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 rapides et dangereux (libre)

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MessageSujet: rapides et dangereux (libre)   Ven 12 Mai - 15:23

Les p’tits vieux dans la rue,
ça a toujours fait quelque chose à Isaac.

Un peu comme quand vous voyez les bébés animaux égarés sur le trottoir. Vous vous arrêtez et, d’une certaine manière, vous aimez que la bestiole vous remarque. Vous espérez même qu’elle se rapproche et qu’elle quémande quelques caresses, slalome entre vos tibias.

C’est pareil pour les vieux, (sans les caresses) ils sont là, installés dans le quartier, à pendre leur linge sur le fil alors que vous passez en dessous. Et parfois, c’est devant vous qu’ils sont, ces petits vieux. Pour traverser une route tailladée par les véhicules, les gens, le vent et la pluie. Les aléas de la vie. Si Isaac n’avait pas son âge, il se dirait qu’il est comme eux, à suivre un chemin plus par automatisme qu’autre chose, à aller doucement, à apprécier la moindre petite chose sans valeur et à moraliser tout et tout le monde. Un petit con qui ressemble à tous ces vieux cons.

"Dis mon garçon.
Tu voudrais pas aider une vieille dame comme moi à porter ses courses ?"


La phrase perce tranquillement ses tympans ; voix chevrotante qui fait vibrer son ouïe endormie. Isaac entend puis voit. Il la voit elle, avec tous ces paquets et ses plastiques, remplis de gâteries pour ses petits enfants et de cubes de bouillon de poulet pour ses potages. Les carottes et les poivrons sont là eux aussi. C’est beau, ça donne envie de tout porter et s’en aller avec.
Mais la mamie elle veut juste qu’il porte.

"D’accord."

Il répond de son timbre endolori, reposé. Isaac il peut pas dire non aux mamies, surtout quand elles sont aussi simples, aussi gentilles. Alors il soulève les sachets par la lanière, cale tout contre lui, amasse les quatre paquets blindés. Et mamie elle redevient libre comme l’air.

Tous les deux ils marchent un peu. Mémé elle sait où c’est chez elle, donc elle commande à Isaac les virages à prendre pour qu’il se trompe pas. Elle lui raconte des trucs, des histoires de sa vie et la couleur du ciel : tout ça Isaac entend. Mais est-ce qu’il écoute ? Sa voix répond parfois des « ah oui » ou des « ah non ». Et ça suffit à faire plaisir.

Puis il y a un tournant. Encore un. L’angle droit est brutal : Isaac ne remarque pas quand un inconnu lui rentre dedans, ses paquets éjectés au sol, mamie affolée. Les choses éparpillées, les histoires envolées, c’est Isaac qui va encore tout ramasser.

Les légumes roulent sur la route et se font écrabouiller par une voiture.

"Merde, les poivrons !"
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pseudo : djesus getnaked. swann.
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crédits : kinjiki. anaëlle. tumblr. lost river.
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venue : 25/04/2017

quartier habité : loft new-yorkais dans l'ouest. ou au bar du hit me daddy. toutefois tu squattes un peu partout et nulle part à la fois.


bénédiction : t'es tombé dans une concession fraîchement creusée, alors que tu arpentais un cimetière la nuit. on ne dira pas ce que tu voulais y faire.
scoumoune : 548
mésaventures : ezekieljuandolorèsottoraphaëlluciojadeloumamehaninoaalucard ☾ chiara ☾ hit me daddy ☾ non pas toi because j'ai vraiment plus de place ☾ fermé pour le moment.

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MessageSujet: Re: rapides et dangereux (libre)   Ven 12 Mai - 22:13

Toi, t’en n’avais strictement rien à foutre des petits vieux ou des bébés. Ils ne t’attendrissaient pas du tout. Les petits vieux avaient tendance à gueuler sans raison sur les petits jeunes, prétextant qu’ils foutaient sans cesse le bordel alors, qu’en réalité, ils étaient jaloux parce que leur jeunesse et leurs années d’insouciances leur manquaient, et les bébés ne servaient à rien, si ce n’est pleurer pour vous empêcher de dormir et baver sur les draps que vous veniez de laver.
C’est pour cela, que tu ne réagis pas lorsque la petite vieille apparut dans ton champ de vision, chargée de paquets jusqu’au cou, galérant pour faire quelques pas. Ben ouais, mamie. Fallait y penser. Si tu avais autant de courses à faire, il fallait prendre un caddy. Cela coulait de source.
C’est ainsi, étonné de voir un gamin courir à la rescousse de la petite vieille – héros déchu, qui tombait du ciel pour venir en aide aux plus démunis –, tu regardas la scène passivement en continuant à fumer ta cigarette, le dos appuyé contre le mur. T’ennuyant, et quelque peu intrigué, tu les suivis paresseusement, quelques mètres en arrière discrètement, n’écoutant pas du tout leur conversation – parce que de toute manière elle n’avait pas l’air intéressante et sa voix grelottante te sortait par les trous de nez et te faisait grincer des dents –, mais épiant leurs moindres faits et gestes.
Toi, tu n’étais pas de ces mecs qui aidaient les autres. Tu n’en avais rien à foutre du destin d’autrui. Ils pouvaient crever devant tes yeux, que cela ne changerait pas ta vie et ne t’empêcherait pas de dormir. Mais tu étais curieux, et un fouteur de troubles.
Alors, tu allais abandonner cette nouvelle tâche en essayant de trouver une autre préoccupation plus intrigante lorsqu’un connard – autre que toi, pour changer – vint percuter le gamin qui faisait sa bonne action.
Tu fronças les sourcils, en voyant les pauvres poivrons venir rendre vie sous les roues d’une voiture qui roulait à toute allure, et chopas ce fameux mec connard par le col, avant qu’il ait pu s’échapper, déguerpir sans demander son reste. « Tu crois que tu vas où comme ça, toi ? » Toujours le col fortement serré dans ta poigne experte, tu le traînas jusqu’au gamin et à la vieille dame pour qu’il vienne s’excuser. Intérieurement, cela te faisait rire. Tu avais presque l’air du bon samaritain alors qu’en réalité tu n’étais qu’un autre être humain intéressé par la misère des autres.
Tu lui donnas une claque sur la tête avant qu’il ne s’enfuie, la queue entre les jambes, sans demander son reste.

Tu adressas un sourire presque chaleureux à la vieille dame, apparemment déçu de ne pas avoir ses poivrons ce soir – qui mangeait encore des légumes aujourd’hui ? –, te baissant pour arriver à sa hauteur. « Je suis désolé d’avoir été témoin de cela, madame. Je ne pourrai remplacer vos poivrons, par contre je veux bien vous dédommager. » Alors tu lui tendis un billet de dix euros, amplement suffisant pour des poivrons, et en plus tu ne demandais pas le reste de la monnaie. Tu t’en battais les couilles de dépenser ton argent, par contre faire les courses… Il ne fallait pas non plus trop t’en demander.
Tu te tournas alors vers le gamin. Parce que effectivement, il avait plus ou moins l’âge de tes propres enfants, et il t’avait fortement intrigué. Sinon tu ne serais pas là, actuellement. « C’est bien ce que t’as fait. Il en faudrait plus des comme toi. » L’hôpital qui se foutait de la charité, parce qu’en réalité tu n’en pensais pas un mot. Le sort des autres, ce n’était pas un sujet qui te concernait et qui te préoccupait. Mais tu ne sais pas trop ce qu’il te prenait… Ouais, peut-être que tu t’ennuyais un peu trop, aujourd’hui, en fin de comptes.
Alors tu pris les trois autres sacs dans tes bras – grand comme tu étais –, en laissant un au petit bonhomme, avant de les accompagner jusqu’à chez elle, voyant avec délice qu’il y avait un ascenseur. Putain, qu’est-ce que tu aurais eu la flemme de monter les escaliers jusqu’à chez elle. Tu n’étais pas fait pour cela, t’étais pas un larbin. « Viens, je te paie un coup pour te récompenser. » Que tu lui proposas après que la vieille mégère vous ait lâché la grappe. Parce que tu n’avais rien de mieux à faire, parce que tu voulais apprendre à connaître le gosse qui était apparemment attendri par ces vieilles personnes, alors que toi tu ne l’étais pas du tout.
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MessageSujet: Re: rapides et dangereux (libre)   Sam 13 Mai - 19:36

Son corps s’était arqué pour s’élancer à la poursuite des derniers aliments qui couraient chercher leur mort sous les pneus de voiture,
lorsqu’il se passa une sorte de miracle.

Une sorte, parce que ça n’arrive jamais par hasard… et surtout pas gratuitement. Mais c’était avec le regard surpris, presque crédule qu’Isaac contemplait le sauvetage improvisé d’un homme bien plus âgé que lui -- et sans doute bien plus expérimenté. Le front plié par la « colère » (est-ce que c’était vraiment ça?), son aîné avait empoigné la tierce personne et l’avait faite capituler à leurs pieds. C’était assez gênant, en fait, parce que même mamie elle aurait pas voulu autant de violence pour quelques poivrons. Mais l’action d’aider avait suffit à convaincre de la pureté du geste, et autant elle qu’Isaac n’eurent de chose à redire. Il avait maîtrisé la situation comme un pro et c'était tout.
Dès le départ, il fit forte impression à Isaac. Les grandes personnes (les vraies), elles savent comment on fait, elles savent réparer les bourdes. Isaac, lui, il sait pas.

Le sauveur coinça même un billet de dix euros entre les mains de mamie, leur offrit une expression bienveillante à tous les deux et appuya que c’était bien, qu’il avait été un brave garçon. Brave Isaac. S’il s’était assurément mis mémé dans la poche, pour Isaac ça allait être une autre paire de manche [tout jeu de mots prohibé]. Porter des sacs plastiques en moins n’allait pas le faire abandonner sa défense pour autant : c’est pas comme ça qu’il a appris à se comporter avec les personnes qu’il connaît pas, Isaac.

(…)  Tous les trois, ils marchent un peu. Toujours. Maintenant elle sait qu’elle a plus grand-chose à craindre, mamie, avec cette force nouvelle à ses côtés. Alors ils arrivent sans encombres à l’appartement qui cache une cage d’escaliers énorme, mais aussi un ascenseur qui va leur permettre d’apporter tout ça là-haut (décidément elle aurait jamais pu le faire toute seule la vieille).

Puis quand mamie claque la porte derrière elle après ses précieux remerciements et un signe de la main, Isaac fut surpris. Une nouvelle fois. Désarçonné par l'offre, il va mettre quelques secondes à répondre, à trier les pensées « pour » des pensées « contre ». Le regard d’Isaac échappe à l’homme, cherche plutôt ses mots sur le sol et les murs.
C’est difficile de répondre à quelqu’un qui, pour une fois, vous dit quelque chose de bon.

«J’veux pas voler plus de votre temps.» (Il voit que sa réaction déçoit) «... Mais si ça vous ennuie pas, j'suis partant.»

Parler aux hommes plus âgés que lui lui a toujours donné l’arrière goût qu’il ne répondait pas les bonnes choses, qu'il se trompait. Peut-être parce qu’il a jamais connu ça à la maison ; peut-être aussi parce que c’est secrètement ce qu’il aimerait être. Un homme qui a de la prestance, qui émane quelque chose de fort.

«Comment j'dois vous appeler?»
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MessageSujet: Re: rapides et dangereux (libre)   Mer 17 Mai - 17:53

Tu n’étais pas gentil. Non, assurément pas. Tu n’étais pas un mec gentil. Luan Wolf et gentillesse, c’était un oxymore, un des plus grands paradoxes, dans une même phrase. Toutefois, tu étais bon comédien… bon comédien lorsqu’on ne connaissait pas ta vraie nature, presque satanique. Alors, ton petit sourire qui jouait sur tes lèvres aurait pu être perçu comme un signe de pure innocence, alors que tu te montrais satisfait de faire à ton tour une bonne action. Sourire agréable sur un visage serein. Sourire qui aurait alerté les personnes qui te connaissaient, parce qu’il était tout le contraire de l’innocence, et qui auraient très certainement averti Isaac et la mamie et les auraient conseillé de s’enfuir très loin de toi.
Mais non.
Peut-être avais-tu réussi à convaincre la vieille – après tout, tu trouvais cela tellement facile de manipuler les séniles, encore plus aisé que n’importe qui –, néanmoins le jeune homme ne disait rien, et semblait méfiant, pas aussi simple à berner. Tiens tiens, c’était fortement amusé.

Tu n’attendis même pas quelques secondes après que la porte de l’appartement, qui sentait le vieux, se soit refermée pour lui sauter dessus – métaphoriquement, bien sûr – de nouveau. Il avait l’air perdu le gamin, à ta soudaine demande. Tu ne pouvais pas lui en vouloir, après tout tu savais que tu avais tendance à perturber. Alors, tu te retins de rire pour ne pas le vexer – après tout, tu ne le connaissais pas, et tu ne pouvais donc pas prévoir ses réactions –, mais ne pus empêcher un sourire sincère d’étirer tes lèvres. Sourire qui se transforma en moue déçue, sur-jouée comme à ton habitude, lorsqu’il commença per décliner l’invitation. Non, ce n’était pas de la gentillesse de ta part, seulement de la curiosité, puis tu détestais que l’on te refuse quelque chose, aussi con que cela pouvait être. « Très bien. Là, tu me fais plaisir. » Et tu l’attrapas par les épaules, comme si c’était la chose la plus naturelle du monde, comme si tu n’étais pas entrain de violer les règles tacites de l’intimité et de l’espace vital, avant de l’entraîner dans les escaliers. Probablement que tu le mettais mal à l’aise, tu te rendais bien compte, mais cela ne t’empêchait pas d’être toi. Au contraire, t’avais envie d’en rajouter une couche en plus.
Tu riais allègrement. « Fuck, j’en perds mes bonnes manières. Moi c’est Wolf, ou Luan, au choix. Et tu es ? » Comme si un jour tu avais effectivement eu des bonnes manières – si on omettait tes années passées aux côtés de tes parents et tous ces bourges –. Le fait que tu jurais presque à toutes les phrases, toujours dans ta langue natale comme un rappel à l’ordre en plus de ton accent, en était une jolie preuve. « D’ailleurs, t’as pas à me vouvoyer. Ça me donne un coup de vieux. Puis c’est pas parce que j’ai les cheveux grisonnants que je suis au papy que les autres. » Pour ne pas nommer explicitement la vieille que vous veniez de raccompagner. Tu ne t’empêchais pas d’être toi-même, toutefois tu savais qu’il fallait probablement que tu mesures, encore un peu, tes paroles.

Poussant le battant de l’immeuble dans lequel vous aviez pénétré il y avait quelques minutes, tu sortis une cigarette avant de la placer dans ta bouche. « T’es du coin ? T’as un endroit où tu voudrais que l’on se pose ? » T’avais hésité quelques secondes à faire ton roi et l’amener à un endroit où toi tu voulais, néanmoins le choix n’avait pas été difficile à prendre. Tu souhaitais chercher à le connaître, et pour cela il fallait qu’il se sente à l’aise. De plus, si tu connaissais la ville comme ta poche, depuis le temps que tu traînais ses rues, tu voulais te dévoiler le moins possible… pour le moment.
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