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 what would i do without you ? (manuele)

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Shitty family

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MessageSujet: what would i do without you ? (manuele)   Mar 2 Mai - 9:28

les vrais amis, à deux heures du matin, ça fait pas que t’aider à enterrer des cadavres
pv manuele

Ça lui apprendra, à Lucio. Ça lui apprendra à faire des escapades en pleine semaine direction Bonifacio parce que c’est soirée couscous chez Barbara. Il aurait dû refuser. Il aurait refusé, s’il avait su. Mais bon, qui pouvais bien résister à un bon couscous maison ? Quand il y pense, il s’en veut pas trop. Parce que l’amour de la semoule et des pois chiches est plus fort que tout. Mais quand il pense à l’après, il se dit qu’il aurait pas dû. Qu’il aurait dû attendre, ou ne pas y aller du tout. Ou qu’il aurait dû acheter une bagnole plus récente.
Non, pardon Suzie, je pensais pas ça. Te vexe pas.
Suzie, c’est sa vieille carrosserie couleur caca d’oie qui avoisine bientôt l’âge de ses gamins. Il l’a eu pour pas cher, quand il est arrivé à Porto Vecchio y a trois ans. Faut dire, il a pas souvent l’occasion de rouler, alors il a trouvé ça absurde d’investir dans un coupé ou un quatre quatre blanc immaculé. Puis, Suzie, elle lui a jamais fait faux bond. Elle crachote parfois, certes (autant qu’un mec atteint de cancer du poumon en phase terminale). Il lui arrive de tousser un peu au démarrage (les fois où elle veut bien démarrer). Et son frein à main ne supporte pas toujours le froid ou les pentes (demandez à Patrick, le voisin du dessous, sa fiat en souffre encore). Peut-être même que sa vitre côté conducteur ne se ferme pas toujours et que la climatisation est loin d’être fonctionnelle (mais comme ça, économie de batterie, une maligne cette Suzie !). Il n’empêche qu’elle a toujours fini par l’amener à bon port. Elle n’a jamais failli.
Jusqu’à cette nuit.
Ce sont les phares qui ont montré en premier des signes de faiblesse. Il roulait sur une portion de bitume approximative assez sinueuse, entourée d’arbres. Flemme de passer par les grandes routes, qu’il avait pensé. Putain ça lui apprendra. Sauf que très vite, Suzie, elle s’est mise à souffler aussi. Et à ralentir l’allure, comme un asthmatique qui se rend compte qu’il finira pas le marathon entier. Elle a fait des bruits bizarres qu’elle avait jamais fait avant. Le genre de râle mécanique pas très rassurant. Celui qui te hurle aux oreilles « terminus, tout le monde descend avant que ça n’explose ».
Et ça a continué de ralentir encore sur quelques mètres.
- Non, non, non non non non ! Suzie, ma belle, ma petite, me laisse pas tomber. Allez, je sais que t’es forte !
Comme si elle l’entendait, la machine a repris un peu de la vitesse, alors que Lucio était toujours pied au plancher sans dépasser les vingt kilomètres heure.
- Oui ! C’est ça ! Bats toi mon petit tas de ferraille !
Oups. Il savait parler aux femmes, Lulu.
Elle était susceptible comme personne sa caisse. Et voilà qu’elle lui en faisait payer le prix.
Bah bravo.
Bah merci.
Tout en soupirant, les mains toujours accroché au volant, il laisse retomber sa tête sur celui-ci et dans un dernier coup de klaxon interminable, Suzie rend l’âme.
RIP.

Il sait pas exactement combien de temps il reste là, à pleurer sa titine dans le noir silencieux. Il sait juste qu’il est deux heures trente du matin, qu’il est en pleine forêt et que même si la maison n’était plus qu’à une dizaine de kilomètres, il allait pas les faire à pied. Ses genoux ne lui pardonneraient pas non plus. Et puis, s’il restait là, il était à peu près sûr de se faire faucher par des bêtes sauvages. Ou Andrea qui rentre de boîte. C’est relatif.
Il reste donc plus qu’une seule chose à faire.
Appeler son prince charmant.

Il a dû rappeler deux fois avant que son dit chevalier servant ne daigne décrocher. Bon c’est vrai que vu l’heure, il lui voulait pas tellement. Mais quand même. On laisse pas bébé dans un coin, comme ça.
- Allô Manuele ? Oh, dieu soit loué, merci.
Il avait l’impression d’avoir passé une éternité seule sur le bord de cette route tellement entendre le son de sa voix ensommeillée lui faisait du bien.
- Ahahahahahahahaha, tu vas rire hein, mais… je suis en panne.
Rire nerveux qui lui fait regarder à droite et à gauche. Il voit rien dans toute l’obscurité ambiante et ça le stresse encore plus.
- S’il te plaît te plaît ? J’ai peur, je vais me faire manger par des rats géants si ça se trouve. Tu veux pas ma mort sur ta conscience, si ?
Quelqu’un d’autre l’aurait pris pour une boutade, un genre de blague jaune pour détendre l’atmosphère. Mais Manuele, il connaît son Lucio. Il sait que c’est une tapette finie.
- Sur la départementale 659, direction Porto Vecchio, à peut-être dix-quinze kilomètres au sud. Entre deux hêtres, si ça peut t’aider.
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MessageSujet: Re: what would i do without you ? (manuele)   Jeu 4 Mai - 4:22

j’ai soupiré. le genre de soupir qui déforme les joues le temps de quelques secondes. le genre désespéré mais pas forcément surpris.
- quel chieur. lucio. lucio la poisse. lucio l’angoisse d’être né un vendredi treize ou une connerie d’ce type. lucio qui se fout dans la panade, tout seul, comme un grand; la différence entre lui et moi, c’est que j’ai besoin de plusieurs verres dans l’pif pour atteindre son niveau d’emmerdes.
m’appeler à deux heures. trois heures presque. pour sa maudite bagnole qui roule on sait pas comment depuis près de deux ans. j’vais pas mentir, ça m’fait chier.
- rhabille-toi faut que j’parte. regard noir. ça m’appendra à fréquenter d’la bourgeoise de seconde main. faut dire que c’est pas joli-joli d’la foutre dehors là maintenant- mais j’ai pas l’temps. puis c’est pour le cul, pas pour tailler une bavette. si tu veux du fric. pour le taxi. sers-toi. elle zappe, n’arbore qu’un majeur. rageur. faut dire que ça fait putain. peut-être.
tout ça pour sa caisse de papi. j’aurais envoyé ce tacot à la casse depuis des lustres à sa place. mais lucio il aime les vieilles choses. il aime pas l’changement. faudrait qu’le temps se fige. un espace-temps. sympa. avec la femme et les mioches sur une plage de corse à s’la couler douce. le bob vissé sur le crâne à siroter un mojito. avant d’faire vieux monsieur dans sa garçonnière. avant d’finir vestige; comme ses maillots soi-disant collectors de l’ac milan.
qui valent pas un clou.
quel gâchis. y a pas à dire, y a rien d’mieux pour me miner l’moral.
rien d’mieux qu’une femme qui s’rhabille.

à cette allure, c’est quasiment du service express.
c’est facilement deux points en moins sur mon permis. aussi.
faut pas croire qu’un monospace c’est forcément une conduite prudente et respectueuse des limitations de vitesse. surtout la nuit. surtout quand c’est moi qui conduit.
le noir en dehors est glaçant et la départementale 659. bah c’est une départementale comme une autre, y a deux lampadaires qui se battent en duel tous les dix kilomètres. et pourtant. lucio, il était difficile à rater avec son gilet jaune et ses yeux de cocker derrière son triangle rouge. dieu seul sait comment on appelle c’truc, d’ailleurs.
j’me suis garé comme un voleur de bijoux et j’suis sorti à travers la broussaille avec une envie de pisser.
- lucio, ma che cazzo? les doigts se joignent et le bras s’agite. j’étais... occupé. pas besoin d’un dessin j’suppose. quoique, avec lucio j’suis jamais sûr. j’enfile un gilet jaune semblable au sien. je m’adapte. ‘fin presque. ça doit faire une éternité que j’te dis d’changer de voiture; en plus de ça, t’es un cliché ambulant avec ta fiat 500. c’est pas pardonnable. lucio faut pas qu’il m’voit comme un faiseur de miracles parce que j’veux bien faire semblant d’jeter un oeil à sa panne, j’ai pas vocation à mettre les mains dans le cambouis. j’suis ni garagiste ni antiquaire. donc autant sauter l’étape ‘superman qui sauve le monde’. attends deux secondes, pourquoi t’es pas chez toi? tu sors d’où comme ça? le visage s’illumine. presque. j’lui donne une légère tape dans l’dos. j'aurai au moins un motif de satisfaction, j’suis pas venu seulement pour la cueillette faut croire. j’te donne un coup de main mais j’veux savoir qui c’était j’rigole pas. est-ce que j’la connais?
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MessageSujet: Re: what would i do without you ? (manuele)   Jeu 4 Mai - 17:28

D’abord, il s’est dit qu’il va simplement l’attendre, là, assis derrière le volant à écouter les derniers hits de la nocturne de virgin radio. Mais c’est quand il s’est mis à capter plus qu’une chaîne de radio sataniste qui diffusait des histoires d’épouvantes qu’il s’est dit que finalement, ce serait pas mal de se dégourdir les jambes. Histoire de vérifier aussi que la dame blanche s’invite pas incognito dans son coffre. On sait jamais, hein. En Corse, tout est possible.
Puis, bon, il est pas si con, Lucio. Il a bien retenu ce qu’on lui a dit à son stage de récupération de points l’an dernier (il avait grillé un stop)(oups)(bon, en faite, c’était volontaire)(ce qui était moins voulu c’était les flics planqués deux mètres plus loin). Alors ni une ni deux, il met les warning avant de sortir et s’habille d’un beau gilet jaune.
Il lisse plusieurs fois les pans de l’horreur sans manche en se disant que s’ils en fournissaient des cintrés, plus de gens les porteraient. C’est pas super fashionable, comme ça.
Il étire ses courtes jambes sur plusieurs longueurs et en profite pour lâcher le triangle sur le bord du bitume. Mais c’est pas vraiment comme si quelqu’un allait passer par là.
D’ailleurs, il est où Manuele ? Pourquoi il est pas encore là ? Il s’est rendormi ?
Il a pas pu réfléchir plus loin, Lulu. Il a entendu un bruit dans les fourrés un peu plus loin.
Il lui en a pas fallu plus pour se carapater à l’intérieur de sa caisse et activer la fermeture centralisée. Tant pis pour le podcast dédié à Lucifer, c’était toujours mieux qu’une horde de sangliers sauvages prêts à le déchiqueter de toute part.
Respire, Lucio, respire.
Et puis, il voit au loin deux lumières salvatrices. Ses pupilles s’écarquillent et il sort en trombe du véhicule. Il lève les bras et les secoue de gauche à droite, comme Robinson qui appelle à l’aide sur son île. Merci Dieu, Artémis, Sauron, peu importe. Il était venu.
Bon, niveau rangement en bataille avant, par contre, il peut aller se rhabiller, Manuele. Mais Lucio il est trop ému pour faire une remarque.
Du coup, tout naturellement du monde, quand l’autre se met à bouillonner avec son accent sicilien à couper au couteau, tout ce qu’il trouve à faire, Lulu, c’est de se jeter dans ses bras et d’enfouir son visage contre son torse.
- Merci, merci, merci. J’ai l’impression que ça a duré une éternité. Tu te rends compte ? J’étais à deux doigts de mourrir dévoré vivant, Manuele.
Il serait presque à deux doigts de chialer si son beau-frère poursuivait pas la conversation.
- Occupé ? qu’il souffle. Nan, finalement dis rien, je préfère pas savoir ce que vous faites en pleine semaine avec ou sans ma soeur.
Droit de veto, en quelques sortes. Lulu se décolle et lui rend son espace vital. Il jette un oeil à ses chaussures de ville engloutie dans la pénombre pendant que le cadet le sermonne. C’est qu’il serait prêt à bouder, ce couillon.
- Déjà c’est pas une 500, c’est une panda. Et parle pas comme ça de Suzie, elle a toujours été digne.
Pour joindre le geste à la parole, il tapote le haut de la carrosserie caca d’oie de cet ange parti trop tôt. Ce sont les nouvelles interrogations de Manuele qui le tirent de sa fascination morbide. Le plus innocemment du monde, il répond :
- J’étais invité à manger couscous. Fais pas cette tête, ça m’arrive hein, de sortir quand même.
Regard indigné numéro 2, si c’était pas lui, Lucio il en serait presque vexé. Mais bon, le sicilien avait pas tort. Les mondanités et les bouffes entre amis, c’était pas vraiment le truc le plus courant chez Lulu.
- Calme tes ardeurs, cupidon, c’était que Barbara.
Le gamin en lui, lui ferait bien tirer la langue, mais il se rappelle soudainement qu’il est supposé être un adulte. Puis de toute façon, c’est malpoli.
- Mais c’est vrai que ça lui allait bien, sa nouvelle robe à fleurs.
Il hoche la tête et il observe le petit sourire satisfait de son interlocuteur. Il comprend pas trop où il veut en venir, alors il se contente de secouer la tête, les sourcils froncés. Faut qu’il arrête les sous entendus, Manuele, il sait très bien que les devinettes c’est pas son fort à Lucio. Il a jamais été bon à Taboo.
- Sinon, je sais pas du tout ce qu’il s’est passé. Je roulais tranquillement et d’un coup, elle a rendu l’âme. J’ai même pas encore eu le courage d’appeler le dépanneur, ça me fait trop de peine.
Il soupire. Il passe encore quelques petites secondes à mater son petit bijou de rouille et de caoutchouc avant de se souvenir. Son petit visage moustachu s’illumine. Il fait un signe de l’index à Manuele et ouvre le coffre. Il y déloge la bouteille de rouge qu’il était supposé offrir à Barbara pour le dîner mais il avait oublié. Il la tend à son coéquipier, avec un petit sourire.
- Tiens, c’est pas un Petrus de 67 mais c’est pour te remercier de venir sauver la demoiselle en détresse que je suis. Je te dois au moins ça.

_________________

et en une fraction de seconde, tout s'écroule.
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