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 Love like mine can never be gotten over. - été 2012.

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Shitty family

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MessageSujet: Love like mine can never be gotten over. - été 2012.   Lun 1 Mai - 16:54




“Tu ne veux pas survivre en apné ?” & Il faudrait que son pied cesse d'appuyer sur l'accélérateur. Qu'il déverse la pression ailleurs, qu'il cesse de regarder la route avec une fixité déconcertante, que lui même n'arrive pas à contrôler. Il faudrait qu'il se calme, qu'il arrête la voiture sur le bord de la route, qu'il décide plutôt de prendre son téléphone et de dire à son père, écoute, je viendrais après demain, ou demain, j'aimerais bien qu'on parle.
Fais ça, fais ça plutôt.
Mouaif. C'est pas son genre. Au lieu de ça, il conduit à toutes allure, à travers les routes de Suisse. Il a l'impression d'être dans un film, que la montagne va laisser place à un sanatorium hanté. On est plus dans les années 1910, ça devrait aller. De toute manière il reste concentré sur la route, et sur rien d'autre.
Il est si énervé. Il a même oublié pourquoi il en était là, pourquoi il conduisait à toute allure. Y'a que la colère qui contrôle cette voiture à l'heure actuelle. Un instant, ça le fait chier de profiter de son week-end pour aller le voir, de gâcher le peu de répit qu'il a actuellement.
Seulement il a la sensation de pas pouvoir faire autrement à l'heure actuelle. C'est soit ça, soit tout est perdu entre eux.
Peut-être que c'est ça la morale de l'histoire. Que tout, de toute façon, tout est perdu entre eux.
Tout est perdu, non, pas encore.

Il arrive finalement dans le centre où il fait sa cure. C'est un grand bâtiment, pas particulièrement attirant, mais enfin il est niché dans les montagnes, donc au moins l'air y est pur. C'est évidemment tout ce dont il a besoin à ce stade, de l'air pur. De l'air pur et des couilles aussi.
Il est tard, il a pris la voiture directement à la fin de son service (il est fatigué  il n'y a bien que la colère qui le fasse tenir debout). (Il a des cernes sous les yeux). A l'accueil, on le redirige vers une chambre. Il prend l'ascenseur, il a les membres en coton et le coeur qui bat à vive allure. Il traverse un couloir, puis un autre, enfin un dernier, et il toque à la porte.
C'est lui qui lui ouvre, il a une barbe.
Il entrouvre la bouche, il sait pas quoi dire.
D'un coup il a plus d'idée.
Du coup il entre dans sa chambre, sans demander la permission, et il balance :
" Faut qu'on parle."



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MessageSujet: Re: Love like mine can never be gotten over. - été 2012.   Lun 1 Mai - 18:29


Il regarde le truc là. Le truc dans le miroir. Le visage taillé à la serpe, les joues déjà un peu émaciées. Les cernes plus longues que l’A4 et plus sombres que la nuit. Le gris partout, dans ses cheveux, sa barbe naissante, au fond de ses yeux. C’est comme si y avait plus trop de couleurs, ici. Ni autour de lui, ni dans son coeur. Faut dire, tout était fait pour. Tout était blanc. Les murs, le sol, les draps. Même son teint, devenu livide en moins de trois semaines. Comme un pâle reflet de lui même. Mais c’était ça, le nouveau Lucio, nan ? Une sorte de limace géante qui se traînait dans quinze mètres carrés stériles. Un type frustré qui oscillait entre colère et déprime. Comme sur un fil suspendu entre deux falaises. A manquer de chuter de temps en temps, à frémir. Parfois, il se demande à quoi bon. Qu’est-ce qu’il le retient ? Pas de harnais, pas de filet. Il pourrait juste laisser glisser, couler avec ses propres démons.
Il regarde, il observe attentivement les deux orbes face à lui. Il y voit pas grand chose, si ce n’est son esprit brisé. A force de se reluquer, il parvient presque à se dégoûter de lui même. Alors il laisse les débris de côté et va regarder autre chose.
Il était occupé à s’emmerder devant sa fenêtre quand quelqu’un a toqué à la porte. Il a attendu un peu. Les infirmières rentrait quelques secondes après leur annonce en général. Mais là, rien. Que dalle, juste l’étrange sensation d’une aura trouble de l’autre côté du mur. Il soupire. Il attendait personne. Il se lève sur toutes ses jambes et il ouvre avec une lenteur représentative de son apathie actuelle.
Oh putain.
- Alucard ? qu’il demande à voix haute, plus pour lui même. Pour vérifier qu’il est vraiment là. Que c’est pas encore un tour de son esprit. Fallait dire, il était assez joueur ce connard, depuis quelques temps.
Son fils entre en trombe dans la pièce.
Il sait pas trop quoi faire. Il sait pas sur quel pied danser. Il referme la porte. Et puis il l’observe, ce gamin et ses traits tirés. Et tout ce qu’il trouve à dire, c’est : - Qu’est-ce que tu fais ici ?
Et tout ce qu’il aimerait dire c’est pourquoi ?
Pourquoi, maintenant, Alu ?
Pourquoi dire, Alu ?
Pourquoi nous, Alu ?
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MessageSujet: Re: Love like mine can never be gotten over. - été 2012.   Mar 2 Mai - 13:47




“Tu ne veux pas survivre en apné ?” & Qu'est-ce qui va pas dans le fond...
Bah dans le fond il s'est fait larguer par sa nana y'a deux mois (trois ? putain le temps passe vite), et puis tout le monde dans cette famille a l'air de s'en battre les couilles. Il pourrait presque parier qu'avec sa double vie de prof addict, son père n'a même pas idée de la rupture que vient de vivre Alucard. Ouaip, de toute façon ils communiquent pas, de toute façon depuis qu'on sait qu'il se drogue, tout le monde le couve, ce pauv' type qui est quand même censé être père de famille. Il est l'impression d'être pris pour un con Alucard. C'est lui qui réussit tout, et pourtant, c'est comme si tout le monde en avait rien à foutre de sa gueule.
C'est ta faute, tu parles pas, tu expliques pas ce qui va ou ce qui va pas, comment veux-tu que les gens devinent. Les gens, en l'occurence son père, en cherchent même pas à comprendre. Ils sont à côté de leurs pompes d'un bout à l'autre.
Qu'est-ce qu'il fait là, ah la bonne question. C'est vraiment le moment de la poser tien. Il est épuisé, il aurait pas du conduire autant. Il va s'endormir au volant en rentrant. Y'a bien que la colère qui le fait tenir debout. Il aurait du prendre une nuit de sommeil après sa garde, mais non, non monsieur veut jouer au plus malin. Il doit sans doute avoir l'air de rien, l'air d'un médecin en fait. Il a la mâchoire tremblante. Qu'est-ce qu'il vient faire là. Il balance :
" On a des choses à se dire." Pourquoi maintenant ? Pourquoi comme ça ? Parce qu'il faut bien que ça explose à un moment, que c'est bien parce qu'il est là, en désintox, et que lui, dans le fond, il va partir, alors autant dire les choses maintenant. Commence. " Je commence, est-ce que tu sais qui est Joy." Ca sonne comme une accusation, pas comme une question. Evidemment qu'il la connait, ils étaient ensemble depuis cinq ans.






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MessageSujet: Re: Love like mine can never be gotten over. - été 2012.   Mar 2 Mai - 21:19


A quoi ça sert ? A quoi ça sert de vouloir faire face à la réalité ? De se confronter aux démons, aux tourments, aux abîmes qui s’offrent à nous, qui se creusent sous nos pieds pour le seul plaisir de nous emporter. De toute façon, la réalité, c’est rien qu’un voile dévalé, relatif à chacun. Un rideau souple qu’on peut tirer à sa guise. Qu’on peut doubler, qu’on peut ouvrir aussi, sur la fenêtre des autres, pour qu’ils jettent un oeil à notre intérieur. Ou qu’on peut sceller à jamais. Qu’on peut arracher.
Et c’est ce qu’Alucard s’apprête à faire. Il a les mains sur le tissus lourd. Il sert si fort que ses phalanges en blanchissent. Il le voit dans ses yeux fatigués, Lucio. Il voit que son fils, la chair de sa chair, le sang de son sang, est au bord du gouffre. Il a les pieds qui se balance dangereusement vers le vide. Le vide qui les sépare.
C’est plus qu’une vallée, entre eux. C’est un canyon. Ils sont si loin, qu’ils voient que la silhouette de l’un et de l’autre, perchées sur deux falaises opposées.
Alucard fait le premier pas. Et Lucio, il se contente de regarder. Il est toujours dos à la porte, les jambes en coton à regarder son gamin se déchirer au milieu de la pièce. Il sait pas trop quoi dire ou faire. Il sait même pas s’il comprend ce qu’il se passe. Il a l’impression que pour l’instant, ça lui passe au dessous, comme un courant d’air sur ses cheveux grisonnants.
- Bien sûr que je connais Joy. Regard suspicieux, air mauvais. Il pige pas. Qu’est-ce-qu’il lui fait, Alu ? Une crise d’adolescent ? - Où tu veux en venir, Alucard ? Qu’est-ce qui ne va pas ? Il lui est arrivé quelque chose ? Ça le ferait un peu chier. Il sait qu'il est à la ramasse, depuis pas mal de temps, Lucio. Mais si y a un mort, il préfèrerait qu'on lui dise tout de suite. Puis, il sait qu’il l’aime bien, la petite. Elle avait toujours le sourire sincère et les mots doux. Contrairement à sa propre engeance, qui sur l’instant, a plutôt l’air d’un chien abandonné sur une air d’autoroute, avec sa mine de cadavre. - Et t’as pas dormi depuis de combien de temps ? Me dit pas que t’as conduit comme un forcené pendant sept heures comme ça ?
Il sait pas lui même qui de l’inquiétude ou du besoin de lui faire la morale veut l’emporter. Dans les deux cas, il s’en branle. Il est son père.
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MessageSujet: Re: Love like mine can never be gotten over. - été 2012.   Mer 3 Mai - 12:32




“Tu ne veux pas survivre en apné ?” & Il se plaint très rarement. C'est pas dans ses habitudes, et c'est un truc qu'on choppe en fac de médecine. Incapacité à expliquer les maux et les douleurs, et puis une sorte d'armure étrange. La dernière fois qu'ils se sont vus c'était y'a un mois, il s'était fait larguer depuis, allez, un mois, et certes, il avait une petite mine. D'ailleurs Lucio lui a fait remarquer. Effectiquement il était lentement en train de tomber en dépression post rupture. Ca va un peu mieux maintenant.
A part, "t'as une petite mine", il a eu droit à rien de la part de Lucio. Il n'a pas cherché à développer.
Les hommes sont comme ça. Ils ne parlent pas et ne prennent pas de nouvelles, tout passe par le regard (plus ou moins). On peut argumenter ce genre de choses, en la faveur de Lucio, et longtemps, Alucard lui a cherché des excuses.
Maintenant ça suffit, ça suffit il veut plus chercher d'excuses. C'est un père en carton, et il ne ressent plus que de du ressentiment, de la rancoeur, que des mots qui font mal lorsqu'on les entends à l'oral, mais qui, lorsqu'ils restent dans le coeur de quelqu'un, font bien plus de dégâts sur le long terme. Ca lui fait mal, honnêtement, de détester son père.
Il lui est rien arrivé, c'est bien le problème. Il répond pas dans l'immédiat, il et l'esprit complètement embrouillé. Il entend la remarque qui suit. Si il a conduit pendant sept heures dès la fin de sa garde, bien sûr que si à quoi tu t'attendais. Il fait un vague pas en arrière, et il glisse :
" Si, mais qu'est-ce que ça peut te foutre." Il est ton père, évidemment que ça lui importe. Il a le coeur au bord du vide. Tout s'éloigne. " Bah tu vois, elle m'a quitté, mais bon ça fait trois mois, donc, hein, pas grave. Sauf que j'suis passé par une énorme période de vide. De vide dans tous les domaines, et ça allait vraiment plus, et même maintenant ça va toujours pas." Où tu veux en venir ... Pose toi, réfléchis au lieu de laisse tes émotions parler.
Ca marche pas comme ça.






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MessageSujet: Re: Love like mine can never be gotten over. - été 2012.   Jeu 4 Mai - 12:04


Il est loin, Alucard. Il a toujours été loin. Loin de Lucio, en tout cas. Où alors, c’est Lucio qui est loin de son fils ? Il sait pas vraiment. Il a préféré jamais se poser la question. Parce que ça fait mal. Ça fait mal d’admettre qu’il a échoué dans le rôle le plus important de sa vie. Celui de père. Pourtant, il avait pas l’air de trop mal s’en sortir avec Viola.
Le souci, c’est qu’Alu, il ressemble autant à sa soeur qu’un chien à un chat. Vio elle est tellement causante que tu pourrais la laisser seule et t’endormir au son de sa voix. C’est la positivité par excellence, celle qui fout les deux pieds dans le plat avec un sourire jusqu’aux oreilles. Viola, elle rêve en grand, en couleurs. Elle aime les histoires, elle en invente et les renouvèle sans cesse. Viola elle est fait de coton et d’insouciance. C’est un langage que Lucio, il comprends. La passion, les étoiles dans le fond des yeux, l’animation constante autour d’eux.
Mais Alucard, c’est pas pareil. C’est une énergie différente. Alu il est plus introverti. Alu, il garde plutôt ses ambitions dans le creux du corps, pour les faire grandir bien au chaud, préservés de tout jugement. Alu, il est pas très loquace. On pourrait même le trouver un peu bizarre, un peu distant. Lucio, ça l’a jamais inquiété. Parce qu’il pensait que c’était sa façon d’être fort. De devenir un grand homme, imperméable aux tracas et aux aléas de la vie.
Lucio, il pensait pas que la merde pouvait s’accrocher comme ça à son gamin.
Et sa propre impuissance commence à les lui briser.
- Mais tu te rends compte ?! T’aurais pu crever ! Ou causer un accident !
Il lui dirait bien que s’il avait attendu trois semaines, il était plus à une soirée près. Mais il se retient. Il veut pas envenimer les choses. Pas consciemment, en tout cas.
L’aveu d’Alu lui serre un peu plus le coeur. Il détourne les yeux dans le vide. Il sait pas vraiment quoi répondre. Il a jamais été doué pour consoler les gens. Ça a toujours été la vocation de Florence, puis d’Alu. Guérir parfois, soigner souvent, consoler toujours. Mais lui il sait pas. Il voit pas comment s’y prendre.
Mais il peut pas rester là à rien faire. Alors les jambes tremblantes, il s’approche. Et il essaie de poser une main grise sur l’épaule à moitié tournée de son fils. Mais il s’arrête aux trois quarts et il serre son poing quand il retombe sur le flanc de son corps. - Je suis vraiment désolé de l’entendre.
Il le regarde, mais pas vraiment. Il regarde sans voir. Il se dit que peut-être, il a jamais vu Alucard. Peut-être qu’il a jamais vraiment fait attention. Et peut-être bien que maintenant, c’est trop tard.
- Je suis désolé, je sais pas quoi te dire d’autre.

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MessageSujet: Re: Love like mine can never be gotten over. - été 2012.   Jeu 4 Mai - 14:59




“Tu ne veux pas survivre en apné ?” & Il se souvient avec une clarté déconcertante de ces quelques soirées qu'il passait avec Viola, dans sa propre chambre d'enfant, à attendre sans grande conviction que leur père rentre, ou alors ne daigne monter à l'étage pour leur souhaiter une bonne nuit.
Ca n'a pas d'importance aux yeux des adultes.
Aux yeux des enfants, c'est différent, ça signifie tout ou rien, c'est l'univers qui se décompose ou s'illumine.
Alucard, étrangement, il a beaucoup admiré son père quand il était jeune. Il le regardait partir au travail, et revenir avec un sourire d'homme heureux (c'est sans doute comme ça qu'on réussit sa vie, c'est ce qu'il pensait en tout cas).
Puis il a grandi, il a eu le mal de lui, un mal d'amour flagrant. Puis il a grandi, il a fait son adolescent, il s'est renfermé, comme tous les adolescents et ... Ah bah oui, un jour il s'est réveillé et il s'est rendu compte que tous les deux étaient devenus de parfaits étrangers. Alucard a fait plus ou moins sa vie de son côté, et Lucio en a fait de même. Comme les deux adultes qu'ils sont. Sauf que de son côté, y'a de la rancoeur qui a commencé à naître, avec une force étrange, et presque indomptable. Lui qui perd si facilement son calme, il n'arrive pas à comprendre comment il a fait pour l'avoir encore aujourd'hui.
Ca risquait d'exploser.
Ca explose maintenant, maintenant qu'il se rend compte que son père est un bon à rien minable.
Il fronce les sourcils. Oui il aurait pu causer un accident, oui ça aurait pu être dangereux. Mais au point où ils en sont, il a pas l'impression que ça attristera son paternel. Il hausse les épaules :
" Putain mais qu'est-ce que ça peut te foutre ! " Ca commence déjà à bouillonner à l'intérieur. Ils sont juste ... juste deux étrangers à ce stade. Deux étrangers qui ont des choses à se dire, mais qui s'en fout. Il est fébrile quand il entend ses excuses. Il a envie de siffler qu'il a pas besoin de sa pitié. En réalité si. Toute forme de sentiment à son égard, quel qu'il soit, sera toujours mieux que l'indifférence. Et puis, il continue dans sa lancée : " Quand elle m'a quitté, j'me suis dit vraiment senti comme une merde. Et quand j'ai su que tu te droguais, j'étais juste dépité, avec un repère en moins. Maintenant que t'es là, j'suis juste, j'suis juste vraiment vraiment en colère. " Il marque une pause. peut-être qu'il devrait pas dire ce qu'il ressent réellement. Mais les choses ont besoin d'être dites maintenant. Un besoin vital." Parce que j'ai l'impression que dans cette famille, ça a toujours été deux poids deux mesures. Que c'est toi l'espèce de grand enfant dont on doit prendre soin, et que moi et Viola on peut bien aller s'faire foutre pour avoir du soutien. Personne m'a filé de coup d'main quand ça allait pas, personne, et toi maintenant que tu te drogues, ça y est tout le monde te fout dans un PUTAIN DE CENTRE DE DESINTOX ?" Il crache ses mots avec une haine étrange. Sans doute palpable.
A vrai dire, tout le ressentiment qu'il a accumulé est de plus en plus présent, et ça lui fout la nausée.
Il a les larmes aux yeux.





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MessageSujet: Re: Love like mine can never be gotten over. - été 2012.   Ven 5 Mai - 22:49


Ce que ça peut lui foutre ?
Ce que ça peut bien lui foutre, de se dire que son fils aurait pu crever la gueule ouverte, les jambes coincées entre deux pare-chocs avec des morceaux d’entrailles éparpillés à droite à gauche comme des confettis ? Ce que ça peut lui foutre, de ne serait-ce qu’envisager que cette petite tête brune s’éclate comme une boule à neige contre le bitume ? Oh bah rien, dit. C’est sûr, c’est courant. Il pense à ce genre de scénario tous les jours, Lucio.
Chaque matin, avant d’aller pisser, il se demande, et Alucard, il crèverait comment aujourd’hui ?
Putain.
Il se retient de faire une remarque.
Déjà, parce qu’il saurait pas quoi dire. Peut-être même qu’avec la tempête qui commençait à s’agiter en lui, il aurait bégayé et perdu toute crédibilité. Peut-être aussi parce qu’il veut pas attiser les flammes plus qu’il n’en faut.
Mais apparemment, c’est déjà trop tard.
Alucard c’est un incendie. Il a des étincelles de hargne dans les yeux, la rage qui écume ses joues et un feu qui lèche ses lèvres.
Et les mots crépitent sur Lucio, brûlures au quatrième degré, carbonisation complète de son palpitant.
Ça claque fort et sur quelques mots tout s’arrête. Le temps se coupe net, pour qu’il puisse regarder méticuleusement ce fils qui crache tout haut ce que tout le monde a toujours pensé tout bas. C’est toi l’enfant, Lucio. C’est toi le gamin à géré, celui qui traîne toujours dans les pattes. C’est toi qui empêche d’avancer.
C’est bien ce qu’elle avait dit, non, Florence, quand elle lui a glissé une enveloppe en kraft sous le nez, avec pour seul information ‘c’est fini’.
C’est ce qu’il lui dit aussi, Alucard ? Que c’est fini ?
Dommage pour lui.
Il comprendra peut-être un jour, que c’était que le début.
- Tu crois que j’ai fait quoi, hein, dis moi ? Tu crois que j’ai fait ça pour attirer l’attention ? Tu crois que finir ici, c’était dans mes plans ? Tu crois que c’était prévu, y a trente ans, que je l’ai glissé comme ça, dans le contrat de mariage ? Tu crois que finir sous méthadone c’était le début ?
Il s’est avancé d’un pas. Il point un index accusateur sur son fils, seul bourreau qu’il acceptera jamais, dans le fond.
- Tu crois pas plutôt que ça, ça là, tout autour de nous, c’est plutôt la fin ? La fin, le moyen, ce que tu veux, d’un autre appel à l’aide ? T’es pas le seul à avoir des problèmes de coeur, gamin.
Il va pas lui faire une séance flashback. Il était là, Alucard. Il était là, quand tout s’est écroulé dans le coeur de son père. Mais peut-être que Lucio n’est pas le seul à avancer avec des oeillères.
- Tu crois que je le vis comment, moi, qu’on m’annonce de but en blanc un beau jour de printemps que c’est fini ? Qu’après trente ans -trente putain d’années !- on te racle de ton propre banc, on te dise « désolé ça va plus, ça sert à rien, on avance pas ». Avancer, mais pour aller où, à part droit dans le mur ? Qu’on te brise tout ce sur quoi tu basais ta vie, qu’on balaie ton équilibre pour les beaux yeux d’un autre ? Tu crois que je sais pas comment ça fait ? Tu crois que je sais pas ce que c’est, de souffrir ?

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MessageSujet: Re: Love like mine can never be gotten over. - été 2012.   Mar 9 Mai - 23:17




“Tu ne veux pas survivre en apné ?” & Il a besoin d'air, ou de se jeter par la fenêtre, ou d'une douzaine de bouteille de vodka, ou de somnifères pour trois nuits, ou tout en même temps. Quoi qu'il est pas sûr de survivre à tout ça.
Il est même pas sûr de survivre à cette discussion, alors au point où il en est, autant ouvrir la fenêtre et en finir lui-même. Il est plus à ça près. Cela étant, il est pas certain que ça règle la question, il le reverra bien en enfer, et à ce moment là ils pourront plus s'éviter. Et puis il vient d'avoir son diplôme, ce serait con de pas profiter de la réduction à la cantine de l'hosto.
Parti comme il est, il retournera pas à l'hosto.
Il l'écoute, attentivement (
la clé est dans l'écoute, le patient dit toujours tout, il suffit d'écouter, et de bien extrapôler les informations, c'est son mentor qui le disait). Reste calme, reste calme.
Mais il peut pas là, aha, c'est beaucoup trop dur.
Il va exploser...

" MAIS BIEN SÛR QUE TU FAIS CA POUR ATTIRER L'ATTENTION PUTAIN !" Il vient d'entrer dans un univers parallèle. IL est si énervé, il arrive même plus à réfléchir. Il écoute, il entend tout, mais il arrive pas à assimiler, ni à pardonner. Oui c'est la fin. Oui il ira mieux. Mais putain, ce discours moralisateur, victimisant, ça le dégoûte, ça l'horripile (tous les médecins sont pareils, les pires, les moins douillets, et ils supportent pas la souffrance, ni chez eux, ni chez les autres, ils supportent encore moins d ela voir exposée au grand jour). Il serre les dents, veut gueuler un autre truc, au lieu de ça, il pousse un cri de rage, se dirige vers la fenêtre, serre les poings. Il se calme. Puis, il se tourne vers lui.
" J'ai jamais dit que tu savais pas ce que c'était que de souffrir, ou que tu souffrais pas, mais putain, si t'es dans cette clinique c'est ta faute, la TIENNE OK ? NI CELLE DE MAMAN, NI CELLE DE VIOLA NI LA MIENNE, C'EST TOI QUI T'ES FOUTU DANS CETTE MERDE TOUT SEUL COMME UN GRAND ALORS ARRETE DE M'FAIRE CROIRE QU'T'ES UNE VICTIME DANS TOUT CA PUTAIN Y'A D'AUTRES MOYENS D'REGLER SES PROBLEMES QUE D'SE DROGUER BORDEL DE MERDE !" Il donne un coup dans un truc, il a aucune idée de c'que c'est.




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MessageSujet: Re: Love like mine can never be gotten over. - été 2012.   Jeu 8 Juin - 17:44


Il en peut plus, Lucio.
Chaque syllabe que sa propre engeance daigne bien cracher du bout des lèvres est comme un voile électrique qui parcourt un peu plus profondément les plis de sa peau.
C’est aussi douloureux au dehors qu’au dedans.
Il retient pas une grimace et fronce du nez.
Au fond,
bien au fond,
Il sait pas trop ce qui le fait le plus chier.
Qu’on lui colle autant de reproches, qu’on l’écrase d’autant responsabilités,
Ou qu’Alucard ait raison sur presque toute la ligne.
Presque.
- Et si j’avais pas été dans cette clinique, t’aurais préféré que je sois où, hein ?!
Il sait pas vraiment si son fils l’entend. Il est bien trop occupé à hyperventiler face à la fenêtre. Il voit que son dos et ses muscles qui montent et descendent au rythme de sa respiration saccadées. Les veines brachiales saillantes, les cheveux ébouriffés, les phalanges blanchies sur le rebord.
Il l’a jamais vu dans un état pareil.
Il l’a peut-être jamais regardé, aussi.
- T’aurais préféré que je me laisse crever au bord du lit, une cuillère en fer pliée, un briquet et une gueule défoncée devant le miroir de la salle de bain ?! Ou alors t’aurais carrément préféré me retrouver entre quatre planches en bois, histoire que ce soit réglé une bonne fois pour toute ?!
Les Morelli, c’est une fierté beaucoup trop large pour deux dans une même pièce. Jamais ça avouera. Ça prétexte être fort, être grand, être sage. Ça se dit que l'amour c'est comme le vent, on ne le voit pas mais on peut le sentir. Qu’y a pas besoin d’être un papa poule pour simplement être père. Qu’il faut laisser les gamins grandir et devenir des hommes seuls.
Mais c’est quel genre d’homme, Alucard ? Lucio il sait même pas.
Il saurait pas répondre.
Le genre qui tapes dans la corbeille à papier pour évacuer sa frustration.
Le genre qui met face au mur.
Le genre qui met face à l’échec.
Ouais, Lucio.
Serait bien temps que tu t’en aperçoives.
Ta vie c’est loin d’être la plus réussie.
C’est loin d’être celle que tu peignais sur les canevas à Florence.
T’es aussi loin d’être celui que tu penses être.
Alors tout ce qu’il trouve à faire.
C’est de rire.
Son dernier rempart contre la sénilité.
La dernière écluse avant tout relâcher.
Il rit encore plus en croisant le regard de son reflet dans la glace.
Avec ses joues émaciées, ses cernes plus sombres que la nuit et ses cheveux grisonnants.
- Et tu veux que je te fasse croire quoi ?! Que tout va bien, que tout est beau dans le meilleur des mondes ?! Je suis pas Pangloss, gamin ! qu’il articule entre deux hoquets de rire nerveux.
Il s’arracherait presque les cheveux.
- C’est loin d’être aussi simple ! Rien n’est blanc ou noir, tu devrais l’savoir mieux que personne ! On a beau se répéter à longueur de vie qu’il faut se battre, y'a des jours comme ça, où y a rien de mieux à faire que de rendre les armes.
La colère et la panique se sont muées en désarroi. Il sent comme un noeud qui pèse au fond de son estomac. Y a pas que son âme qui a baissé les bras.  

_________________

et en une fraction de seconde, tout s'écroule.
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Love like mine can never be gotten over. - été 2012.

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