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 au détour d'une rue + otto

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MessageSujet: au détour d'une rue + otto   Dim 7 Mai - 10:52

Tu sais pas vraiment. Si la journée s’était bien passée ou non. Peut-être parce que parfois, t’avais juste l’impression d’être entouré d’idiots ? Juste l’impression d’être un peu trop différent pour travailler dans ce monde-là ? Et pourtant, t’avais fait ces études avec passion. Parce que ça t’intéressait, parce que c’était bien. Mais, ce stage. C’était à la fois bien, à la fois mal. Alors, aujourd’hui, tu savais pas si ça avait été un bon jour.

Mais, la journée était finie, oué. Toi, tu marchais là, dans les rues ensoleillées, la clope au bec, une main dans une poche alors que t’allais calmement au théâtre. Non pas pour voir un spectacle. Non, juste pour retrouver, ce fameux Otto. Le flic qui perdait son portefeuille. Enfin, flic, c’est ce qu’il disait. T’avais limite un peu la trouille. Parce qu’on est jamais sûr de qui on va rencontrer. Mais, t’avais ses papiers, sa photo. Alors, tu te disais que oué, ça allait bien se passer. D’ailleurs, ce gars, il avait un petit côté totalement sexy. Et, t’avais quand même un peu hâte de le voir en vrai. Peut-être que tu pourrais le redessiner, plus tard. Pt’être qu’il deviendrait….Tu te secoues violemment la tête, les joues un peu rouges. Putain Raph, mais, à quoi t’es en train de penser.

Se laisser tomber sur les marches du théâtre, tirer sur la clope et fermer un peu les yeux. Pour profiter quelques minutes, quelques instants du soleil brûlant ta peau. Ça faisait du bien. Depuis que t’étais arrivé ici, le soleil te faisait tellement de bien. Éloignant tes ombres, tes cauchemars. T’avais, en quelque sorte, un peu moins froid. T’avais, en quelque sorte, un peu moins peur du noir. Soupir discret, tu rouvres les yeux. Pour vérifier qu’il soit pas arrivé. Pour surveiller son arrivée. Son portefeuille bien rangé dans ton sac.
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MessageSujet: Re: au détour d'une rue + otto   Dim 7 Mai - 11:39

de base, otto n'est pas le genre de personne qui perd ses affaires, il se balade avec relativement peu de choses sur lui: ses papiers, un peu de liquide,  son téléphone, son briquet,  un paquet de clopes - voir deux -  et plus rarement un flingue. ça fait pas beaucoup à égarer. rien de plus banal, il n'est pas du genre collectionneur à amasser les cartes de visites des bars et restaurants où il s'arrête, il se contente du strict minimum et ses poches ressemblent à tout sauf à une boîte à trésor. et si son portefeuille était tombé entre les main d'un cambrioleur, ce gars là aurait été déçu en arrivant chez lui. en dehors de son arme, il n'y a pas grand chose de valeur qu'on puisse lui prendre, la télé à la rigueur. son pc peut-être, mais c'est du détail. et vu l'état des appareils, autant s'en acheter un neuf avec sa carte bleue si encore on arrive à trouver le code. en premier lieu, pas de quoi tant s'inquiéter, et s'il avait vraiment voulu le retrouver ce foutu portefeuille, il aurait demandé à des collègues, la ville n'est pas si grande que ça. ironiser sur la situation était le manière qu'otto avait trouvé pour ne pas angoisser. il se trouvait déjà assez con d'avoir réussi à perdre la chose la plus importante qu'il possédait en plus de s'en trouver gêné. dans ce portefeuille, clairement il y avait tout ce qu'il restait de sa vie et ça ne le faisait pas rire qu'un inconnu puisse tomber dessus. otto aime bien avoir une longueur d'avance, connaître la personne quand elle ne vous connaît pas, ça rassure, ça donne l'illusion que l'on garde toujours le contrôle sur ce qui arrive. hors dans cette situation, tout s'inversait, il n'avait aucune idée de qui était l'inconnu qui l'avait retrouvé, si c'était un type bien, un jeune, un vieux en reconversion, juste qu'il avait l'air de faire un boulot chiant. enfin, de ce qu'il en a compris, y a pas beaucoup de travail qu'otto trouve épanouissant, sauf peut-être les métiers d'arts. mais ça, c'est bien quand on a du talent, pas comme lui. ainsi, quelqu'un se baladait en ville, avec son identité dans sa poche, ses souvenirs de florence, la photo des personnes qu'il a aimé et dont il n'a jamais eu le coeur de se séparer.
il serait peut-être temps de faire le vide, quand il retrouvera la pochette. en racheter une par exemple, dans une boutique de souvenir, une en cuir synthétique pas très cher. mais qu'il perdra pas, cette fois. il pourrait se la faire offrir pour ça, lui donner une valeur qui le force à s'en occuper. mine de rien, cette histoire lui a fait prendre conscience d'une chose, à être constamment à coté de ses pompes et ne pas dormir la nuit, ça abaisse sa vigilance. il faut qu'il fasse plus attention, c'est clair. pendant le trajet qui le séparait de son appart au théâtre - finalement il avait prit un jour de repos - il s'était imaginé son mystérieux inconnu, façon portrait robot comme le boulot lui avait appris, déformation professionnelle. Ce Raphaël. C'est un joli prénom, il aime comment il résonne, assez chantant. Il l'imagine mal sur le visage d'un vieux type sénile, d'ailleurs s'il avait eu plus de 70 ans, il n'aurait pas pensé à le contacter par message, il aurait juste déposé  le bordel aux objets trouvés. Alors, il donnait pas plus de trente ans à son bon samaritain, surtout s'il était encore un stage, sans doute en formation alors. blond, brun, chinois, ça par contre il en savait foutrement rien. quand il essaye de lui donner une tête, y en a qu'une qui lui revient  et c'est toujours la même. celle aussi qui se glisse dans ses cauchemars ou ses rêves.
sur place, il n'y a plus grand monde. pour une fin de journée, les touristes sont restés planqués chez eux. il y a un gosse qui joue sur son smartphone, trop jeune pour être le type. une bande d'ado qui écoutent leur musique à fond sur les marches, ce qui ressemble à un étudiant qui patiente. c'est peut-être lui, ou peut-être pas. ça pourrait être n'importe qui. pour la première fois, le malaise le gagne presque, pire que pour un rencard. alors il fait ce qui lui semble le plus logique et s'assoit sur les marches à coté de la seule personne isolée, se tournant les pouces, tapotant du talon au rythme d'une vielle musique qu'il garde toujours en tête et lui jetant un coup d'oeil de temps en temps.  l'autre le reconnaîtra s'il a prit soin de bien mater sa photo d'identité.
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MessageSujet: Re: au détour d'une rue + otto   Dim 7 Mai - 12:17

Et, tu fixes les alentours, tu cherches le visage de l’inconnu. Tu te doutes, qu’il doit être surement plus vieux que la photo de son permis ou de sa carte d’identité, mais, tu devrais pouvoir le reconnaitre, oué. Enfin, là. Tu le vois pas. Doucement, tu écrases la cigarette consumée, tu en allumes une autre. Refermer les yeux. Laisser le soleil donner le chaud à la peau. Oublier, un peu. Ce que tu fais là. Oublier, un peu. Tous les problèmes. Oué, t’es étonnamment bien en cette fin de journée. Tu pourrais rester là des heures, au soleil. Mais, lui, il va doucement s’en aller, laisser place à la nuit, à la fraîcheur de la lune. Et puis, t’es pas là pour t’endormir n’est-ce pas. N’est-ce pas.

Et pourtant, tu penses que tu t’es laissé partir un peu trop longtemps. Parce que quand tu rouvres les yeux, c’est parce que t’as sentit quelqu’un proche de toi. Là, juste assis à tes côtés. Et putain, t’as sursauté. Parce que tu t’attendais pas à ça. Parce que ça t’a fait flipper quelques secondes avant que ton cœur ne reprenne un rythme normal. Tu jures un peu. T’as clope, elle est morte sans que tu l’aies vraiment fumée. Tant pis. Tu l’écrases, là, à tes pieds avant de la ramasser. Oué, tu vas pas la laisser là.

Et, c’est seulement après ça que tu t’intéresses. À regarder autour de toi. Mais, surtout à regarder qui vient de s’asseoir à tes côtés. Parce que finalement, t’es là pour rencontrer quelqu’un, alors, faudrait peut-être que tu songes à le trouver. Le trouver. C’est en tournant ton regard vers lui, que tu te rends compte que t’as pas besoin de le trouver. Il l’a fait tout seul. Mais, tu ne dis rien. Non, ton regard le détaille avidement. Dieu. Tu glisses là tes yeux sur ses cheveux, son front, les arcades de ses sourcils, le long de sa mâchoire carrée. Et, putain, il est bien mieux maintenant que sur son permis, c’est sûr. Y a ton cœur qui manque un battement. Un murmure qui glisse malgré toi d’entre tes lèves. « J’veux le dessiner. » Oh oui, il serait beau, trop. Là, couché sur le papier. Et, tu te perds dans ta contemplation. Jusqu’à ce que soudainement, tes joues se colorent quand tu te rends compte qu’il te fixe. Lui aussi. Oh…mince.

Rougir, plus. Encore. Puis, te passer une main dans la nuque. « Pardon…euhm… » Te racler la gorge et fouiller rapidement dans ton sac. « Vous êtes Otto non ? » Tu lui dis avec son portefeuille dans ta main. Dieu, que tu te sens gêné.
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MessageSujet: Re: au détour d'une rue + otto   Dim 7 Mai - 23:58

étrangement raphaël ressemble à ce qu'il a imaginé comme une photographie de ses rêves, c'est le même et pourtant différent, il suarait pas dire exactement ce qu'il attendait et comment ça correspond à l'image qu'il en avait. c'est comme ça, ça le frappe en plein fouet, comme une impression de déjà vu, ou peut-être trop l'inverse. raphaël c'est quelqu'un de relativement jeune et de frais, un visage à la peau lisse et aux traits fins que le temps, le vent, le sable, n'ont pas encore usés. et il sait que parfois ce n'est qu'une illusion, combien de fois il a lui même feint de sourire, d'être heureux alors qu'il ne ressentait rien d'autre que le vide et l'envie d'en finir une fois pour toutes, avec les masques ou le problème. mais ça lui fait cette impression de nouveauté, de se trouver en face de quelque chose de neuf et de beau. il se demande si quelqu'un l'a déjà abîmé, sa la vie s'en est chargé, si le karma lui a fait sa fête ou si comme il le laisse paraître c'est quelqu'un de bien dans ses bottes et de banal. pas comme lui, quelqu'un qui peut se laisser vivre sans avoir besoin d'en vouloir à la terre entière en commençant pas s'en vouloir à soit même. et si c'est le cas, il donnerait cher pour réparer ce qu'il y a de cassé. c'est un bon gars. il le sent au fond de ses tripes, comme ça.  il l'entend murmurer si bien qu'il se demande un instant s'il est en train de rêver et s'il n'a pas juste entendu une voix. quelque chose d’électrique est passé entre lui et le gosse, il sait pas exactement quoi mais il y a une partie du poids contre son coeur qui a arrêté de peser. une belle rencontre, comme on dit.
ouais, c'est moi. et donc, c'est t...vous raphaël ? il hésite entre continuer sur la politesse ou passer sur une formule plus amicale, au fond il s'en fiche pas mal. c'est juste des formalités. il pense pas que ce soit le genre de personne qui ira lui reprocher de pas s'être exprimé comme un grand poète ou un philosophe des lumières. et puis de toute façon, s'en est pas une de lumière, otto. il est peut-être beau parleur quand il s'agit de draguer, d'attirer quelqu'un dans ses bras pour une soirée mais du reste, ça reste que des facilités. la seule chose qu'il maîtrise à peu près c'est la répartie quand on l'attaque et qu'il mord en retour. il s'en sort quand il doit être mauvais et ça annonce toute la couleur sur ce qu'il est vraiment. il ne sait pas être sympa sans y voir un intérêt, même quand il veut aider. et même son regard il peut pas le détacher des choses qui le tentent.
il débarrasse raphaël de son portefeuille et effleure sa main quand il lui prend. il garde le contact visuel tout du long, curieux des réactions de son interlocuteur.  pour confirmer ce qu'il pense deviner, se rassurer, ou pas. il est curieux otto, curieux maintenant que le mystérieux inconnu à laissé toutes les émotions passer sur sa gueule d'ange. il a l'impression de revenir l'étudiant qu'il était et qui draguait des pucelles sur le chemin de l'amphi. ça remonte à trop longtemps.
est- ce qu'il l'a vraiment fait, est-ce qu'il l'a pas inventé, rêvé ?
je m'attendais à un jeune de ton genre. il sourit sincèrement. pas dans le mauvais sens. il préfère que ça se passe comme ça. c'est pour l'autre que peut dérouter, pour un vieux de quarante pige il a gardé une jeunesse d'âme qu'il est fier d'afficher.
mais à quel prix. de ton coté l'effet de surprise a un peu été gâché par la photo j'imagine.
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MessageSujet: Re: au détour d'une rue + otto   Lun 8 Mai - 10:14

T’as la gêne qui fait faire boum boum à ton cœur. T'as la gêne qui te donne le léger rouge à tes joues. Et, même si tu voudrais te glisser dans un petit trou de souris. Putain, tu veux également rester là. Parce que tu sais pas, Raph. Mais, t’as l’impression que cette rencontre. Là, au coin d’une rue, va pas être si simple que ça. Que tu vas pas juste lui rendre son portefeuille et t’en aller. Non. T’en as vraiment pas envie. Parce que cet homme. Dieu, qu’il est…. Et, t’as l’air un peu bête à lui demander s’il est bien Otto, forcément qu’il l’est, tu l’as reconnu. Mais, c’est pas grave. Non pas grave. Parce que vous êtes là tous les deux à vous regarder. Parfois, de francs regards. Parfois, des regards à la dérobées. Et c’est bizarre. Et, c’est étonnant. T’es pas vieux, Raph. Mais, t’as l’impression d’avoir perdu dix ans. D’être aux premiers émois. Aux premières attirances. Et, ça te fait un peu serrer le ventre. Parce que tu comprends pas trop ce qui est en train de se passer. Là, maintenant. Mais, à quoi bon y réfléchir. Peut-être peux-tu simplement, laisser faire. Oué, tu verras bien après. C’est aussi simple comme ça.

Alors, tu souris, vraiment quand il t’adresse enfin quelques mots. Sourire si grand sur ton visage, surement un peu vrai, un peu faux. Tu sais, comme ceux que t’as l’habitude de si bien faire. « Tu…tu c’est bien. Et mhm, oui c’est ça. » Et, t’as presque envie d’ajouter, enchanté. Mais, t’as pas vraiment le temps. Parce que sa main se tend, ses doigts attrapent le cuir. Mais, surtout, frôle, là, ta peau. Et, tu sens les doigts de l’homme glisser légèrement sur les tiens. Ils sont chauds. Vraiment. Et, pas doux. Enfin, si. Non. Tu saurais pas trop…y a ton cœur qui accélère. Ce sont des doigts travailleurs. À la fois chauds et durs, ceux qui travaillent, un peu secs, un peu cornés. Oué, c’est ça. Des doigts un peu râpeux du passé. Et, ça te fait rougir. Et, ça te fait frissonner. Parce que t’aimes les sentir là, sur ta peau. L’espace d’une seconde, deux, peut-être.

Trop rapide.

Et tu comprends rien. Et tu fixes ta main, sa main. Puis, tu le fixes, lui. Lui et son visage carré. Lui et son visage d’homme. Et t’as comme l’impression d’être un enfant. Avec ton visage surement bien juvénile à côté du sien. Mais, ce qui te choque le plus Raph. C’est pas ses traits, si beaux soient-ils à ton regard. Non, c’est ses yeux. Dieu. Tu n’en as jamais vu des comme ça. Si bleus. Si violents sous ses cheveux bruns. Y a ton cœur qui s’emballe alors que tu ne peux t’empêcher de le voir. Si nette, si précise, image d’une peinture. Allongé là, le regard lointain et pétillant, le corps alanguit et nu, un drap négligemment posé sur son corps. Noir et blanc. Sauf ce bleu. Bleu violent sur la toile de noir. Bleu qui illumine le visage. Qui éclate et attire. Peinture. Y a tes doigts qui te démangent, ton souffle qui s’accélère. Raph, tu halètes un peu alors que tu détournes violemment le regard.

Tu le veux.
Tu veux le peindre.
Tu veux…

Fermer les yeux. T’as l’impression de te donner en spectacle. T’as même du mal à comprendre ce qu’il te dit. Sur toi. Sur la photo…le…Unh ? Tu voudrais presque te secouer la tête. Pour te remettre les idées en place. Parce que Raph. On ne peut pas fantasmer comme ça…sur un inconnu. Rouvrir les yeux, relever la tête. Tu te mordilles un peu la lèvre. Avant d’attraper rapidement une cigarette. Oui, oui, fumer, ça…ça. Te racler la gorge. « Oh. La photo. » Tu l’allumes, tu te sens perdu, étourdis. T’as l’impression d’être un idiot. Le souffle s’arrête, tire là, sur le poison. Qui vient doucement glisser, te réchauffer. Oui…ça va mieux. Tu sais même pas. Peut-être que ça va le gêner ? Regarder un peu au loin, le soleil encore haut dans le ciel trop bleu. Comme ses yeux. « Eh bien…ton permis ne te met pas vraiment en valeur ! C’est bien mieux maintenant. » Et, t’as le regard qui s’écarquille quand tu te rends compte de ce que tu dis. « Enfin…euh…les photos des papiers, on est jamais…vraiment…enfin t’sais. » T’as une main qui frotte ta nuque, un petit rire qui glisse de tes lèvres. Va, Raph. Continue de t’enfoncer. Vraiment. Et tu te dis, encore une fois. Que t’as l’impression, vraiment, d’avoir perdu dix ans. De te revoir devant ton premier coup de cœur. Et t’aurais presqu’envie de rire tellement tu te sens ridicule. Pourtant, tu ne le fais pas. Non, tu tires juste encore et encore sur la cigarette, ton regard fixé sur le ciel. Presque. Parce que tu ne peux t’empêcher de lui jeter des coups d’œil encore et encore.

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MessageSujet: Re: au détour d'une rue + otto   Lun 8 Mai - 20:36

sans paroles, beaucoup de choses se disent, y a des mots qui se perdent dans les yeux, ça parle sans rien prononcer de peur d'effrayer l'autre. c'est pas comme-ci la discussion cassait trop patte à un canard, mais pourtant elle a quelque chose d'apaisant et de paisible, parce que c'est une découverte, c'est simple et on s'emmerde pas, on s'engueule pas à savoir quel est le meilleur film, qui a le meilleur cul de la rue. la seule chose qui compte, c'est la personne en face, tout d'un coup, otto, il se sent exister, être autre chose que le décor de la rue, qu'une partie du bitume, que l'extension d'un corps de béton et d'une âme électrique. il se la joue aventurier qui découvre une terre inconnue où personne n'est encore passé, pas encore ruinée par la capitalisme et les grands feus de joie des révolutions. un endroit sur où y a rien à perdre, rien à risquer, où le futur existe pas plus que le passé pendant que le présent prend tout son sens d'être immédiat. ça l'amuse de jouer avec les émois de jeunesse et l'admiration qui transpire de ses yeux. fût un temps, il admirait les grands secrètement aussi otto, un temps qui remonte à loin et qui n'a fait que durer un instant. il s'est pas vu fantasmer sur les jupes des filles et ce qui s'y cache après les cours, il s'est pas vu sortir en boire et boire à s'en suicider le foie, il s'est pas vu découvrir sa sexualité. c'est arrivé un peu sur le tas, un soir quand il s'emmerdait, un autre où il avait besoin de soulager ses nerfs et d'autres qui ont suivit par amour et par dépit. à croire que tout ça il l'a rêvé et que tout ce qui lui reste c'est des souvenirs de songes qui restent au réveil, quand on est pas encore éveillé mais qu'on a définitivement quitter le monde des rêves. il essaye de les attraper mais il s’effritent dans ses doigts comme des cendres.
retour à la réalité. il dégaine le zippo et brûle sa propre clope. un coup de foudre. c'est comme ça qu'il a décidé d’appeler ce qui vient d'arriver. ça durera qu'un temps, pas l'éternité, jamais. ça va durer le temps d'en apprendre un peu plus, de se croiser une fois ou deux et le temps finira par le rattraper. ça le dérange pas plus que ça, il fait son deuil des grandes rencontres qui finissent par des bagues aux doigts. il a décidé que de toute façon, il ne pourrait plus aimer. il l'a fait une fois. il a réussi à recommencer une deuxième mais la troisième il est pas sur de pouvoir la supporter. celle de trop. cette fois, c'est dans sa tête qu'ira la balle.
il marmonne sa clope au bec.t'inquiètes, tu serais pas le premier à dire que j'ai une tête de tueur dessus.  personnellement quand je me regarde dans le miroir le matin je fais pas la différence. et puis, il sait bien ce qu'il y a vraiment en dessous le masque otto. il se connait. un peu trop bien pour se faire confiance. c'est ton travail qui te rends aussi tendu ? je vais pas te manger, fin', je suis cool quoi, t'en fais pas. il conclut en lui donnant un petit coup de coude amical, un truc en vogue chez les jeunes. ça l'était déjà à son époque, c'est resté, de toute façon, il a jamais vraiment eu envie de devenir adulte, il reste entre les deux. trop vieux quand ça l'arrange. et  c'est ça façon à lui de relancer la discussion, de redonner de l'élan, de lui intimer de pas s'arrêter. il veut pas retourner maintenant à sa réalité, à son appartement vide et pourtant rempli de souvenirs. il veut profiter de cette sensation qu'il avait oublié, qui le percute de plein fouet et lui fout un coup dans les dents. presque heureux. et tu disais quoi tout à l'heure ? dessiner ?
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MessageSujet: Re: au détour d'une rue + otto   Lun 8 Mai - 21:08

Y a sa voix qui s’élève, et, elle te rassure presque. Parce que ça te détend un peu. Parce que t’as l’impression qu’il a pas vu. Ton regard, ton expression, ton envie, ton désir. T’en sais rien. Mais, qu’il a pas vu. Pourtant, tu en doutes. Vraiment. Parce qu’il faudrait être aveugle non ? Pour ne pas te voir le dévorer du regard. Tirer sur la cigarette et, cesser. Enfin. De regarder le ciel pour le regarder lui. À nouveau. Et, tu fronces les sourcils. Un peu. Une tête de tueur ? Oh non non. Même sur le permis, tu ne le trouves pas ainsi. Oh, bien sûr, il semble plutôt sévère, peut-être même froid. Mais, y a ses mots qui te font penser le contraire. Alors, c’est juste son visage qui est comme ça. Surement. Mais, en tout cas, certainement pas une tête de tueur. Sinon, tu te serrais barré bien vite en courant.

Sourire, trop fort. T’as presque un petit rire qui passe tes lèvres. « Oh non non. Pas tueur, je ne trouve pas ! » Toi, sur ton permis, t’as juste la tête d’un gamin de dix-sept ans, avec les boutons qui vont avec. Putain, tu voudrais la changer celle-là. Mais non, elle est imprimée là, presque à vie. Vivement que tu le refasses faire, ce permis. Au moins, tu lui mettras une photo un peu plus digne. Que l’adolescent trop intellectuel. Et puis finalement, tu ris vraiment quand son coude te touche, te bouscule. Oué, définitivement pas un tueur. Ou du moins, un tueur sympa. Sauf peut-être quand il te découpera en morceaux. Mais, là, maintenant, t’en a vraiment rien à foutre. T’as comme l’impression que toute la pression est tombée. Et pourtant…Pourtant, tu sais pas quoi lui dire. À lui et ses mots. Parce que oué le boulot rend nerveux. Mais, à l’instant, c’est plutôt lui qui te rend nerveux. Totalement nerveux et fébrile. T’as l’impression de frétiller, de sautiller. Parce que vraiment…

Sursauter, le regarder, surpris. Et, froncer les sourcils. Ce que t’as dit tout à l’heure. Tu ne comprends pas. Jusqu’à ce que ça te revienne. Oh. Oh, ça. Rougir. Un peu. Et sourire, un peu aussi. Il te désempare totalement. Et, tu as l’air un peu con. Parce qu’il ne fait que parler et toi, tu dis rien. Vraiment. « Oh. » Oui, Raph, soit encore plus éloquent, tu vas y arriver. Et finalement. Tu sais pas trop. Une pulsion, une envie. L’instant présent. Instant de folie. Y a ta main qui se tend vers lui. Tes doigts qui glissent sur sa joue alors que tes yeux le dévorent, à nouveau. Alors que tes yeux se noircissent, fort. Ils glissent, suivent les traits de la mâchoire. « Tu es beau. » Parce que finalement, Raph. Arrête d’être si inquiet. Arrête d’être si stressé. Au pire, tu te prendras le vent le plus puissant de ta vie. Au pire, il partira, te traitera de fou. Oué, voilà. Mais, tu veux pas. Non, vraiment pas. Passer à côté de cette putain de chance, peu importe ce qu’elle est. « Tu… » Tu te racles un peu la gorge. Le rouge aux joues. Parce que merde, tu le touches. Parce que merde, tu vas lui demander un truc un peu bizarre. Vraiment bizarre. Mais, il va pas te manger. Il l’a dit lui-même.

Te manger. Frisson, violent, là dans ton dos. Et tu te rends compte, que tu n’as plus eu de telles pensées depuis maintenant très longtemps… Depuis le trop noir, le trop mal. Tes doigts continuent de glisser, jusqu’à son menton, remonter vers les lèvres. Dieu, tu pries pour ne pas qu’il te repousse violemment. Tu es étonné de ton audace, de ta folie. « Tu…non. Je…je voudrais te dessiner. » Et tu le fixes fort. Très. Et ta main s’arrête, là, les doigts sur ses lèvres, ta paume sur sa joue. Et, y a le tableau qui te réapparaît aux yeux. Et tu sais. Tu sais que ce sera surement le plus beau que tu n’aies jamais fait. Parce que t’as l’impression, qu’en cet instant, il est un peu une muse. Peut-être l’est-il réellement t’en sais rien. Mais, tu veux. Oui, tu veux tellement. Le dessiner, l’attraper, le croquer. Il te donne tellement envie, tellement envie.
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MessageSujet: Re: au détour d'une rue + otto   Lun 8 Mai - 22:08

coup d'éclair. il se laisse foudroyer par l'improbable, goûte à l'imprévu comme il n'est jamais venu le cueillir même aux creux de ses fantasmes les plus inavoués. sa vie à otto, c'est un enchaînement de situations vues et revues, parfois surjouées pas des acteurs qui tirent trop tôt leurs révérences dans le silence de la salle, y a pas d'applaudissements, y a que des larmes silencieuses qu'il laisse couler contre sa propre épaule, faut d'avoir trouver le courage d'empoisonner le coeur d'un autour pour y déposer ses peines. il se retrouve souvent seul sur la scène de sa vie à jouer le monologue fantomatique du héros de l'histoire, d'une voix monotone sans envie, sans drame, sans peur, qui crèverait de ressentir à nouveau cet effroi qu'on a quand on est sur le point de mourir, qui nous fait sentir aussi vivant qu'une armée entière. devenu zéro avec le temps, puis devenu du duo l'espace d'une vie. une vie qu'il s'est vu arrachée et il est redevenu néant. au point de départ, peut-être qu'il est juste trompé de chemin, de gare. il a prit ses clics et ses clacs et essayé de bien recommencé, en commençant pas s'éloigner, pas rejeter le contact alors que c'est bien la seule chose qui le fasse frisonner. il se plaisait dedans, ou pensait s'y plaire, dans cette solitude précaire qui pesait sur son coeur autant qu'elle le rassurait et l'empêchait de faire face à ses doutes et ses torts. il croyait, s'être habitué à ne plus avoir personne pour le réveiller le matin, s'habituer à ne plus avoir de raison ni de se lever, ni même de se coucher. plus aucune raison pour continuer à avancer, mais encore assez pour ne pas abandonner. parce qu'il ne sait pas baisser les bras, qu'il veut pas tout lâcher, qu'il refuse même. il veut pas laisser sa place, maintenant qu'il l'a méritée, toutes les fois où il s'est relevé même plus bas que terre, même déjà sous terre et enterré, quand on le croyait mort et fini.
c'est le signal qu'il attendait pour faire redémarrer le système virusé de ses neurones, c'est tout con, il en avait juste besoin. besoin de se sentir à nouveau regardé, détaillé, d'être au centre de l'attention rien qu'un moment, juste un, juste pour lui. un seul instant d'égoïsme à nouveau, pour se rappeler qui il est, au delà de ce qu'il est devenu et combien ces deux personnes peuvent l'aider à devenir la version finale de son oeuvre. la paix et la guerre peuvent cohabiter là dedans, dans le tambour de sa poitrine, la violence et la douceur peuvent encore s'y loger, il l'a toujours fait jusque là, hésiter, balancer dans les deux. être noir ou être blanc, surtout gris. il se tend quand raphaël glisse sa main le long de son visage, pendant quelques secondes garde ses yeux fermés pour ne plus retenir que la sensation, ça fait miroir avec d'autres situations qu'il a vécu. tout se répète, s’emmêle s’empêtre dans sa tête, si bien que sur le moment il ne réagit pas et s'abandonne à son contact, à ce qu'il raconte, qu'il écoute que d'une oreille indiscrète. non, il est pas un tueur, il se l'est mit en tête tout seul cette phrase. la vérité, c'est pas de sa faute. c'est pas de sa faute si elle est morte, c'est pas de sa faute si il est parti, c'est pas de sa faute. il l'a pas demandé, il a juste tout fait pour, s'attirer les foudres du karma. mais c'était pas lui qui a appuyé sur la gâchette, qu'il l'a jeté de sa vie. malgré tout, malgré tout il a toujours essayé d'être bien. et la preuve qu'il le peut encore, c'est qu'il est là, maintenant et que ça fait quatre ans que tout se passe bien, que c't'enfoiré de karma justement lui renvoie plus rien, ni de bien, mais ni de mal. et qu'il serait temps enfin d'arrêter de remuer le couteau dans la plaie, d'avoir le coeur aux bords des lèvres constamment, quand il peut avoir les doigts de raphaël. juste en étant lui et en acceptant la banalité, en l’accueillant. on peut être heureux sans être dans le feu l'action, juste simplement. on dirait une thérapie, mais ça le fait sourire de savoir qu'il fait encore envie. c'est étrange, il voit pas où ça va mener tout ça, nulle part. c'est une voix sans issue, une peine perdue. et c'est marrant parce que lui aussi, c'est une cause perdue otto. et il lui a dit qu'il était beau. euh... merci je suppose ? il est sensé répondre que c'est le cas de raphaël aussi, mais il sait pas comment le dire, sans paraître faux. c'est encore trop compliqué, trop à vif trop. trop vite. je... enfin. ou alors il a pas changé et il va tout faire foirer. je suis pas certain que s'afficher comme ça en public c'est très artistique. on devrait trouver un coin plus tranquille pour discuter. il sait pas où n'importe où ailleurs lui irait. il l'inviterait bien chez lui - c'est la porte à coté. mais c'est sans doute précipité, il veut pas mal se faire comprendre non plus. il. et merde. on peut en discuter chez moi si tu veux et je paye le resto une prochaine fois. ou ce soir. ou j'en sais rien. mais viens boire un coup ? il sourit, presque timidement. cherche encore une excuse pour se désister, mais maintenant qu'il s'est engagé, il accepte tout simplement d'avoir besoin d'une compagnie réelle. je voulais être artiste aussi, enfin, moi c'était la musique mon truc mais, le destin m'a pas aidé. c'est une autre musique qu'il a joué. pendant longtemps, au son des pan-pans et des tu me manques solitaires.
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MessageSujet: Re: au détour d'une rue + otto   Mar 9 Mai - 8:20

Tu t’y attendais pas à tout ça. Non.
Tu ne pensais pas. Vraiment pas, que cette rencontre fortuite allait devenir, une rencontre, importante. En quoi, pour quoi. T’en sais encore trop rien. Parce qu’il est beau ? Parce que tu veux le dessiner ? Parce qu’il te fait frissonner. T’en sais rien. Parce que, y a ta peur qui cisaille ton ventre alors que ta main glisse sur sa peau. Douce. Avec ses quelques rides d’une vie déjà bien vécue. Et, tu regrettes presque de pas avoir regardé son âge sur ses papiers. Parce là, maintenant, tu voudrais bien savoir. Pas parce que cela changerait quelque chose. Non. Mais, pour savoir combien d’années, déjà, il a réussi à vivre. Si lui aussi, et tu le crois, il a eu mal. Trop. Comme toi tu as pu avoir. Comme toi tu as encore. Petit sourire sur tes lèvres, tu apprécies la douceur de sa peau ou pourtant, tu es persuadé que mal entretenue, une barbe râpeuse ferait son apparition. Toi, t’es pas imberbe, mais, ton visage, il connaît pas. Mais, là, n’est pas le sujet.

Tu le dévores juste. Tu lui avoues. Sa beauté. Tu lui avoues. Que tu veux le dessiner. Et Dieu. Tu veux qu’il te réponde oui, qu’il soit d’accord. Parce que tu l’imagines si bien. Parce qu’il te donne l’impression, un peu, en cet instant, d’avoir des ailes. Oui, c’est obligé. Sinon, tu serais parti. Surtout quand tu l’entends te répondre. Ta main doucement, glissant une dernière caresse à son visage. Avant de s’éloigner. Délicatement. Il t’invite. T’as le cœur qui sursaute. Le regard surement un peu surprit. Et, la peur. Quelques secondes, reprend sa partie. Parce que tu le connais pas. Parce que…Dieu tu as touché quelqu’un que tu ne connais pas. Et…Et chez lui. Fermer les yeux, juste un peu. Clignement long, pas trop. Avant de le regarder à nouveau. Et merde. Merde. De toute façon, pourrais-tu avoir plus mal un jour ? Tu ne crois pas. Non. Alors. Et puis, Otto, il est flic. Donc, tout va bien.

Petit rire, petit sourire, tu lui attrapes la main. Spontanément. « D’accord, ok, va pour le verre ! » Et tu le tires pour qu’il se lève, aussi. Comme si tu veux qu’il te suive alors que toi. T’en sais rien où il habite. Peut-être, Raphaël, vas-tu te jeter dans la gueule du loup. Peut-être Raphaël vas-tu tellement regretter. Mais. Non. Non, tu es persuadé qu’aujourd’hui est un bon jour, que cette rencontre en est une belle. Oui. « Et pour le dîner, je veux aussi ! J’ai déjà faim, mince. » Tu ris. Parce que c’est vrai. T’as pas vraiment bien mangé à midi, trop de boulot. Alors que tu sais, que tu devrais le faire, correctement. Toi et ton corps un peu trop grand, un peu trop maigre. Mais, tant pis. Avant…avant tu étais un peu plus épais. Mais, t’as jamais vraiment réussi à remonter la pente. Tu lui souris. « Ah oui ? Non la musique, je suis nul moi ! Mais….le dessin, c’est apparu comme ça, un jour. Et, ça me semblait juste…essentiel. » Oui, essentiel à ta vie. À ta survie. Essentiel pour t’en sortir. Pour croquer, sortir les cauchemars de ta tête. Certain l’aurait chanté, d’autre écris, surement. Toi tu les as dessinés. Tu les dessines encore et encore. Mais, maintenant, c’est devenu une passion dévorante. Au point de te perdre dans des musées, au point de vouloir dessiner jours et nuits. De te dire que peut-être, un jour, tu serais artiste, et pas…manager. Mais, pour l’instant, il n’y a rien de tout ça. Juste toi et Otto. Juste toi et lui, qui t’attire. Lui, que tu veux croquer. Connaitre, jusqu’à la plus petite parcelle de peau. Rougeurs sur les joues, ta main se resserre sur la sienne.

Vous pourriez, oui. Ressembler à un couple. Alors, que vous n’être finalement que deux inconnus. Mais, ne faut-il pas se rencontrer une première fois pour se connaître ? Ne faut-il pas une première fois pour se rencontrer ? Alors…pourquoi tergiverser, pourquoi prendre des pincettes. Ce soir, t’as pas envie. Non. Tu veux le suivre, lui sourire. Après, vous verrez bien. Peut-être un mur, une montagne à gravir. Peut-être juste la fin d’une route, d’une rencontre. Oui, peut-être qu’il n’y aura que cette soirée, qu’un dessin et un en revoir. Ou peut-être… Mais, t’en sais rien. Vous en savez rien. Et puis, t’as pas vraiment envie d’y penser. Pourquoi vouloir tout prévoir ? De toute façon, la vie n’est que surprise. Comme cette rencontre au détour d’une rue. Sourire sur tes lèvres.
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MessageSujet: Re: au détour d'une rue + otto   Mar 9 Mai - 21:27

ce qui est effrayant dans les rencontres c'est qu'on croit un instant tout connaître sur le sujet, mieux que quiconque sur terre. personne pour dicter quoi faire ni quoi dire, sinon les trois neurones réveillées venues faire le taff parce qu'elles s'emmerdaient, jeter le dévolu sur une âme égarée et la prendre sous son aile dans l'espoir d'en tirer quelque chose, presser jusqu'à ce qu'il ait plus rien à faire pleurer. c'est une histoire de destruction, c'est la vision qu'il en a, parce que c'est comme ça qu'il vit ça. parle moi, remarque moi, admire moi, aime moi. mais surtout ne t'accroches pas, jamais, faut pas, c'est dangereux, ça laisse des traces, c'est moches et ça égare des mauvais souvenirs qui tâchent ceux qu'on a bien aimé. il regrette jamais rien lui otto, sauf ce qu'il a fait, mais pas les autres. même quand les autres l'ont trompé, trahi, jeté par terre. c'est pas possible d'haïr, c'est pas possible d'arrêter d'aimer une fois qu'on a commencé. c'était sa drogue, encore pire que le cannabis. l'histoire d'un moment où on prétend pouvoir lire dans les yeux ou dans les pensées, ça devient clair comme de l'eau de roche avant d'être terni au fur et à mesure des secrets qui remontent à la surface jusqu'à la troubler. et surtout, cette connerie d'espoir qu'on peut changer quelqu'un sous prétexte qu'elle nous a rencontré, cette connerie égoïste qu'il le pousse à croire qu'au final tout redeviendra poussière et il se fera jamais désirer. il sait que se faire admirer, vampiriser. combien de temps ça prendra avant que le charme soit brisé, avant que la poésie s'envole. il compte un, deux, trois puis se laisse emporter et oublier de s'en soucier. les erreurs sont faites pour être répétées apparemment. et pendant tout le chemin jusqu'à son appartement dans le quartier voisin il continue de fumer sa cigarette en silence. il s'amuse comme un gamin avec les volutes de fumées, oscille toujours entre rester sérieux et lâcher sa main où rester sur sa position. il ne se décide jamais et sa main reste immobile jusqu'à ce qu'il ait besoin d'attraper le trousseau de clé dans la poche de sa veste en cuir.
son appartement n'est pas très grand et se constitue principalement en une grande pièce de vie confortable avec cuisine américaine. c'est ce qu'il l'a décidé sur son choix, le coté fonctionnel, ouvert, lumineux, qui contraste avec l'absence de personnalité sur les murs toujours aussi blancs. tu penses que tu pourrais refaire la déco avec tes dessins ?  je dis pas non. va falloir que tu me montres ce que tu sais faire de toute façon. il jette son manteau sur le sofa et invite raphaël à s'y installer. l'inviter à boire pourquoi pas, mais encore faudrait-il qu'il trouve de la boisson. c'est andrea qui a terminé la dernière bouteille de sa cave et il a pas fait le plein. même ça il a pas eu le courage de bouger son cul pour aller en acheter. y a des jours où il fait le tour de la ville pour s'occuper et d'autres ou y a que la compagnie des quatre murs de sa chambre pour le rassurer. je me suis essayé au piano pour draguer une fille, mais après, j'ai du abandonner. et ça a  marché sur le coup, draguer avec un instrument de musique comment ça se faisait bien. il avait pas la guitare lui, carrément les belles touches et l'argent qui brillait. ça a du l'attirer comme un moustique milena, mais c'était pas suffisant pour la faire rester. elle rêvait de paris, il espère au moins qu'elle y va de temps en temps maintenant qu'elle se repose éternellement.  il avait même composé une petit truc pour leurs fiançailles, un petit air qu'il tapotait sur les draps mais qu'elle a jamais entendu monter, chanté par les notes. il l'a joué pour d'autres, mais jamais pour elle. et un jour il n'a plus joué. plus jamais. ça fait trop mal, de se dire que c'était la clé pour avoir la vie parfaite et qu'il l'a perdue. sa faute. c'est beau d'avoir une passion comme ça. par contre j'ai plus d'alcool c'est con. mais attend tu vas voir.
il sait pas ce qui lui prend mais il sort son mixeur tout neuf et il y jette tous les fruits qu'il trouve dans sa corbeille. il oublie d'enfiler le tablier et va surement se repeindre la chemise mais il s'en fiche. puis il est chez lui, il fait ce qu'il veut, il ramène pas souvent de gens et s'il l'autre s'emmerde y a toujours la vue du balcon. au dernier étage, on voit toute la ville, c'est encore plus beau la nuit. mais à choisir, otto, il préfère encore allez sur le toit. il rajoute un peu des yaourts qui traînent - la date dépassée de deux jours va pas le tuer - et c'est fait. finalement, une reconversion en cuisinier peut s'envisager, c'est pas du grand art mais son plan de travail est propre au moins. forcément, il a tout foutu sur ses fringues. alors ouais c'est cliché hein mais c'est moins nul que du café réchauffé. il balance le tout au frais dans son petit frigo de célibataire. restant de pâtes compris. mais rien en train de se décomposer.  du coup, une heure à tuer avant que ce soit prêt, parle moi de ton grand projet de me dessine.  je suis si spécial que ça ? c'est flippant, t'es sur que t'es pas un stalker ? s'essuie les mains sur un torchon qu'il balance sur son épaule et ricane sèchement. c'est encore difficilement de retrouver le bon ton même après tout ce temps.
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MessageSujet: Re: au détour d'une rue + otto   Jeu 11 Mai - 21:24

Ça te fait un peu bizarre, de marcher comme ça, là, dans la rue, main dans la main avec Otto. On pourrait croire à des amoureux, des égarés. Et pourtant non. Y a rien de tout ça. Enfin, si peut-être que vous l’êtes, des petits bouts d’égarés. Oué, ça s’est possible. M’enfin, de tout ça, tu fais pas trop attention. Non. Toi tu es juste impatient, terrorisé, de voir comment c’est là-bas, chez lui. Tu veux entrer un peu dans son monde. Alors, tu as hâte. Mais, d’un autre côté, t’aimes, sentir les doigts chauds qui entourent les tient. Oué, c’est agréable. Vraiment.

Et puis, soudainement, y a le trop blanc de ses murs qu’apparaissent. C’est beau. En fait, c’est même plutôt classe. Oué, t’aimes bien cet endroit. Et, tu lui souris quand il te parle de repeindre ses murs. Oh, oué, ce serait top. Mais, oui, il faudrait quand même qu’il aime ce que tu fais. Alors, ne pas trop t’exciter et juste hocher la tête. Pour dire oui. Parce que mince, s’il aime, toi, tu adorerais le faire !

Doucement, tu t’assois sur le canapé, mais, bien vite, tu perds de vue ton hôte. Alors, tu te retournes pour le voir s’atteler dans la cuisine, ça te fait sourire. « Eh…c’est pas grave, t’sais pour l’alcool. » Mais, il est déjà parti dans un genre de smoothie ou un truc comme ça tu penses. Alors, rapidement, comme chez-toi, tu jettes tes chaussures un peu plus loin, et, à genoux sur le canapé, tu appuies ton menton contre le dossier, qui est face à toi. Pour pouvoir le voir faire. Et, parfois, tu peux pas t’empêcher de rire. Juste doucement. Il est un peu drôle à s’acharner sur ses fruits. Mais, d’un autre côté. Ça lui donne un côté bien sexy aussi. Rougeur sur tes joues. Tu te demandes, Raph, si tu vas reprendre ta couleur normale avec lui dans les parages. Surtout quand il vient à balancer le torchon. Et bah merde. Tu souris. Grognes et te renfrognes un peu. « Non ! Stalker ça va pas…c’est, toi qu’a une tête de tueur, pas moi qui l’ait dit ! » Et tu ris. Parce que mince, tu sais pas comment lui expliquer, putain, que tu veux le dessiner nu ?

Tu finis par te relever, pour le rejoindre dans la cuisine, parce que…Et bien t’es obligé. Tu t’approches, surement un peu trop prêt de lui. Tends la main et, tes doigts reviennent toucher la peau de sa joue, ramassant là, une trace de fruit. « Faut pas te repeindre unh…y a que moi qui peux ! » Et, tu lèches ton doigt, sans même une once de gêne. En fait, tu te dis pas que ça peut être bizarre. Tu voyais pas quoi en faire en fait. Te retourner, te balader, balancer un pied et là dans l’appart. Regarder par la fenêtre la vue à couper le souffle. « Je sais pas si t’es spécial. C’est juste qu’en te voyant…ça m’est tout de suite venu à l’esprit. Y a cette image qui s’est imposée et je sais. Je sais que ce sera magnifique. Tu vois ? » Te retourner, lui sourire, le regarder puis, petit sursaut. « Oh bah attends ! » Tu te dépêches de récupérer ton sac que t’as abandonné à l’entrée, et rapidement t’en sors un calepin. Pas ton carnet. Ça non. Ton carnet, il est secret. Ouvrir le calepin et chercher certains de tes dessins. Peut-être que comme ça, il comprendrait ? Alors, tu lui tends doucement. Avant de t’enfuir, sautant dans le canapé après lui avoir laissé. Là, sur la feuille blanche se découpe la silhouette masculine d’un homme nu. Le tout dessiné au fusain. Doucement, tu t’allonges sur le ventre, enfouissant ton visage dans un des oreillers. Ça fait bien longtemps que t’as pas été aussi à l’aise chez quelqu’un d’autre. Mais, c’est aussi, surement, pour cacher ta gêne, ne pas le voir devenir tout blanc, malade…
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MessageSujet: Re: au détour d'une rue + otto   Sam 13 Mai - 17:26

il a du mal à se souvenir otto, la dernière fois que quelqu'un est entré chez lui et a pu découvrir un peu de son quotidien, un peu de lui, autre que le costume. ce qui est déjà  beaucoup. personne pour s'amuser l'agencement de ses meubles, faire grésiller sa télé où la lumière des néons du salon qui donnent la nuit tombée un air underground aux murs blancs. qui le sont plus vraiment. ces petites choses personnelles qui n'ont d'importance que pour ceux qui ont la chance de faire assez partie du quotidien pour les remarquer et leur trouver intérêt. il aimerait bien, qu'un jour quelqu'un lui fasse la remarque, à quel point le bleu met pas en valeur les cernes sous ses yeux, que les chaussures cirées font vieux pépé. qu'il faudrait vider ce putain de cendrier. ce n'est jamais arrivé, pas depuis des années, il n'a laissé personne s'approcher, comme une bête sauvage qui défend son territoire. sauf qu'il n'a rien à défendre otto, y a que lui à protéger, que lui pour ériger des barrières entre sa personne et le monde pour éviter trop de proximité et les risques que cela inclut. la vie est plus légère quand on a pas à s'inquiéter, pour rien et pour personne. parce que si c'est pas l'autre qui part c'est lui qui finit par s'en aller, pour éviter de devoir se lever un matin seul avec le goût des regrets au bord des lèvres. il a peur. comme un loup en embuscade. alors il mord et il se débat comme il peut et il fait les mauvais choix. toujours. et y a un décalage entre l'innocence et de raphaël, sa jeunesse et la réalité qui frappe otto au visage comme une bonne gifle, un fossé énorme entre ses attentes et lui ce qu'il cherche à fuir. comme un chat et une souris et il croise les doigts pour que personne n'en sorte blessé à la fin. parce que les autres ce n'est pas un jeu et on fait pas ce qu'on veut avec les sentiments. pas qu'il aimerait l'effrayer otto, forcément que ce serait plus facile de le sortir de sa vie, si faire les grands yeux suffisait à le jeter  maintenant qu'il lui a montré la grande porte et la possibilité d'entrer, de se faire une place et rester le temps qu'il fasse ce qu'il a à faire. il sait pas où il va. il ressasse, encore et encore. il revit, encore et encore. les mêmes situations. il rencontre les mêmes personnes avec des visages différents comme des réincarnations et chaque fois il rate quelque chose, à coté de la plaque. à la fin de l'histoire il est seul encore et encore.
il sait pas ce qu'il est en train de faire. sans doute une connerie. encore une, une de plus, une de moins, pourtant ça fait sens, en adéquation avec le train de vie qu'il a toujours prit. sans terminus, aller simple pour l'enfer. il a l'impression de faire que ça, de foirer ou d'y arriver au détriment des autres. parce que même les victoires elles sont pas agréables, elles deviennent décolorées, elles sont acide comme du citron, elles piquent les yeux. il suffit qu'ils les ferment pour que tout finisse par s'évaporer, pour comprendre que ce n'était qu'un rêve. et dans un rêve on peut pas mourir, mais ce n'est pas non plus vivre. ni conquête, ni gloire, sans réelles peines, que celles qui persistent dans la réalité. il s'est égaré entre les mondes où il plane.
la dernière fois qu'on m'a fait des compliments comme ça...raaah je sais même pas à quand ça remonte, t'fais chier. il fronce docilement les sourcils et ricane machinalement parce que c'est tout ce qu'il sait faire encore. rire et chialer. la machine est pas encore déraillé pour le démunir de ses fonctions qui lui donne cet air d'être parfaitement présent quand cela fait longtemps qu'il est parti. absent. il manque une pièce du puzzle, essentielle, perdue quelque part qui ne semble pas voir se rassembler. et il attrape le calepin comme un truc précieux qu'il faudrait surtout pas casser, la clé du paradis, la réponse à tout ses questions, comme une poignée de main avec le futur. d'un simple geste il fait taire sa conscience et scelle une part de son destin avec un gamin. à partir de maintenant il peut plus revenir en arrière, il affronte les fantômes en face sans se voiler la face sous la fumée d'une cigarette ou derrière l'obscurité d'une nuit étoilée. il feuillette, détaille les pages sans un mot. parce qu'il n'y a plus rien à dire et que tout a déjà été dit, sans avoir été prononcé. c'est le silence respectueux et presque admiratif, qui lui fait fermer sa gueule mieux qu'un coup de poing dans le bide. ça le prend au tripes d'un coup, en fond il entend des mélodies jouer. il se demande pourquoi il se fait chier à continuer dans une voie qu'il a jamais aimé, quand il pourrait tout recommencer. vraiment. à zéro et faire ce qu'il aime. à nouveau. ce qu'il l'en empêche, de concilier les deux. d'être à nouveau entier. et sa part narcissique demande qu'à être inscrit sur le papier. ça lui fait tourner la tête de se dire qu'il pourrait être immortaliser, unique pour quelqu’un, pour quelque chose. reconnu. enfin. autrement qu'avec un insigne. ça sonne comme une promesse déjà faite, mais qui a toujours cet éclat de première fois. cet espoir vain mais tentateur auquel il cède chaque fois.
merde alors...sur le cul, les bras qui tombent, le sourire mi-béat mi-timide sur les lèvres, presque surnaturel et étrange à son visage fermé et sur de lui, où aucun doute ne s'évade jamais, qu'une souffrance passagère et sourde idéale pour effrayer et repousser. mais qui ne fait jamais que séduire et attirer vers le néant. vendu, j'veux bien prêter mon corps à ton coup de crayon alors. il sera en de bonnes mains. l'aparté et finit, il referme avec regret le livre du voyage pour retrouver raphaël dans son canapé, le contact de sa main encore spectre sur sa joue. c'est pas le moment de piquer du nez et je pense pas que le canapé soit vraiment confortable. il tombe à genoux et  glisse sa grande main rugueuse dans ses cheveux pour les ébouriffer. c'qu'il aime les cheveux. la douceur. les mèches qui encadre une gueule d'ange. les boucles distraites qui s’entremêlent autour de ses doigts comme les souvenirs autour de sa gorge. que ce sera plus jamais comme avant, qu'il sait même pas ce que c'était avant, mais qu'il sait pas non comment il doit appréhender cet après maintenant qu'il a eu le coeur brisé. sans doute qu'il aurait craqué s'il n'avait pas été abîmé, que ça aurait été plus facile d'admettre que le lien invisible était à nouveau en train de se créer. il sait juste qu'il ait cette électricité, ce feeling qui lui a jamais rien apporté d'autre que le malheur. t'inquiètes j'ai déjà vu des garçons nus hein, j'suis plus à ça prêt, t'as pas à être gêné. il ricane. et puis, t'es plutôt doué. la main descend jusque dans la nuque, caresse comme un petit chat. le regard dans le vague, s'est noyé dans ses yeux.
t'as le regard d'une vielle âme. dans ses yeux. y a quelque chose de brisé à lui aussi. l’obscurité.
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MessageSujet: Re: au détour d'une rue + otto   Sam 13 Mai - 19:08

Tu fermes les yeux forts, très forts alors que ton visage est enfouit dans l’oreiller. Essayant de deviner, de comprendre ce que ressent Otto, ce qu’en pense Otto. Cela lui plaît-il ? A-t-il peur ? Veut-il ? Tu ne sais pas. Et pourtant, le silence, non-pesant, te fait penser qu’il trouve cela beau. Peut-être. Oh oui, tu aimerais tellement. Qu’il te dise qu’il est d’accord. Tu aimerais tellement. Tu te crispes un peu, au son des pages qui s’ouvrent, glissent, faisant passer devant les yeux de Otto mille et un dessins. Parfois, des meilleurs que d’autres. Parfois, des nus. D’autres fois rien que des natures mortes, ou même, des bouts de corps, des mains, des bouches. Ces petites choses qui interpellent, que tu trouves belles. Comme Otto, il t’a interpelé. Comme lui tout entier t’a interpelé. Pas juste une partie, non tout son être. Et, ça te fait presque sursauter quand tu l’entends. Y a ton cœur qui accélère. Parce qu’il vient de dire oui. Il vient…Et tu imagines, tellement, tellement ce que ça va donner. Et tu veux, déjà, commencer à le dessiner. Mais, tu n’as pas ton matériel. Juste un fusain et le carnet. Alors, non, tu penses que pour aujourd’hui, c’est loupé. Mais, rien que de savoir que ça lui plaît, qu’il veut bien. Tu souris. Même si ton visage est encore dans l’oreiller, à se demander comment tu fais pour ne pas étouffer.

Et, tu ne fais pas vraiment attention à comment il se déplace. À comment il bouge. Non. Tu sais…qu’il s’est approché. Mais, pas autant. Non pas autant. Parce que ça te fait sursauter, légèrement, quand la main glisse dans tes cheveux. Et, y a ton cœur qui loupe un battement. Ton souffle qui fait de même avant que tout ne reparte. Trop vite, trop fort. Y a la main chaude, là, sur ta tête. Et doucement, tu tournes enfin ton visage, pour le regarder. Lui sourire. Oui, tu imagines qu’il a déjà vu des garçons nus. Parce que, ce serait normal non ? Que ce soit un frère, un ami, ou même dans une salle de gym dans les douches ou quoi. Mais, toi, tu préfères imaginer qu’il en a vu des nus. Parce qu’il aime cela ? Tes joues deviennent un peu rouges alors que tu le regardes fixement, le détailles. Et doucement, tes yeux s’assombrissent, parce que, y a la main qui glisse là, plus bas. Là, sur ta nuque. Et, tu n’entends presque pas ses dernières paroles. Une vieille âme.

Tu te rends compte que ça fait très longtemps. Vraiment. Que personne n’a posé de main, ainsi, sur toi. Pas en étend sobre en tout cas. Non, plus depuis ce jour. Plus depuis que tu as crié. Crié de ne pas vouloir. Alors, oui, tu dois avoir un regard dans lequel s’éparpille le trop noir de la vie. La douleur, trop profonde. Tu fermes les yeux, tu tournes ton visage. Pour le cacher à nouveau dans l’oreiller. Et, tu sens. Sens. Vraiment, cette main qui brûle là, dans ta nuque. Et, t’as l’espace d’une seconde envie qu’elle descende encore. Et encore, là sur ton dos. Là, dans le creux de tes reins. Rouge feu de ton visage. Rouge feu de ton corps. Tu ne comprends pas comment, tu peux te laisser aller avec lui. Parce que…ça fait tellement longtemps. Et, t’as comme un peu l’espoir qu’il puisse te guérir. Un peu ? Tu ne sais pas comment. Tu ne sais pas pourquoi. Mais, oui, tu voudrais qu’il te guérisse un peu. Lui et ses mains brûlantes. Lui et son être qui t’attire. T’attire. Tu imagines. Surement un peu trop, parce que y a ton souffle qui se coupe. Halète. Tes hanches tressaillent légèrement, là, contre le canapé. Tu as chaud.

Et rapidement, ton bras surgit. Pour l’attraper là, derrière la nuque. Ton visage, surement trop rouge, se tournant à nouveau pour le regarder. Tes doigts sentant sa peau contre leurs pulpes. Des petits cheveux les chatouillant légèrement. Tu le tires vers toi. Tu te relèves un peu. Pour t’approcher. Toi et ta vieille âme. Tu voudrais…oui tu voudrais.

Fermer les yeux. Quelques instants. Pourrait-il te guérir un peu ? Te montrer, ce que c’est. Te faire oublier. Te réapprendre, sobre, ce que c’est ? Tout ça. Ça. Tu trembles. Parce que tu sais pas où, dans quoi tu veux t’embarquer. Le dessin, lui. Mais, tu sais. Putain oui, tu sais. Que tu ne pourras pas avoir plus mal. Non. Parce que, y a ton corps qui est déchiré, y a ton âme qui a déjà coulé. Et, tu sais, que tu ne souffriras jamais plus. Même pour un cœur brisé, même pour…un râteau. Parce qu’ils ont tout déchiré sous leurs mains avides. Parce que leurs peaux ont violé la tienne. Et que rien…ne pourra jamais faire aussi mal. Alors…pourquoi ne pas juste essayer, te noyer. Non pas dans l’alcool. Mais, dans son regard trop bleu. Dans cette envie de le dessiner, de le voir. Encore et encore.

Ton regard s’ouvre à nouveau. Le trop noir s’y faufilant. Là, toujours derrière, toujours présente, y a ta douleur. Mais…Tu le fixes, le détailles. Ta main le tenant. L’obligeant à rester là. Alors, tu te relèves. Encore. Tu souris, t’approches. Ton souffle cognant contre sa joue. Contre ses lèvres. Dieu, Raphaël. Tu es fou. Dieu. Tu ne le connais même pas. Vraiment. Mais, t’en à rien à foutre. Rien. Rien. Parce qu’il te fait te sentir mieux. Parce qu’il te fait oublier, un peu. Parce qu’il te rend à l’aise. Tellement. Derrière la gêne. Derrière l’impression d’être une pucelle. Alors, tu fonces juste. Tu le tires un peu plus. Et vos lèvres se heurtent. Un peu trop fort. Ça cogne, grogne. Vos dents, vos lèvres. Ça n’a rien d’agréable. C’est complétement loupé. Vraiment. Mais, c’est fait. Même si y a la gêne qui brûle tes joues. « Pardon. » Parce que, ça a fait un peu mal quand même. Parce que t’as peur qu’il te rejette. Mais, y a ta main qui continue de le tenir. Et tu veux. Vraiment qu’il ne t’échappe pas. Et, tu sais pas pourquoi. Tu sais pas. Et tu t’en fous. Tu veux juste…suivre le chemin. Peu t’importe où il mène. Tu verras bien.
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MessageSujet: Re: au détour d'une rue + otto   Dim 14 Mai - 20:39

pendant un moment, tout disparaît autour de lui, le bruit, les klaxons en bas de la rue qui traversent les murs de son appartement, le grésillement lointain et familier du frigo, le bruit de sa propre respiration qui devient distante et erratique et se perd, s’écorche, reprend son rythme pour mieux se fracasser à nouveau. Se calque aux battements de son coeur qui sait plus sur quel air jouer. tout s'échappe et devient flou, le monde s'efface. c'est ça, être dans l'instant présent, l’esprit vidé d’interférence. Oublier tout ce qui le préoccupe et les pensées futiles pour ne s’accrocher qu’à une seule et même idée, la main de raphaël dans sa nuque qui ferait presque miroir à la sienne et pourquoi à cet instant, il a franchit une barrière qu’il n’était pas sur de vouloir traverser. Pourquoi à cet instant précis, tout ce qu’il a bâti vient d’exploser, de partie en fumée. Il vient de laisser tomber son armure dans de grands fracas. Pourquoi. Pourquoi. Pourquoi lui. Pourquoi maintenant. Pourquoi ça ne se passe pas autrement, il voudrait que ça se passe autrement, il le voudrait autrement. Et en même temps, une petite voix le pousse au vice, plonger à nouveau, comme fût un temps. Aimer pour remplacer. Parce qu’il n’est jamais sur de rien otto, hésiter lui permet de voir toutes les options, c’est comme ça qu’il fonctionne et il arrive que parfois, de rares occasions, cette stratégie paye et il en ressorte gagnant. A coup de bluff et d’as coincé dans les manches. Ça lui permet de pas se sentir coupable, d’encaisser, ça permet de se dire qu’il ne s’est pas jeté seul dans la gueule du loup, rejeter la faute sur quelqu’un d’autre même s’il s’agit à la fin de ses propres neurones. c’est la stratégie dont il use pour manipuler mieux les gens, c’est se mettre à leur place et penser à leur manière. En essayant de ne pas ressentir de trop, mais il y arrive jamais, ça et qu’en réalité, c’est plus des raté qui en ressortent. Il a laissé trop de gens filer parce qu’il comprenait, parce qu’en voulant leur retourner l’esprit il est juste retrouvé devant leur humanité et le vide qu’est devenu la sienne au fil des années. Touché, en plein coeur. Mais perdu comme il est, il est incapable de penser à autre chose que ce que lui ressent, ce qui est en train de le chambouler. Otto, il gère pas avec ses propres sentiments. Otto, il gère plus rien du tout, il contrôle plus rien du tout. Parce qu’entre lui et raphaël y a plus du tout pour empêcher la catastrophe qui va arriver. Ça va trop vite, il est pas sur de le vouloir, mais il est pas sur de pouvoir refuser.
c’est tout ce qu’il désire, c’est tout ce que son corps recherche depuis quatre ans, ça, fait quatre ans qu’il. Attend. qu’il recherche dans le coin des rues. qu’il espère. qu’il prie. qu’il hurle. qu’il espère encore. Et maintenant, il n’arrive plus à attendre. Il n’est plus sur d’être capable d’attendre. Et ça veut pas dire non plus, qu’il est a nouveau prêt annoncer. Juste qu’il va bientôt tomber.
Ne pas. Se relever.
y a tout qui brûle, les murs, ses yeux, ses reins, le monde. Y a tout qui part en fumée l’instant d’un baiser, ça s’embrase encore une fois. c’est la deuxième fois que ça arrive, à part que la première il l’a fait de lui même. La première fois, y avait quelqu’un pour le retenir, l’empêcher de se laisser aller, y avait la nuit et la sécurité, y avait les clopes et la réalité, y avait la violence. Plus rien de ça pour l’en empêcher, plus rien pour empêcher rien. Déchéance. y a que les ruines mise à nue, y a que sa chair à vif qui demande qu’à être reconnue, y a que le désire qui brûle. Qui brûle. Qui brûle. Et qui lui brûle les ailes, sa chute est longue, sans fin, sans délivrance et sans amour. Il s’écrase, sans filet, parce qu’il a trop longtemps joué avec les hauteurs et que celle-ci l’avale tout entier. Et raphaël c’est le soleil auquel il vient se brûler pour se sentir géant et vivant, il plonge dans les abysses, dans le froid. Ses bras l’encerclent, redressent, s’enroulent, il grimpe sur le canapé, l’enlace, l’embrasse. Il fond contre son corps qu’il demande pas et son coeur qui répond pas. Absent, silence. Il recherche le chaos, il détaille son visage, il dévore son cou. Il sait plus où il est va. Il est perdu. La conscience et la raison qui s’entrechoquent et trouvent pas de terrain d’entente pendant qu’il fait tout foirer. Pendant qu’il continue de l’embrasser sans vouloir s’arrêter. Pas maintenant, plus jamais, il pourrait mourir sur le geste, sur un baiser. Et ça le frappe d’un coup. Ça s’échappe. c’est comme ça que tu les baises ? Tu leur dis qu’ils sont tes muses, tu leur fait croire qu’ils sont uniques ? Il parle de ceux du calepins, il parlent de ces fantômes sans visage, de ces hommes sans histoire, sans souvenirs. Il se parle à lui même. C’est comme ça qu’il oublie ? En se noyant dans d’autres yeux pour essayer de retrouver la saveur de la première fois ? Mais y a que des dernières fois, des au revoir amer qu'on entend pas. Le pire que c’est ça marche. le sourire triste se peint sur son visage. Il est fatigué, de fuir. c’est peut-être mieux comme ça. Il s’attachera pas, pas encore une fois. Il volera pas sa jeunesse pour rattraper ses années perdues. Il restera seul et se décomposera, il fanera.
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MessageSujet: Re: au détour d'une rue + otto   Lun 15 Mai - 8:10

Tu ne t’attendais pas, à sentir ses mains t’attraper, à sentir ses lèvres te répondre. Et ton cœur s’affole, et tes bras s’accrochent. À lui, comme à une bouée. Dieu…Tu n’arrives pas à comprendre ce qu’il se passe, pas vraiment. Alors que tes lèvres lui répondent, alors que ton corps prend feu, doucement. Peu à peu. T’as envie de gémir, t’as envie de sourire. Tes doigts enfoncés dans ses épaules. Ton corps frissonnant alors que ton souffle se fait erratique sous ses attentions. Et, tu oublies. Un peu. Toutes ses ombres, tous ses cauchemars qui te hantent. Oui, tu oublies. Et tu crois. Vraiment, qu’il va pouvoir, te guérir. Un peu. Beaucoup, peut-être. Mais, tu ne sais pas Raph. À quel point lui-même a besoin d’être guéri. Et peut-être que c’est pour ça que soudainement. Y a des mots qui viennent te heurter. Ton cœur qui sursaute. Tes yeux qui s’écarquillent. Alors que lui, il continue.

Mais. Non non non. Baiser. Baiser. Comme ça que tu… Sursaut violent, tu sais pas trop ce que tu fais, tu pousses, cris. Et tombes du canapé, vacillant, titubant un peu plus loin. Loin de lui. Alors que t’as les joues rougies. Alors que t’as les lèvres rougies. Tu le regardes, hagard. « QUOI ?! » Et, ta voix a résonné un peu plus fort que tu ne le pensais mais…Baiser. Baiser ?! Tu ne comprends pas. Tu trembles. Parce qu’il a réussi à t’envoyer tes démons. Tous. En plein visage. T’as l’impression d’avoir pris une gifle. Toi et ton corps brûlant de lave, t’as l’impression que c’est la glace qui vient de s’y glisser. Tes bras s’enroulent autour de ta poitrine. Et, la colère monte. Raph, depuis combien de temps n’as-tu pas été en colère ? Depuis combien de temps ne t’es-tu pas laissé toucher. Et, tu te rends compte qu’il t'a touché, que tu l’as touché. Ça te fait peur. Ton regard se voile, ton visage se tord. « Qu’est-ce que tu racontes comme conneries ?! » Parce que t’es en colère, colère. Parce que tu ne peux pas t’empêcher d’avoir envie de le frapper. Mais, tu es bien trop loin pour ça. T’as presque…pas envie de l’approcher à nouveau. « C’est….MERDE ! C’est des putains de modèles qui viennent en cours ! »

Et tu es perdu. Tu ne sais pas ce que tu dois faire. Tu ne comprends plus rien. Et pourtant, t’as toujours, envie, de le dessiner, envie de…. Tu te tournes violemment, manques de te prendre les pieds dans le tapis alors que tu te penches pour récupérer tes chaussures. « J’en reviens pas…je…mais quel con…comment j’ai pu croire que… » Et tu continues comme ça, à te parler à toi-même alors que tout ton corps tremble. Tu craques. Raphaël. Les démons flashs dans ta tête, dans tes yeux. Et t’arrives même pas à la mettre, cette putain de chaussure. « Muse…baiser….comme si je baisais qui que ce soit….comme….putain » Et tu n’y arrives pas. Parce que tu trembles. Parce que là, tu sens les premières larmes s’écouler. Et tu veux courir vite. Partir. Et tes doigts s’emmêlent, ton corps s’énerve.

Soudainement, tu te relèves, te retournes. Toi et ton visage ravagé de larmes, de colères, de peurs, aussi, peut-être. Et tu cries, encore. À nouveau. « Je ne baise personne !!! » Et, aussi vite que l’idée t’est venue, tu lui balances violemment ta chaussure dessus avant de t’écrouler sur le sol, la tête basse, tes doigts crispés sur le tapis alors que tu t’empêches de sangloter. Ne sachant même pas si tu l’as touché. Et, t’en as rien à foutre. Parce que t’as juste l’impression que ses mains chaudes sont devenues celles glacées de…ça. Que ses baisers sont devenus ceux douloureux de…ça. Et tu ne comprends rien. Et tu ne comprends pas comment, t’as pu laisser faire ça. Comment, tout ça est arrivé. Tu ne comprends pas pourquoi t’es pas encore parti.
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MessageSujet: Re: au détour d'une rue + otto   Lun 15 Mai - 22:24

il s'est attendu à la colère, une gifle, de la haine, à beaucoup de choses, mais pas à ça. et ça le surprend mais sur le moment il n'en reste rien paraître, son masque se fige à nouveau, il chasse le regard noir de plaisir, reprend son souffle et conscience de la situation dans laquelle il se trouve. improbable, imprévisible, jusqu'au bout, jusqu’à la fin. ça ne cesse de jouer les montagnes russes dans son esprit, un coup à s'en vouloir au plus profond de lui et l'autre à se dire que finalement, il se doutait que quelque chose tournait pas rond. que tout était trop parfait et trop lisse, trop beau pour être vrai, comme dans un rêve. que c'est comme avec les autres qui s'approchent et finissent pas être surpris. c'est pas un ange otto, et il refuse de porter des plumes et un halo, il refuse de se plier à cette idée qui le veut sain, peut importe l'image qu'il dégage et combien les personnes veulent croire en sa bonté. au mieux, il est sympa et essaye d'être bien, mais c'est des apparences. c'est que du chiqué, c'est de l'illusion, c'est une part de vérité mais c'est qu'un morceau d'une union et il en ressort juste un constat. il sait pas, il sait pas comment se comporter, il se laisse dépasser par tout ce qui l'atteint un peu trop prêt de son coeur depuis qu'il s'est fendu et se déverse dans ses veines. il garde jamais sa langue dans ses poches, il prend pas le temps de penser ses mots. il se laisse vivre et agir sans en feignant de faire attention mais  il n'est que maladresse et il casse les choses. il arrive comme une tornade et laisse tout sans dessus dessous, comme une furie qui ne sera jamais rassasié la chose dont il veut lui a été retirée. il peut presque sentir raphaël se briser morceaux par morceaux entre ses doigts et lui échapper. parce qu'ils lui échappent tous, parce qu'ils sont trop jeunes pour comprendre sans doute, déjà trop brisés. parce il ne peut plus prendre le temps de s'en occuper otto maintenant. il est fatigué de donner sans recevoir, il arrive plus à faire confiance. plus grand chose marche là dedans.
pardon
et tout du long, il reste immobile et la tête basse, le regard dans le vague perdu et vide, ressassant les dernières minutes pour comprendre à quel moment ça a déparer, analysant les réactions pour refaire le schéma dans sa tête. il a déjà rencontré des gens avec des réactions similaires, des gens qu'on a touché avec des mains sales. pour avoir merdé, il s'est mit la corde autour du coup et s'est jeté seul de la chaise. il s'est pendu à ses propres rêves, comme un gosse qui croirait faire de la poésie mais ne déverse que de la haine. il se protège juste la visage quand il reçoit sa godasse en pleine face mais ne fait rien pour plus l'éviter. il sort de sa transe et se relève, il s'avance tranquillement vers raphaël. il voulait pas lui faire mal, ni l'effrayer, ni le faire ressasser quoi que ce soit. il voulait pas, encore tout faire foire. je suis désolé. sincère à en chialer, il porte sa voix douce qu'il accorde à ceux qui ont besoin de réconfort, rien à voir avec la violence de ses autres propos. et merde, merde, il danse sur tous les tableaux, il ne sait même pas comment s'y prendre. je ne voulais pas te faire mal je... il se mord la lèvre, la langue, mentalement tout ce qu'il peut. et il fait la seule chose qu'il sait vraiment faire. ce n'est pas parler. c'est le prendre dans ses bras sans le brusquer et essayer de le réconforter. parce que c'est ce que les gens font quand il ne vont pas bien. c'est ce qu'il aimerait qu'on lui fasse, qu'on le réconforte, que quelqu'un sur terre, putain, prenne un jour la peine de se préoccuper de ce qu'il ressent.  au lieu de sa petite personne, au lieu de ses propres peines, au lieu d'un ego mal placé. au lieu de tout. ça le crispe un peu. il en a marre de jouer le beau rôle pour toujours tout se prendre en pleine gueule. mais il le fait. parce que c'est ce qu'il doit faire. il encadre son visage de ses grandes mains, il essuie ses larmes et pince un sourire en coin, gêné mais désolé. écoute, je pense que tu as besoin de repos. si tu veux tu peux rester, je dormirai dans le canapé. proposer de partager le lit serait déplacé, même sans arrière pensée. je ne sais pas ce qu'on t'as fait, mais si je peux t'aider, tu n'as qu'à demander, ok ? c'est plus fort que lui. il doit combler les vides.
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MessageSujet: Re: au détour d'une rue + otto   Mar 16 Mai - 18:30

T’entends même pas ses excuses. Non, t’es bien trop perdu. Un peu ailleurs, un peu ici. Ici, sur le tapis. Ici, dans un appartement que tu connais pas. Où tu croyais. Tu pensais. Tu ne sais pas en fait. Tu ne sais pas ce qu’il se passe. Tu ne sais pas ce que tu fais, ce que tu veux. Mais, il t’a blessé. Un peu. Pas si fort que ça. Mais, l’entendre te dire ça t’a fait un peu mal. Oui. Surtout parce que ça t’a renvoyé tes démons en pleine gueule. Mais, maintenant. Y a le silence. Parce que t’as arrêté de crier, t’as cessé même de bouger. T’es prostré là. Les larmes silencieuses sur tes joues. Jusqu’à le sentir approcher. Entendre, enfin, ses excuses. Et, t’as l’instant d’une seconde l’envie de crier, de te débattre. Mais, y a sa chaleur qui t’enlace et ça te fait fermer les yeux. Même si tu restes un peu crispé, juste une seconde. Avant de finalement te laisser aller. Les doigts chauds sur tes joues. Et tu sais. Putain, tu sais qu’Otto, c’est pas les mains froides, c’est pas les mains qu’ont fait mal. Non.

Alors, tu te serres là, contre lui, tu poses ton visage sur son épaule, là, juste au niveau de son cou alors que tes bras s’y enroulent également. Quelques dernières larmes venant mouiller sa peau. Et, t’as presqu’envie de rire. Tu comprends pas ce qu’il se passe. Entre les cris, les larmes et les étreintes. T’as l’impression d’être un vieux couple qui se réconcilie au lit. Bizarre. Vraiment. Et pourtant, toi, tu ne dis rien. Ne lui réponds pas. Parce que non non. Raph, personne t’as fait quelque chose, personne, personne. Déni. Atroce, brûlant. T’as jamais réussi, vraiment à accepter. Tu sais, oui, que c’est arrivé. Mais, tu n’es pas capable de le dire. Non, personne ne sait.

Fermer les yeux, raffermir tes doigts sur ses épaules. Souffle tremblant. « Et toi…qu’est-ce que l’on t’a fait ? » Murmure, là, contre la peau brûlante d’Otto. Parce que tu sais. T’en es persuadé. Que lui aussi, quelqu’un lui a fait quelque chose. Du mal. Parce que…tu ne sais pas pourquoi, mais, t’en est presque sûr. Un instinct ? Le fait qu’il sache être si doux et pourtant si mauvais ? Tu te dis, que forcément, c’est parce que quelqu’un a dû le blesser. Là, tout au fond de l’âme. C’est peut-être ça, que t’as vu dans son beau regard bleu. Oui, peut-être.

Tes doigts, inconscients, se mettent doucement à glisser là, dans la nuque d’Otto, petits doigts qui jouent doucement avec ses petits cheveux. C’est tellement bizarre. Que tu sentes bien ici, contre lui. Alors que quelques secondes avant, tu voulais juste partir. Mais, c’est la première fois. Que t’as pas peur. Pas si peur. D’être contre quelqu’un. La première fois que tu ne dois pas boire pour avoir…envie. De quelqu’un. Petit rire au fond de ta gorge. « Je…je pourrais quand même te dessiner ? Parce que tu sais…je…je ne dessine personne, en dehors des cours. Je ne… » Tu te racles la gorge un peu. « Je n’en ai pas, de muse. » Et, peut-être l’est-il. Lui. Tu redresses ta tête, le fixes, et doucement, vient poser ta joue contre la sienne. Refermant les yeux. Comme un baiser indirect.

Puis, un peu comme la foudre, ta main le frappe fort, là, sur la tête. Avant que tu ne t’éloignes. Parce que Dieu, Raph. T’es fort. Plus que ça. Et parce que merde, t’as juste envie de l’insulter de tous les noms, comme t’as envie de te blottir contre lui. « J’espère que ma chaussure t’a fait mal ! Putain…j’ai juste envie de te frapper encore et encore ! Comment t’as pu…raaah ! » Tu ouvres le frigo pour attraper la fameuse préparation culinaire. Et tu sais pas pourquoi tu fais tout ça. Pour rompre cette drôle d’ambiance. Pour rompre cette ambiance à la fois tendu et intime ? Peut-être oui.
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MessageSujet: Re: au détour d'une rue + otto   Mar 16 Mai - 21:56

le pire qui soit, c'est d'être laissé seul quand on aimé quelqu'un, c'est d'avoir foiré quelque part, assez pour faire fuir, assez pour causer des torts qui pourront jamais être réparé. s'il s'est pardonné y a longtemps pour le décès de son amour de jeunesse, y a des choses qui restent, qui blessent encore et qui conditionnent toute une vie. parce qu'un jour il a vu la lumière au bout du tunnel et qu'il est avancé droit vers elle. il était plus bas que terre, un monstre sans pitié, il avait les mains sales et l'âme tachée qu'on pouvait pas absoudre ni lavé. il était pitoyable, misérable, à damner et oublier dans les abîmes du purgatoire. puis y a eu cette lumière qui l'a aveuglé et lui a fait retourner sa veste. il allait la toucher, il allait recommencer, il allait partir à nouveau, tout recommencer mais arriver à destination ce soir. il était prêt à tourner la page, il a tourné la page. il s'est rendu compte qu'au fond, il pouvait changer. puis tout d'un coup le noir est revenu, l'instant d'un baiser, d'un battement de cil et tout s'est renfermé sur lui. le laissant agoniser en face de tout ses fantômes. il est parti seul. il est monté seul dans le train, erré seul dans paris, refait sa vie. il a vu des choses horribles otto, des choses dont on revient pas et il est pas certains d'en être revenu entier. mais ça l'a jamais affecté, il s'en est jamais franchement soucié. son problème c'était pas de savoir si demain il allait rentrer, si ce soir était le dernier, si conduire bourré était pas la pire des idées. fut un temps la mort ça le faisait flipper et puis elle est venue, s'est pointé à sa porte mais l'a pas emporté. elle a fait son petit bonhomme de chemin. c'était pas pour cette fois, ça l'a anesthésiée. mais ça l'a aussi anesthésiste de la vie par la même occasion. et c'est peut-être de ça dont il a le plus peur, ça lui fait tourner la tête d'être libre, plus de menottes aux poignets, plus d'obligations. sinon de se lever le matin pour voir le soleil se lever. sinon de signer des papiers. c'est pas ça le pire. le pire, c'est d'oublier, d'essayer mais de pas y arriver malgré les efforts. malgré tout. arrive pas, veut pas. et ça le hante, ça tourne en boucle comme une cassette dans sa tête qui se rembobine sans fin. c'est toujours les mêmes pistes et les mêmes schémas qui se reproduisent sans qu'il y puisse rien. ce qu'on lui a fait c'est ça, le pire qu'on ait puis lui faire, c'est de le laisser là. en lui jetant un sort. rien à voir avec les grands drames, c'est presque ridicule et digne d'une comédie romantique à deux balles, mais ça l'atteint là, en plein coeur. ça le quitte pas, jamais, à chaque pas dans la rue ça lui rappelle qu'il a toujours été prêt du but sans être capable de l'atteindre.
c'est un conquérant otto, du genre qui ne se laisse pas marcher dessus, qu'hésiterait pas à écraser quelqu'un pour sa propre gloire. ça lui ferait ni chaud, ni froid. c'est une machine de guerre qui s'est découvert un coeur de verre trop tard, trop coupant. il apprécie le silence qui retombe, celui là est plus calme, presque vide, aussi effrayant. mais il préfère avoir peur que d'affronter directement ses peines de coeur. il préfère prendre sur soit cette fois. et il peut pas avoir peur avec le corps contre le sien qui lui fait tourner la tête. il sait pas combien de temps il tiendra avant de complètement craquer. ça lui a jamais posé de soucis de s'allonger avec des inconnus, alors pourquoi il a l'impression d'être infidèle à un serment qu'il est le seul à avoir échangé ? pourquoi il arrive pas à se dire qu'il est grand temps de rallumer les étoiles là haut et de recommencer à vivre parce que si ça continue, personne l'attendra ? il a plus de temps à perdre otto, ça semble le décider. juste trop tard pour voir la gifle arriver. il se retient d'attraper le poignet. il prend, parce qu'il mérite. c'est suffisant pour faire le déclic.
tout se mélange dans sa tête.
il se relève et suit raphaël jusque dans la cuisine à pas félin. il s'imagine qu'il doit prendre une décision maintenant, s'il veut pas briser l'instant, essayer de rattraper ses conneries. il, il sait foutrement pas ce qui est adapté à la situation, il a beau faire l'intelligent c'est fou ce qu'avec les gens, il vaut pas mieux qu'un adolescent.
j'en ai vu des pires, désolé, faudra essayer autre chose. m'attacher sur une chaise et me torturer peut-être. il en garde encore la trace juste au dessus du téton gauche, un 9 millimètre qui savait un peu trop bien viser, qu'il pensait gérer. mais il a pas tiré le premier, fuck, un peu plus et il serait handicapé d'un putain de néné. alors ce sera moi, ta muse. il chuchote, voix basse pour les secrets. un. deux. il faut qu'il prenne une décision. trois. pour une fois, il y a va, jusqu'au bout, il lui vole les smoothies des mains, il laisse pas le temps de s'éparpiller. l'instant est déjà éclaté. il prend son visage en coupe avec trop de douceur, ça lui ressemble pas, ou plus. il se reconnaît plus, peut-être parce qu'il a oublié qu'il était pas obligé d'être un connard. ce qu'ils m'ont fait, c'est qu'ils sont partis. milena est partie. milena il ne pourra plus la revoir. milena, il envoie des fleurs sur sa tombe tous les mois en anonyme mais tout le monde sait. tout le monde sait d'où elles viennent. et lui, il est parti. perdu peut-être, quelque part. et il devrait se le dire maintenant, ce mot qu'il lui fait autant froid dans le dos, parce qu'il fait véritablement sens. ils sont.... ils sont... c'est à dire, qu'ils sont morts. et le torrent de larmes ne vient pas, et son coeur ne se serre pas. et tout reste incroyable plat et sauvage, aussi limpide que l'océan sous toute cette rage. enfin, il peut se dire véritablement libre. ses doigts qui glissent le long de son visage, à la fois distant et si proche. frappe moi si t'as envie. tu seras pas le premier, ni le dernier. mais je porterai jamais la main sur toi.
j'ai passé l'âge de me battre pour savoir qui a raison ou tort. si tu veux que j'me barre de ta vie je m'en irai et ce sera aussi simple.
jamais. même s'il le menace. il pourra pas. même s'il le tue.  et il refait la connerie une troisième fois, il s'attache un peu.  c'est juste pas une bonne idée de s'approcher trop de moi, je veux pas qu'il t'arrive quelque chose que je pourrais pas empêcher, que tu regretteras ou quoi. pourtant, y aucun risque. plus aucun risque. il est en sûreté maintenant otto. juste un vent de parano qui l'a plus quitté.
les mains d'otto le lâche enfin. il retourne attraper ses gobelets à smoothies et des pailles et lui tend sa part. à la tienne.
il se fiche maintenant de savoir ou ça ira tout ça. il a plus de regrets.
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MessageSujet: Re: au détour d'une rue + otto   Mer 17 Mai - 18:20

Ça résonne, fort, là dans ta tête. Alors que tu l’écoutes. Et, t’as envie de sourire, et, t’as envie de pleurer. De le serrer là, tout contre toi. Mort. La mort est une chose de la vie, ça, tu le sais. Mais, perdre quelqu’un de proche, trop. Ça doit faire mal. Tellement. Peut-être même plus que…ça. Peut-être. Tu ne sais pas. Parce que tu n’as encore jamais perdu personne. Non. Alors, tu n’oses pas, t’excuser, lui dire, désolé. Et finalement, en a-t-il besoin ? Pourquoi dire, désolé, quand quelqu’un est parti. En soit, nous, nous y sommes pour rien. Vraiment. Alors, tu l’écoutes juste. Tu lui souris doucement, le rouge aux joues alors que son doigt y trace une ligne que tu voudrais sans fin. Et tu sais. Oui, tu sais Raph, que tu lui as déjà pardonné. Tu ne sais pas si tu as raison de le faire. Tu ne sais pas. Mais, tu t’en fiches. Oui, vraiment. Parce qu’avec lui, tu sais. Oui, tu sais. Qu’il y a quelque chose de spécial. Alors, tu lui pardonnes et tu attrapes le smoothie, parce qu’il te le tend. Car, tu ne le gardes pas en main même une seconde avant de le reposer. Avant de l’enlacer.

Y a tes bras qui glissent autour de ses épaules, ton corps qui s’approche du sien. Surement un peu trop. Mais, tu t’en fiches. Tu fermes les yeux, ta main dans sa nuque. Comme pour le réconforter. Oui, comme. Parce qu’il t’a parlé, il t’a dit tout ça. Alors que ça doit faire du mal. Alors que toi…toi… « Si je veux m’approcher…ou pas. C’est moi qui décide. Je…je crois que de toute façon. » Et tes bras se serrent un peu plus, et ton visage se presse dans son cou. « Je crois qu’on ne pourra jamais, me fait plus mal. Qu… » Petit raclement de gorge, tu inspires doucement. « Que ce qu’on m’a déjà fait. » Parce qu’il t’as parlé. Parce que tu n’est pas prêt, non. Mais que tu veux lui montrer, que tu veux essayer. Oui, vraiment. « Et puis…je suis content d’avoir trouvé ma muse. » Sourire sur tes lèvres, tu te recules un peu. Le regardes et ta main fait des petits cercles dans sa nuque. Avant de te reculer doucement, pas trop. Mais, d’arrêter de l’étreindre, pour enfin, récupérer le smoothie. Que tu goûtes, les yeux pétillants. « Trop bon ! » Et t’en avale encore une gorgée avant de t’éloigner un peu. Te promenant ici et là, t’arrêtant devant la vue de la ville. Le soleil s’éloignant doucement, les lampadaires commençant à illuminer la nuit. Clair obscur. T’as envie de la dessiner. Cette vue. « C’est beau. »

Tu souris si fort. Tu ne sais plus depuis quand tu n’as pas souri ainsi. Mais, ça te fait te sentir si bien. Si bon. Soupire heureux. Tu oses glisser du bout des lèvres. Délicatement. « Comme toi. » Tu te retournes pour le regarder, lui tendre ta main. Pour qu’il s’approche. Vienne là, vers toi. Parce que, tu aimes sa chaleur. Parce que Dieu…tu as l’impression que y a quelque chose qui guérit un peu. Et que tu veux. Tu veux vraiment essayer. Ce quelque chose qui est en train de naitre, peu importe ce que c’est. « Tu crois. » Tu le dévores du regard, les yeux assombris. « Tu crois que je pourrais te dessiner un peu, déjà, ce soir ? J’ai que mon fusain et mon carnet, mais…j’aimerais bien. » Et la paille glisse entre tes lèvres, et, tu aspires le liquide sucré, juste parfait.
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MessageSujet: Re: au détour d'une rue + otto   Mer 17 Mai - 19:13

ce qu'il a envie d'entendre, c'est quelqu'un qui prend les décisions à sa place, qui mène le jeu et qui décide. s'il reste, s'il reste pas, s'il dit merde. mais qui fasse quelque chose d'autre qu'exister juste dans son univers et de l'animer. il est compliqué, otto, il cherche l'être parfait, mais qui ne cherche pas l'âme soeur ? c'est bien la seule chose qu'il a à faire de ses journées quand il bosse pas. ça l'occupe, ça le met dans tout ses états. son problème à Otto, c'est qu'il aime tout avoir sous son contrôle, mais ce qui est bon pour lui l'est rarement pour les autres. lui, il peut traverser un brasier sans se brûler parce qu'il porte une chance d'enfoiré. pas les autres. les autres, il veut toujours les embarquer en se disant que ce qu'il fait est la meilleur chose à faire, que ça peut pas faire de mal. c'est qu'il s'impose des responsabilités qu'il  - et il le sait - ne pourra pas assumer jusqu'au bout. c'est un type comme les autres, qui s'éprend des choses rapidement, qui a des coup de cœurs des vrais puis qui se lasse et laisse retomber sa vigilance, passé l'émoi de la première fois. il s'installe dans son quotidien et arrête de faire attention au malin qui veille dans son dos, prêt à lui faire payer toute son arrogance de petit être humain pathétique. c'est l'instant même où les merdes arrivent et lui tombent sur le coin du nez. sans qu'il puisse agir, c'est déjà trop tard. c'est en baissant sa garde qu'il se fait baiser, alors avoir quelqu'un a ses cotés qui se suffit à lui tout seul, c'est déjà ça de gagné. et il dit pas raphaël le peu, mais ça lui fait déjà moins cet effet qu'il a eu par le passé, de devoir s'occuper de ses amis comme des gosses. que les autres finissent par s'y habituer aussi et attendre toujours de lui une main tendue pour les relever.
raphaël, s'il veut, il va rester. rester.
il est habitué à entendre, partir. à devoir courir après.
ramasser les restes.
il sirote son smoothie, discret, surpris par le goût. en fait, il est pas si nul en cuisine. mais il est pas concentré, absent, un peu et finit par lâcher prise quand raphaël revient vers lui. c'est déjà ça de gagné, l'accident de la godasse et du canapé et terminé et il est content que le malaise soit retombé.  mais il a pas le coeur à ça. il pense, plus en profondeur, il réfléchir. un aparté, où il personne plus vraiment ce qu'on lui dit. il se rend compte à quel andrea avait raison. s'il veut finir en vieux schnock déprimé, il peut continuer sur cette voie. ou accepter d'avoir merdé une fois, deux fois. parce qu'en quarante ans de vie, y a le temps de se tromper, d'apprendre de ses erreurs. et de pardonner. pourquoi il arrive pas à se pardonner ? pourquoi il veut pas ?
c'est vrai qu'il a souffert aussi, mais pourtant, il est pas persuadé qu'on puisse pas lui faire encore plus mal. étonnement c'est l'inverse, c'est peut-être maintenant qu'il est le plus vulnérable, maintenant qu'il s'essaye à la bonne humeur la joie toute ces emmerdes. il aimerait bien otto, être complètement foutu, hors service. c'est pas le cas, c'est comme ça. il en a pas eu assez, lui. pourtant, c'est déjà trop, plus qu'il pensait pouvoir un jour supporter.
puis y a son sourire, qui le percute comme un millions de soleil qui irradient sur le toit du ciel. c'est quand la dernière fois qu'on lui a sourit comme ça ? sans mauvaise blague, sans vanne, sans arrière pensée intrépide, sans mélancolie à deux balles. juste sincèrement parce que, pourquoi pas. même en cherchant, il est pas sur que milena l'ait fait un jour. d'ailleurs, il n'est plus sur que milena l'ait aimé. il est même certain que ça a jamais été le cas. elle a été facile à oublier. plus facile qu'un partenaire de crime. il voudrait répondre. toi aussi. mais il n'y arrive pas et de toute façon. est-ce qu'il a vraiment besoin de le dire maintenant ?
j'sais. cet appart est genre, beaucoup trop cher en vrai. mais la vue m'a fait craquer. il attrape son paquet de cigarette délaissé d'une main et l'autre attrape celle de raphaël. voyons voir... ça peut s'faire. il la lâche trop vite pour ouvrir la baie vitré et se glisser comme un chat sur son balcon. merde, il l'a payé, faut bien en profiter. et il s'en grille une là, accoudé dos à la balustrade et au vide. ce soir, c'est pas le ciel qu'il regarde et c'est pas soleil qui se meurt qu'il observe. pourquoi faire, quand un putain d'astre, un vrai, est juste en face de lui et demande que ça ? d'être admiré ? il s'est longtemps comparé à un trou noir otto.
mais il pensait pas en trouver un autre dans les yeux de raphaël. y a quelque chose, il pensait encore qu'il resterait un étranger dans cette ville tout sa vie. avec pour seul connaissance un voisin déluré et des criminels de pacotilles qui demandent juste un peu de sécurité. il a vu tellement pire,
qu'il s'en fiche pas mal de les épargner. ça le fait courir les rues et lui transmet un peu d'adrénaline. et puis il a perdu son porte-feuille.
et c'est con, mais c'est peut-être la plus belle chose qui soit arrivé depuis le début de l'année. mais, j'ai quoi à y gagner ? il rit en coin, se l'avoue pas mais s'amuse à provoquer. reprend ses vielles habitudes et son cynisme de vieux con blasé, qui lui va si bien au teint. c'est un gage de bonheur. car au fond, il s'en fiche. ça l'intéresse pas. l'argent. les biens. le matériel. ça sert à que dalle. ça l'a jamais rendu que plus malheureux. le seul objet de valeur qu'il a c'est son berreta toujours gravé  du vieux patronyme délaissé. et lui, c'est la perdition qu'il porte rien que dans son nom.
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MessageSujet: Re: au détour d'une rue + otto   Jeu 18 Mai - 21:16

Dieu, tu as envie de rire, tellement. De serrer sa main encore et encore. Mais, il te fait découvrir son balcon, et tu t’y imagines, là, affalé dans un transat, pour profiter du soleil, pour profiter de sa présence. Tu l’observes, lui, accoudé un peu plus loin, fumée de cigarette qui brûle jusque ton nez. T’en fumerais bien une. Mais, tes clopes, elles sont dedans. Et t’as pas envie. Du tout de rentrer. Parce que y a lui. La vue. Les derniers rayons du soleil. Et tu le crois, oué, quand il dit que cet endroit coûte cher. Tu n’en doutes pas une seconde. Comme ton cœur qui bat. À cette pensée de pouvoir le dessiner, qu’il accepte que tu le fasses. Oh, bien sûr, quand tu vois son petit sourire, air mutin sur son visage, t’as envie de te jeter sur lui. Ce qu’il y gagne ?

« Voyons voir… » Tu sembles réfléchir alors qu’en fait, y a juste ton regard qui le dévore alors que t’avances, vers lui. Proche de lui. Pour finalement, t’arrêter juste devant lui. À la fois si proche et pourtant si loin. Tu trouves. Ton visage se penche, tes lèvres le frôlent. Juste là. Ni sur la joue, ni sur les lèvres, juste à la commissure. Et putain, y a ton cœur qui s’emballe violemment, ton corps qui frissonne. Mais, tu t’éloignes déjà, petit sourire au bord des lèvres. « On pourrait dire que, comme je t’ai ramené ton portefeuille, ça vaudrait bien un dessin. Mais. » Tu te retournes, et tournes, sur toi-même. Sourire aux lèvres. T’as presque l’impression d’avoir bu tellement tu te sens volé. S’arrêter, te retourner et, attraper vivement sa main. La serrer tout contre la tienne. « Mais, comme tu vas m’offrir à dîner, ça ne marche plus. » Et tu t’adosses là, juste à ses côtés. « Alors…peut-être juste…tu y gagneras juste un dessin de toi. »

Et y a ta tête qui se penche en arrière, pour regarder la vue à l’envers, ta gorge offerte à l’air, à son regard ? « Ou alors…un souvenir de moi ? » Que tu lui murmures doucement, continuant de fixer les lumières étincelantes de la ville en arrière. Tes doigts se resserrant juste là, un peu plus, contre le siens. Tu te sens bien Raph. Malgré les cris, les larmes d’il y a quelques minutes. Tu te sens vraiment bien. Comme si tu étais à ta place. Comme si tu l’avais toujours connu. Alors que non. Non, juste une rencontre drôle et étonnante. Juste un acte civilisé. Et te voilà, là. Le sourire aux lèvres, le corps et le cœur trop chauds.
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MessageSujet: Re: au détour d'une rue + otto   Sam 20 Mai - 0:43

des souvenirs.
c'est pas spécialement ce dont il a besoin. des souvenirs il en a déjà pleins, des beaux, des moins beaux, des carrément moches, des colorés d'autres qui le sont pas. il en a tout un album, il est plutôt doué pour se souvenir des choses otto, surtout celles qu'il aurait préféré oublier, comme la majorité des gens. de vrais cauchemars ceux-là, qui cèdent encore des frissons quand on y repense ou donne juste une sensation de malaise. un truc qui colle à la peau et gâche la soirée. ce serait dommage de gâcher cette soirée là avec ce genre de souvenirs, alors il prend pas la peine de chercher et de s'enfermer dans ses pensées pour fuir la réalité. pour une fois, y a pas forcément besoin de s'échapper. personne le retient prisonnier, ou le menace avec un flingue. il a vu plus menaçant que des lèvres qui dansent autour des siennes et qu'un gamin qui papillonne librement dans son univers. c'est lui qui l'a invité qui plus est. et merde, il faudra qu'il s'arrête à un moment de jouer avec ses faiblesses parce qu'il va perdre la tête sinon otto. il est très mauvais aux jeux de séduction, il sait surtout ironiser longtemps puis embrasser longuement. mais entre les deux, il se passe pas grande chose d'autre que des échanges de conversations et de regards qui mènent parfois pas bien loin.
de toute façon, ça lui sert plus à grand chose en ce moment puisqu'il refuse systématique de laisser son regard flancher et qu'il se contente de craquer quand il se sent émotionnellement plus faible. c'est lui le gamin dans l'histoire, qui a besoin d'être rassuré, qu'il a besoin d'avoir l'attention sur lui sans faillir. regarde moi. écoute moi. admire moi. ça lui fait plaisir.
t'as une idée d'où tu veux aller manger ?  un truc qui te ferait plaisir ? depuis qu'il a emménagé otto, il s'est mit aux régime étudiant. pâtes et sauces diverses, quand il se fait pas livrer. c'est pratique de se faire livrer, ça lui donne encore une bonne raison de rester enfermé chez lui sans bouger.
raphaël, il apporte de la vie dans les pièces, jusque sur son balcon. il a pas rencontré grand monde, ce serait mentir. mais il a souvent rencontré des gens comme lui, complètement égarés et qui assumaient. portaient toutes leurs peines sur la gueule, comme il le fait. des gosses qui fument des joints, des vieux qui prennent mal la claque du temps. c'est toujours noir, noir , noir, partout et même quand il y a un peu de couleur ça n'empêche qu'il y a quelque chose qui fait que ça n'est jamais vrai. c'est des jeux d'apparences. et quoiqu'il puisse cacher d'autre raphaël, il arrive quand même à lui donner cette impression d'être présent. passionné. c'est le mot. il a rien de passionné otto. il est vraiment le gars blasé de base. il fait la gueule et broie du noir. mais parfois il sourit aussi et il fait de l'esprit et pire encore, il se montre presque tendre. il l'est. juste que peu de personnes peuvent en témoigner.
alors il quitte sa main et enroule son bras autour du bassin de raphaël et le force à se rapproche pour le prendre dans ses bras. c'est sa petite vision de rêve, là il est bien, dehors, en train de fumer, avec un inconnu au bras. il l'appelle encore inconnu, même si c'est plus vraiment le cas, mais ça laisse du mystère.
c'est très bien comme ça.  
un souvenir hein ? un souvenir, c'est triste. un souvenir, ça s'oublie parfois. un souvenir, ce n'est qu'un souvenir, c'est mort et immobile. ça ne correspond pas à la vision qu'il a de lui. je suis pas d'accord, j'aime pas les souvenirs, c'est un coup foireux ça. c'est un coup à plus jamais se rappeler et faire comme-ci de rien n'était. les souvenirs c'est surfait. il se doute bien que ce sera pas le temps. il lui a proposé d'être sa muse. mais si c'est que ça. j'vais avoir besoin de plus qu'un souvenir. peut-être qu'il serait déçu du contraire. déçu de quoi ? il fait comme-ci il savait pas. il lui propose la fin de sa cigarette, la glisse entre ses doigts. l'air commence à se rafraîchir, la journée lui a paru aussi éternelle que brève. quelque part, il n'est pas loin de la réalité,
il a attendu toute la matinée de retrouver son porte-feuille et il l'a récupéré, avec autre chose en plus. quelque chose qu'il pensait avoir perdu pour toujours, parce que c'était plus simple de se dire que c'était foutu. plus simple de faire comme-ci tout était fichu que de se donner les moyens d'aller de l'avant. il avait pas envie otto, mais il semblerait qu'on lui demande pas son avis. en bien en mal, l'avenir le dire peut-être. s'ils ont un avenir, c'est peut-être juste l'audace de la rencontre qui agit encore. mais lui même est plus si convaincu de ça, plus si convaincu que c'est juste son petit coeur qui s'en remet pas dès qu'il recommence à regarder quelqu'un au delà du simple regard posé sur lui. parce que raphaël il l'a regardé vraiment, admiré, apprécier. il s'est mit en tête qu'il était pas transparent.
et pourtant, lui aussi il a sa part d'ombre. qui se fond dans la sienne. deux épaves qui se comprennent. t'as une idée de mise en scène pour ton dessin ? comment ça se passe ?
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MessageSujet: Re: au détour d'une rue + otto   Sam 20 Mai - 10:00

Tu te laisses attraper là, son bras qui s’enroule autour de tes hanches, et tu souris doucement, ton visage retournant droit, sur la terre ferme. En quelque sorte, ton regard dévié vers lui. Ses paroles raisonnant dans le calme du balcon. Juste du balcon. Parce qu’au loin, on entend encore les voitures rouler, les gens rentrer. Peut-être dans des familles, peut-être seul. Toi, ce soir, tu ne l’es pas, seul. Alors, tu te laisses aller contre lui. Tu l’écoutes, et tu trouves qu’il a pas tort. Toi non plus, tu veux pas vraiment lui laisser qu’un souvenir. Ça non. Tu veux lui en laisser pleins, pleins. Jusqu’à ne plus pouvoir, jusqu’à tu ne sais pas quand. Parce que t’as pas envie. Que ce soir, ne soit qu’un souvenir. Que demain, tu oublies. Non, demain, tu veux aussi le voir, ou l’appeler, lui sourire et rire. Ta main s’accroche doucement à la cigarette que tu glisses entre tes lèvres. Ça fait du bien. « Alors…pas de souvenirs ». Et tu le fixes, petit sourire au coin des lèvres alors que tu continues de faire consumer la cigarette entre tes lèvres.

Avant de te décaler, juste un petit tour sur toi-même, et toi voilà face à lui. La cigarette pendue à tes doigts, là, juste derrière lui. Ton bras passé sur son épaule, l’autre, contre sa hanche. Tu le regardes. Et, rougis un peu avant de poser ton menton contre son épaule, tes lèvres proches de son oreille. Ou tu souffles, ris. La cigarette finit dans le vide, c’est mal. Mais, soudainement, tu te serres là, violemment contre lui. Étreinte puissante, tes doigts se serrent contre lui, rentrant dans sa peau. Si fort. « Dieu… » Tu fermes les yeux, tu l’imagines. Une de tes mains glisse dans sa nuque, sur sa joue, là, du bout des doigts. Sans regarder, tu redessines le contour de son visage. « Parfois, je dessine l’instant. Tu vois. Y a quelque chose que j’aime et je le dessine. Et des fois, il faut poser. Et toi…toi, je veux tout dessiner. Putain oué. » Et tes lèvres frôlent son oreille. Et ton souffle brûlant, frôle son cou alors que tu y laisses la trace d’un baiser aérien. Raphaël, tu ne sais pas où tu vas. Tu ne sais pas comment lui expliquer ça. Ça. « Je…je veux te dessiner. Nu. Oh putain oué. Là, allongé sur ton lit. Juste…juste un drap négligemment posé sur tes jambes, le haut…de tes reins. » Et tu halètes, et ta main se serre contre sa nuque. Tu l’imagines. Tu as tellement envie de lui, que ça te fait peur. « Les yeux pétillants, égarés. Comme si…comme si tu venais de faire….l’amour. Oué, tu serais si beau si beau. » Et tu l’imagines tellement. Alors que, Raph, tu ne sais plus trop ce que c’est. De faire l’amour. Mais, tu l’as su. Oui, tu l’as su alors, tu l’imagines. Comme s’il venait de s’éveiller après cela. Comme s’il te regardait toi, les yeux pétillants. Comme si c’est toi. Qui l’avait rendu ainsi. Si beau dans la jouissance.

Et tu oses, t’éloigner un peu, le visage brûlant, pour le regarder. « Tu es si beau. » Puis, tu te caches, là, dans son cou. Trop serré contre lui. Tu ne comprends rien. Tu n’as pas envie de comprendre. Juste de laisser aller. De laisser l’eau couler et de voir. Ou tout ça va. Parce que, réfléchir trop, ce serait tellement compliqué. Ça rendrait les choses tellement compliquées. Juste, avoir un coup de cœur, un coup au cœur, et laisser faire. C’est bien. Non ? « Et puis, je veux dîner ici. Chinois, c’est bien non ? » Et ça te semble tellement normal, d’être là contre lui. Tellement normal d’être dans ses bras. Et de le désirer si intensément.
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MessageSujet: Re: au détour d'une rue + otto   Dim 21 Mai - 21:10

Il avait besoin de ça Otto, il avait besoin que quelqu’un reste auprès de lui et prenne le temps de parler. Prenne le temps d’avoir un échange qui se fasse dans le blanc des yeux sans se défiler. Plus besoin de se cacher derrière des sous-entendus pour communiquer, ça lui a beaucoup trop manqué. Il a souvent discuté avec des étrangers, souvent serrés quelques mains il n’a jamais eu vraiment de moment à deux avec quelqu’un, ce n’était jamais innocent. On avait besoin de lui mais lui il avait pas besoin d’eux. Il venait pas sous la contrainte mais il n’avait pas le plaisir qu’il aurait aimé avoir. Ce sentiment d’avoir envie de voir une personne, presque sentir son estomac se nouer de peur de n’avoir rien à dire puis retrouver des amis et se rendre compte qu’on a tout une vie à se raconter. A chaque fois, ça se passait exactement comme dans le scénario de ses cauchemars. Il n’y avait rien  dire, parce qu’il n’y avait rien dans la vie d’Otto que le travail et du vide à combler, qu’il comblait avec encore plus de vide et de faux-semblants. Il a besoin de renouer avec ça, de se retrouver enfin, se trouver tout court. D’aussi loin qu’il se souvienne, il a toujours été égaré, a suivit le chemin qu’on pontait du doigt mais n’a jamais prit de décisions concernant sa vie, seul, en face de son miroir. Otto il sait commander les autres, mais quand il s’agit de regarder son nombril c’est  un aveugle qu’on parle. Et plus il parle avec passion Raphaël, puis il se demande s’il ne va céder lui aussi  et le prendre son piano qu’il a repéré l’autre jour. Il ne sait pas comment il va réussir à le monter jusqu’au dernier étage, où il va le caser, s’il va encore être capable de jouer mais, il a envie de jouer. Il a envie de faire des choses sans analyser les conséquences, de jouer tout, peut-être tout perdre. Mais surtout gagner cette fois-là. Il a envie de se poser d’appuyer sur les touches au hasard même si ça ne produit que du bruit, il est persuadé que déjà ce sera un grand pas de fait. C’est même pas un pas, un geste pour  l’humanité, mais pour lui c’est un bon de géant. La glace qui se brise enfin.
Il avait aussi besoin qu’on le prenne dans ses bras. Ça fait quatre ans qu’il ne demande que ça , sans oser poser la question, sans oser franchir le pas d’un bar pour chercher un peu de compagnie. Même pas foutu de se bercer d’illusion, il a su que rester égal à lui même et rechercher la compagnie des personnes dont il était réellement susceptible de s’attacher, sans réussir à s’accrocher pour autant.  Il aurait pu le faire, ne venir que pour se faire sauter,  c’est les pas occasions qui manquaient ni forcément l’envie, c’est pas le désir qui s’est envolé mais peut-être l’envie de s’y attarder, l’envie de s’occuper de soit. Il a traversé une sacré déprime, mais si c’était à refaire, il pourrait subir ça à nouveau, en sachant qu’à la clé il y a la lumière la vrai. Au bout du tunnel.
Mmh, ça risque de briser ton fantasme mais ça fait un bail que j’ai pas fait l’amour. Je sais pas si je vais pouvoir bien jouer le jeu.
Ni retrouvé nu  devant quelqu’un. Ça fait un bail qu’il fait comme-ci tout allait bien, alors que c’est juste loin d’être le cas. Il ébouriffe à nouveau les cheveux de raphaël, prend un malin plaisir à glisser ses mains dedans comme dans le pelage doux d’un chat. Ça le détend, mieux que sa clope en y pensant. Peut-être qu’un animal serait un bon engagement, aussi. Mais il est pas sur de pouvoir s’en occuper seul. Et puis ça remplace pas l’humain.   Ok va pour du chinois, de toute façon j’ai pas envie de bouger.
Faut cependant qu’il décolle du balcon pour passer un coup de fil, presque à regret il abandonne un instant son invité, le laissant libre d’aller où il veut pendant qu’il va régler le soucis de la nourriture. Au moins, son téléphone il l’a pas perdu. Il l’a constamment sur lui, ce qui est débile parce que personne l’appelle et que personne ne va lui laisser de message. Ni sa mère qui l’a abandonné depuis des années maintenant, ni son père qui doit être réjouit de savoir qu’il s’est enfin cassé. Le seul message récent, c’est celui de Raphaël, ça lui renvoie dans les dents à quel point il se soucie pas assez des gens, alors qu’il est le premier à réclamer. Y a que sur le moment qu’il sait ouvrir les bras mais sinon, la plupart du temps, il ne renvoie pas de sms, se soucie pas. Prend jamais le temps d’un coup de fil alors que lui en crèverait d’en avoir un. Il se dit toujours qu’un jour ça pourrait sonner, néanmoins, il continue d’attendre, pour le boulot, pour autre chose. Il s’y prépare toujours, même si ça doit être un inconnu qui vient lui annoncer ce qu’il redoute et espère en même temps. L’incertitude, pas savoir quand quelqu’un est vivant est plus insupportable que la solitude d’être laissé dernière. Mais là ce soir ça n’a aucune saveur, juste l’impression d’avoir perdu temps à patienter pour rien. Il compose le numéro et laisse tout de coté.  Il commande un peu de tout sur la carte, essentiellement pour goût et des valeurs sûres. Il aura sans doute des restes pour demain. Tout d’un coup. Il recommence à penser à demain.
En attendant, tu veux commencer ? A dessiner, j’veux dire. La chambre est au fond du couloir, tout droit.
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MessageSujet: Re: au détour d'une rue + otto   Dim 21 Mai - 22:08

Ça te fait un peu froid quand il s’éloigne, laissant votre étreinte déjà lointaine. Tu frissonnes. Finalement, la nuit est bien tombée et tu commences à avoir froid, toi et ta simple veste en jean, ton t-shirt en dessous. Et surtout, tes pieds en chaussettes. Parce que tes godasses, tu les as déjà balancées dans un coin, sur Otto, ça te fait sourire en y repensant alors que tu te décides de rentrer à nouveau dans l’appartement. Refermant même derrière toi. Pour le regard de loin. Commander à manger. Et, tu te rends compte, que Dieu, tu as faim. Vraiment. Mais, ça attendra quelques minutes de plus. Le temps de vous faire livrer.

Tu lui souris doucement. Sans un mot. T’es pas réellement un grand bavard, alors, parfois, il t’arrive d’être juste un être silencieux. Toi, qui avances vers la chambre. Et ça te fait bizarre. Ça te rend fébrile. Parce que…c’est sa chambre quand même. Tu pousses la porte et, avant même de regarder autour de toi, y a les mots de Otto qui te reviennent. Le fait que cela fasse longtemps qu’il n’ait pas fait l’amour. Mais…toi, tu l’imagines plutôt coureur de jupons, de pantalons ? Alors, tu n’arrives pas à savoir si pour lui, faire l’amour, baiser…jouir…ou…est pareil ? Oh, bien sûr, il y a certaines différences, mais, l’instant post-coïtale reste le même non ? Non. Finalement, Raph, t’en sais rien parce que punaise, ça fait aussi un bail que tu n’as pas fait ça. Oh, il y a bien eu quelques étreintes en étant complétement bourré, mais, rien de trop loin. Rien de trop poussé. Non. Jamais. Plus. Alors, oué, tu sais plus trop toi non plus.

Pourtant, tu l’imagines. Tu te dis, que ça ne s’oublie surement pas. Quelque part, il devrait savoir la retrouver cette sensation. Toi. Toi tu n’en sais rien…parce que ça t’a tout noirci, tout brisé. Parce que tu n’arrives plus à te souvenir de avant. Alors…alors peut-être que tu ne saurais pas vraiment faire. Rêvasser, penser, oui. Mais…. Tu fermes un peu les yeux. Te dis qu’il faut que tu cesses de penser à tout ça. Parce que ce soir c’est pas pareil. Parce que y a Otto. Parce que tu veux que ça continue.

Alors, tu rentres vraiment dans la chambre, un pas puis un autre. Et, t’as comme l’impression de prendre une gifle. Parce que t’es dans son intimité. Dans son endroit à lui. Celui qu’il ne doit pas montrer souvent. Que peut être même personne n’a jamais vu. Et, d’y penser, ça te fait gonfler le cœur trop fort. Tu regardes autour de toi, un fin sourire sur tes lèvres, et tu imagines, là, en grand, son tableau, ton tableau. Sa beauté peinte, ses traits fixés à jamais. Oui, ce serait beau. Mais, il te faudrait pour ça déjà le dessiner. Puis, qu’il veuille l’accrocher. T’accrocher ? Rouge à tes joues. Tu continues de regarder et tu aimes ce que tu vois. C’est beau et, chaleureux. Tellement. Tu te sens bien ici. Alors que t’es dans la chambre de quelqu’un d’autre.

Un pas, puis un autre. Et, tes doigts frôlent doucement les draps du lit. Doux au toucher. Ils semblent tellement confortables que t’as comme envie d’y plonger. Là, dans la couette moelleuse. Le nez dans son odeur. Car, tout sent comme lui ici. Rouge aux joues. Tes doigts s’égarent ensuite sur les murs vierges. Sur la commode. Ton regard s’attardant sur la porte de la salle de bains entre ouverte. Tu aimes cet endroit. Dieu, tu l’aime peut être même plus que ta propre chambre. Qui pour l’instant, te semble bien vide de souvenirs, de vie. « Tu sais…moi aussi. Ça fait tellement longtemps. Que je n’ai pas fait l’amour. » Et tes doigts glissent encore sur les draps alors que tu fais dos à la porte. Tu n’es même pas sûr qu’il ait entendu. Ton murmure. Mais, tu sais. Tu sens, qu’il est là. Alors, tu te retournes pour lui faire un grand sourire. Un de ces vrais qui sont tellement rare dans tes journées. Un de ces vrais qui pourrait pourtant remplacer le soleil.

Puis, t’es surement pris d’un instant de folie. Comme depuis le début de tout ça. Parce que tu te laisses tomber sur le lit. Qui est dans ton dos. Tu rebondis un peu. « J’aime ta chambre ! » Et, alors que tu t’enfonces dans la couette. Y a soudainement, quelque chose qui craque là. Dans ton cœur, ton corps, ton âme ? Et tu ris. Tu ris encore et encore. Tu ris en lui tendant la main. Encore. Parce que tu veux tellement, qu’il l’attrape, t’attrape.
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au détour d'une rue + otto

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