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 rock it for me ☾ andrea

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Shitty family

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MessageSujet: rock it for me ☾ andrea   Mer 26 Avr - 20:47

tu sais pourquoi, toi ? tu sais pourquoi des fois dans l'ciel y a pas d'étoiles et qu'sur terre y a plus d'lumière ? tu sais, toi ? parce que dolly elle veut pas répondre, j'crois qu'elle boude un peu aujourd'hui. sa mère l'a appelé, et sa mère c'est toujours quelque chose au téléphone. tu sais ma puce, c'pas que je t'aime pas, c'juste que j'préfère ma vie sans toi, alors pardon d'pas t'appeler pour ton anniversaire, mais j'ai quand mieux à faire. sale pute. c'est romancé bien sûr, sa mère est trop hypocrito-maniaque pour sortir quelque chose du genre. alors ouais. aujourd'hui dolly elle tire la gueule. elle a pourtant fait du shopping et poster son dernier sac à main sur instachiasse. mais ça suffit pas, elle le sait très bien dolly. ça suffit jamais. humeur de chien(ne) elle a les crocs. ce soir elle va sortir les griffes et courage à celui qui voudra lui limer, sa manucure est prête à trancher.
son sourire de chacal, de gosse pourrie gâtée lui ronge les lèvres alors qu'elle chausse ses dernières bottines signées gaultier. ses bas résilles, son maquillage trop chargé, son sac, son briquet et ses clopes. pas besoin des clés qu'elle se dit la salope, pas b'soin d'clés quand on compte pas rentrer. alors elle s'barre et elle s'demande si elle reviendra. pas que cette baraque ikea lui plaise pas, mais ça manque vachement d'poussière d'étoiles pour la demeure d'une reine. tu crois qu'elles en fournissent encore, toi ? de la poussière d'étoile, tu crois que ses miss en laissent encore tomber ou qu'elles sont devenues aussi radines que les rêves de dolorès ? parce que quand dolly regarde le ciel, elle voit plus rien, plus qu'du noir, plus rien ne brille là-haut. peut-être que la lune à consigné ses filles, car elles ont trop fait la bringue la nuit dernière en se foutant d'la gueule des astéroïdes.
dolly elle atteint l'nord d'la ville, lunettes de soleil sur le nez, parce qu'elle a peur de se cramer la rétine avec la lumière des lampadaires aseptisés. même la lune lui dit d'aller s'faire foutre pour l'éclairer. tant pis, qu'elle se dit dolly. tant pis, j'les emmerde. j'emmerde le ciel et son cosmos de mes couilles, j'ai pas b'soin d'ça, j'brille déjà par moi-même.

tg, dolly, tu fais pitié, même toi t'y crois pas.

elle entre dans l'premier bar qu'elle voit, faut bien commencer quelque part. elle a besoin de déglinguer ce soir, seule ou pas, elle a b'soin de boire, de s'ouvrir le cœur pour en arracher le boom-boom qui lui prend la tête, d'anesthésier tout c'bordel avec de l'absynthe ou d's'enfermer dans un bon cercueil. ce soir elle va gueuler, pis chanter, pis re-gueuler,  puis danser, puis payer, puis boire, fumer, peut-être baiser, puis payer encore et encore et encore et encore et encore... un jour elle arrêtera d'tourner sur elle-même, de faire la toupie, mais ce soir sa tête va tourner, c'est juré.
hit me daddy, c'est c'qu'elles disent toutes. un canapé, une table, c'est parfait. elle pose son cul à peine couvert sur la banquette et attend qu'on la serve, parce qu'une queen ça va pas commander au bar. non, ça c'pour les prolos et les minettes qui veulent draguer l'barman. toi aussi t'es une minette, non, dolly ? kitty or snake.
ses yeux virevoltent dans la salle, papillons de nuit qui s'embrase sur les beaux corps qu'ils croisent. mais voilà, parfois y a des trucs qui se passe dans l'monde. t'sais, dolly, le cosmos. on peut pas prévoir, on peut pas y penser, on peut pas imaginer à quel point parfois c'est con. la vie. puis toi aussi t'es conne dolly avec ton sourire d'hystéo. puis andrea aussi il est con d'être là. hein, toi, tu sais pourquoi il est là andrea ? parce que ça c'est une sacrée question que j'me pose. loin de toute ma mauvaise poésie d'comptoir à propos des étoiles et d'pluton et d'ta mère.

andreaaaaaaaaaaa, sale pouffiasse plutonienne, qu'est-ce que tu branles ici ? un sourire de hyène, des gestes de princesse pétasse née, et des yeux qui brillent d'avoir trouvé son tas de paillettes tout droit v'nu d'une vieille constellation d'étoiles. tellement vieille, que dolly l'avait enterré quelque part, mais pas assez loin. un baby constellation d'un an, toute petite, morte très tôt, mais lumineuse comme le platine. elle sirote son verre en regardant la tronche de son citron trop pressé se tordre bizarrement.
c'quoi cette tronche, mygod, t'pourrais faire un effort pour paraître beau gosse quand j'suis là. un sourire en coin, un regard sur le phone pour savoir l'heure.


peu importe, embarque ton bordel (#tesaffaires), on s'casse, j'ai envie d'm'amuser ce soir et j'ai trouvé l'compagnon parfait.

tu sais pourquoi, toi ? pourquoi dolly elle tombe toujours sur les étoiles déjà cassées ? parce que tu sais, elle a beau essayer, elle est pas douée pour réparer.
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MessageSujet: Re: rock it for me ☾ andrea   Jeu 27 Avr - 0:39

forcément.
alors forcément quand l'ex elle se ramène ça fait un déluge. ça fait un ramdam monstrueux dans la tête d'andrea, ça claque si fort qu'il en perd son sourire de pub pour dentifrice. ça fait cyclone qui ravage, qu'a passé sa maison dans les cieux et qui le laisse là comme le plus grand des cons sur la terre ferme. il a pas signé pour ça, lui. il a pas signé pour la revoir. il a pas signé pour croiser sa gueule ici, maintenant, alors que c'est l'autre qu'est censé prendre la place. il se sent presque gêné, c'est paradoxal, ça colle pas, ça le démange. il se sent. il se sent épié, il se sent. foutue sugar dolly fringuée comme une bagnole volée des années quatre-vingt. elle est. ouais.
faut pas se mentir.
elle est toujours belle.
elle a bouffé quelques claques virtuelles dans la face, elle a gagné de la ferraille dans le regard qui se travaille encore. elle a. elle est. ça se panique d'un coup dans son corps. et sans doute qu'il le sent la culpabilité. il l'a lâché dolorès, il l'a lâché pas vraiment du jour au lendemain. dans le fond c'était pensé, c'était tellement pensé que ça le rendait malade comme un chien. elle elle était plus inconsciente, elle proposait, il disait oui. il avait dix-huit ans. il était plus crétin que le king débile de la planète aux boulets. il suivait. il l'aimait. il l'aimait pas de la manière douce qui se résumait à se mater dans le blanc des yeux. c'était plus brutal encore, c'était à s'en damner, à s'en cramer la rétine avec des allumettes. c'était pas bon pour lui. elle était pas bien lui non plus, et c'était pire parce qu'il était pas assez bien. forcément elle se ramène toute pimpante, limite si elle dandine pas sur ses talons aussi chers que son rouge à lèvres. il a envie de lui dégager, de lui arracher de la bouche, d'étaler la couleur sur ses joues et lui donner l'allure d'un clown triste. elle déballe ses armes.
bang bang.
pouffiasse plutonienne. elle le veut maintenant. elle fait le caprice, et lui il se raidit, il fronce ses sourcils. garde un peu d'allure.
- d'après toi j'fais quoi dolly ? c'est le surnom universel, personne s'emmerde à l'appeler concrètement dolorès. dolorès ça fait encore plus pétant qu'une armée de claudine sur un bateau doré. dolorès c'est pas franc. dolorès c'est pas assez pour elle. ça la définit pas assez. j'peux pas m'tirer, j'bosse. on pourrait se moquer, n'importe qui le prendrait pas au sérieux. andrea serra qui dit jamais merde à une nouvelle expérience. andrea serra qui vit sur une autre planète, dans une autre galaxie. andrea serra qu'est en décalage, qui convient pas et qui cherche encore à laisser une trace. andrea serra qu'est plus comme avant. et ça fait un mal de chien de la voir comme ça, dolly. ou peut-être pas. il saurait pas dire. ça s'est terminé en gueulant, ça revient en souriant, ça pue le coup fourré jusqu'au trognon.
- jeee m'attendais pas à t'voir ici. ni t'voir dans cette ville tout court. c'est pas si grand porto. ça entame la discussion l'air de rien et il passe outre les regards qui s'attardent tantôt sur ses hanches, tantôt sur ses jambes. elle a l'air d'une reine souillée sur cette banquette. il reste debout, il s'adosse au mur juste à côté. c'est même pas qu'il cherche à dominer, juste qu'il a peur de se faire caillasser et bouffer tout entier. et si t'as envie d't'amuser tu trouveras mieux qu'moi ici.

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MessageSujet: Re: rock it for me ☾ andrea   Jeu 27 Avr - 20:48

j'm'en branle. j'm'en branle tellement. c'est ouf à quel point j'm'en branle.
dolly elle est comme ça, elle. mais andrea l'sait t'façon, comment elle est. comment elle était. est. ça a pas trop changé. du moment que tu vas pas dans son sens, tes paroles c'est du vent. comme les enfants, elle entend que c'qui l'arrange. elle regarde ses ongles, elle prend l'verre qu'on viens de lui servir; un petroleum. t'façon faut au moins ingurgiter du pétrole en masse pour s'trimballer la carcasse de dolly. elle sirote son verre, r'garde à peine la paillette asiat' qui scintille au coin son œil. tss. andrea, gaspille pas ta salive, c'est du gâchis avec dolly. tant que tu dis pas oui, ça vaut rien. tant que tu dis pas oui elle t'entend pas. tant que tu dis pas oui elle repartira pas. elle s'est déjà cassée une fois, s'est noyée dans un trou noir pour t'laisser vivre ta vie peinard. elle t'en veux pas. j'crois pas. je sais pas, t'as qu'à lui demander, mais en tout cas son sourire est bien collé.
et elle éclate de rire. le rire sonore, que tout l'monde entend, le rire qu'on veut faire entendre. le rire un peu trop fort, sûrement trop fort pour certains et contagieux pour d'autres.
travailler...? ahah, je t'aurais presque cru avec tes p'tits sourcils froncés ! elle essuie une larme qui n'existe pas. un temps de pause, le même qu'au ciné, quand tu sais que la pute de servir en a pas encore fini. ...t'es sérieux ? depuis quand les artistes ça bossent... un rire, plus petit, un vrai. le rire moqueur de dolly, celui qui fait l'effet d'un couteau planté dans l'genou, qui joue avec la moelle.

un soupir. elle se demande si elle a pas perdu la comète qui la faisait tant marrer avant. avant que le ciel redevienne tout noir et que les étoiles cessent de danser dans l'ciel. avant qu'la lune se foute de sa gueule et que les cumulonimbus étouffent son esprit.
mais osef de tout ça, ça fait longtemps, pas vrai ? faut profiter. laisser les vieilleries de côté, puis p't'être que de nouveaux souvenirs viendront toquer à leurs cœurs. pas aussi flamboyants, pas aussi brillants qu'avant. mais c'pas grave, dolly elle a rien contre le pastel. puis andrea, elle l'avoue, l'pastel ça lui va vachement bien au teint. dolly elle se lève de la banquette pour s'mettre bien face à tronche de paillettes. tss. elle a presque envie de l'traiter de tapette en honneur du bon vieux temps. mais faut d'abord préparer l'terrain, avant d'jouer les familiarités. ok. tiens moi ça. elle lui fout son verre entre les mains et fouille dans son sac. tu gagnes combien en une nuit ? 500 ? 700 ? 1000 boules ? elle sort une liasse de billets de son sac à pouf et sort l'sourire en coin de la victoire. elle aime se balader avec du cash dolly, à défaut d'pas pouvoir avoir de rêves ni d'morceaux d'étincelles dans ses poches, elle a des billets verts bien fades.

t'sais que j'ai la bougeotte. alors c'pas si étonnant que ça que t'ai pas encore vu ma gueule. et vu la tienne ça se voit que tu voulais pas la voir. mais elle s'en tape dolly, tant que t'as pas dit oui. elle compte pas racheter la flamme ou le bûcher de leur histoire avec cet argent sale, mais au moins r'gagner une p'tite flammèche d'amusement, de divertissement, comme avant, mais bien avant la baise, les soirées empoisonnées et les "je t'aime" en carton de lsd. j't'achète pour la nuit. ou dis-toi juste que ça t'fait du congé payé. as you want, glittering boy. j'me demande pourquoi, pourquoi qu'avant fallait juste un sourire et des minauderies pour qu'il vienne danser toute la nuit et qu'maintenant faut déposer l'cash comme papa et maman. c'est sûrement sa faute encore, elle le sait dans l'fond, elle est pas si conne. c'est sûrement sa faute si les étoiles filantes de leurs yeux se sont pétées la gueule.

aller andrea, t'as pas l'choix, puis tu m'dois bien ça non...? un regard de bambi faussement attendrissant. un sourire de charognard qui sait appuyer sur l'bouton culpabilité pour avoir tout c'qu'il désire et j'm'en branle des autres. j'sais très bien que si j'veux j'peux trouver n'importe quel connard pour m'suivre toute la nuit, mais c'est pas eux que j'veux. sinon j'serais pas en train te causer. elle lui reprend son verre et l'termine cul sec.

ce soir elle veut marche sur la lune, voyager entre pluton et mercure et s'laisser tomber dans l'univers. elle veut juste qu'on lui tienne la main pour éviter de s'faire emporter par l'vide interstellaire qui trône dans sa poitrine.
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MessageSujet: Re: rock it for me ☾ andrea   Ven 28 Avr - 1:04

elle joue.
joue encore.
joue toujours. elle sait pas s'arrêter, elle sait pas mettre un frein, même si elle se trimballe quelques années en plus derrière elle. et à bien mater sa réaction, il se rend compte que ça fait que s'empirer. elle reste fidèle au moins dolorès, elle reste comme elle a toujours été : pétée par une civilisation qu'elle comprend pas, ou justement, qu'elle aime tellement qu'elle entre en surdose. elle en veut toujours plus. elle est complètement droguée à l'amour factice qui se traduit par des moments éphémères. dolorès c'est l'effet papillon qui balance des tornades à l'autre bout de la planète. et là elle fait son effet, elle lui tombe bien dessus sans qu'il puisse se tirer. il perd toute décadence propre à son personnage, il perd la splendeur qui fait grésiller les néons. il fait plus gaffe aux clients. juste à elle qui commande son petit monde. elle sait le subjuguer au moins et lui couper la parole. ça, ça vaut son pesant en or et il jurerait entendre certains là-haut la remercier d'une telle prouesse technique. elle est magicienne, dolorès, elle sort de son chapeau tout ce qu'elle veut tant que c'est d'or et de pierres précieuses. là c'est rose et bleu, elle balance une montagne de billets. il reste un peu con, à écarquiller ses yeux, on dirait deux bulles rondes qui menacent d'éclater chaque seconde. putain. on lui a jamais claqué autant entre les pattes. elle est loin du vrai. andrea il se donne des airs quand il se prend pour pearl, quand il joue l’ambiguïté et tire son monde par le bout du pif. quelque part il est proche de ce qu'elle fout, dolly. sauf qu'il sait y mettre une vague limite qu'il tend à dépasser trop parfois. il est pas luxueux, il vaut pas autant. il se sent comme une oeuvre d'art laissée au marché aux puces.
malade.
elle l'a rendu taré. et sans doute que quelque part dans ses viscères ça joue la carte de la nostalgie, du souvenir qui remonte, qui fait pop et qui déballe des images en 3D, tellement qu'en tendant le bras il pourrait y toucher. ressentir de nouveau sa peau, claquer sa bouche contre la sienne, la choper par les hanches, dessiner sur son dos maigrelet. il lui doit ça. il lui doit ça. elle impose une idée, elle laisse germer et elle attend que ça se termine en génocide. elle a le chic dolorès pour faire des trucs comme ça. soupir. son patron en tomberait sur le cul à voir autant de biftons. pour avant. pour ce que. elle. lui.
nous.
- t'es givrée. son oeillade sous-entend tout autre chose, ça le rassure presque de savoir que même les habitudes les plus mauvaises se perdent pas. elle risquerait de le tirer sur une pente. de lui faire sa philosophie un peu tirée par les cheveux, vivre qu'une fois et surtout le faire jusqu'à s'en claquer les tibias. de - pfff. il a envie de lui balancer que c'est pas une bonne idée et que des glorieuses idées elle en a que rarement. il pourrait lui demander pourquoi moi. il sait pourquoi, andrea. il a pas besoin de se faire brosser le poil, déjà qu'il est brillant au point de brûler des rétines. il sait. parce que ça a toujours été comme ça et ça changera pas, même si elle se retrouve sur son lit de mort proche de la centaine d'années. j'me rends à l'évidence c'est tout, j'gagne pas d'thune faut faire avec - eeet j'pense que tu t'en tapes le cul profond. j'comprends même pas pourquoi j'me justifie. pour passer à autre chose et faire traîner l'instant fatidique. il racle le fond de sa gorge, tape nerveusement du pied gauche. ah l'angoisse, ça lui rappelle les années au lycée, puis plus lointain au collège.
elle fait chier.
- okay. il va le regretter. ou tellement se féliciter qu'il aura un sourire collé sur la gueule jusqu'à ce qu'on lui passe un coup de gomme. tu m'attends dehors. je m'change vite fait. un temps, il recule d'un pas. j'en ai pour dix minutes max' et si ça t'va pas c'est pareil. ponctué d'un petit rictus maison. il a l'impression d'être en plein bad trip andrea, ou alors de faire un mélange rêve et cauchemar qui s'avère plus prenant que d'habitude. dix minutes. c'est pas mal pour prendre la poudre d'escampette aussi - mais dolly elle continuerait de le chercher, quitte à l'abattre s'il le faut. pour une putain de nuit.

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MessageSujet: Re: rock it for me ☾ andrea   Ven 28 Avr - 11:17

ouais. c'est vrai. j'm'en branle.
ah ouais ? elle garde l'sourire crispé, l'sourire de pouffiasse qui donne envie de gerber, hein dolly. elle le garde fièrement sur son visage qu'il faudrait débarbouiller parce qu'ça en d'vient indécent, elle le laisse trôner au milieu d'sa face, parure étincelante aux canines aiguisées, armure magique qui permet d'tout faire passer, d'tout affronter, d'tout dégommer sur son passage.
mais elle le sait, dolly, dans l'fond. elle l'admettra pas, même pas à elle-même, mais elle le sait. elle le sent, va falloir anesthésier tout c'bordel avant qu'on entende la chose qui s'terre depuis des années au fond d'sa cage thoracique. faut l'noyer sous l'alcool avant qu'il se r'mette à crier, chouiner comme un bébé qui vient d'naître, l’assommer avec la fumée des joints et l'achever avec du speed, histoire de l'faire flancher, d'laisser aucune place à la justice pour c'prisonnier coupable du pire des crimes; avoir... s'être battu trop fort.

andrea il a choppé l'argent, il lui aura pas fallu longtemps. elle sait c'que ça fait, dolly, sur les gens. ça fait tourner la tête, ça rend content, comme un chien qui remue la queue pour des friandises. mais l'chien, au moins, il est pas assez con pour remuer la queue pour des bouts d'papier un peu trop encrés. dans l'fond, quelque part, derrière la cellule en ivoire, elle entend un p'tit couinement. ça lui fait l'effet d'une cannette de pepsi qui s'renverse sur son palpitant.

dans l'fond, elle le sait, elle aurait aimé qu'il prenne pas l'fric, qu'il lui dise que c'est d'la merde colorée et qu'il a pas b'soin d'ça pour l'apprécier quand même. ne serait-ce qu'un peu. juste assez pour rire encore une fois. mais t'sais dolly, il a jamais refusé tes billets d'avion d'autrefois...

maintenant c'comme ça. elle a fini par piger que c'était pas pour elle, l'honnêteté et tout c'merdier. qu'elle était pas intéressante, enfin comparée à son porte-billets. mais elle aurait quand même aimé, juste un p'tit peu, dans l'fond du fond de son thorax, qu'il lui dise de garder son argent de pétasse privilégiée et qu'il lui dise qu'elle a pas b'soin d'ça pour apprécier sa soirée, pour s'noyer dans la voie lactée. mais il a prit l'cash, comme dolly qui prend l'cash sur l'bureau de son padre. à la différence que l'une des liasses c'pour être entouré et qu'l'autre c'pour repousser loin, loin dans l'espace.
alors elle attend dolly, son sourire de barbie collé aux lèvres. elle observe la foule, la foule l'observe. 'fin dans sa tête d'égocentrée lvl maximal, elle a l'impression qu'tout l'monde la r'garde, ou qu'du moins tout l'monde regarde son cul pas assez couvert pour la saison. elle commande un shooter, puis un autre, et encore un autre. faut s'purifier au sky, l'eau bénite c'est pour les tafioles. pis parfois, quand elle est un peu dans l'flou, comme là, à s'enchaîner des balles qui rendent malade, elle se demande c'que ça aurait put être la vie autrement. si elle avait été blonde plutôt qu'brune, si elle s'était tapée johnny depp plutôt qu'andrea. si ça avait fonctionné ou qu'ça aurait plus merdé. impossible, elle aurait fini par l'tuer. il s'est barré vite quand même. elle devait vraiment être à chier comme copine. ahah... un rire qui sort d'entre ses crocs, elle manque de s'faire accoster pour la première fois d'la soirée, mais elle explique que ça va pas être au possible au bichon et qu'son asiat' viens d'arriver. clin d’œil. déhanché. elle sait pas s'arrêter, putain.

putain, t'es long, pire qu'une meuf. un sourire narquois, exagérer toujours plus, faire monter la pression, remuer et attendre que ça pète. opération délicate, parce que dolly elle veut pas qu'ça lui pète au visage. bon, déjà on s'barre d'ici, ensuite faut qu'on aille récupérer quelque chose dans une soirée "privatisée" qui s'passe à deux rues d'ici. elle l'entraîne à l'extérieur, s'allume une clope, acide qui s'confond dans les poumons, poison qu'elle serait prête à bouffer encore et encore. une fois qu'on a c'qu'il faut, tournée des bars ou des soirées où on peut taper l'incruste, d'après que j'sais y en a une qui s'déroule dans un vieil entrepôt désaffecté dans... l'sud, j'crois.
elle expire la fumée, bulle de confort grisâtre, elle tend un d'ses bâtons empoisonnés à la paillette. est-ce qu'il va tomber dans les vapes comme blanche-neige de mes couilles ? parce que, juré, j'vais pas m'casser l'cul à lui construire un cercueil en or.
alors andrea... chiche de laisser ton train train pepouze à quel point ? au point d'mille boules c'est sûr.
mais que d'la gueule son caractère de projecteur au plutonium ou est-ce qu'il va s'laisser briller encore plus fort ?

dans la tête de dolly y a des cumulus et des nimbostratus qui s'entassent. son cerveau c'comme une horloge un peu perrave, qui reste bloquée tout l'temps à la même heure. l'heure de tout foutre en l'air et d'retransformer c'te paillette en vraie comète.
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MessageSujet: Re: rock it for me ☾ andrea   Sam 29 Avr - 22:59

et dolly.
et dolly.
et dolly et sa fake face. et dolly et ses airs de grandes dames, mais de dame elle en a que la fente entre les jambes qui en témoigne. et dolly, dolly elle tourne tellement qu'elle se gerbe sur sa belle robe de platine. dolly elle a plus le sens des réalités, dolly elle se sniffe uniquement de l'air et pas que de la poudreuse. dolly elle est pétée. dolly elle est tarée. et dolly bordel ce qu'il a pu l'aimer. bordel ce qu'il a pu se donner. bordel ce qu'il a pu. pu seulement la regarder avec des yeux gonflés par le délire, le désir, l'inconscience, la présence. des yeux percés, des yeux crevés, des yeux brillants tailladés par des bijoutiers incompris. et quand il se tire se changer, andrea, y'a tout qui lui revient sur le coin de la gueule. il tarde pas à expliquer à ezekiel ce qu'il en est, abat les billets, a droit à un regard amusé, un sourire qui veut tout dire. et il file, il file et il repense à tout parce qu'il a le temps et qu'il le prend tout ça. pour peser le pour, pour peser le contre. il la revoit se marrer, il l'entend étirer ses lèvres en un sourire de gamine rongée par les illusions. il la voit. voit dolly qui glousse. dolly qui se laisse peindre, dolly qui cherche les lèvres et les frôle de sa respiration doucereuse.
dolly qui, l'écoute.
qu'est dehors.
alors il enlève, il dégage, il enfile un sweat, un pantalon banal à en crever, des pompes plates et sans couleurs. andrea il perd de ses apparences, andrea il est tout noir, il ressemble à un corbeau et il peine à enlever un minimum le maquillage qu'il s'est foutu sur la gueule. y'a pearl qui gueule de faire un pas en arrière. et y'a lui qui décide d'y aller. elle est blindée, elle est l'ancien temps du rien. du vide. du coeur qui bat à s'en exploser les tympans. du coeur qui défonce. des rêves qui prennent le pas. de ses idéaux à lui qui prenaient parfois forme sous ses pieds. il sort, se bouffe le froid, cache directement ses doigts osseux dans les poches de sa veste, sourcils froncés. elle clash directement. elle fait comme d'habitude, elle est juste plus remontée, plus répugnée, plus brisée.
- ouais, j'vais jamais m'en remettre quoi. claque un rire de gorge qui fait vrombir ses lèvres. il pince l'inférieure avant de la lâcher une fois rouge. il la regarde encore. il l'analyse un peu plus cette fois. elle est à peine plus grande, à peine plus creusée des joues. j'en sais rien, dolly. j'en sais rien. haussement d'épaules. inspiration profonde il pourrait retourner de là où il est. il dépasse la limite en faisant un pas. il ose pas la toucher, la frôler, peur qu'elle se délite et qu'elle la joue piège qui se referme pour lui faire regretter. regretter tout.
ça travaille déjà.
ça lui serre le bide, ça joue dans les aiguilles de son battant qui se débat pour faire boum-boum.
- les vieilles habitudes... t'sais... tu pars, j'te suis. et j'te suis loin. il déglutit un peu. il sourit en coin, timidement, bêtement. dolly elle a pas été apprivoisée. maint'nant j'sais pas jusqu'à où. mais j'te suis, t'attends pas forcément au feu d'joie. un gros bordel d'étincelles ce s'ra déjà pas mal. il a plus vraiment vingt-six balais et les responsabilités qui vont avec. il est plus vraiment lui. il a dix-huit ans, il a des conneries plein le cerveau, il a des envies de gloire et de percer, qu'on l'adule, qu'on le vende jusqu'à plus soif. il a envie qu'on dise de lui qu'il est doué, qu'il défraie la chronique, qu'il tire pas que dans le vide. qu'il est un putain d'artiste capable de changer un monde.
était.

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MessageSujet: Re: rock it for me ☾ andrea   Lun 1 Mai - 18:09

sourire. l'sourire du gagnant, d'celui qui a tout démonté au classement.
ouais. la victoire. ça sent bon la clope, ça sent bon la gloire. dolly, elle a gagné, elle le sait. il le sait. hein, andrea ? ouais tu l'sais, et ça fait chier hein. d'la voir sourire, d'la voir respirer, rire, comme si de rien était. moi aussi j'veux lui foutre des claques, andrea, tu peux pas savoir à quel point. tu peux pas savoir. lui arracher la tête, lui déchirer la bouche, peindre une grimace sur sa façade de gamine sale. lui couper les tiffes, lui défoncer les teeths. la voir p't'être pleurer. pour une fois voir les larmes couler, tu sais. j'sais pas d'quand ça date dolly qui chouine, dolly qui chiale. la rupture ? le retour au rien, l'anéantissement des sentiments, la stupeur et les tremblements. parce que c'est vrai. maintenant y a plus rien, andrea. alors qu'est-ce que tu fais là ? t'as rien à gagner dans tout c'barda, t'as rien à en tirer. tu sais c'qu'elle est. tu sais c'qu'elle a toujours été. une traînée, une saleté. le staphylocoque doré qui va v'nir bouffer tes os, v'nir bouffer ton cerveau, ton cœur et tes boyaux. ver solitaire qui s'infiltre dans tes artères et qui va rester jusqu'à c'que tu passes tout au karcher. bain d'âme à la javelle, seul moyen d'faire dégager la teigne, la pas belle.
en vrai, j'sais pas trop c'qui a déconné, andrea. j'suis désolée, vraiment. j'sais pas quand elle a choppé ce sourire en plastique fondu, ces yeux de chien(ne) mis enragée-mis battu. et c'est toi qui va bouffer. qui va bouffer ce soir. et p't'être les autres soirs. mais, j'suis désolée, andrea. j'comprends pas. comment elle a put en arriver là. l'seul truc que j'ai pigé c'est qu'elle t'as vraiment aimé askiparaît. mais askip cette fois c'était toi qui avait merdé derrière tout ça. mais on t'en veux pas, tout l'monde aurait fait pareil, l'aurait lâché un jour. pour se permettre de vivre, de rire, de pas mourir. ouais, tout l'monde aurait fait la même.

mais p't'être que pour elle t'étais pas tout l'monde et qu'ça, ça tu l'savais p't'être pas avant d'la planter là, au milieu des fleurs fanées et des souvenirs floutés. au milieu des éclats d'sentiments.

mais dolly elle et contente, là. elle gagné, tu sais. elle a gagné, facilement, avec l'pognon comme d'hab. elle gagné un retour dans l'passé. et elle va bien s'marrer, elle le sait, dolly. dolly qui marche vite malgré ses aiguilles de danseuse des étoiles, malgré l'froid un peu mordant et andrea qui la suit à la trace. pas question d'l'attendre. à lui d'courir après l'train d'la folie. d'la folle nuit. l'train d'dolly.
bouge ton p'tit cul, plus vite on récupère le bordel, plus vite on commence à picoler et s'amuser. s'amuser. ahah. s'amuser.
elle s'retourne pas une fois, elle veut pas vraiment le regarder. elle fait semblant d'le voir, un peu. parce qu'elle sait qu'si elle regarde son visage, comme le font les gens sérieux, les gens sages, les gens polis et gentils. elle sait qu'l'horloge va redémarrer. les boulons vont s'mettre à bouger, les aiguilles vont s'affoler et ses nerfs, directement reliés à ses paupières, vont commencer à tirer, piquer, comme de l'électricité dans les pupilles. et déjà qu'elle a des faux contacts dans l'sourire, manquerait plus qu'des inondations sous les cils. vieille baraque qui tient plus trop d'bout, dolly, des fantômes dans l'grenier et des fenêtres cassées. t'aventures pas trop, andrea, une poutre pourrait tomber et t'briser les bras.
elle s'avance dans un vieux hall, style belle baraque de bourges. elle attrape andrea par l'poignet, parce que putain, il bouge pas. elle frappe à une porte. beau bois. noyer. putain, c'est dolly. ouais c'est dolly du con. on ouvre. et on peut voir un blondie, on peut entendre mtv dans l'fond, on peut voir qu'on les r'garde comme des ovnis. des martiens qui ont paumé leur soucoupe dans un endroit trop doré. trop mauvais. voilà l'fric, file-moi c'que j't'ai demandé now. il compte le pognon. ils comptent tous. tout l'temps. à crois qu'le monde sait faire que ça. et c'qui lui ? il balance un coup d'menton vers andrea. sec. bb gorille qui veut s'faire impressionnant. ta mère. maintenant ta gueule et donne moi c'que j'ai commandé. l'gamin jette un soupir. jette un p'tit sachet entre les mains de dolly et leur ferme la porte au nez.

tiens moi ça. elle envoie l'paquet entre les mains de la paillette qui va r'gretter. d'la mdma. md. askiparaît. l'effet d'vouloir tout l'temps parler, d'avoir chaud, d'avoir envie d'bouger, de serrer des dents et d's'agiter dans tous les sens. et va pas faire ta sainte-nitouche effarouchée d'mes couilles, andrea, t'as d'jà pris pire. je l'sais. j'étais là. elle s'allume une clope again, crevure.
now, tu veux commencer par quoi ? donner l'illusion qu'il a l'choix. faire croire qu'il a son mot à dire. mais dans l'fond c'est dolly la marionnettiste qui tire les ficelles de soie.
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MessageSujet: Re: rock it for me ☾ andrea   Ven 5 Mai - 11:52

picoler.
shooter.
c'était pas vraiment des dogmes, c'était plus un rythme qui revient le choper dans les tripes. c'est plus un avant qu'a un goût de maintenant et une douceur pleine de vices qui ronge son palais. il sait pas où il va, il sait pas ce qu'il fout andrea, pourtant il la suit. et dieu seul sait qu'il la gardait auprès de lui, qu'il disait oui sans trop réfléchir au départ. jusqu'au jour où il s'est connecté à ses propres erreurs, jusqu'au jour où il a remarqué que c'était ce truc qui prenait pas, que c'était ce petit détail qui rendait la peinture infâme, qui faisait oublier ses couleurs, son message principal - y'en avait des tas d'autres, et ça lui plaisait pas, ça collait pas avec ses principes, ça collait pas avec ce qu'il voulait. il était pas suicidaire, andrea, il était trop conscient de son corps, de chaque extrémité, de chaque soupir qu'il pouvait souffler. dolorès, elle, elle voulait le coma, elle voulait l'abus de survie, elle voulait crever d'avoir trop existé. elle voulait se sentir personne. elle voulait comme lui, sa petite place marquée par les préfaces au désastre. pincement de lèvre inférieure, il fait pas trop gaffe au mec qui cause et il a même du mal à se situer dans la ville. la nuit c'est pas pareil, les étoiles hautes permettent pas une vérification véritable des lieux. il sait juste que le type a une tête de con, qu'il doit sans doute rêver de se faire la gosse de riche et qu'il le mate bizarrement.
puis y'a le sachet.
entre ses doigts à lui, y'a sa tronche un peu déconfite, son froncement de sourcils. combien de temps qu'il a pas touché à tout ça ? une éternité et quelques années lumières encore. une éternité et un bond temporel. pourtant elle a raison dolorès, parce qu'il y a plongé un peu, il l'a fait sans trop de concessions, et même quand elle avait seize ans, elle était déjà complètement paumée. se dire qu'il y a participé, ça tire dans ses jambes, dans son torse en plein dedans, ça fait jarre trouée qui laisse s'enfuir la flotte de jouvence.
- ouais mais ça fait mille ans au moins qu'j'y ai plus touché. il se souvient pas, il se souvient de rien. ces merdes ça a laissé qu'un trou noir à la place de ses sensations parfois fantômes. ça lui fait serrer un peu le paquet puis un soupir vient trancher la barrière de ses lèvres. elle pose des questions, dolly-wolly, elle balance, alors que c'est totalement faux et qu'à trop vouloir faire mumuse elle risque de se faire mordre. c'est pas bon de tendre la main vers le clébard et de lui tacler une gifle au lieu d'une caresse. elles servent à que dalle tes questions. va pas m'prendre pour un con j'sais bien que j'ai pas trop l'choix et qu'tu fais ça pour t'donner un genre. pas besoin d'endosser un rôle pour la dolorès, andrea il a capté la bestiole pendant un an. et un an c'était assez pour dompter ses dérives et ses points explosifs. il jette un peu le matos dans les airs, le rattrape, refait le coup une ou deux fois, s'occupe pendant qu'elle remet son plan à jour.
- t'es comme une gamine en crise, si j'dis non tu vas t'mettre à convulser au sol. alors qu'est-c'que j'en ai à battre de commencer par quoi, choisis, on perdra moins d'temps. y pige pas trop ce qui se dévoile. il essaie de se mettre à sa taille, pas vraiment de l'attaquer, seulement la mettre face à sa propre version des défaits. il se sent un peu chez la flicaille, témoin clef d'une affaire qui dévoilera son intérêt seulement sur les dernières minutes du film. y regarde un peu la décoration du hall, ça fait rococo abusif avec quelques touches dorées dégoûtantes. y préfère son atelier, définitivement. frisson désagréable dans la nuque, il prend le chemin vers la sortie sans l'attendre. cas où elle se ferait chier. cas où elle dirait qu'il est ennuyant. c'est pas bon d'aller dans son courant à elle. alors il va contre. il balance, avant d'être dehors.
- faut que j'te prenne la main ou tu viens toute seule ?

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MessageSujet: Re: rock it for me ☾ andrea   Lun 15 Mai - 18:47

c'est ça. ouais, c'est ça.
vas-y infantilises la. traites la comme une gosse, une minette, une chouineuse, une tapeuse du pied quand elle a pas c'qu'elle veut. vas-y, tu peux même lui balancer qu'c'est juste une chiarde trop maquillée, un bébé qui a troqué sa totote pour une clope qu'à trop cramé. vas-y, andy. tu peux lui dire que c'est qu'une enfant. une enfant frappée, terminée à la pisse et qui sait pas c'qu'elle veut. une enfant paumée, avec un putain d'éléphant au plafond. vas-y. c'est ça. c'est ça qu'il faut faire pour s'mettre au niveau d'la tumeur couleur d'horreur. c'est ça. vas-y. mais fait gaffe, andrea. parce qu'elle est vraiment conne la dolly. tu peux même pas imaginer à quel point. tellement conne qu'elle est capable de jouer pendant des jours, des mois. faire mumuse à t'exploiter, t'étouffer, te bousiller l'cerveau puis t'terminer à la tequila pour finir par jouer avec ton cadavre. le faire danser, danser, danser jusqu'à c'qu'elle en ai foutrement marre et qu'elle finisse par l'jeter dans la poubelle de la vie. t'sais, cette grande benne un peu tordue, bousillée dans tous les sens où on peut admirer tous les moments un peu perraves de l'humanité. ouais te jeter. parce que t'sais, andy, les gosses ça se lassent vite. alors vas-y. insultes, insultes. tu peux essayer d'mordre comme elle, mais ça reste elle qui tient les rênes. pour ce soir. pour tous les soirs, tous les jours, depuis toujours. c'est pour ça qu'elle réplique pas la dolly. parce qu'elle le sait. et qu'ça serait trop facile de te traiter de pédophile pour t'être tapé une nana de seize piges un peu dérangée. alors elle dit rien. elle va rien dire. elle va juste sourire la dolly. parce qu'elle sait qu'même si c'est irritant, c'pas elle la môme qui s'est faite acheter pour quelques billets à la place de carambars. il doit plus aimer les blagues, andy. hein, dolly ?
l'sourire platine reste scotché. quelques petits pas rapides avant de chopper la main d'la paillette agressive. quelle merveilleuse idée, comme ça impossible que j'me paume, pas vrai ? l'sourire du corbillard, l'sourire pas drôle. mais t'es déjà paumée, dolorès. tu peux arrêter t'faire genre, tout l'monde te regarde et tout l'monde connaît ta gueule. y a plus d'espoir. même la chirurgie plastique ça r'fait pas l'cœur. t'es pas si con quand tu l'veux. mais là, on peut dire qu'il l'a cherché. fallait pas tendre la main. maintenant il va plus pouvoir s'en débarrasser le p'tit andrea. alors elle détalle là dolly. main dans la main avec son ancien roméo qui a préféré s'barrer avant d'finir au cyanure. parce que juliette était trop pétée, déjà morte, ça lui coûtait rien d'se tuer un peu plus. mais on est pas dans une tragédie, pas vrai ? askip, dolly est pas d'cet avis alors il va en chier.
direction c'fameux entrepôt. j'ai toujours aimé l'undergound. mais avant ça- elle sort d'son sac trop cher pour être réel une bouteille de jack quasi pleine. une gorgée, deux gorgée. cul sec. non. andrea aussi doit doit profiter. s'jeter au fond du verre et r'voir sa vie défiler. r'voir dolly comme avant. comme avant pour réussir à sourire sans mentir, sans d'voir forcer sur ses commissures. faut qu'il rigole, andrea. dolly elle a toujours réussi à l'faire rigoler, elle s'en souvient. elle aime son rire. elle aime bien son sourire. son cul aussi. mais surtout son rire. parce que l'rire, c'est la seule chose qui arrive à faire taire l'silence. et son rire, il brisait bien l'silence, encore mieux qu'des coups d'barre à mine. alors elle tend la bouteille dolly. c'plus un ordre qu'une proposition. t'façon dolorès elle propose jamais. bois. tu tireras moins la gueule comme ça. on continue d'avancer. la quête est pas terminée. faut se déchirer. s'déchirer à plus se souvenir qui on est. à plus rien sentir, ressentir. exprimer. déchirer.
t'as pas d'amour à prévenir ? parce que tu risques d'rentrer tard.. si jamais tu rentres tout court. ahah. amour. ça se prévient l'amour ? pourtant cet enculé, lui, prévient jamais. il débarque toujours quand il faut pas et il repart comme si de rien était. queutard des poètes. l'amour c'est pas chouette.
hein, dolly ?
même si la question, c'est juste pour farfouiller un peu. pas trop non plus. juste histoire de triturer entre ses boyaux avec un p'tit bâton. dans l'fond, elle veut pas savoir. elle s'en fiche. ou pas. p't'être qu'elle s'en fiche pas. p't'être qu'elle veut savoir, qu'elle veut jouer la vieille copine au moins une fois. prendre des nouvelles, toussa, toussa. p't'être qu'elle aurait mieux fait de se taire, se laver la boucher à la javelle plutôt que d'jouer les filles sympas. parce que ça lui va pas, hein andrea ? d'être sympa. l'monde veut pas qu'elle soit sympa. parce qu'après on a plus personne pour inculper nos faux pas. et qu'faut bien au moins dolly pour détruire nos vies. dolorès, hashtag excuse parfaite.  
alors elle garde sa main dans la sienne la dolly. jalousement peut-être un peu. elle est pas partageuse et elle a trop peur qu'les petits hommes verts le kidnappent sur la lune. elle veut continuer de jouer à l'enfant. de s'tenir la main, de sourire, de s'aimer bien. avant aussi ils se tenaient la main. tout l'temps. c'était difficile des les voir mains dans les poches. fallait s'tenir. pour pas tomber, pour pas s'lâcher, s'quitter des yeux et s'envoler trop loin dans l'univers. changer de galaxie. abandonner l'reste sur pluton et tout balayer d'poussière stellaire. pourtant les mains sont retournées dans les poches. il a lâché prise, s'est fait emporter par l'apesanteur. et dolly elle dessine des larmes dans l'sable de pluton. parce qu'askip, il y fait trop sec pour pleurer. après c'pas parce que c'moi qui décide que t'es obligé d'rester placide. si j'voulais juste un machin qui m'suit sans faire de bruit, j'aurais acheté un clébard, pas un andrea. c'pas naturel tout ça. et ça l'énerve. reprends tes marques, putain, andrea ! bouges. danses. des initiatives, juste sourire. juste rire. putain.
et l'entrepôt s'dessine au loin. encore quelques mètres et c'est la fin. boire. boire. boire. pas d'rires. pas d'rires.
pas d'sourires.
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MessageSujet: Re: rock it for me ☾ andrea   Ven 26 Mai - 0:42

avec sa grande gueule. avec ses grands airs. y'a tout de grand chez dolly, y compris sa connerie et son répondant. y'a tout de grand, y compris son coeur qui bouffe trop de place dans son corps de charogne décharnée. et ça il l'a capté, ça il l'a vu, il l'a vu assez tôt mais trop tard aussi pour le protéger de tout ce qui lui est tombé sur la gueule. et quand elle lui file la bouteille, il attend pas plus longtemps pour se prendre une gorgée, puis une autre. plus vite ça montera, mieux ce sera. plus vite ça montera, plus vite il oubliera ce qu'ils ont vécu ensemble, plus vite il zappera qu'il a chopé son amour pour le jeter à travers une fenêtre un jour de l'an. sans doute qu'il regrette andrea, parce qu'ils auraient pu être les bonnie et clyde de cette génération. parce qu'ils auraient pu avoir le monde à leurs pieds, qu'elle, elle l'aurait tellement chouchouté qu'il aurait fini par crever dans un déluge de fric. et que lui, il l'aurait tellement suivi qu'elle serait morte d'une overdose - de dope ou d'insouciance. c'était pas parfait, n'empêche que c'était beau. alors il veut plus la lâcher, il a envie de se dire que ça peut le faire l'espace de quelques heures, qu'il se forcera mais qu'au bout d'un moment ça deviendra tellement naturel qu'une grognasse botoxée l'enviera de sa jeunesse. de la leur. de tout ce qu'ils ont pu bâtir et déglinguer avec une massue en acier trempé. il serre sa main.
reprend.
reboit.
- sinon, t'as fini d'râler ? claquement d'une langue tant frôlée avec la sienne, claquement d'une bouche tant malmenée. haussement de sourcils, roulement d'yeux vers le ciel noir qui s'éclaircit un peu, à pas trop savoir si c'est l'alcool qui fait sauter ses pupilles ou si c'est les étoiles qui brillent plus ce soir à porto-vecchio. inspiration profonde de l'air qui lui brûle les poumons. ses doigts s'enroulent aux siens, genre enfants qui se promettent monts et merveilles sous le vieux chêne de grand-mère, qui, avant eux, a gravé les initiales de son amoureux dessus. et j't'emmerde, au pire t'achètes un chien tu l'appelles andrea. y se marre, franchement amer. franchement dégoûté. franchement dépité. dolly c'est un peu ça, le mélange de sentiments contradictoires qui viennent à un moment ou à un autre par se toucher, ça fait trembler la planète toute entière jusque dans son bide. allez, allez ! et là il rigole à gorge dévoilée sous les lumières disparates de la rue.
il emboîte le pas.
un peu plus vite.
puis très.
très. très vite.
il embarque dolly avec elle, direction il sait pas trop où. de toute manière elle voulait pas qu'il la suive. elle voulait qu'il prenne des initiatives. c'est ce qu'il fait, andrea, à courir à toutes jambes sur les pavés sans se casser la gueule, à se déboîter la mâchoire à force de sourire vainement pour une sensation dépassée. il court. court. court si vite. avec elle, quitte à ce qu'elle s'explose les talons et s'en pète une cheville. il court parce qu'ils ont toujours fait ça. ils courraient pas après des concepts vieillots. ils courraient après des espérances. ils étaient jeunes.
n'empêche qu'ils sont toujours cons.
il le fait jusqu'à s'en griller les poumons, jusqu'à ce qu'il les crache et qu'il se ressente un peu exister en plein centre de l'oeil du cyclone. il sait pas combien de mètres ont été parcourus. l'air a fouetté ses joues pouponnes, ses joues trop lisses. il s'arrête, même s'il a du mal à freiner. il a gardé encore sa main, sa délicate petite main de poupée. dolly-wolly la toute jolie.
- PU-TAIN ! tête en arrière, son torse se relève et retombe à une cadence bordélique. il rit encore, rit toujours, rit beaucoup. j'sais pas où on est. j'm'en branle. tant que c'est avec elle dans le fond, ça marche, ça doit fonctionner, ça l'a toujours fait. pincement de lèvre inférieure, ses paupières se ferment, le froid vient réveiller ses muscles enflammés. il la lâchera pas. pas cette fois. plus maintenant. pus encore. et nan, nan dolly pas d'amour à prév'nir, que des emmerdes à traîner. t'en fais partie faut croire. regard entendu. elle a toujours été plus belle la nuit.

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