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 the chain ✰ manuele

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MessageSujet: the chain ✰ manuele   Lun 1 Mai - 12:28

- huh ? t'fous quoi ici ? on devait s'voir ce soir ?
il papillonne des cils, tente de rendre sa vision plus potable, se frotte l'oeil droit en se retenant très franchement de bailler. y ressemble à pas grand-chose, andrea. il a tout juste pris le soin d'enlever ses pompes en rentrant, ses fringues sont froissés sur son dos - et sur une chemise noire, en générale, ça pardonne pas. ses cheveux, on dirait des plumes massacrées par des gamins amusés d'un rien. non, il a tout du mec qui vient de se prendre une cuite de cinglé la veille d'examens importants. et dans le fond, c'est un peu ça. dans le fond il arrive plus à se mentir, dolly l'a complètement déchiré quelques heures auparavant durant la nuit. dolly a trinqué au nom de ce qu'ils furent et la retombée dans le monde a été trop rude. deux heures de sommeil tout juste pour une préparation dans les règles à une journée étrange.
et là y'a manuele, manuele qui se ramène.
qu'a l'air pas très bien. qu'est un peu blanc, un peu rouge d'énervement aussi, il est pas très convaincu en tout cas et ça se lit facilement. ça se capte, ça se percute tellement que ça lui donne la sensation d'avoir fait une connerie - pire qu'un chat qui jetterait un verre d'une table. pincement de lèvre inférieure, faut qu'il devine. parce que lui, lui, c'est pas si souvent qu'il se traîne jusqu'ici pour le regarder dans le blanc des yeux. manuele s'emmerde pas de convenances. pourtant c'est louche, parce qu'il se donne la peine d'envoyer un message - et tout est millimétré, les montolivo c'est planning certifié de la semaine chaque dimanche soir. raclement de gorge, il songe, il y pense très sérieusement et ça fait pas tout de suite un chemin direct dans sa matière grise. y'a pas de quoi. ou peut-être que si.
en revenant.
trois heures plus tôt, même quatre - il et quelle heure déjà ? lui dans l'école, les présentations dans les règles, projet culturel par le biais d'artistes du coin, rénovation de ce petit coin de paradis pour mouflets dodus. sourires gigantesques, mains tendues pour salutations, visite. silence. et y'en a un dans l'assemblée qui se désintègre, qui sort pas des masses le pif de son bouquin. qu'aurait préféré un tsunami plutôt que lui.
ça lui revient
- heiiiiin ah oui.. ouais, oui, ok. heu. ouais. hochement de tête pour s'auto-approuver, il ouvre la porte mollement avant de se reculer pour mieux se casser mollement la figure sur son lit, tête la première. il attend quelques secondes, se retourne sur le dos, chope un coussin pour le serrer contre son torse. j'savais pas que c'était ton écooole... respire. plus la gueule aux mensonges. la vérité qui tripote gentiment ses cordes vocales. il savait pas. il sait jamais rien andrea. il apprend tout par la suite, une fois devant les faits, une fois que les images peuvent plus se défaire de ses mémoires disparates. soupir. ça sent l'ignorance, la gêne, le malaise, ça sent l'incrustation. celui qu'on voulait pas. celui qu'était pas invité. le parasite squatteur sous une peau trop blanche, la syncope qui fait ses preuves avant de stopper net le coeur.
joie.

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MessageSujet: Re: the chain ✰ manuele   Mar 2 Mai - 2:58



c’était bien son genre. moi pas comprendre. pourquoi t’en fais un gruyère manuele? bah oui, pourquoi? faudrait que j’puisse frotter mes yeux au savon antiseptique là. dans mon no man’s land. lui faire de la place. un placard. un tiroir. n’importe quoi. c’était fait exprès. que j’te foute des micros pour t’fliquer en tout bien tout honneur. c’est pas que j’sois une pisseuse. c’est que, d’nous deux, le pauvre type insipide c’est moi. pas lui. et j’ai pas envie que ça se sache.
égoïstement. parce que j’veux pas être un poids mort. parce que j’suis somme toute banal. la nuit je mens. le jour n’est qu’un lointain mirage. récit superficiel, presque un roman d’amour raturé pour faire plus vrai. c’est de l’enfumage. un tour de magie pour initiés. pour déglingués, finitions merdiques. pour celles et ceux qui voudraient pouvoir y échapper mais qui espèrent. secrètement. sentir le coche en plein coeur. façon balle perdue qui t’fait l’aumône. une scène de liesse pour les charognes qui gisent à l’aube le corps encore chaud. faut pouvoir passer le témoin. le voir faire sa danseuse sur la piste andrea.
moi je connais ma table de sept.
je collectionne les cartes pokémon.
c’est un peu comme mélanger de l’alcool à du chlore.
c’est pas chaudement recommandé. putain. il fait chier. moi j’viens pas faire le videur dans son bar débile à c’que je sache. je pourrais lui dire que son job c’est de la merde. qu’il fait d’la merde. que c’est bien cinq minutes. que c’est pas un vrai travail. mais c’est pas mon genre, moi j’sais prendre mes distances. je lui demande pas d’aller voir ailleurs, mais il aurait toutes les raisons d’le faire. c’est pas un grand mystère, j’lui demande rien à andrea. il me doit rien. c’est pas fait pour durer alors c’est un bon compromis. même si je reste. et j’devrais pas. rester c’est mentir sans les mots.
rester c’est l’aveu de faiblesse.
quasiment d’la foutue détresse émotionnelle. et ça j’en veux pas. je veux pas qu’il prenne. pas comme ça, en en ayant rien à foutre de rien. comme si c’était normal. j’suis pas son boy.
- je t’aurais envoyé un texto t’sais bien.
j’sais pas s’il le fait exprès ou non. j’lui demande pas la lune. j’lui demande pas ce qu’il faisait le quatre juin 2010 à 15h19 merde. c’était aujourd’hui. son premier jour. il m’prend vraiment pour un con. j’hallucine. comme si j’lui demandais le pitch de la prochaine daube by christopher nolan.
je rentre. je rentre parce qu’il s’en fout. il capte pas andrea. du haut de son appartement merdique, il fait la diva. et moi ça me rappelle vaguement un truc.
je reste debout alors qu’il s’étale genre ‘cause toujours chaton’. et son booty est une bonne distraction. ça pourrait presque faire l’impasse sur le reste. sauf que.
ça me saoule. vraiment. beaucoup trop.
- admettons que tu savais pas. et quand j’dis ça, j’fais pas semblant d’en douter. tu t’en fous? sérieux, ça m’tient pas à coeur de t’savoir dans mes pattes. puis t’as déjà un boulot, j’vois pas pourquoi tu viens m’faire chier là-bas. c’est pas parce que t’étales ta vie que j’veux en tartiner sur la mienne.
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MessageSujet: Re: the chain ✰ manuele   Mar 2 Mai - 12:24

pas pour lui. pas pour lui et c'était sûr. tellement sûr qu'en serrant son coussin il se sent crétin d'avoir songé le contraire. il roule des yeux, fixe le plafond et a envie, subitement, de lancer un crayon pour que la mine se plante dedans. histoire de faire passer le temps, d'éviter l'accusateur qui le pointe du doigt en tirant une tronche défaite. tellement défaite que tirer sur le fil défectueux équivaudrait à le rendre poussière. soupir. il ferme ses paupières, sent la gravité lui échapper et remercie sa soirée étrange de l'avoir foutu dans un tel état. il fronce les sourcils, il pince sa lèvre inférieure, mord pour pas trop faire gaffe. l'air de rien. l'air de rien manuele c'est pas un tendre et il sous-entend trop de trucs. il laisse passer trop de choses qui lui plaisent pas, qui mine de rien, ont le don de faire un peu mal. à se faire prendre pour ces gonzesses décérébrées qui vont jusqu'à tuer. il fulmine, sent ses organes se serrer entre eux jusqu'à faire un mélange infecte.
c'était pas. fait. exprès.
- deux choses mon chéri. il lève sa main en l'air, mime le signe peace pour appuyer son propos. s'il était pas si crevé, il aurait sans doute un peu gueulé - parce qu'andrea il sait faire que ça. primo : c'est pas parce que t'es carrément agréable à r'garder que ça t'permet de m'parler comme si j'étais ton putain d'bichon. l'alliance joli et pas poli c'est vach'ment mainstream. il pensait. pensait que peut-être tout était assez clair pour pas que ça tire dans la paranoïa directement. il veut pas se faire toucher, il veut même pas se faire frôler, il veut même son petit mètre de distance au cas où une maman célibataire passerait dans la même rue qu'eux. faut faire semblant, pire que tout ; faut se haïr un peu. il se redresse un peu, andrea, joue du silence et se cale en tailleurs, toujours l'objet dans ses bras pour avoir de quoi se défaire de toute proportion trop abusive. et deuxio : t'as peur de quoi en fait ? que j'leur explique comment papa ça rentre dans maman ? nan sérieux manuele, j'veux bien que tu m'traites de connasse ou c'que tu veux, mais quand même hein. je m'fiche de tes gosses, j'suis là pour faire vos putains d'mur et redonner un peu d'gueule à cette ruine. et si c'est pas eux, tu crois vraiment que j'vais venir te rouler l'patin d'ta vie dans le couloir ou dans la cour ? décevant. c'est assez décevant pour que son visage se noircisse un peu et se parsème de quelques ombres embrumées. y'a pas assez de confiance, maybe. y'a pas assez de complicité, maybe. y'a pas assez de ce qui fait que deux personnes se tiennent par le poignet, par la main, par la manche, maybe. y'a pas. si ? si.
- au cas où tu l'saurais pas aussi, toute mon existence tourne pas qu'autour de toi. y paraît. l'dirlo' vous a bien expliqué la situation ; avec ces deux nanas et c'mec, on est juste là pour poser notre patte. du reste bah... j'y gagne rien, moi, à être là où tu bosses. juste un malaise en plus à traiter. juste une brèche qui s'ouvre tellement bien qu'elle pourrait tout foutre en l'air encore une fois. et le problème c'est qu'andrea, andrea il veut pas que ça rouille leurs engrenages. il a besoin d'expliquer, expliquer sinon il va se barrer, sinon il. il. ah. l'bail ça va être quoi ? oh attends, je l'sais déjà. tu vas m'ignorer, j'vais t'ignorer, on va s'ignorer mutuellement et tout ira bien dans le meilleur des mondes. ça change pas trop de d'habitude ça devrait pas t'perturber. il claque un petit sourire en coin de lèvres, sans doute mesquin. il balance trop. parce que manuele, manuele il attaque bien et suffit pas de grand-chose pour qu'il le tire hors de sa zone de confort pour qu'il se prenne la foudre en pleine gueule - andrea c'est son paratonnerre beaucoup trop élevé dans les airs.
- je l'répète ; j'ai pas envie qu'tu perdes ton boulot. un temps. et clairement j'ai pas envie non plus qu'tu penses que j'suis ce genre de personne. c'est blessant. mais ça, ça se dit pas clairement, ça reste du domaine de l'implicite. entre mecs faut pas trop en dire sinon ça fait tantouze de rose et de paillettes. sinon ça fait perdre toute la nature de ça. là. lui. eux. lui surtout. il lève les yeux, il le regarde enfin. il affronte. et il a beau lui avoir expliqué pourquoi il est revenu, ça tique quand même, ça craquèle. inutile, bon à sauter, à cacher, à sortir pour le bon vouloir, plaisir, désir. apparence en errance, ça devait être écrit. ou quelque chose du genre. remontée acide, ça le fait grimacer. s'il gerbe ce sera le pompon - une putain de catharsis.

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MessageSujet: Re: the chain ✰ manuele   Ven 5 Mai - 1:59



réponse somme toute rancune. quitte à noircir le tableau, encore une fois. ce qu’on fait de mieux lui et moi. repeindre les murs. choisir la corde et la ficelle. c’est pas une balle à te fracasser le crâne, c’est des coupures ici et là qui peinent à cicatriser. c’est que ça dure, entre les lignes, les mensonges et les éclats dans la voix. dans la mienne surtout. parce que ses mots, ils font mal. douloureusement mal. c’est le verre de trop qu’on dégueule sur le trottoir d’en face du bar. c’est à la fois libérateur et humiliant. parce qu’andrea, il soulève pas la coque du bateau mais l’océan tout entier. et le pire.
le pire,
c’est qu’il reste calme. le pire, c’est qu’il pourrait commander un menu big mac, il aurait exactement cette même gueule andrea. endormie. y a des baffes qui se perdent mais surtout qui se gardent. faut voir comment il dégoupille, comment il creuse ma tombe en un tour de bras. qu’est-ce que j’ai dit pour mériter la planche? on n’a plus dix-sept ans. moi moins que lui mais. c’est un peu gauche, sûrement maladroit, comme un chemin sinueux. mal éclairé. un dédale de largesses. faudrait s’foutre des oeillères pour marcher droit. fermer les yeux pourquoi pas.
- j’vois pas pourquoi t’en fais des caisses pour un job. tu t’en souvenais plus y a une minute et paf. c’est soudainement le boulot d’tes rêves. épargne-moi ta rhétorique plan-plan, c’est ni plus ni moins qu’une mission à la con pour faire bien dans le prochain bulletin municipal, t’es pas là pour peindre la joconde merde. et tu pourrais démissionner mais non, faut que t’insistes, c’est plus fort que toi. genre tu peux pas considérer deux minutes que ça me met mal que tu viennes bosser dans mon école. pas mal. mal à l’aise, ouais voilà. prends-le en note sur ton téléphone. voir si ça te parle. plus tard. bien trop tard. soupire. ça m’saoule d’avoir à partir sur de longues tirades qui ne mènent nulle part. d’avoir à lui expliquer cent fois l’même truc. ça m’intéresse pas. ça m’intéresse pas de le voir tous les jours.
j’me laisse tomber sur son lit, la gueule défaite. loin de moi l’idée de nourrir les corbeaux qui sommeillent sous ses encéphales mais. la pilule passe pas.
- ça faisait plus de deux. et j’sais pas ce que mainstream veut dire. mais j’te remercie. pour le compliment. je crois. c’est un peu de la flatterie pour endormir, la mozzarella qui cache le piment juste en-dessous. c’est très subtil. moins que mes regards pour lui. y a pas de haine. pas de reproches. c’est juste que j’ai pas l’habitude de ça, des lettres qui se tordent avant d’sortir. mais j’peux pas prétendre en avoir rien à foutre de c’qu’il m’dit. silence. j’ai hésité à faire passer ça pour une blague parce que. ‘fin tu vois l’truc. mon but premier c’est pas qu’on se prenne la tête mais putain. t’es sacrément susceptible. et borné. et j’sais plus quoi te dire. c’est pas que j’ai pas confiance, c’est que j’le sens pas. j’vois pas ce que j’peux dire de plus pour prouver ma bonne foi. j’vais pas non plus m’effacer sous ses revendications. abdiquer. me livrer à la police des polices pour lui faire plaisir. couper les liens de nos marionnettes. me balader avec un crucifix. lui jurer fidélité devant l’église. ça serait du flanc et j’lui en ai suffisamment servi en dessert. l’bail c’est que si t’étais un petit mouflard fils de pute tu m’aurais balancer à ma femme quand je t’ai envoyé chier- et que c’est pas le cas. donc c’est dégueulasse de dire ça comme ça, mais j’ai confiance. j’ai juste peur que tu fasses une connerie ou qu’il y ait une merde. ou j’suis parano merde, t’es content?
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MessageSujet: Re: the chain ✰ manuele   Ven 5 Mai - 13:00

c'est qu'une carcasse. c'est qu'une facette à double visages qui se trame. c'est que ça. dans le fond et dans la forme c'est pas glorieux. dans le fond et dans la forme c'est avancer dans le noir, et prier de pas se casser la gueule au bord de la route, se faire écraser la cervelle et partir le sang pissant d'un orifice à un autre. manuele c'est pas. c'est. c'est à pas frôler du bout des doigts, c'est pas à toucher sous peine d'y foutre le feu et d'attendre qu'il se détruise de lui-même. manuele c'est pas l'envie muette de tout savoir, de tout connaître. parce qu'il en a pas besoin, parce qu'il sait, parce qu'il a pas de plan sous les doigts pour lui permettre de cogiter. manuele c'est une poupée russe qui valdingue contre le parquet et dont il arrive pas à remettre les morceaux ensemble. elle est explosée. elle a perdu de ses couleurs vives au fur et à mesure qu'il s'approchait de la plus petite. et pourtant, à tourner la tête, il jurerait discerner quelques instants éparpillés où ça se marrait sans trop se soucier des autres. y'a le mur action painting qui en témoigne, ça le fait sourire un peu, ça lui file un frisson chaud dans les reins, l'estomac et la nuque, ça le pousse à dresser son dos bien droit et à froncer les sourcils. il balance à son tour. il est contre ses arguments, il veut se donner raison. et c'est ça qui fonctionne pas, qui peut pas prendre dans l'acier sans se brûler la main et voir la chair se fondre. veut avoir raison. veut avoir ce pouvoir. veut tirer les tissages étirés jusqu'à outrance. veut. vouloir. ce qu'il perd. perd. perd. ça fait veuve éplorée qui bouffe les cendres de son mari claqué de façon tragique et ridicule. ça fait névrosée qui peut pas tirer un trait sur ce qui se trouve à l'arrière, dans les coulisses, quand ça tanne dans les murmures, quand y'a des ombres chinoises pour imager, quand il est plus que de sang, de veines et de muscles. quand il est qu'une forme qui s'enchaîne à une autre. inspiration profonde, il joint ses mains, les fait pianoter avant de s'arrêter.
- c'est pas... ça. c'est pas qu'un boulot idéalisé. c'est pas qu'une tache qu'il étale jusqu'à ce qu'elle forme un rond, un triangle ou un carré. laisse tomber. il ravale sa salive, acide, il baisse les yeux, coupable. plus envie d'expliquer, plus envie de se salir les ongles, plus envie de planter ses racines dans la terre. plus envie de déballer sous une tronche circonspecte ce qui reste attrait du rêve. de l'idéal. parce que dans le fond, andrea, il est personne. il a plus trop envie de glousser, même si ça fait partie du packaging original et que dans sa boîte de poupée c'était bien précisé qu'il pouvait placer deux-trois phrases salaces ici ou là, qu'il était fabriqué dans les meilleures conditions possibles et les plus belles technologies. il se tait.
il prend juste place.
y se cale à califourchon sur son bassin, il le dévisage un peu avec ses cernes de trois kilomètres de long. il papillonne des cils. le pieu est défait, ça fait bosses autour de leurs cocons fragiles.
- j'te jure qu'y'aura pas d'pépin. ça descend d'un coup, ça apaise les battements du coeur en folie et rattaché à d'autres organes pour lui permettre de bien battre. il se penche, retrouve, redécouvre, respire paisiblement au point d'en fermer les paupières, de laisser sa bouche frôler la joue creusée de l'outragé. râle si tu veux... moi j'abandonne. moi je laisse tout le bordel ici. moi je tire ma révérence. j'savais pas, j'savais vraiment pas. supplique marmonnée, le courant électrique qui joue de ses nerfs, le bout du nez qui frôle la tempe. soupir. il se laisse allonger de tout son long sur lui, maigre plume dont il reste que le tronc de cartilage. ses bras passent sous le dos, se font une place. il serre. et la tête, elle, elle se cale sur le torse. elle écoute comment ça se passe à l'intérieur, comment ça se goupille.
c'est difficile de comprendre.
comprendre comment ça marche chez lui. de dessiner au fusain sur du parchemin l'exactitude des rouages qui s'entrechoquent. manuele c'est un peu l'effet caméléon, ça change à chaque fois.
- tu m'verras pas, tu m'capteras pas, tu m'discerneras même pas. j'existerais pas. serre encore. te tire pas. ça ira parce que... ouais. j'serais même pas une ombre. rien, du vide. et ça ira parce que... parce que j'ai - huh - pas ma place dans ta vie, ta vraie vie. ça sort tout seul, ça ricoche contre les fringues de manuele. ses doigts se fraient un chemin sous le tee-shirt, frôlent les vertèbres enfoncées dans le matelas. c'est le prix à payer pour se la péter d'être la favorite. seul comme un con à la fin, à embrasser le déluge. ça ira, j'te jure.

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MessageSujet: Re: the chain ✰ manuele   Mar 16 Mai - 4:51


c’était pas une belle photo, c’était pas un sourire mémorable, le bonheur intempestif qui fait pop-up, qui fume comme une vieille pellicule les yeux dans les yeux. c’est des formes qu’on distingue plus vraiment, c’est la buée qui marque le miroir de la salle de bain. et qui reste, tâche. et on voudrait pouvoir oublier, se pardonner d’être absent. de n’être qu’une moitié, manqué. parce que c’est jamais suffisant. ni avec elle, ni avec lui. y a toujours l’envie subite de changer les meubles de place. de faire du neuf avec du vieux. de déterrer les racines, les boîtes à bonbons.
andrea, c’est une aquarelle diluée au ghb. y a des auréoles. y a des bavures. c’est pas étincelant mais c’est là. ça creuse le sillon aussi bien sur la peau qu’en dessous. l’enveloppe qui se meut, qui fait de l’aube une corrompue, complice et lâche. ça cavale, maladie incurable qui fait déployer le premier genou à terre. c’que je voulais c’était pas ça, c’était pas le pathétique. la danse minable du clown qu’à plus qu’ses yeux pour pleurer.
j’te jure qu’il a dit.  
j’te jure, ça ira mieux.
j’te jure que j’la quitte.
j’te jure c’est toi que j’veux.

j’te jure.
tu débloques.
ils empirent.
pas besoin de lire sur les lèvres, pas besoin de langue des signes ou de cent-quarante caractères. c’est un fiasco qui relève du miracle. une suture pas conventionnelle qui laisse une traînée bleutée. ça fait mal que si on appuie dessus. raclure de la bouche du métro, quatre heures du mat. la colère qui claque la bouteille sur le parvis sous l’impulsion mal digérée d’un baiser avorté. ça laisse de minuscules éclats de verre dans la voix rocailleuse du lendemain automoto-téléfoot. pour pouvoir faire la paix, faut savoir faire la guerre caro.
y a qu’à le voir faire andrea, abattre à plombs la morale. abattre ce poids plume comme un as de pique sur le corps fatigué. ça fait ravaler les questions poisson d’avril. ça fait ravaler toute vérité pour pas trahir, pour pas blesser. c’est charmant de bons sentiments. fake. fake. fake,
paraît-il. sauf qu’une balle à blanc, ça traverse pas les murs, ça déchiquette pas le cuir et la couenne. ça défait seulement le lit en laissant cuba sur le carreau.
mais il est déjà défait, pas besoin d’y voir un signe des astres où les planètes seraient parfaitement alignées, où la lune serait rouille et la terre scie circulaire brisant nos os pour plus de lumière. pour une nuit de plus, s’assoir sur cette vie chienne, le ticket gagnant à la main. non. on n’a rien ici. ça sert à rien de sauvegarder là. le lieu et l’heure. le but de la visite. cette enchaînement tendre et probablement désintéressé.
on rembobinera la cassette,
on fera le best of pour plus tard. pour qu’il reste un truc. une accroche. un lien. fil invisible entre le vieux monde et le nouveau. une bouffe pour les charognes qui tournoient à l’intérieur de nos deux têtes.
un palmipède qu’on aurait tort d’oublier. et même, est-ce que c’est seulement possible? d’oublier? ici c’est nulle part et partout à la fois. c’est une injection dans la nuque que j’me prends à chaque fois qu’il me sourit. un enlisement qui me fait sentir chez moi. immortel selon les circonstances.
- c’que j’veux c’est pas que tu fasses la lune et moi le soleil. j’ai pas besoin d’une éclipse. et c’est pas que j’veux pas t’ignorer, c’est qu’à ce stade, j’aurais moins de mal à braquer une banque. sourire amusé. même si c’est pas qu’des conneries que j’dis.
ça laisse le bizarroïde, le moment d'osculation un peu étrange. les mots dégoupillés pour l’expérience. chimique. faudrait un boum. l’acerbe jalousie de ses draps plissés dans un tube à essai. pas la main qui glisse sous sa chemise froissée, dans son dos. à dessiner l’opaline qui le sied d’ordinaire.
- non y aura jamais la place mais ‘ptain, tu peux pas arrêter d’te fustiger un peu? qu’est-ce que tu veux que j’y fasse? j’suis pas magicien. silence. on plaque pas quelqu’un qu’on aime après trente ans de mariage, c’est comme ça. c’est logique. c’est suffisamment di bello pour être sacré. même si j’ai peu de principes.
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MessageSujet: Re: the chain ✰ manuele   Mar 23 Mai - 20:43

- no shit sherlock.
il claque un rire andrea. il reste sur lui, il veut pas bouger, il y tient pas. il s'y sent bien, là, tout contre lui, à capter chaque nerf victime d'un soubresaut, à écouter le battement du coeur trop vieux pour ce genre de merdier. à se concentrer, à respirer lentement. apprécier, apprécier ce geste qui vient glisser sur sa colonne vertébrale et lui file un délicat frisson à s'en hérisser les poils. il est plus sûr de prendre vraiment en considération ce qu'il dit. il est plus sûr de vouloir entendre le même discours à chaque fois, et quand manuele il parle de se faire du mal, il est sans doute pire que lui. les paupières tombent, le bout de son nez vient frôler le tissu, la joue reste elle bien plate. l'est arrivé trop tard andrea, ou c'est l'autre qu'a déboulé trop tôt. dans tous les cas y'a un écart qui peut pas fonctionner, qui fait que le rouage se coince et fait pas marcher la montre dans le bon sens, ni tout court. parfois y'a une aiguille qui glisse de un à deux, mais ça reste rare. ça reste trop rare pour que ça passe dans les journaux. ça le fait soupirer un peu, grincer des dents et le serrer encore, encore, encore. comme s'il allait en claquer subitement. arrêt cardiaque, trauma crânien signé par montolivo dans toute sa splendeur. l'est con. l'est si con andrea à continuer de vouloir l'amadouer. l'est si con. l'est pas assez égoïste et un peu trop à la fois.
- j'pense que t'as raté ta carrière. t'aurais dû t'lancer dans la poésie, tu dis pas qu'des trucs moches. sa gorge vrombit à nouveau. aisance. insouciance juvénile qui fait gonfler ses joues de poupon. y va prier personne andrea, parce qu'il croit pas à grand-chose. arrivera ce qui arrivera, et peut-être qu'il pigera enfin l'impact une fois qu'il le lâchera dans la fosse aux lions, prêt à se faire bouffer, pauvre brindille qui se fait bousculer au moindre souffle. hm... silence, il en vient à se redresser, assis à califourchon sur sa taille pas si massive que ça. y jette un coup d'oeil rapide derrière lui, sur les longues jambes de manuele. elles ressemblent à des allumettes, prêtes à craquer et à s'enflammer à la moindre contrariété. j'me flagelle pas, j'place juste des constats là où ils doivent être. alors... bah t'sais, pas la peine de me rappeler une généralité évidente. c'est comme un plus un fait deux, j'pourrais rien y changer.
sa bouche s'étire.
ça forme un petit croissant de lune discret. un peu niais, un peu mielleux, un peu tout ce qui lui déplaît quand sa pompe à hémoglobine chope les fils et le dirige, vulgaire pantin d'un visage qui le dépasse. il se penche, andrea, il se penche et glisse ses doigts sur la mâchoire. il frôle, il cherche, apaise les tensions, cherche à l'ailleurs pour lui faire oublier tout ça. parce qu'au moins, c'est un truc dans lequel il est pas mauvais mais à double-tranchant, soit ça marche, soit ça foire. un baiser qui se vole, un baiser qui se prend, le souffle qui carbure, le souffle qui s'écrase contre la peau, l'étreinte qui s'éternise en un gonflement dans ses reins.
c'est à s'en damner.
- arrête de faire la gueule, hm ? murmure, il pince sa lèvre inférieure rose et légèrement brillante. et maint'nant qu't'es là... tu veux pas rester ? j'suis com-plèt'ment à la ramasse mais donne-moi encore deux minutes et j'suis bien bien réveillé. andrea il reste proche, andrea il veut pas s'éloigner, andrea il a peur qu'il devienne que les restes d'un fantôme ou d'un spectre qu'il aurait trop fantasmé durant trop d'années. et si tu veux mon avis, avec ta joie et ta bonne humeur, t'as plus d'la lune que du soleil. mais bon j'suis pas un expert en la matière. sauf que c'est la lune qui chiale chaque fois qu'elle perd le soleil.

_________________

grande finale ✰ devant qui ? pour combien de temps ? où y'a-t-il écrit contrat for ever ? à qui appartenons-nous ? je suis à toi, tu es à moi, je t'appartiens, tu m'appartiens, mais on est où là ? on est où ?
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