut-être prier sa bonne étoile pour une éventuelle bonne nouvelle. il croit pas trop à la chance, plus à un retournement de situation - et à pas répondre présent à une telle invitation, il espère que la vie lui en voudra pas trop, qu'elle le tirera plus vers le haut que dans la boue. il s'enfonce encore, il veut en profiter, il veut prendre parti de cette petite performance à but égoïste. il veut se dire qu'il a le droit, lui aussi, ne serait-ce qu'une seconde à ça. un truc véritable, avec une personne qui pourrait lui appartenir véritablement - pas que dans le fond, dans le forme y compris. il sent un sourire se pointer sur le bout de ses lèvres. il est bien. il devrait embaucher otto pour le serrer souvent comme ça, mais c'est pas sûr qu'il accepte de se faire prendre pour objet de plaisir juvénile. ça se relâche un peu, ça se pète et andrea le regarde un peu de bas. il est grand otto, plus grand que lui. faut croire que l'âge joue quand même quelque part quand il s'agit de longueur des jambes.
ça le fait rire.
à peine, un minimum, tout juste audible. il garde une main sur son épaule, y se fout sur la pointe des pieds et le baiser s'échoue sur sa tempe. il voudrait s'excuser, il voudrait sincèrement lui affirmer qu'il est désolé, mais ça veut pas sortir.
- ouais bah, j'ai besoin d'te voir aussi. ses deux paluches passent sur ses propres joues pour effacer un peu le mascara qu'il a toujours pas dégagé - faudra qu'il pense à se démaquiller sous peine de laisser une trace sur le coussin. mais j'garde quand même la bouteille. rictus de canaille qui se pointe un peu plus, il en aurait presque les canines qui poussent. andrea il essaie, andrea il se défonce aux éclats, aux bonheurs disparates qui se pointent ici ou là dans le corps, andrea il relativise, andrea il veut pas voir le malheur. il fait comme avec la poussière, il la fout sous le tapis jusqu'à ce qu'il bute dedans.
- et si y'a plus rien à dire, alors l'mieux ce s'rait de... ouais bah t'sais, tirer la révérence. il fait une petite courbette, se baisse jusqu'à ce qu'il forme un coin bien droit. il sourit, sourit encore, sourit toujours parce qu'il a rien de mieux à foutre. il sourit, sourit, sourit et sourit parce qu'il veut qu'otto ça le chope au plus profond de lui, que ça le possède dans les tréfonds de ses viscères. parce qu'il veut qu'il aille bien. il se retient de lui foutre un autre baiser sur la face. il se recule, avance jusqu'aux escaliers, mouvement d'une main dans les airs, il disparaît - pas totalement. il se fait entendre jusqu'à la porte qui claque, jusqu'au plus petit bruit de sa carcasse qui s'échoue sur son lit. il s'enfile le fond de bouteille d'une traite. et andrea il s'endormira pas avant une heure ou deux. trop à penser, trop à songer. à trop se dire qu'il a peut-être tout chié, à regarder les rayons du soleil traverser l'écart entre ses doigts.

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