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 au détour d'une rue + otto

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MessageSujet: Re: au détour d'une rue + otto   Lun 22 Mai - 19:28

La chambre d'Otto, c'est une pièce qui tranche avec le reste de son appartement en nuances de gris de blanc, c'est une véritable explosion de couleur en comparaison qui a  au moins de don de surprendre à défaut d'être au goût de tout le monde. Initialement, les murs étaient couverts de papier peint miteux qui se décollait par endroits, alors  la première chose qu'il a faite en emménageant, c'est s'en débarrasser et faire appel à un peintre pour repeindre le mur. ça lui a coûté un bras mais sur le coup, il était vraiment content du résultat, il a même envisagé de repeindre tout le reste dans d'autres tons, décorer. Mais cela fait quatre ans que l'eau coule sous les ponts et que les murs gardent la couleur du plâtre et s'accordent avec le visage fatigué de leur propriétaire. On ne retire pas à la pièce son aspect de pièce témoin d'un magasin de décoration, mais elle se montre déjà plus personnelle que le reste du logis, un brin originale, y a quelque chose. Dans sa piaule, tout est déjà plus animé. Il a essayé Otto, et ça se sent, jusque dans les draps propres qui sentent la lavande, il a essayé de faire de cette endroit un abri véritable pour se reposer. Pourtant, il ne droit que trop rarement dans cette pièce et ça n'a rien à voir avec l'heure que son réveil projette sur le plafond, plus une histoire de fraîcheur que les radiateur ne font pas partir. Le bleu est une couleur froide, mais pour autant il se dégage une certaine chaleur qui  habite la pièce et lui retire son coté austère, maintenant elle est envahie par les rires et la vie et tout prend sens.
C'est sans aucune gène qu'il l'a montre à Raphaël comme un gamin montrerait ses jouets à un ami. Rien de personnel, rien à cacher, si ce n'est dans ses tiroirs où personne ne va fouiller. Le secret est bien gardé, la clé bien cachée quelque part au fond de son coeur où personne n'ira la trouver. C'est encore Raphaël qui le tire dans ses pensées quand il s'étale sur les draps. Déjà l'heure de la sieste ? Il lui laisse pas une seconde de répit Otto, il aiguise sa répartie comme toujours sans chercher à la vexer. C'est encore bon enfant. Il monte sur le lit, à quatre pattes et surplombe Raphaël, les mains enfoncées dans le matelas de part en part de sa tête, évitant précautionneusement ses cheveux pour éviter de lui arracher des mèches. Vu d'en haut, c'est encore un gosse qui n'a pas fini de grandir. Il s'imagine, Otto,  son visage dans des années quand il aura vieilli, que les rides auront terminé de tracer des sillons sur son visage, que son teint aura perdu de sa vigueur, la cigarette tiré ses cernes aux gris et la fatigue au bleu, pour qu'on se noie dans ses yeux. Pour l'heure, ses yeux pétillent comme des pièces d'or neuves et ses lèvres sont doucement rosées comme des tâches de vin, elles ont encore le goût des premières fois. Je peux savoir ce qui te fait rire autant jeune homme ? Il gronde. Il rugit presque. Ça sort du fond de sa poitrine comme un ordre, porte la comédie jusqu'à l'exagération et ses mains glissent le long de ses côtes. Il a vu jouer ça dans des comédies joyeuse, qu'elles en sont presque malsaine d'un trop parfait, il vient chatouiller sa peau laiteuse si fine qu'il se demande s'il va pas finir la transpercer. Il le fait parce qu'il pense que c'est une bonne chose sur le moment, que c'est ce genre de connerie qu'on peut s'échanger. Léger comme une plume. J'suis content que le décor te plaise alors, j'me suis appliqué. T'es un VIP, premier visiteur enregistré. Puis il lui laisse un peu de répit et se laisse tomber à coté de lui. Un soupçon de fatigue qui pointe derrière ses yeux.
Quelque part, il ne veut pas que ça s'arrête, mais il sait que le retour à la réalité sera d'autant plus violent, qu'il n'est pas sur de pouvoir lui offrir ce qu'il est vraiment venu chercher. Parce qu'il est pas un exemple, Otto.
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MessageSujet: Re: au détour d'une rue + otto   Ven 26 Mai - 9:46

Y a son odeur, tout autour de toi. Y a les draps doux sous toi. Et, tu te sens tellement bien ici. Tellement, que ça te fait presque peur, d’être si à l’aise, là, dans la chambre d’un inconnu ? Oui, peut-être. Mais, Otto. T’as comme l’impression de le connaitre. De te reconnaître. Parce que tu sais. Putain oué, que vous avez tous les deux un trou noir là, quelque part en vous. Mais, pour le moment, tu ne penses à rien de tout ça. Non, tu coules dans la couette et t’as envie d’y rester à tout jamais. Mais, peut-être pas au point de t’endormir, à moins que… Mais, t’as pas le temps. Non, Otto, il est déjà là, sur le lit. Avec toi. Et, y a ton cœur qui s’arrête, alors qu’il est là, au-dessus de toi, à genoux. Ses jambes t’entourant, ses bras t’entourant. Et, tu es content d’être en train de rire. Sinon. Sinon tu crois que t’aurais pas pu empêcher…Non, y a juste ton rire qui s’arrête quelques secondes avant de repartir de plus belle. Tes yeux le fixant, pétillant. Encore plus quand il te demande pourquoi tu ris. Quand il t’appelle jeune homme. Parce que tu aimes la consonance que ça prend entre ses lèvres. Et, t’as presque envie de l’entendre te le dire dans un murmure gémit.

« Qu’est-ce qu…. » Et ça meurt entre tes lèvres et c’est un cri qui prend le dessus alors que les doigts glissent contre ton corps. Alors que les doigts se mettent à glisser, chatouiller. « NON ! » Et tu ris. Dieu, Raph, tu ris si fort alors que tu te débats. Vous, comme deux enfants. Et tu le supplies. Te tortilles. Tes mains sur ses épaules pour essayer de le repousser. Tes jambes qui battent dans le vide. Tu vas mourir de rire. Ton ventre te fait si mal. Depuis combien d’années, combien de mois. Tu n’as pas ri ainsi. Et tu aimes ça. Comme tu te sens bien.

Et, ça s’arrête aussi soudainement que ça a commencé. Ton rire continuant de raisonner encore quelques secondes avant de s’éteindre doucement, ton souffle court. Essoufflé. Ton visage terriblement rougi de bonheur, de l’effort. Et tu souris. Et, tu te décales un peu. Légèrement pour être plus près de lui. Ton bras touchant le sien. Et, Raph, tu te rends compte que d’avoir eu son corps sur le tien, son corps à côté du tien. Douce chaleur qui se répand, là, dans tes reins. Tu fixes le plafond. Souris. Alors, comme ça, tu es le premier à venir ici. Ça te fait chaud au cœur. Ça t’émeut. Et, ça te rend horriblement fier et heureux. Dieu, tu sais pas ce qu’il se passe. « Merci. Et oui, c’est vraiment beau, j’aime ce qu’elle dégage. »

Et tu souris, encore.
Et y a ton corps qui se tourne un peu sur le côté pour le regarder.
Et y a tes doigts qui se tendent doucement vers lui.
Et y a ton cœur qui s’emballe.

Là, ils touchent doucement la peau de sa joue. Doucement, si délicatement. Comme si il allait disparaitre, se briser. Ils glissent, dessinent sa pommette, l’arête de son nez, le contour de ses lèvres, le haut de son menton. S’aventurent un peu le long de sa mâchoire, descendent vers sa gorge et remontent sur les lèvres. Raph, tu le dévores du regard, des doigts. Et, tu bouges, sans même y faire attention, rapidement. Tu te retrouves là, assis sur ses cuisses, tes mains de part et d’autre de son visage. T’as le souffle haché, les joues brûlantes. Te pencher pour l’embrasser, là, comme une plume sur ses lèvres. Elles ont le goût de la cigarette, tu aimes ça. Tes doigts se crispent, froissent le tissu alors que ton visage s’éloigne, regarde et tombe là, dans son cou où tu expires difficilement. « Je…j’y comprends rien. » A ce qui arrive, à ce que tu ressens. Et, tu te rends compte de ce que tu viens de faire. Et tu rougis tellement alors que tu sens la chaleur de ses cuisses le long des tiennes, et ça t’embrase, t’embarrasse. Te coupe le souffle. Mais, tu veux pas penser, pas réfléchir. Alors, tu l’embrasses juste là, dans le cou alors que tu te laisses tomber complétement sur lui. Tu sais…qu’il aura la force de te repousser, s’il le veut. Juste rester là. Une de tes mains glisse dans ses cheveux, tu les aimes. Tu l’enlaces.

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MessageSujet: Re: au détour d'une rue + otto   Ven 26 Mai - 23:57

il ne sait pas non plus ce qui se passe, mais il ne s'en soucie plus, toutes les questions qui trottent dans sa tête s'éteignent et laissent place à celles de la nuit. tout à l'heure ouais, peut-être, ça lui posait un soucis, mais maintenant il sait bien que s'il le repousse encore fois, il reviendra sans doute à la charge. il a le sentiment que quoi qu'il fasse, c'est inévitable, il vont entrer en collision à un moment, les gens qui rentent dans sa vie otto, il n'y arrivent pas de manière innocente. pour le bien, pour le pire, c'est à lui seul d'en décider.  il est en mesure de lui offrir tout ce dont il a besoin. c'est pas grand chose demandé, ça lui coûte rien en théorie, il sait ce que ça fait. d'avoir besoin, mais personne qui veuille bien donner, c'est pour ça qu'il est incapable de prendre une décision sensée. il sait. il comprend. il ressent. lui aussi c'est ce qu'il voulait, un contact, une chaleur, venue le trouver à quelques rues de chez lui, il attendait ce jour comme on attend le lever du soleil. tant que tout va bien, tant que toutes ses pensées négatives sont au loin, il n'y a rien qui l'empêche de céder. alors y a pas de raisons qu'il se défile, il sait otto, qu'il a plus d'excuse, celles qu'il daigne trouver ne font pas le poids. elles l'ont jamais fait, mais plus encore aujourd'hui. t'façon, plus rien n'a beaucoup de sens maintenant, ça en avait déjà pas avant alors y a pas de raisons que d'un coup, la vie le regarde droit les yeux et commence à se justifier et lui exposer par a + b sa logique, lui démontrer que depuis le début, tout était calculé. c'est que des illusions. c'est courir chimère et il est à bout de souffle otto. arrivé à la fin du chemin, au bout du rouleau, au bord de la falaise à nouveau, maintenant c'est à lui de voir s'il va finir par escalader ou briser ce putain de mur qu'il a érigé tout seul où s'il va rester coincé dans sa position sans rien faire.  c'est la surchauffe, son système répond plus. il se fige un instant, il analyse la situation comme une scène de crime. raphaël c'est le criminel assis sur ses cuisses et il va le tuer, c'est certain, s'il continue il va crever. il est si fatigué de mourir otto. wow doucement, calme toi. tu vas me faire un strip tease ? ses mains se baladent sur ses hanches, il essaye de se dire qu'il devrait le repousser maintenant. maintenant. ou jamais.
il décide de se jeter de la falaise, du mur, de tout ça. tant pis, il est plus à un regret près. un de plus à encaisser ça lui fait ni chaud ni froid. c'est mieux que ça soit avec un inconnu, il aura pas à s'expliquer, il pourra toujours le jeter et l'oublier. il s'est engagé à rien.
sa tête lui dit non mais son corps lui dit oui et s’il continue Raphaël, il sera bientôt plus en mesure de lutter contre ce qui lui tombe dessus, arrivera bien un moment où il en aura plus envie, plus assez la force de faire semblant  qu'il est totalement insensible. le travail est déjà à moitié fait, dès l'instant où il l'a laissé passer le pas de sa porte. il savait que finirait comme ça, y avait pas moyen que ça arrive autrement. entre le besoin, l’envie et l’appréhension, il veut pas le décevoir otto et lui faire miroiter quelque chose qui pourrait avoir un lendemain, parce que lui est même est pas sur de se réveiller chaque matin, pas certain d’avoir encore beaucoup de temps devant lui. y a un moment de flottement. juste un instant, avant qu'il se laisse apprivoiser. et au pire, le livreur changera la donne si ça devait mal tourner. il glisse sa main dans la nuque de raphaël. il a des lèvres dont il est difficile de lasser, quelque chose de simple qui lui manquait. c'est comme goûter à une drogue après s'être arrêté trop longtemps, ça revient, tout lui explose en pleine face. fait chier. il ferme les yeux. il compte les petits moutons jusqu'à trois pour s'assurer qu'il est pas encore dans un de ces rêves tordus qui ressemblent de trop à la réalité. ce serait plus facile, si c'était un rêve. aucune conséquence. mais c'est bien réel et tout ce qu'il dit et fait finira par lui retomber dessus. sa main baladeuse dans le dos de raphaël qui l'empêche de s'enfuir, le creux de ses reines, qui n'en finit de chuter et l'autre qui force son visage à le regarder. cette fois, il prend conscience de la distance qui les sépare. presque rien et en même temps des kilomètres et même quand il l'embrasse passionnément il n'est pas sur que ce sera nécessaire pour rattraper l'écart, pas assez. mais peut-être que, y a plus besoin. en revanche, ce dont il a besoin c'est de son corps contre le sien. ça devient impérieux, ça pulse dans ses veines et ça incendie ses reins. il va exploser. il va prendre feu maintenant, des joues, du creux de son bassin. il a des frissons qui s'égarent tout le long de son corps. et il en veut encore et encore. autant qu'il peut en avoir avant que le charme soit brisé.
il pourrait juste ouvrir une autre page et lui vendre autre chose que son passé, lui vendre quelque chose qui aurait vraiment de la valeur. dont il pourra faire quelque chose. il pourrait mais. mais y a bien une dizaine d'années entre lui et raphaël.
j'te préviens, j'vais pas pouvoir m'arrêter si tu continues. et tu sais que c'est pas le bon moment.   il caresse ses cheveux. il veut pas, le foutre à la porte, juste, il peut pas. pas maintenant, là, aujourd'hui, tout de suite. c'est pas bon c'est juste, la lassitude et les regrets.
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MessageSujet: Re: au détour d'une rue + otto   Sam 27 Mai - 9:30

Et tu sais plus ce qu’il se passe. Quand tout ça a dérapé. Y a ton corps qui brûle, tellement. Tes joues, tes jambes. Tes reins. Tu as chaud. Tellement. Tu sais pas comment tout ça en est arrivé là. Est-ce de ta faute ? Tu ne sais plus. Tu ne veux plus réfléchir alors que tu sens ses mains, puissantes, brûlantes se poser sur tes hanches. Ses lèvres passionnelles se poser sur les tiennes. Et tu halètes, tes doigts se crispant sur les draps alors que tu fermes un peu les yeux, légèrement. Pas de trop. Parce que tu veux le voir. Le voir. Et sa main glisse dans ton dos, tes reins. Et ça t’emporte de trop alors que tout tourne. Tout hurle dans ton corps. Encore et encore.

Et y a les baisers, encore et encore. Et y a tes mains qui glissent là, sous son haut, dans un moment de folie. Emporter par le sang qui brûle entre vous. Tu veux toucher, sa peau. Tu veux…Et ton corps hurle. Et tes hanches bougent. Pour aller chercher leurs consœurs, heurter les deux bas-ventres. Et gémir. Gémir, alors que ça électrise tout, alors que ça déchire tout. « Otto » Et tes lèvres glissent sur les siennes, glissent dans son cou, mordent un peu, là, une légère trace. Encore. Et le bassin qui bouge, et les doigts qui découvrent le plat de son ventre. Tu penses plus à rien. À rien. Y a trop de choses dans ton corps. Que tu veux tellement, tellement. Tu crois, que tu as eu envie de lui. Oui, dès l’instant où tu l’as regardé. Ça de trou le ventre, t’arrête le cœur. Et pourtant. Pourtant, soudainement, y a comme une pause. Les mains sur les hanches qui cessent de bouger, ton regard qui capte le sien. Et tu l’entends. Et…

Et tu te rends compte de ce que vous faites. Tes yeux s’écarquillent. Ne plus pouvoir s’arrêter. Gémir, encore un peu. Avant de fermer les yeux. Tes deux mains à plat sur son nombril. Ne plus pouvoir s’arrêter. Et tu sais. Que tu n’y arriveras pas. Non. Déjà, déjà ça…est un grand pas, un saut, un suicide vers le mieux. Parce que Raph. Tu sais plus depuis combien de temps tu ne t’es pas laissé toucher, tu n’as pas créé un tel contact. Y a tes mains qui glissent à l’extérieur du haut, qui le tirent doucement pour le remettre en place alors que tes yeux s’ouvrent à nouveau. Ton souffle haché de désir, de plaisir. T’as même l’impression de créer de la fumer tellement tu as chaud. Mais, les démons ne peuvent pas s’empêcher de glisser violemment dans ton regard. Ne plus pouvoir s’arrêter. « Tu…tu as raison. » Et t’as presque du mal à parler, trop submerger par tout ça. Tu as tellement pas envie de bouger. De te séparer de lui. Parce que Dieu, comme tu as l’impression qu’il te guérit déjà un peu.

Doucement, ton front se pose là, sur sa poitrine. Tes doigts serrés sur ses épaules. Tu ne veux pas le lâcher. Tu ne le lâcheras plus. Non. Jamais. Pourtant, y a ta jambe qui se soulève. Pour passer là, de l’autre côté. Pour te faire allonger non pas sur lui, mais sur le lit. À ses côtés, toujours trop proches, toujours collés. Mais, ça te semble moins violent ainsi. Un peu. Tu tournes un peu la tête sans la relever pour le regarder, le dévorer. Encore. Ton oreille posée sur son cœur. Boum boum boum. Comme le tien qui bat trop vite, trop fort. Et tu voudrais lui dire. Baisser le regard, fixer la peau qui dépasse là, de sa gorge. « Je…je ne pourrais pas…pas faire plus. » Un de tes doigts glisse, fait des arabesques sur son pectoral. « Je suis pas prêt, pas encore. » Relever le regard. Le regarder et sourire doucement, un peu tristement. Les démons hantent ton regard pétillant, qui pourtant, est trop noir de désir et d’envie. De lui. Se redresser un peu, glisser tes lèvres contre les siennes, les mordre un peu, ton bassin se collant fortement contre sa cuisse. Là, feu ardent que tu cherches malgré tout à faire éteindre. Là, collé contre la chaleur de son corps, cuisse ferme contre ton bas-ventre. Gémir et l’embrasser encore.

Pourtant, y a la petite voix enfantine qui crie, là, arrête, arrête, arrête. Mais Dieu, que tu ne veux pas, le lâcher, te reculer. Arrête, arrête, arrête. Et tu cesses de bouger, ton oreille retournant se coller contre son cœur. Cesser d’embrasser, cesser d’onduler. Mais, ne pas le lâcher, de pas reculer. Essayer de calmer ta respiration, essayer de te calmer. « Dé…désolé. » Et ta main restée sur son épaule s’agrippe fortement alors que tu essaies de freiner tout ça. De ne pas te laisser emporter alors que tu sais. Que tu paniqueras une fois les vêtements envolés. Te reculer à nouveau. Il faut te redresser, t’éloigner. Sinon…sinon tu ne pourras pas. Tu ne pourras pas. Alors, tu te redresses, tes pieds glissant lentement sur le sol. Tu es fébrile et quand tu te relèves, tu manques de tomber sous tes jambes tremblantes. Petit rire qui glisse dans ta gorge. Tu te retournes. Et y a ton cœur qui saute alors que tu le vois là, encore allongé. Tu le fixes, le dévores. Et le tableau est parfait, et il faudrait que tu le dessines. Lui perdu dans les draps, ses cheveux autour de son visage trop rouge. Son haut dévoilant légèrement son ventre. Un pas en arrière.

« Oh mon Dieu…oh mon Dieu. » Tu trembles, passes une main vibrante sur ton visage alors que tes reins frustrés hurlent, encore et encore. « J’ai…j’ai tellement envie de toi. » Un pas en arrière, fuir. Fuir. Fuir pour ne pas regretter. Pour ne pas t’embarquer dans quelque chose qui te terrorise. Fuir. Tu titubes, oscilles, manques de tomber avant de te glisser dans la salle de bains, la porte claquant derrière toi. Appuyer tout contre. Tu halètes. Le regard hagard. Le corps tremblant. Sursaut violent, tu manques de crier lorsque la sonnette retentit violemment dans l’appartement. Tes mains appuyées tout contre ton visage. Dans quoi t’es-tu embarqué Raph ?

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MessageSujet: Re: au détour d'une rue + otto   Dim 28 Mai - 20:40

Il aime, il aime de toute la force de son âme le contact contre sa peau, laisse son épiderme prendre feu et s’embraser. Il veut pas que ça s’arrête maintenant, ça peut pas s’arrêter maintenant, il en a encore besoin, fallait pas que ça commence, c’est de sa faute, il est allé trop loin pour le laisser là maintenant. Il tiendra pas sinon, il veut pas partir, il veut pas qu’il parte. Plus de barrières, plus de limites. Il est plus maître de lui même, il veut juste oublier, se perdre dans ses bras, dans ses draps, il ne veut plus avoir à supporter les responsabilités de maintenant. Pendant une nuit ne plus répondre à son propre prénom. Stop. Change la donne, réecrire.  Il aime, il aime ce sentiment, il aime quand il le touche, son corps aime ça plus que son coeur, mais c’est pas grave. Il sert déjà plus à rien, il bat et c’est déjà bien. Et pendant un instant tout s’arrête, s’excuse et tire sa révérence. Non. Il ne veut pas, il reste un instant à bout de souffle, le sang qui pulse encore contre ses tempes et tout le long de ses membres jusqu’à la pointe de ses pieds. Encore, il en veut toujours plus, qu’il ne pourra pas avoir. Il le sait et le sens au plus profond de lui, le vide qui demande toujours plus à avaler. La dernière fois avec Andrea, mais cette fois-ci, il peut l’avoir. Raphaël, il peut, le briser et se briser avec lui. Il peut faire la connerie. Ses caresses reprennent et il garde ses yeux fermés. Au bon moment. Les conneries, ça le réussi tellement.  Qu’un connard, qui restera connard, qui se plaît à l’être, qui retrouve le plaisir d’être admiré, désiré, embrassé. Encore.  Comme ça il n’est pas obligé de le regarder, de savoir que c’est lui, tant qu’il se concentre que sur les sensations, imagine ses mains. Ça peut-être n’importe qui, il voudrait que ce soit n’importe qui. Putain, que ce soit n’importe qui à part lui, Raphaël, parce qu’il mérite pas ce qu’il lui fait subir. Une pièce rapportée qu’il apprécie juste parce qu’elle remplace, parce qu’elle comble ce qu’il a toujours cherché à combler. Et son contact lui manque déjà  quand il  se recule. Pas encore prêt. Son visage quand il rouvre les yeux s’imprime sur sa rétine comme un polaroid, avant qu’il n’aie le temps de réaliser qu’il est trop tard. Vouloir. Ses paroles se mélangent dans sa tête. Pourquoi, pourquoi il s’est arrêté ? Pourquoi il a cherché ? Il s’imagine peut-être que, ça pourrait continuer. Le Otto d’hier sait que ça pourra jamais marcher, que c’est impossible et celui d’aujourd’hui perce à travers la coquille. Curieux, de savoir ce qu’il a offrir. Il reste encore allongé un instant puis se redresse presque trop vite à sa poursuite. Il veut pas qu’il s’en aille. Il comprend pas pourquoi il s’en va. Il.
Tout est gâché. Ça s’enchaîne, comme une bande enrayée.

Il reste de longues secondes devant la porte de la salle de bain définitivement fermée espérant qu’elle s’ouvre. Elle reste immobile, impassible si elle pouvait parler elle lui dirait seulement de se tirer et c’est parce qu’il est déjà chez lui qu’il ne se tire pas maintenant. C’est pas qu’il a honte, Otto, il a aucune idée de ce qui se passe dans sa tête. Et il est fatigué de cet état constant d’insatisfaction. Il aurait aimé ne jamais se rater quand il a pointé l’arme contre sa tempe, ça lui aurait évité tout ce foutoir qui n’a plus de sens, tout les secondes chances sont pas forcément bonnes à utiliser, faut savoir parfois s’arrêter, comme le scénario d’une vielle série sur lequel on aurait trop tiré. Qu’y a t-il de plus à écrire sinon une énième tragédie dont on connaît déjà la fin  ?  Il pense, à tout et à rien, à ce qu’il a pu faire et fait maintenant, et tout lui paraît tellement distant alors que son esprit est encore sous l’effet des hormones qui bouillonnent dans son sang. A sa vie, qu’il a déjà énormément gâchée, par négligence, parce qu’il n’a pas prit le bon chemin et à ce qui s’offre à lui.  Il pourrait, il pourrait en faire ce qu’il veut, de Raphaël, s’en servir pour se soigner et le jeter une fois qu’il n’y aura plus rien à en tirer, mais il peut pas lui faire ça à lui.  Il ne le mérite. Il est pas un genre de bienfaiteur non plus, pour réparer les blessures de son coeur. C’est un mensonge, il ne lui rendra pas ce qu’on lui a volé, il prendra un peu plus et fera moins de dégâts que prévu. Mais ce sera fait, que des cendres à ramasser.  Il n’a aucune idée de ce qu’il devrait faire, des mots à trouver dans cette situation, qui sont les plus appropriés, ceux que les gens disent. Mais il n’est pas ces gens Otto. Il est Otto, dans toute sa splendeur, il ne sait pas ce que ça vaut, juste ce que ça coûte. Parfois, ça le dégoûte. Il se retrouve désarmé, autant qu’il l’a toujours été. Il ne voit pas ce qu’il y a dire. Il n’y a plus rien à dire.  Il n’a que son enveloppe à partager mais ce qui est à l’intérieur, doit y rester.
si tu veux prendre une douche, fait gaffe, l’eau est chaude. Et si tu veux de changer, c’est le deuxième tiroir de la commode. surtout pas le premier.

Ça n’ira jamais nulle part que dans la mur. Ça se consumera comme une overdose.
Ça, ne ressemble à rien. Eux ? Y a que la sonnette qui  lui offre sa fuite.

Il récupère la commande et s’occupe de mettre la table pour deux. Les couverts d’abord, puis les assiettes, y a quelque chose de très familier là dedans qui lui rappelle des temps anciens. c’est tout ce qui lui reste de toute façon, des souvenirs. Ressasser,  ne jamais oublier et se coucher avec le sentiment d’avoir encore aujourd’hui encaissé, c’t’une belle vie qui ressemble à tant d’autres, c’est le seul moment de la journée où il s’identifie à l’humanité. Il sourit quand il souffre en souffrance et continue de faire croire que tout va bien. Tout va mal. Les verres après, qui s’alignent sur le plan de travail, qu’il fixe un moment en cherchant avec quoi il pourra les remplir. Et le coup part, envoie valser les flûtes qui s’écrasent par terre en grand fracas. Tout va mal. Il regarde les éclats de verre qui sont à ses pieds. Ça c’est le réalité, qui coupe quand il se penche pour les ramasser. Tout va mal. Il reste agenouillé dans son carnage, puis s'adosse aux meubles de la cuisine et reste assis par terre comme un gosse qui contemple sa propre connerie en attendant d'être sauvé. Il tremble encore sous la colère, il sait même pas d'où elle sort. Soupire, la main dans les cheveux qui essaye de chasser ses idées mais elles sont déjà ancrées dans sa cervelle. Incapable de bouger. Incapable de se justifier. Incapable. De savoir ce qu'il veut. Incapable de le faire partir, de refuser, d'être raisonnable.
Il faut qu'il parte avant qu'il le rende timbré.
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MessageSujet: Re: au détour d'une rue + otto   Dim 28 Mai - 21:41

T’as les yeux fermés, le corps qui tremble. Tu ne comprends absolument pas tout ce qui arrive ce soir. Toutes ces choses qui s’enchaînent et se déchaînent. Oui, tu ne comprends pas. Et, ça te terrorise. Pourtant, Raph, tu sais une chose. Une. Tu ne veux pas t’en aller, le laisser. Tu ne veux pas le lâcher, abandonner. Ça non. Non. Parce que t’en fiches s’il a des trous noirs dans le cœur dans l’âme. Comme toi, tu peux en avoir. Tu t’en fiches parce que tu sais. Oui, que tous les humains en ont. Toujours. Plus ou moins grands, plus ou moins forts. Plus ou moins douloureux, désastreux. Mais, ils sont là en chacun alors, tu veux Otto. Lui et ses blessures. Et tu emmerdes le monde. Et tu emmerdes les autres. Tu te fiches de ne pas tout savoir de lui. Tu te fiches de ne pas le connaitre. Que ce soit votre première rencontre. Tu t’en fiches de tout ça. Parce que c’est la première fois que ton corps, ton cœur reprennent vie. La première fois que tu as à nouveau envie de dessiner du nu. Et tu veux. Tu veux le connaitre lui et tous ses défauts. Ces mots blessants qu’il lance. Surement, pour se protéger. Oui, tu penses.

Et n’as pas envie de te doucher, tu n’as pas envie de te changer. Ou, si peut-être. Rien que pour enfiler un t-shirt à lui. Ça te parait tellement intime comme geste. Alors, doucement, tu commences à te déshabiller. Un peu rapidement quand même. Parce que tu veux vite y retourner, vite lui faire comprendre, que tu ne le lâcheras pas. Même s’il t’insulte, te crie dessus. Même si…Ton pantalon tombe sur le sol, ton t-shirt et ton boxer. Et ça te parait si intime, de te retrouver nu dans sa salle de bains. Bien plus intime que tout le reste. Bizarre. Mais, t'as pas vraiment le temps de te glisser sous la douche que y a le bruit du verre qui casse, qui se brise. Et ça te fait sursauter. Et, tes pieds font demi-tour, panique dans le corps, t’as le cœur qui s’affole alors que tu sors de la salle de bain nu comme un verre, le corps à peine mouillé. Ouvrir la commande, attraper un boxer, un t-shirt. Ne même pas t’intéresser au reste, rouge de te sentir flotter dans ses vêtements avant de cavaler jusque dans le salon. Pour y rester interdit.

Là, debout à l’embrasure de la porte, tu fixes le sol, tu fixes Otto avant de courir vers lui. « Otto ! » T’attrapes un torchon, pousse le verre plus loin pour t’agenouiller devant lui. Et t’en as rien à foutre de savoir qu’il peut y rester encore des morceaux. Parce qu’il te semble tomber dans l’abîme. Y a tes mains qui glissent sur ses joues. Avant que tu ne l’attrapes, l’enlace fortement. Tu l’étreins. Fort, tout contre toi. « Otto. » Tu ne sais pas, ce qu’il se passe dans sa tête. Mais, ça fait mal, de le voir comme ça. De comprendre qu’il est tout aussi paumé que toi. Vous êtes bien malins, tu te dis. Bande de paumés. Vous faites une bonne paire. Tu souris légèrement. Tu en continuant de le tenir contre toi. Le bercer un peu. Sûrement, tu t’en rends pas bien compte. « Hey…tout va bien. Qu’est-ce qu’il y a ? » Une main qui glisse dans ses cheveux, ta joue se pose contre la sienne. « Tu sais…j’ai décidé que je te lâcherais pas. Et, je fais comme je veux. Et je m’en fous si t’es tout noir quelque part. Parce que moi aussi, tu vois. Alors, on fait bien la paire non ? Et puis…même si on fait pas l’amour ce soir. On le fera plus tard, c’est tout. » Tu rougis, tu sais pas ce qui te prend. Mais, tu veux le consoler, lui dire des mots doux. Lui dire que tu n’es pas si faible. Faible. Le regarder, l’embrasser tendrement sur le front. Ne pas tenter le diable. Lui sourire.

Et finir par regarder autour de vous. Continuer de l’étreindre. Puis te relever un peu. « J’espère que tu n’as pas jeté la nourriture aussi ! Je meurs de faim moi ! » Et tu souris, ris. Tu lui montres que t’en as rien à foutre de tout ça. Que t’en as rien à foutre de ses crises, de ses mots, de ses noirceurs. Que tu les prends, elles, lui. Tout.

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MessageSujet: Re: au détour d'une rue + otto   Mar 30 Mai - 20:38

Il ne sait pas combien de temps il est resté immobile et absent, quand il reprend conscience à nouveau de la réalité qui l'entoure, ses muscles sont restés engourdis et il n'a aucune envie de bouger. Il pensait qu'il était déjà mort, statufié, impression de sortir de l'apnée ou d'un long sommeil. Ça l'a rassuré pendant une seconde puis ses tripes se sont noueés et il s'est souvenu d'à quel point il était vivant et de ce qu'il venait de faire. Ça lui ressemble pas, il est pas sur que ce soit lui, peut être qu'il est juste possèdé ce serait trop facile. C'est parce qu'il n'est plus seul  dans la pièce qu'il se lève sans rien dire. Repousse les mains de Raphaël quand elles essayent de le rassurer, comme-ci le contact lui avait envoyé une décharge électrique, sans jamais avouer  la pointe de regret dans son ventre. Il est plus un gamin Otto, il peut faire les choses tout seul, il peut s'en occuper, il peut, il peut. Le faire. Cette chose qu'il remet à demain, qui ressemble à se pardonner mais ne l'est pas vraiment. Qu'est ce qu'il est en train de faire de sa vie ? Comme-ci, comme-ci ça allait suffir pour aller mieux, comme-ci les miracles pouvaient exister. Ça le fait sourire mais pas pour les mêmes raisons, même si, peut-être que ouais, quelques part, il n'est pas totalement insensible aux belles promesses, qu'il veut croire à un potentiel avenir même si au fond de lui, il est bien dans son univers sans limiere. En sécurité avec ses démons. Mais c'est pas normal, rien de tout ça n'est normal ou saint, c'est juste une espèce d'attraction malsaine. Dit de cette manière, c'est plus limpide déjà, moins magique, parce qu'il est pas du genre à croire à ce genre de choses. Chez lui ça rime avec malheur. Même ses rêves ont finis par avoir leurs limites, perdre leurs couleurs. Il a besoin que ce soit clair dans tête, veut plus se perdre à nouveau, quitte à rester complètement égaré, c'est pas régler le problème. Le déplacer, pour y réfléchir après ou jamais. La stratégie semble avoir du potentiel aussi fausse sonne t-elle quand il l'embrasse. Il peut pas déplacer le problème Raphaël. Et c'est bien pour ça qu'il se retrouve hors de sa zone de confort, comme un lion en cage excité par un nouveau jouet, il sait pas s'il a envie de le déchiqueter ou de se laisser dompter, faute d'avoir su l'empêcher de l'approcher.
Otto, il veut plus se croire intouchable, parce qu'il a quarante balais et peut être qu'il est en train de criser, de dérailler, que c'est n'importe quoi. Ça expliquerait pourquoi il est attiré par un type qu'à bien prêt de la moitié de son âge, c'est pas la première fois, et ça lui remet dans les dents ses travers. C'est pas normal, même si ça lui paraît comme une évidence, il veut pas croire, il préfère se dire que c'était une erreur et qu'il se contente de la répéter. Juste trompé, ça arrive à tout le monde, il projete sur un gamin ce qu'il a été et continue de l'appeler gamin parce qu'il n'ose pas considérer qu'il puisse être là de son propre gré. Ça a le goût du déjà vu et en même temps c'est tellement à sa portée cette fois. Tellement qu'il veut pas y croire pour pas se blesser, et se scarifie tout seul avec ses propres mensonges, joue sous tous les tableaux une partie de poker avec lui même, pour savoir qui va l'emporter. Entre cette part qui ne veut pas et celle qui ne désire que ça. Se laisser  aller.
oublie ça, j'ai eu un moment de faiblesse. Il a été mit à nu, complètement, désapé juste par des paroles. Les joues rougies de honte et les doigts de coupures, mais sur le coup, il pense à son service Otto. Ça coûte cher les verres putain. Et, laisse tout tomber.
J'espère bien que tu as faim parce que y a de quoi faire. Il ignore totalement ses paroles, ne sait de toute façon pas quoi y répondre, parce qu'il préfère se taire que faire des promesses en l'air et lui faire croire qu'il l'attendra. Il attendra tant qu'il sera là, mais une fois parti il retournera à sa vie et fera en sorte qu'il n'ait jamais existé, à dire qu'il l'a imaginé un peu trop bourré. Plutôt que d'avouer qu'il à laissé le premier homme franchir toute ses barrières par espoir ou faiblesse. Que. Des conneries. Otto, il sait très bien, qu'il peut toujours courir pour oublier. Il ne manque que les bougies et le dîner sera déjà coincé quelque part dans ses souvenirs, comme un cliché éternel de bon vieux temps. Commence par le canard laqué, ce qu'il préfère. Même si au fond de lui, il a faim d'autre chose.
Et cède.
je n'attend plus personne. et ne veux pas que tu te fasses d'illusions. ne laisse personne te blesser parce qu'il peut remplacer ce que tu as perdu. ce que je veux dire c'est que... t'auras bien l'occasion de faire d'autres rencontres. Parceque c'est ce qu'il a rien de pire à souhaiter à quelqu'un, d'être juste un morceau accroché par dépit. Il sait ce que ça fait de s'accrocher et d'y croire. En vain.  Ça ne marche pas comme ça dans la réalité. Les coups de foudre, sont juste là pour briser un peu plus et les cœurs d'artichaut comme lui finissent en lambeaux. Et seuls.
qu'est ce que tu attends de moi ? tu viens à peine de me rencontrer. si c'est pas juste pour niquer un bon coup- et j'ai rien contre ça croit moi, j'avoue que, je sais plus quoi en penser.
Il se retourne mentalement la question. Aucune idée.
Il, vit le moment présent et se dit que peut être en Claquant des doigts la réponse viendra. Mais rien, le vide. Le silence.
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MessageSujet: Re: au détour d'une rue + otto   Dim 11 Juin - 9:45

Y a ton sourire, qui doucement. S’éteint.
Parce que tu le fixes. Ce gars. Qui te fait sourire, pleurer. Te fait sentir vivant et mort en même temps. Tu ne sais plus quoi penser. Et, tu viens même à te demander. Si tu fais bien d’être ici. De rester ici. Quand tu l’entends dire tous ces mots. Maux. Niquer un coup. Ce que tu attends de lui. Mais, tout ça t’en sais trop rien. T’as comme l’impression qu’il s’est fermé. Là, comme une huître. Que plus rien ne passe. Et que même tes sourires. Et pas les faux. Non, les vrais. Si lumineux. Ne peuvent lui redonner un peu de lumière. Alors, t’es là. Debout devant lui, les bras ballants. À le fixer. Petite grimace sur tes lèvres. T’as presque envie de lui dire qu’il se pose trop de questions. C’est surement vrai. Mais, t’es qui toi. Pour lui dire ça ? Juste un gamin. Qu’il vient de rencontrer. Un inconnu. Un coup de foudre. Parce que toi, t’es certain de l’avoir eu ce putain de coup. Mais lui… Y a ton cœur qui bat trop fort. Trop vite. Tu te mords la lèvre, fronces les sourcils. Parce que ce qu’il dit…c’est un peu comme s’il se rejetait lui-même. Enfin, comme s’il te faisait comprendre qu’il faut le rejeter. Qu’il va te rejeter. Tu ne comprends plus rien. « Otto. »

Et tu ne sais plus. En l’espace de quelques secondes. Il t’as perdu, ce con. Est-ce que c’est ça. De vieillir ? C’est ça de vivre ? Ne plus s’ouvrir. Ne plus vouloir rien. Par peur d’avoir mal ? De souffrir ? Tu n’espères pas. Et pourtant, papa, il est pas très ouvert non plus. Papa, il est aussi un peu comme ça, fermé. Alors, tu te demandes. Vraiment. Si c’est ça, prendre de l’âge. Non. Non, tu ne peux pas y croire. Pas comme ça. Parce que…parce que pour toi, l’avenir veut dire, aller mieux. Oublier. Recommencer. Retrouver. Alors, tu ne peux pas t’imaginer un instant devenir cette coquille trop close. Qui renferme trop de choses. Même si tu l’es déjà un peu. Tu penses qu’elle finira par se retirer d’elle-même. Raph, tu regardes un instant autour de toi. « Peut…peut-être que tu te poses trop de questions ? » Et tu grimaces. Merde. « Peut-être alors, il faut que je m’en aille ? Parce que je ne niquerais pas un coup. Parce que je sais pas ce que j’attends. Parce que….t’es à la fois le trop brillant et le trop sombre. Otto. Pourquoi tu as peur ? » Et tu recules un peu. Y a tes yeux qui pétillent plus. Ton corps qui se remémore les mains brûlantes sur sa peau.

T’attrapes ton carnet, et, tes chaussures, une ici et l’autre-là. Tu trembles un peu. Mais, Otto, il t’as comme…envoyé un coup-de-poing. Et, tu ne sais pas. Si tu es prêt à tout ça. Si tu es prêt à lui faire comprendre que l’être humain, il souffre. C’est comme ça. C’est tout. Souffrir d’amour. Souffrir de peine. Souffrir de douleur. Souffrir de mort. Souffrir de faim. Souffrir de rejet. Souffrir. Encore et encore. Souffrir. Parce que l’être humain est comme ça. Peut-être le cherche-t-il, t’en sais rien. « Tu sais… Moi, je ne me pose pas tant de questions. Je me dis, on verra bien. Non ? Mais… » Tu te tournes un peu, regard blessé. Oh, pas blessé au point de souffrir. Non. Mais, lui faire comprendre qu’Otto, il a des mots blessants. Méchants. Lui faire comprendre qu’il te paume aussi certainement que lui-même l’est. Parce qu’en temps normal. Tu te serais pas vraiment demandé, Raph. T’aurais laissé faire, comme l’artiste que tu es. Oué. Parce que…la vie n’est que surprise. Et qu’on ne peut pas deviner son dénouement. Jamais. « Tu veux…tu veux que je parte ? » Et t’as tes chaussures dans tes mains.
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MessageSujet: Re: au détour d'une rue + otto   Sam 17 Juin - 20:09

y dans sa tristesse, quelque chose qui l'exaspère au plus profond de lui, autant que ça le touche, parce qu'il n'a jamais su être totalement hermétique aux émotions des autres. ça l'aurait arrangé, mais de toute façon tout ce qui est à son avantage finit par ne jamais arriver. il est pas des chanceux otto, pas de ceux qui obtiennent ce qu'ils veulent, au prix de la chance ou du travail. il peut trimer tout sa vie, tout lui file entre les doigts comme du sable et laisse juste sur son passage une trace et un parfum d'oubli qui ne cesse de le hanter. parce que ça le hante, ça l’obsède, ça occupe chacune de ses pensées. c'est perfides, ça se faufile entre ses vêtements, ça s'accroche à sa peau et ça le marque au fer blanc. sur le coup la rage continue de sortir, comme des vannes ouvertes qui déchargent l'océan, il recule l'assiette et de tout façon n'a plus faim maintenant. le peu d’appétit s'est volatilisé, y a une pierre qui est tombé dans ses estomacs et une pointe aiguisée qui lui perfore le bide de l'intérieur. il serre les poings. aussi port que possible, ça le rend fort.
mes poings fermés il a tout affronté, ça l'a empêché de pleurer quand sa mère est partie et ça l'empêche maintenant de, droit dans les yeux, lui demander de fermer sa gueule.
c'est tout ce qu'il pense. qu'il se contente de fermer sa gueule, qu'il se contente de se rester fidèle à ce qu'il est, un petit aperçu de ce qu'aurait pu être sa vie si il était resté calme. qu'il reste à sa place, silencieux, sans remettre en questions ses questions. parce qu'il ne peut pas avoir tort otto. parce que s'il se pose pas de questions personne les posera à sa place. la ferme. parce que maintenant il sait qu'il vient de tout gâcher.
mais ses mains, ses mains elles restent ballantes dans le vide et brassent l'air qu'il respire avec force, il se noie dans les sillons tracés par le temps, devinant le futur et ce qu'il est sensé dire maintenant. les réponses qu'il doit apporter ne sont pas écrite dans les lignes de ses mains, dans le vide, ni dans le ciel.  il peut l'affirmer avec certitude, il l'a déjà admiré de longues fois; il ne lui a jamais rien dit. c'est que le silence. et il préfère ça otto, le silence aux cris, le silence à tout.
mais toutes les excuses peuvent pas racheter ce qu'il est, ni le changer, ni faire quoique ce soit.
je croyais que tu voulais rester ? tu baisses déjà les bras ?
pourquoi tu as peur. et sans doute qu'avec le temps, il a oublié la raison. il s'est juste habitué à avoir peur et c'est tout. ça s'arrête là. et c'est comme ça.
si tu veux rentrer tout seul en pleine nuit comme un con, fait ce que tu veux. sinon fait comme chez toi, on est plus à ça prêt t'façon... moi je vais me coucher et arrêter de me poser des questions pour ce soir.
il remet sur les tapis ses propres mots comme une défense peu assurée. et puis il laisse tout tomber en plan. il tombe de fatigue sur son matelas sans même défaire les draps. il espère juste s'endormir à l'instant rien qu'en fermant les yeux et se réveiller seul pour pas avoir à gérer toutes les questions qui viendront se rajouter demain matin. mais seul le plafond capte son attention et sans doute qu'avec l'alcool les choses seraient allée plus vite. mais y pas d'alcool.
pas de drogue.
pas de médicament.
c'est la vraie vie en face de lui, qui le nargue. et juste pour lui rendre son doigt il se glisse enfin sous sa couette et prie pour la tranquillité une seconde fois. mais rien ne vient de toute façon.
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