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 les triplettes de belleville ☾ wolfgora

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MessageSujet: les triplettes de belleville ☾ wolfgora   Ven 28 Avr - 10:12

Si quelqu’un avait l’esprit de te demander comment tu faisais pour constamment te foutre dans des situations pareilles, c’est-à-dire loufoques, excentriques et inexplicables, tu ne saurais que répondre. En fait si. D’un air faussement dramatique et mystérieux, tu rétorquerais tout simplement que c’est le talent – sans oublier de faire une sortie digne d’une princesse en faisant tournoyer ta cape blanche –. Toutefois, cela ne pouvait bien sûr être une réponse acceptable. Néanmoins, les faits étaient ce qu’ils étaient – très philosophique tout cela, merci Luan –, et tu avais effectivement un don particulier pour te retrouver dans des conditions plus qu’improbables. Vie d’aventures et d’adrénaline. Au moins, l’ennui n’était pas un mot qui faisait partie de ton vocabulaire.

Grande surprise ! – oupas –, ce soir ne faisait pas office d’exception à la règle. Tout avait commencé le plus normalement du monde possible – enfin si tu connaissais la normalité… –. Alcoolique et branleur dans toute sa splendeur, tu étais encore venu squatter les tabourets du bar du Hit Me Daddy. Si tu ne fus pas surpris d’être rejoint par Juan une petite heure plus tard, tu en fus grandement heureux. Et à la tienne et à la mienne, il ne vous fallut pas vous faire prier pour vous enivrer bien comme il fallait. Soirée bien avancée mais absolument pas finie encore – tu n’allais pas t’arrêter en si bon chemin, surtout lorsque tu étais en compagnie de ton partenaire de crimes –. Alors, pour toi cela te sembla la chose la plus logique du monde lorsque la soirée dérapa réellement.

La vision quelque peu floue, tu n’en laissais rien paraître alors que tu essayais des costumes hors de prix, que tu ne sortais que très rarement, devant ton miroir. Tu en attrapas un qui te semblait de la taille de ton camarade de guerre – enfin de connerie – pour qu’il l’enfile à son tour.
Oui. Parce que vous aviez décidé d’aller bouffer à La Table Marine.
Restaurant gastronomique trois étoiles.
Bande d’idiots que vous étiez.
Ce grand retournement de situation s’était déroulé il y avait à peine vingt minutes, et pourtant déjà tu ne te souvenais plus très bien comment vous étiez arrivés à la conclusion que vous rendre à La Table Marine était une bonne idée, dans tous les cas vous y fonciez têtes baissés. Ah si. Il avait dit qu’il avait faim. Tu avais rétorqué que toi aussi, et que tu mangerais bien du homard. Alors allons à La Table Marine. Rien de plus logique. Cqfd, comme disait le bas peuple.
Puis tu avais bouqué une pute – enfin une escorte girl, pardon pour le langage – et une danseuse à Ezekiel. Parce qu’il fallait pas déconner non plus, autant débarquer comme des rois en jolies compagnies.
D’ailleurs, la danseuse que t’avais embarquée avec vous dans vos mésaventures, c’était une gonzesse ou un kemé ? Tu ne savais plus trop.
Tant pis. Vous verriez bien, selon comment la soirée allait s’arroser… Enfin se profiler.

Déjà trop éméché pour conduire, rien à foutre tu t’installas quand même derrière le volant et conduisis tout ce petit monde au restaurant tant attendu.
Tu descendis de votre beau carrosse – et non, ce n’était pas une citrouille –, tendis les clefs à un petit gamin, sûrement encore pré-pubère et en costard, pour qu’il aille te la garer à un endroit décent. Le sourire satisfait, tu passas un bras par dessus celui de Jade, ta danseuse de la soirée au sexe non identifié, et laissas passer Juan et sa compagne dans le restaurant, par la porte d’entrée ouverte par les grands soins d’un homme habillé en pingouin qui devait se faire royalement chier. Il fallait bien avoir bac +36 pour avoir la capacité d’ouvrir une porte au bon moment. Assurément.
Vous n’eûtes pas à attendre longtemps. Oublié le respect de devoir réservé des mois à l’avance, ou à faire la queue derrière tout le monde. Un gros billet exorbitant glissé dans la poche de costume de l’intendant, et cela t’ouvrait toutes les portes que tu souhaitais. C’était étrange de voir comment le monde pouvait parfois fonctionner. Tu n’étais pas de ceux qui aimaient particulièrement exhiber ton argent à tout va – pas tout à fait vrai, parce que si tu pouvais parfois te faire passer pour un vrai vagabond, tu appréciais un peu trop le pouvoir du capital –, tu avais cette philosophie de rêver comme si tu vivais éternellement, vivre comme si tu allais mourir aujourd'hui. Et c’est bien ce que tu faisais, déjouer la peur de la mort en vivant à cent à l’heure.

Vous fûtes installés à une belle table, pas trop loin du bar pour votre plus grand bonheur, le serveur qui vint vous placer grimaçant à l’odeur d’alcool qui s’échappait évidemment de vous, et aux femmes douteuses accrochées à vos bras. Tu lui souris insolent. Il pouvait bien aller se faire foutre, c’était votre soirée. « Je propose que l’on se prenne un apéro pour commencer. Trinquer aux rois que nous sommes. » L’humilité, mon cher Luan. De l'humilité ? C'est pas quand y'a des infiltrations ? Tu hélas un serveur, sans aucune pudeur, ni morale et encore moins avec les formes. Certains clients tournèrent la tête vers toi, presque choqués de ton attitude. C’est à peine si tu te retins de leur tirer la langue ou leur faire un doigt. Merde. Vous aviez bu quoi déjà au Hit Me Daddy ? Oui, parce que ce n’était pas bon de faire des mélanges. Hmm. Rien à battre. « Je vais vous prendre un double de votre meilleur bourbon, sans glace, bien évidemment. Et vous apporterez deux verres de votre beau Chardonnay à ces demoiselles. » Tu haussas un sourcil à l’encontre de Juan. Après tout, il était bien assez grand pour se servir tout seul. Et non, les mesdames restaient des demoiselles à tes yeux de macho, et ne méritaient pas encore assez des coupes de champagne. Peut-être plus tard, quand vous déambuleriez entre les tables pour finir dans la charmante fontaine plus loin dans la salle.
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MessageSujet: Re: les triplettes de belleville ☾ wolfgora   Dim 30 Avr - 23:26


luan & juan
 Il fallait s’y attendre. C’était prévisible, tellement prévisible qu’il s’était rendu au bar en toute connaissance de cause. Pour remédier à l’ennui ou à une panne d’inspiration, il n’y avait rien de mieux sur Terre que rejoindre un fidèle camarade de beuverie, qu’il ne pouvait trouver qu’en ces lieux. Avec Luan, le cubain redevenait un grand gamin. Des deux, il était le plus raisonnable, le plus critique, celui qu’il fallait convaincre, celui qui même avec trois verres de trop était plus censé qu’un monsieur Wolf en état de sobriété. Pourtant, il se laissait toujours entraîner par ce dernier en se jurant de se sortir de son allégresse qu’en cas de problème majeur. Ce pourquoi, après avoir brièvement traduit les gargouillements que faisait son estomac, il avait laissé sa faim répondre à l’invitation à La Table Marine à sa place. La dernière fois qu’il y était allé, c’était accompagné de Sappho. Ce soir, il avait à ses côtés un complice et deux charmantes femmes, dont l’une ne l’était que le temps d’un spectacle, d’un jeu de rôle. Mais avant, ils se devaient d’avoir l’air un peu plus respectables, en plus d’avoir les moyens. Du moins c’est ce qu’avait répété Luan. Alors, d’un accord commun, celui-ci les avait conduits du mieux qu’il pouvait jusqu’à sa demeure. Les costumes ne manquaient pas, il y en avait pour tous les goûts, des plus modestes aux plus extravagants. Son choix s’était porté sur la première option : une tenue chic mais classique pour une équipe insolite, hors des normes.

À sa grande surprise, aucun pare-choc arrière ne fut percuté durant le trajet qui séparait le loft du restaurant plusieurs fois étoilé. Ou si c’était le cas, il ne s’en était pas rendu compte, trop occupé à déblatérer joyeusement avec la dénommée Catherine. Il fut presque déçu de devoir descendre puisque cette celle-ci commençait à peine à lui raconter la fois où elle avait accompagné un type aux fantasmes délirants à l'opéra. « J'te jure, on était dans un balcon et là, il m'a demandé de me mettre sur mes genoux et de le...» 
Son premier pas dehors fut légèrement maladroit, et il pouffa en se retenant à sa partenaire, qui elle aussi laissa s'échapper un rire clair et mélodieux de sa fine gorge. On entendait déjà le son d’un instrument à vent. Trompette ? Saxophone ? Clarinette ? Il n’avait pas vraiment la tête à faire la différence. Il savait juste que les échos étaient plaisants à entendre mais risquaient de l’assommer sur le long terme. Ouais, lui il lui fallait le bon vieux Rock'n'Roll qui passait plus tôt au bar pour le réveiller.

Après avoir remercié Luan d’un regard pour avoir eu la politesse de le laisser lui et sa nouvelle amie passer devant, il fit en sorte de réunir tous les efforts du monde pour faire bonne impression devant le personnel. Il fallait bien qu’il y en ait un qui essaie un minimum, pas vrai ? Ses yeux se posèrent sur les musiciens prodiges, ses oreilles reconnurent du jazz, tous ses sens s'accordaient à dire que des lieux se dégageait une ambiance sereine, discrète voire imperturbable. Les regards étaient posés dans les assiettes, les sourires tirés exagérément sur certains visages. Ça sentait bon. Et surtout, il y avait des bouteilles un peu partout sur les tables. Les deux dames, Luan et lui sortaient du lot sur tous les points. Le restaurant était un tout autre monde que le Hit Me Daddy, et Juan avait déjà pensé ainsi les dernières fois qu’il y avait mis les pieds. Un monde qui ressemblait et s’opposait à lui à la fois, un monde qu’il voulait chambouler, au moins un peu. Dans la grande pièce se trouvaient des couples, majoritairement, beaucoup de femmes et d’hommes d’affaire aussi, pas vraiment de familles. Aucun enfant. Pas étonnant. Il relâcha tout de même sa vigilance, rassuré. Si spectacle il y avait, un public averti en serait témoin.

Le barbu ne refusa pas un verre de plus, se jurant qu’il s’agirait du dernier. Du dernier avant qu’il ait rassasié son ventre vide ? « Mmmmh, ce sera un Old Fashioned pour moi, s’il vous plaît. » À son image. Il ne releva pas la pique misogyne de son ami, trop soûl peut-être, ou bien trop distrait pour se rendre compte de quoi que ce soit. Les commandes ne tardèrent pas à arriver. Un Bourbon pour monsieur, deux Chardonnay pour les dames. Et un Old Fashioned, pour lui. « ¡A vuestra salud, damas y caballeros! », il s’exclama gaiement au moment de trinquer, peut-être un peu trop fort compte tenu la superficie de la salle - il était d’ailleurs sûr d’avoir entrevu un homme sursauté, un peu plus loin à sa gauche. 

Si ses accompagnateurs semblaient avoir la descente facile, Juan sirotait son verre, savourant chaque gorgée comme s’il s’agissait de la dernière. Un accident comme celui de sa précédente cuite était si vite arrivé. En effet, même si quatre semaines auparavant, courir après des poules avait semblé être une « putain d’idée de génie », l’abuelo qui habitait près de la citadelle avait moyennement apprécié de retrouver un zouave assoupi sur ses laitues et un autre clôturé parmi ses volailles. Sentiment que Juan partageait avec le propriétaire puisqu’il avait repris ses esprits en découvrant le canon d’un fusil de chasse -aussi vieux que son détenteur- collé sur son front. (Pour des raisons d'éthique et par souci de crédibilité, les emplacements de chacun dans le potager resteront méconnus du grand public.)

Rapidement, son attention se porta sur la carte du menu. N’avait-il pas accepté de venir à La Table Marine dans le but premier de se remplir la panse ? « Wolf, regarde ça. Ils ont des menus enfants mais en sept ans à Porto, j’ai jamais vu un seul gosse ici de ma vie. », il lâcha en tendant la carte à l’opposé de la table, à la fois perplexe et amusé. Il était même possible que les cuisiniers aient oublié que ces menus étaient toujours d’actualité. Une main dans sa barbe de quelques-jours et un regard indiscret sur l’assiette des autres clients plus tard, il interpella un serveur pour qu’on lui apporte « ce truc-là, que le monsieur à la cravate de mauvais goût a dans son assiette ». Luan déteignait clairement sur lui. Sobre, Juan restait poli et beau parleur en toute situation. Cette fois, il avait probablement encore parlé un peu trop fort.
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MessageSujet: Re: les triplettes de belleville ☾ wolfgora   Mer 3 Mai - 10:52

Cela ne faisait que quelques minutes à peine que vous aviez pénétré la porte du restaurant – représentation métaphorique de la frontière entre ce qu’il semblait être le monde à peu près réel et entre une fiction bourgeoise dégueulasse qu’on aurait vomi par les trous de nez –, et que vous vous étiez installés, et déjà mille pensées chevauchaient ton esprit, peut-être ivre mais toujours parfaitement fonctionnel. Pendant les seize premières années de ta vie, tu avais baigné dans ce luxe répugnant, monde pimpant et brillant de mille feux, où seules les apparences comptaient réellement, tu avais toujours détesté cela. Les cheveux bien plaqués derrière tes oreilles grâce à de la cire et de la laque semblables à celles utilisées par les mafieux siciliens, le costard fait sur mesure et coûtant trois salaires à un fonctionnaire pour un gamin qui n’avait même pas encore atteint l’âge de raison… Tout en ces événements puait l’hypocrisie imposée par cette société pourrie jusqu’à la moelle. Ce que tu n’avais jamais compris étant gamin, c’était que tes parents ne partageaient absolument pas cette âme corrompue et avariée avec ces personnes à l’intérieur secrètement clownesque, et pourtant ils faisaient bien partie de ce monde.
Monde que tu t’étais empressé de quitter alors que tu n’étais même pas majeur.
Monde que tu retrouvais de temps en temps, temporairement, parce qu’en vérité tu pouvais te vanter d’être riche et de provenir d’un milieu aisé.
Monde que tu avais alors retrouvé ce soir, prétextant comme excuse la gastronomie. Parce que, ouais. Tu avais la dalle, et tu n’appréciais qu’un peu trop les bonnes choses.
Monde pour lequel tes sentiments étaient actuellement mitigés. Tu étais tailladé entre ce besoin quasiment irrépressible de partir en courant – sans oublier de casser un pot-de-fleur bien cher et bien placé au passage, bien évidemment –, ou de rester et de faire ta loi… Foutre le bordel, en d’autres termes moins judiciaires.
Mais bordel. Qu’est-ce que tu avais envie de homard.
Alors, tu allais rester. Ouais.
Après tout, tu ne pouvais pas te défiler maintenant que tu avais amené tes trois amis en ces lieux sacrés. Lieu sacré qui avait été ton idée. Comme quoi, tu ne pouvais vraiment plus nier que tu avais des idées farfelues.

Les conversations allèrent bon train entre vous en attendant que les commandes arrivent enfin – même si les serveurs et les barmen n’étaient effectivement pas longs, tu crevais toujours de soif… grande malédiction que d’être le majestueux Wolf –, et tu écoutais distraitement la blondasse de Juan qui vous contait une histoire à propos d’un flambage excessif d’un de ses clients au poker, et qu’elle avait dû s’arranger pour payer sa dette… Arrangement que tu devinais aisément. Tu l’écoutais d’une oreille distraite, alors que tu glissais de temps en temps quelques mots à Juan, tout en essayant toujours de savoir de quel sexe était vraiment ta belle danseuse métissée.
Les boissons arrivèrent enfin, et tu trinquas volontiers avec tes camarades pour la soirée, gloussement à l’exclamation de voix espagnole de ton ami, les verres s’entrechoquant et faisant tourner quelques têtes vers vous. Oui, cela ne se faisait pas de trinquer comme vous veniez de le faire, et tu n’en avais rien à foutre. Tu allais réellement finir par leur faire des doigts d’honneur bien placés. « Dis-moi, t’es pas un peu gonzesse pour prendre un cocktail ? » Oui, tu avais un côté macho tout à fait assumé, oublié le fait qu’il fallait parfois être un gentleman, une fois que tu avais un verre de trop dans le pif. Mais. rien. à. battre. Toutefois, il était vrai que tu ne prenais jamais de cocktail, aussi bion que certains puissent être – une caïpirinha à la limite quand tu t’enfuyais au Brésil –, trop sucrés, trop girly, pas assez viril.

Ta main quitta la cuisse dénudée de ton escorte pour la soirée, pour attraper la carte que te tendait Juan, un grand sourire à la réalisation que son ami avait raison. Il y avait un menu enfant alors que jamais aucun parent n’amenait leurs gamins… Ou alors pas avant qu’ils soient en âge de payer leur propre loyer. Cette logique imparable.
Tu zieutas passivement la carte, tes yeux balayant d’une manière experte toutes les lettres imprimées noires sur blanc, néanmoins tu avais déjà choisi depuis belle lurette. En réalité, ton estomac qui grognait pour se faire entendre de ton cerveau avait décidé pour toi.
Tu explosas d’un rire gras et tonitruant lorsque ton ami commanda au serveur, et que l’homme à la cravate effectivement moche se retourna vers vous, en essayant de vous lancer un regard noir, un regard désapprobateur, et que le serveur ne savait plus du tout où se foutre. Essayant toi-même de prendre un ton menaçant, mais ne pouvant pas t’empêcher de rire, tu t’esclaffas à son encontre. « Putain, vous n’allez pas vous vexer pour si peu ! Puis c’est vrai que votre cravate moutarde je la donnerai même pas à une salope que je veux baiser. » Comme ça c’était dit, comme ça c’était fait… Tu vis le serveur blanchir à vue d’œil, mais tu n’en avais rien à foutre. Tu claquas plutôt le menu pour le refermer avant de le plaquer un peu trop brusquement contre son torse. « Vous savez quoi, apportez-nous un peu tout ce qu’il y a sur la carte, histoire de déguster. » Ouais, parce que tu étais un mec comme ça. Ouais, parce que ta carte bleue allait carrément chauffer ce soir, mais tu t’en fichais, tu avais des fonds sans fin. Ouais, parce que tu étais aussi probablement un mauvais remake des Blues Brothers.
Tu lui dictas aussi de vous apporter trois bouteilles de son plus fin vin rouge. Une bouteille pour chaque homme, et une bouteille que les filles se partageront. Encore du machisme de bas étage ? Probablement. Mais après tout, vous les payiez pour la soirée une jolie somme, et en plus vous les emmeniez dans le plus grand restaurant de Porto-Vecchio. Elles n’avaient pas de quoi se plaindre.

Le serveur arriva de nouveau, la queue entre les jambes, vous amenant une première bouteille – tu râles agréablement en lui disant que tu voulais les trois bouteilles en même temps –, et te faisant goûter. Satisfait, il servit les trois autres copieusement. Il ne fallut pas attendre très longtemps pour voir la blondasse renverser une bonne partie de son verre de rouge sur la nappe, plus très blanche à présent, de la table. Elle balbutia quelques excuses, marmonnant que ce n’était pas très grave. « Comment ça ce n’est pas grave, ta famille bosse dans des vignes ou quoi ? » Autant tu t’en fichais royalement de la nappe, autant tu n’appréciais que très moyennement que l’on gâche un bon vin. C’était peut-être ton côté effectivement bourgeois qui ressortait. Calmant ta vulgarité, tu soufflas discrètement avant de la resservir. « Allez tiens, c’est pas grave. Oublions nos peines dans l’alcool, comme on dit. » Il était vrai que tu avais tendance à plus du tout contrôler ta grossièreté lorsque tu t’enfilais un peu trop vite tous ces verres de whisky. Tu n’étais peut-être même pas très plaisant à côtoyer, si la personne avait été assez sobre pour être lucide quant à ton comportement.

Les plats arrivèrent enfin, ton ventre s’exprimant généreusement, contant de voir enfin arriver de la bouffe – comme s’il avait des yeux ce con –, et tu ne te fis pas prier pour attraper une crevette d’une bonne taille, la tremper dans la mayonnaise – faite maison, s’il vous plait – et la jeter en l’air pour la faire atterrir magistralement dans ta bouche, geste expert. Vos deux femmes s’esclaffèrent et t’applaudirent. Tu fis un semblant de révérence. « Je parie que tu ne peux pas en faire autant, Juan. » Sourire arrogant. Sourire de petit con. Sourire provocateur. Quant à foutre la merde, autant le faire bien, en mangeant, en picolant, en vous amusant.
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MessageSujet: Re: les triplettes de belleville ☾ wolfgora   Lun 8 Mai - 19:47


luan & juan
 « Pourquoi tu donnerais une cravate à quelqu’un que tu veux te faire ? » Hilare. Il était hilare. Pourtant, ce n’était pas si drôle que ça. Ou peut-être que si en fin de compte. Il n’aurait probablement jamais imaginé la situation en temps normal, mais versez un peu d’alcool dans les méandres de sa cervelle et secouez deux trois fois pour que tout d’un coup, l’image d’un Luan troquant une cravate contre une partie de jambe en l’air prenne tout son sens. Il se sentait même stupide de ne pas y avoir pensé plus tôt. Humilié ou bien trop civilisé pour relever ses manches et s’en prendre à l’un des alcooliques ici présent, l’homme à la cravate jaunasse retourna à ses occupations, soit : découper avec hargne et colère le pauvre et minuscule bout de viande qu’il restait dans son assiette, pour se donner l’air occupé. Le serveur regarda Juan et les deux accompagnatrices un instant avec insistance, comme s’il voulait -devait- leur demander leur avis à eux aussi. Visiblement, le jeune ne savait plus trop où se mettre, et avait hâte de déguerpir. Compréhensif, le barbu haussa les épaules, une main sur son ventre, l’autre à son verre : « Moi j’dis pas non, vous avez entendu l’patron… »

En bon gentleman, s’il pouvait encore l’être à ce stade, Juan aida la malheureuse à éponger à l’aide d’une multitude de serviette ce qu’elle avait renversé, afin que rien ne se répande sur leur bas de costume et robes et jupes hors de de prix. Il n’était même pas d’humeur à désapprouver les dires de son camarade. C’était à peine s’il s’en rendait compte, puisqu’il était lui-même grossier au possible. Peut-être pas avec les femmes, cependant. Il les respectait plus que quiconque et remerciait sa mère pour lui avoir inculquer ce qu’étaient les bonnes manières. La madre lui avait de trop nombreuses fois répétées que sans les femmes, les mâles -mot qui donnait machos dans la langue natale du cubain- ne seraient que des bons à rien. Et elle avait aussi pris de trop nombreuses fois son père et ses frères comme exemple. Juan avait donc tenté tout au long de sa vie d’être l’exception qui déroge la règle, même si au fond, il savait que sa cause et celle de ses semblables était depuis belle lurette perdue. Il n’y avait qu’à se rendre à La Table Marine en cette soirée pour s’en rendre compte.

En quelques minutes, leur table fut débordée, croulante sous la nourriture et les boissons. On se croyait au banquet d'un roi, et Juan regrettait presque d’avoir mangé à midi car il n’était pas sûr d’avoir assez de place pour ne pas faire de gaspillage. Ses yeux voguèrent un peu partout, à la recherche de quelque-chose à se mettre sous la dent. Dur de choisir. Alors, il imita son ami et piocha plusieurs fois dans une assiette de crevettes. Il alternait : crevettes, boisson, crevette, boisson, « Luan et Juan au fond c'est la même chose », crevette.

À ce moment, le spectacle, ce n’était plus tellement les musiciens mais eux et leur jeu digne d’enfants à qui l'on n'avait jamais appris à ne pas jouer avec la nourriture. « Cath’, roulement de tambour, je te prie… », il répliqua, sûr de lui. Sur ses mots, la dame à la robe noire attrapa deux fourchettes et tapa frénétiquement sur la table en imitant les percussions d’un tambourin. Juan toisa un moment Luan d’un regard qui se voulait lui aussi débordant de compétition puis, décidé, il lança sa crevette en l’air, sans mayonnaise, sans sauce, nature. Olé!

Et… la crevette tomba. Dans sa bouche. Et lui, il tomba aussi. Par terre. Dans un vacarme qui avait plongé le reste de la salle dans un silence unanime. Puis il explosa, parce que la crevette, même s’il s’était ramassé en beauté, bah… il l’avait quand même gobée. Toujours affalé sur le sol, l'ivre pointa son ami du doigt de loin et lui fit un clin d’œil, qu’il accompagna joyeusement d’un sourire plein d’audace. La situation faisait peut-être un peu moins rire les clients qui se trouvaient à la table dans son dos mais pour le coup, il était trop occupé à essayer de se relever plutôt qu’à s’excuser pour le désordre qu’il avait probablement causé de leur côté. Puis de toute façon, c’était encore monsieur bout-de-viande qui en était la principale victime, il allait tout de même pas s’excuser pour l’avoir légèrement relooké, si ?

C’en fut trop - pour le petit gars rondouillard, en tout cas. Ce dernier se releva d’un bon de sa chaise et toisait maintenant Juan de haut, comme s’il voulait prouver son rang social ou une connerie du genre au faussaire. Il avait une tête qui ressemblait à s'en méprendre à ce fameux tableau de Louis X machin chose. Une première insulte, puis deux, puis trop pour compter. L’homme était rouge de rage. Plus ça allait, plus Juan se demandait quand ce dernier allait enfin lui mettre la patate de sa vie. Puis finalement, il alla la chercher lui-même, la patate.

« Hey, Louis. Mon bon vieux Louis. Est-ce que t'aboies tout le temps, petit roquet ? Ou est-ce que tu mords ? » Ils allaient se faire virer. Ce n’était sûrement qu’une question de minutes. De secondes, même. S’il ne se rattrapait pas en beauté avant.  Pourtant, pendant ce temps, Louis, il avait toujours les poings serrés mais il frappait pas, le bougre. Non, il préférait répéter des « Je ne connais pas ces énergumènes et mon nom n'est pas Louis, qu'on les sorte ! » à tout va. Ça lui brisait le cœur, à Juan. Parce que Louis, il l'avait peint des dizaines de fois dans sa culotte royale, ses talonnettes royales, sa perruque royale et son sceptre royal, petit dernier que l'homme avait visiblement coincé très loin dans son arrière-train.
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MessageSujet: Re: les triplettes de belleville ☾ wolfgora   Ven 12 Mai - 14:23

Question pertinente de ton partenaire de crime. On offrait des cravates aux gens qu’on voulait obtenir dans son lit ? Tu ne savais pas trop… En réalité, tu n’avais jamais été bon à offrir des cadeaux. Les cadeaux, c’était comme le respect, tu ne connaissais pas. Probablement un truc que l’on foutait dans les chouquettes et qui se mangeait. Ouais, probablement.
Arrêtant de rire – d’un gloussement tonitruant et absolument pas discret qui résonnait dans le restaurant, que le groupe de jazz n’arrivait malheureusement pas à couvrir – à cette conversation absurde et pas si drôle que cela en vérité, tu fronças les sourcils faisant mine de réfléchir. Quelques longues secondes, trop longues, passèrent, avant que ton visage s’illumine d’un sourire victorieux et idiot. « Shit, je sais ! On offre une cravate à une personne qu’on veut baiser, si on veut l’attacher avec ! » Cqfd. Ce n’était pas si important que cela, même complètement inutile, et pourtant tu avais l’impression d’avoir répondu à une question qui allait pouvoir t’offrir un an de massages spéciaux gratuits avec les mannequins de tes rêves. Complètement débile.

Le serveur, blanc comme un cul de poulet – d’ailleurs tu lui ferais bien des petites gâteries pour lui redonner une mignonne couleur rose bonbon à ses pommettes sur lesquelles tu aimerais bien te couper –, eut un mouvement de tête digne d’un automate. Son regard passa de toi, à Juan, aux deux demoiselles – enfin, tu étais sûr que l’une en était une, après tu allais vite le découvrir pour la seconde –, puis à Juan de nouveau, puis à toi, puis… Tu grognas exaspéré. T’avais commandé, non ? Il était qui pour juger les ordres du roi loup ?
Tu finis par sourire, content de ne pas avoir à bouffer la pauvre petite brebis fragile. Heureusement qu’il avait ton éternel partenaire de crime pour toujours admettre l’évidence. Oui, c’était toi le patron.

Le temps passa à une vitesse folle avant que plusieurs serveurs ne reviennent avec les bras chargés de tous vos plats – peut-être parce que le gentil petit mignon serveur ne voulait plus avoir affaire à vous, et de toute manière il n’aurait pas pu porter tout tout seul –. Un bref instant, tu te demandais si votre table allait être suffisante et assez grande pour accueillir cette orgie de nourriture. Ton ventre qui gargouilla allègrement à la vue de toute cette bouffe court-circuita tes pensées parasites. Tu souris d’une lueur provocatrice à tous les clients qui avaient arrêté de manger et avaient tourné la tête dans votre direction, clairement jaloux de vous – parce que oui, même si pour la plupart ils étaient riches, beaucoup avaient dû économiser trois mois pour pouvoir manger plats et desserts dans ce restaurant hors de prix –, et se demandant comment des mal élevés de votre genre pouvaient se payer tout cela. Tu hésitas, une nouvelle fois, à leur faire un doigt d’honneur bien senti. À la place, tu choisis de pousser la provocation un peu plus loin en envoyant dans les airs une crevette, qui retomba gracieusement dans ta bouche. Des années d’entraînement. « Allons bon, certes nos prénoms se ressemblent dans leur orthographe, mais ne confonds pas les torchons avec les serviettes. » Tu le taquinais, bien évidemment tu n’en pensais pas un mot. Pour toi, Juan était de ta trempe, un mec bien que les gens sous-estimaient trop souvent. Un des rares mecs qui méritait ton attention absolue. Un des rares que tu appréciais réellement.

Si la fameuse Cath’ – ah, c’était donc cela son prénom que tu oublierais de nouveau dans quelques secondes – frappa frénétiquement des couverts sur la table, en faisant un boucan d’enfer, pour imiter les roulements de tambours, toi tu soufflas dans tes mains serrés en rouleaux pour imiter les trompettes – imitation douteuse, d’ailleurs –.
Tu allais crier de joie lorsque tu vis qu’il avait effectivement réussi à gober la crevette, à la place tu explosas une nouvelle fois de rire lorsqu’il vint s’écraser pathétiquement à terre, tombant à la renverse. Tes rires ne semblaient pas pouvoir cesser, les yeux embués de larmes d’extase.
Tout le monde avait arrêté de faire ce qu’il faisait : les gens de manger, les serveurs de servir, le groupe de jazz de jouer. Et si cela n’avait pas été pour ton rire et celui de ton compagnon de misère, la salle de restaurant aurait été plongée dans un silence plus que glacial. Mais vous, vous en aviez strictement rien à foutre, parce que c’était vous les rois.
Ce qui n’était, apparemment, pas du tout l’opinion du fameux monsieur cravate moutarde excessivement laide.
Alors que tu allais te lever pour aider ton ami à se redresser, le petit gros tout aussi moche que sa cravate bondit sur ces deux trucs qui lui servaient de jambes.
Tu gloussas doucement à la remarque de Juan, même si tu n’étais pas tout à fait d’accord avec lui. Il n’avait pas la prestance nécessaire pour être un Louis, pour être un roi.
Par contre, tu perdis toute joie de vivre lorsque la rage de ce vaurien éclata vocalement. Il ordonnait que l’on vous sorte ? Et puis quoi encore ? Personne ne vous donnait des ordres, tu ne te pliais à aucune volonté si ce n’était la tienne.

La salle était retombée dans le silence le plus complet, tout le monde retenant son souffle en attendant de voir la suite, en attendant de voir ce qui allait effectivement se passer. Alors, le plus calmement possible, tu fis grincer la chaise en te levant. D’une douceur presque psychopathe, à en donner des sueurs froides dans le dos, tu attrapas fermement le non Louis, plus petit que toi d’une tête, par la nuque et le traînas jusqu’à la fontaine avant de l’y plonger dedans. Tu aurais pu simplement le jeter et laisser l’eau froide rafraichir sa fureur, toutefois non. Tu trempas la manche de ton costume en maintenant de force sa tête dans l’eau, quelques longues secondes, le relâchant finalement avant qu’il ne manque réellement d’air et meurt noyé sous tous les regards des gens. Tu le laissas reprendre sa respiration, ayant réussi à fermer sa gueule sans que tu n’ais eu à ouvrir la tienne, avant de rejoindre l’attroupement regroupé autour de votre table.
Tu t’approchas du manager qui avait immédiatement accouru à tout ce bordel, tu t’approchas très près, envahissant son espace vital et te redressant de toute ta hauteur. « Dites au patron que je paierai le repas de ce soit disant Louis et de toute sa famille. Je paierai aussi les dégâts causés, bien qu’on ait encore rien cassé. Par contre, comprenez bien que je veux finir mon repas comme je l’entends, parce que sinon, et cela dites le bien au patron, s’il ne me connaît pas encore, il apprendra à me connaître pour son plus grand malheur. » Tu aurais pu être un beau parleur. Tu aurais pu être de ceux qui avaient plus de gueule que d’actes. Mais ce n’était pas ton cas. Toutes tes promesses, surtout les plus sombres, tu les tenais. Peut-être que le manager ne te connaissait pas, mais le nom de Wolf était réputé dans le milieu de Porto-Vecchio, et pas forcément en bien. Puis, ton air menaçant trahissait bien tes réelles intentions.
Tu repris place, resservant tout le monde à ta petite place de vin, comme si de rien était. T’avais faim, bordel, et tu détestais que l’on te dérange dans ton festin, surtout lorsque tu payais une fortune pour.
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MessageSujet: Re: les triplettes de belleville ☾ wolfgora   Lun 22 Mai - 4:14


luan & juan
Il avait seulement ricané, pas tellement fort, suffisamment pour que son inter-louis-cuteur l’entende. Evidemment, ses fesses n’avaient pas bougées du sol. En vérité, il était presque mieux ici que sur sa chaise et regretta le carrelage lorsque Catherine lui offrit son bras. Toujours avachi mais maintenant à sa place -puisqu’il tenait difficilement debout-, Juan regardait l’intrigante scène se produire sous ces yeux. Luan avait cette expression sur le visage qu’il n’avait jamais eu face à lui. Le genre d’expression que personne ne voulait provoquer à moins d’être paré d’un lance-roquette, d’un char et d’une armée. Et encore. Pas grand monde osait ouvrir la bouche. Peut-être quelques tables, à l’opposé de la leur. Mais presque tous les regards étaient retournés dans leurs assiettes, effrayés ou feignant le désintérêt. L’immigré se doutait que les oreilles, elles, s’abreuvaient du moindre ragot. Lui, suivait pleinement l’action, sans gêne. Après tout, qu’est-ce qu’était la gêne après plus de dix verres ?

Puis, plouf. Pendant un moment, il ne réalisa pas vraiment ce qui était en train de se produire. Du coin de l’œil, il vit Catherine mettre une main devant sa bouche. Puis, la réalisation se mit à frapper avec force contre les parois de son crâne et le saoule se hissa brusquement de son siège, raclant désagréablement le sol avec. Pour retomber médiocrement sur ce même siège, sa préalable chute l’ayant trop secoué pour qu’il fasse quoique ce soit d’utile. Dans le meilleur des scénarios, il tomberait à l’eau, épargnant le pauvre homme d’une humiliation trop cuisante. Alors il regarda un peu partout en attendant que quelqu’un se bouge. Il connaissait Luan, l’homme n’irait pas jusqu'à noyer le râleur, il le savait. C’était un avertissement. Mais il savait aussi que le sang de son ami pataugeait dans l’alcool pendant que Louis, lui, pataugeait dans la fontaine. Il pourrait mal compter, le laisser un peu trop longtemps, malencontreusement. Heureusement, il finit par le lâcher avant que Juan n’ait le temps d’imaginer les pires scénarios. Il en était à « que va penser Sappho ? » lorsque Luan avait laisser le bourgeois respirer.

Tout se passa relativement bien pour le quatuor. Si bien même que personne ne fut conduit de force sur les pavés extérieurs du restaurant. Sauf Louis qui se mit lui-même à la porte, en marmonnant et jurant dans sa barbe que « ça ne se passerait pas comme ça et qu’il se chargerait des deux grossiers personnages dans un futur proche ». Sûrement que le monsieur allait laisser un avis négatif sur la page google business du restaurant. Ou au commissariat ? L’homme aux boucles maintenant désordonnées lui avait crié, narquois, qu’il s’appelait Juan Góngora - en n'omettant pas de préciser qu’il y avait un accent aigu sur le premier « o » - et que son ami, frère et partenaire de crime s’appelait Luan Wolf, histoire de lui faciliter la tâche. Son imagination lui jouait peut-être des tours mais il jurerait que le court-sur-patte avait frémit à l’entente de ce dernier nom – ou bien était-ce à cause de sa récente trempette. Tiens, encore une affaire qui lui échappait, encore un mystère qui ne le regardait pas. Il applaudit avec entrain lorsque son ami rejoigna à nouveau la table. Chacun ces petits secrets.

Juan s’était confectionné sa propre assiette, en piochant dans tout ce qu’il pouvait trouver. Il fallait qu’il mange beaucoup s’il voulait alléger la migraine qu’il aurait certainement à son réveil. Et s’il voulait ne rien gaspiller, aussi. Il finissait toujours ses assiettes. Depuis qu’il était tout petit. On l’avait élevé ainsi, ne jamais rien jeter. Avec sa grande famille, ses dizaines de frères et sœurs, il n’avait jamais vraiment eu le choix, de toute manière. La nourriture, c’était sacré quand on n’avait pas les moyens. Parfois, il devait même sauter des repas pour les petites bouches qui en avait le plus besoin. La richesse était encore toute nouvelle, toute fraiche pour lui. Un territoire dont il ne profitait pas vraiment lui-même, si on excluait le loft spacieux qu’il s’était récemment offert. Il se plaisait à vivre entre les deux, entre or et misère, en vérité. Un changement trop brutal l’aurait certainement perturbé.

Quelque-chose manquait. Il balaya la grande pièce d’un regard et remarqua qu’effectivement, les musiciens avaient quittés leur poste. « Hmpf, plus de musiques ? Dommage, très dommage. » Une pause ? Il était tard, après tout. Peut-être qu’à part lui, personne n’était très enclin à écouter quelqu’un souffler dans un saxophone et un autre gratter les cordes de sa guitare. Surtout après la scène qui venait de se produire. Qué lástima. Les deux accompagnatrices avaient entamées une conversation pleine de rires à peine retenus et d’anecdotes qui faisaient doucement sourire Juan, lorsqu’il n’était pas occupé à se lécher les doigts, maladroitement trempés dans une sauce relevée. Puis, son confrère prit la parole et au lieu de prendre part à la conversation le latino s’exclama : « 65% d’eau dans le corps mon cul, tu pourrais tenir juste avec du vin. Rouge, pour donne l’illusion qu’t’es humain ! »
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MessageSujet: Re: les triplettes de belleville ☾ wolfgora   Ven 26 Mai - 18:47

La soirée s’était complètement barrée en couilles, la situation était devenue intenable, et pourtant c’était un de ces moments où tu te sentais en total contrôle. Peut-être parce que le chaos était ton milieu naturel, peut-être parce que c’était ce que tu voulais qu’il arrive au final, peut-être parce que c’était toi qui avais créé et provoqué ce merdier sans nom dont les clients présents n’avaient assurément pas l’habitude. Tu riais intérieurement à la pensée qu’ils étaient tous venus pour profiter d’un bon repas dans le calme, prétendre être des nobles bourgeois d’une haute société aujourd’hui déchue, et qu’ils ne s’étaient probablement pas attendus que des phénomènes tel que Juan et toi viennent déranger leur tranquillité superficielle – parce que tu ne doutais pas que, si à l’extérieur de leur huis clos ils présentaient tous des expressions parfaites, en réalité leur vie n’était qu’anarchie, une fois que vous creusiez un peu plus –. Si on suivait ta pensée, tu n’étais pas le démon ou Satan, tu n’étais qu’un élément perturbateur et déclencheur qui révélait la vraie nature de tout un chacun. Un messie qu’on allait s’empresser de crucifier – encore un peu et tu te comparerais presque à Jésus –.
Tout cela pour dire que tu n’étais pas pire que le reste de la population humaine qui polluait la Terre. Tu étais juste moins hypocrite, plus honnête avec ce que tu étais réellement.

C’est ainsi que tu te retenus de toutes tes forces de sourire triomphalement lorsque tu sentis tous les regards posés sur toi, et un frisson parcourir l’assemblée. Mais tes yeux brillants d’une lueur presque malsaine trahissaient ton égo, ton arrogance, et ton plaisir à être sous les feux des projecteurs.
Bien que tu te plaisais à te laisser porter la vague virulente des émotions, il fallait savoir qu’en réalité tu étais toujours en contrôle – control freak, tu haïssais au plus haut point lorsqu’une situation t’échappait et que l’on te disait quoi faire –, et jamais tu n’avais eu l’intention de réellement noyer le supposé Louis. Juste de faire peur et exagérer encore un peu le spectacle décadent que vous offriez depuis que vous étiez rentrés dans le restaurant.
Tu fis un clin d’œil à ce prétendu Louis lorsqu’il quitta le restaurant de son plein gré – enfin malgré, mais officiellement tu ne l’avais pas forcé à s’enfuir la queue entre les jambes –, alors qu’il grommelait une certaine revanche, que Juan lui gueula vos identité – il n’était pas fini non plus, lui –, et que tu crus le voir frissonner à l’entente de ton patronyme. C’était qu’il ne fallait pas qu’il attrape froid, une sale pneumonie en plus.

Tu te rassis, mettant bien précieusement ta serviette blanche encore immaculée – dire que vous n’étiez qu’au début de votre repas… pauvres personnes ; en même temps il n’aurait pas fallu vous interrompre en pleine dégustation –, comme si le plus important à ce moment était de ne pas tâcher ton beau costume. « Tu trouves vraiment qu’il avait une tête de Louis ? Il faisait plus bouffon du roi que roi… » Ouais, tu ne savais pas vraiment pourquoi, mais cela te faisait moyennement plaisir de savoir que vous l’aviez rebaptisé Louis. Il n’avait pas l’étoffe d’un roi, d’un meneur de troupes, ou ne serait-ce de quelqu’un de classe. Tu ne disais pas que toi seul pouvais être le roi, tu te fichais du titre parce que tu ne voulais pas les responsabilités, mais tu ne pouvais abandonner le titre à n’importe qui.

Le repas avait repris dans la bonne humeur – en tout cas pour vous, et vous vous en fichiez pas mal de l’état émotionnel des autres –, les filles gloussant entre elles, toi essayant de faire partie de la conversation pendant que tu les imaginais se déhancher sensuellement sur toi. Tu t’apercevais vaguement que vous faisiez un brouhaha immense, jusqu’à ce que ton ami pointe le fait qu’il n’y avait plus de musique, et que c’était sûrement pour cela que vos rires résonnaient entre les quatre murs du restaurant. Tu fronças les sourcils, réalisant que ton compagnon avait tout à fait raison.
Avant que tu n’ais pu faire quoique ce soit, tu explosas de rire à la remarque débile de ton ami qui ne tenait plus très bien son alcool non plus. « Je devrais m’offusquer parce que tu me traites d’alcool, mais je vais pas chier dans l’alcool… euh la colle, hein. » C’était cela l’expression ? Tu ne savais plus très bien. En tout cas, tu n’allais pas encore jouer le cochon qui se foutait du lard – euh… non, ce n’était assurément pas cela, cette fois-ci –, et tu n’allais pas prétendre ne pas être un alcoolique. Tu connaissais peu de gens qui tremblaient lorsqu’ils n’avaient pas bu une goutte d’alcool pendant quelques heures. « Disons que je ne veux pas rouiller, et je te ferai dire que je bois beaucoup d’eau monsieur ! … Dans le pastis. » Oui, c’était tout à fait logique. Logique d’alcoolique, donc imparable. Puis il ne fallait pas que tu risques de faire un coma hydraulique, tu vivais assez dangereusement ainsi.
Ayant déjà englouti ton énorme assiette, et contre toute attente tu avais mangé proprement, quoique les bonnes manières pouvaient vous rattraper – peut-être que vous alliez réussir à tout finir, si vous continuiez à manger autant –, tu te levas, balançant ta serviette sur la table après t’avoir essuyé la bouche. « Tu veux du grand spectacle Juan ? » Sourire con, fier avant même d’avoir ta connerie, tu t’avanças dans la salle de restaurant, prenant possession de l’espace comme s’il t’appartenait, et montas sur scène. Tu t’installas confortablement, empoignant le violoncelle qui avait délaissé, et commenças à jouer Thunderstruck. C’était un fait très méconnu, mais il s’avérait que tu savais effectivement jouer du violoncelle. Parents mondains, tu n’avais pas coupé à l’apprentissage d’un instrument de musique. Alors, te laissant aller tu commenças à taper des pieds et laisser tes mains agir.
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