AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  


Partagez | 
 

 unsteady (van)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

avatar

My body is a crap

pseudo : STARDUST.
avatar : dylan sprayberry.
crédits : ultraviolence.
messages : 19
venue : 01/05/2017

quartier habité : le sud, enfant de l'eau et de la marée qui se trahis dans ses yeux clairs.


scoumoune : 43


MessageSujet: unsteady (van)   Mar 9 Mai - 17:21

Faut qu'il apprenne.
La clope coincé entre ses lèvres tombantes, le gris de barbe illuminant le reste de son visage brûlé par des années de soleil. Soleil de plomb au dessus de la tête, reflété par l'eau, qui laisse des traces sur le visage des matelots.

Il faut que tu apprennes. Le vieux avait sorti ça, mots pour mots en larguant le gamin dans le quartier. Il était reparti les mains croisées derrière son dos, la fumée de la clope comme un aura autours de sa silhouette brisée par le boulot. Petru avait glissé des injures entre ses lèvres avant de prier la sainte pour le vieux n'est pas entendu. Et il était resté là, les bras ballants comme un con. Le quartier s'animait, et les gens regardaient le gamin qui n'avait toujours pas bougé. De soupirs en soupirs Petru tournait en rond dans un monde trop grand, mais pas assez pour lui faire une place.

Gosse à la peau tâchée de beauté, à cause de cette mer et des reflets, qui traîne sa carcasse de batteur de pavé dans les rues. Il cherche l'ombre, il trouve des affiches et n'arrive pas à lire les mots. Les mots c'est compliqué, la vie il faut l'apprendre comme ça, pas besoin des mots. Petru il parle comme il vit, mal, en faisant des erreurs. Alors il comprend pas toujours tout aux lettres, aux phrases, et quand les gens se moquent il mets les poings dans la gueule, à défaut de savoir les mettre sur les "i".

Le gamin cherche l'ombre réconfortante mais ne trouve que le reflet de l'eau, criant son nom dans les vagues. Enfant de la mer que l'on jette en espérant que la marée le ramène. Petru il se souviens de la plage, de la soirée, de l'alcool et de la tristesse. Tout le monde à le droit d'être triste, mais il voudrait être le seul. Il y avait trop d'alcool pour garder les idées claires, trop d'idées noires pour se cacher derrière un sourire à la con. Et puis il y avait surtout la vendeuse de bonheur, friandise entre les lèvres, ses yeux accrochés à ceux du gamin. Petru il avait agit comme ça, sous le poids de la vie, et elle avait fuit.

Le sable le brûle, le libère.
Il faut apprendre, que disait le vieux. Apprendre à ne plus faire les mêmes erreurs.

Petru il sent l'iode et la culpabilité quand il entre dans la petite boutique et que son coeur d'abruti s'arrête. Et les yeux bleus de la blonde, friandise parmi les autres, qui lui font monter le palpitant jusque dans la gorge. Il voudrait faire demi tour mais il n'en trouve plus la force. Bêtement il reste là, attendant que le ciel lui tombe enfin sur la tête.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Love ? Whatever

pseudo : none atm, léa.
avatar : josefine pettersen.
crédits : .nephilim
messages : 16
venue : 05/05/2017

quartier habité : ouest, dans la maison familiale des finn.


scoumoune : 20
mésaventures : petru ☾ libre.


MessageSujet: Re: unsteady (van)   Dim 28 Mai - 7:55

Vannia, elle attrape son stylo, son carnet; planqués sous le comptoir, ce bouclier qui se dresse devant elle et le flot d'inconnus qui cherchent à se mettre sous la dent quelque chose de sucré. Cet endroit où elle se sent en sécurité. Et, la mine reste posée, immobile. Les coups de stylo se font attendre. Ils ne viendront pas. Son visage est dénué d'expression, une note de lassitude est décelable si on la regarde d'un regard avisé. D'un regard qui la connait. Le coeur lourd, toujours, coeur qui n'a pas (encore) vécu, coeur timoré. Impossible de le verser sur ses pages, coeur anesthésié qui ne se réveille qu'en sa présence, réelle ou fictive. Il se mêle entre réalité, songes et réminiscences. Coeur qui bat un peu plus fort. Van joue avec sa sucette pour se distraire de sa page blanche, des innombrables pages blanches qui la narguent. Mais qui ne sont plus qu'une constante familiarité à ce point. Un soupir et elle se remet au travail, il n'y a qu'elle et les bonbons, mais l'inventaire à effectuer... et une tonne de friandises à dévorer. C'est préférable à regarder les aiguilles faire leur chemin sur le cadran. Que d'attendre, le regard dans le vide dans le magasin, étrangement, privé de clients.

Et elle picore, son sachet de friandise à la main, en travaillant. L'arrivée d'un client lui est annoncée par le doux carillon de la porte, presque imperceptible, mais que ses oreilles habituées perçoivent inlassablement. Bon-merd... JOUR ! Il est là, lui, tel un mirage. Inattendu, indéchiffrable. Et ses yeux bleus, ceux qui la hantent, ils sont là eux aussi. Plus vifs que dans ses souvenirs, plus... réels. Des yeux qui atomisent les autres, les réduisent à deux orbites qu'elle ne voit pas, ne regarde même pas. Qui n'existent pas à ses yeux. Le rose de ses joues laisse place à un rouge pivoine qui ne l’embarrasse qu'un peu plus encore. Et, comme ça, d'un coup, elle est de retour sur la plage, cette plage. Et elle se souvient de l'effet du sable sous ses pieds quand elle avait fui, détalé. L'avait laissé en plan parce qu'il l'avait regardé de cet air qui lui donne envie de rendre son dîner, malgré ses yeux tristes. La dernière fois qu'elle l'avait vu. Jusqu'à ce moment.

Finn sait qu'elle ne devrait s'emballer ainsi, mais c'est la première fois qu'elle ressent cela. Aussi fortement, aussi longuement. Aussi indéniablement. Il n'y a que le brun à ses yeux. Et c'est effrayant. Et, Vannia, n'est pas douée avec "l'effrayant". Elle l'évite. Mais, il est là, à quelques pas d'elle. Le silence se fait entendre, il la pèse. Besoin d'aide ? Ses mots, difficiles à projeter, prononcés plus doucement que coutumièrement. Ils ne sont destinés qu'à un visage perdu dans la foule, un parmi tant d'autres qu'elle ne daigne même pas voir. Pas au brun. Et elle a envie de connecter sa main à sa joue, avec force, de se baffer. Nunuche. Ses mots ne sonnent pas correctement, elle ne voudrait pas être comme ça en sa présence. Mais, il l'a prise de court, Vannia. Surprise, elle ne pensait le revoir. L'espérait, oui, mais elle ne se doutait pas qu'il viendrait. Qu'il savait exactement où la trouver. Prudemment, Van se rapproche de lui en s'abritant tout de même derrière son bon vieux comptoir, que ses mains tremblantes agrippent. Pourquoi est-il là ? Pour remuer le couteau dans la plaie, pour la persifler. Non ? Si ? Il ne ferait pas cela. Peut-être voulait poser le bleu de ses yeux sur les siens une nouvelle fois. Autant qu'elle. Mais, Vannia a du mal à le croire. À croire qu'elle pourrait lui plaire, qu'elle soit son genre. Peu certaine qu'il aime les filles la tête plongée dans un livre ou ses écrits. Une fille coincée dans son monde, un monde qu'elle s'est créé et dans lequel elle s'épanouit. Une fille qui ne peut empêcher ses tressaillements au moindre contact physique. Au fin fond de son être, elle espère être dans le faux, mais elle ne se l'avoue pas encore. Et c'est ce qui permet à Van de garder ses distances, de ne pas se dévoiler au brun. Mais, il est là, l'air gêné, incertain et, bon dieu ses yeux... ils la font fondre à chaque fois. Et son visage s'illumine de son sourire commercial qu'elle déteste lui offrir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

My body is a crap

pseudo : STARDUST.
avatar : dylan sprayberry.
crédits : ultraviolence.
messages : 19
venue : 01/05/2017

quartier habité : le sud, enfant de l'eau et de la marée qui se trahis dans ses yeux clairs.


scoumoune : 43


MessageSujet: Re: unsteady (van)   Dim 28 Mai - 21:09

Tout ce temps passé et le gamin n'apprend toujours rien. Il ne sait pas ce qu'il dois faire, ce que le vieux attends de lui. Petru il se dit que la sainte elle doit l'aimer, le vieux qui sent toujours le poisson et la fumée, que c'est pour ça qu'elle le fait rester sur terre un peu plus temps. Le temps qu'il enseigne autre chose au matelot que les filets de pêche et le bois d'un bateau. Mais largué là, au milieu du quartier, Petru maudit ce grand-père au regard abîmé. Il trouve du réconfort dans les ombres laissées par les bâtiments, dans le reflet de l'eau qu'il rejoints au bout de quelques secondes. Pas de paroles adressées aux gens, pas de questions qui lui brûlent les lèvres. Petru, les bras ballants, le regard agacé d'être coincé ici, il cherche un moyen de rentrer à la maison. Mais rien ne bouge, ni les gens, ni le vent. C'est peut-être ça qu'il faut apprendre, se démerder tout seul et ne plus disparaître dans une solitude qui sent l'alcool et les mauvaises décisions.

Des gamins sans père y'en a cent. Partout. Ici. Mais Petru il garde cette colère qu'on ne croise que dans le regard des mômes qui se sentent abandonnés. Gamin qu'on jette à la mer en espérant qu'elle ne le rendra pas elle aussi. Les mains dans les poches il s'accroche aux ombres des maisons qui tracent un chemin froid sous ses pieds. Chemin de croix qui s'égare dans les ruelles étroites et les pavés. Une danse qu'il n'apprivoise pas encore, le gamin, et qui lui fait perdre l'équilibre quand les gens le remarque. Petru, seul dans sa tête, qui sent monter le rouge à ses joues quand on le fixe, qu'on le dévisage comme un animal. Le môme prend la vie comme elle viens, et c'est souvent en pleine gueule. Alors il a jamais les bons mots, les gestes qui rassurent les filles et qui les font glousser. Petru il a tout qui colle au corps, la vérité et la tristesse aussi. Pour fuir les regards le gamin s'engage dans une boutique à la vitrine colorée, sans prêter attention, juste pour ne plus se sentir observer.

Mais c'est le regard de la blonde qu'il trouve. Elle est plus belle encore que sur la plage. Tous les souvenirs lui remontent au nez, lui pincent le coeur alors qu'il cherche ses mots. Visage fermé, froid, Petru s’immobilise un instant et considère le fait de prendre - à son tour - la fuite face à la blonde. Bon-merd... JOUR ! La gorge sèche du gamin, comme imbibé d'oursins, se bloque sans réussir à sortir le moindre mots. Il hoche les épaules, comme un con. Encore plus belle que sur la plage, plus belle que sur ce lit d’hôpital. Il faut apprendre. La langue viens claquer contre les lèvres, les bras retombent bêtement contre les flancs alors qu'il fait quelques pas. Il voudrait pouvoir lui dire, Petru, qu'il s'excuse. Que la vie c'est pas simple et qu'il comprend pas tout, qu'il a jamais voulu lui faire peur. Mais l'arrogance du corse se mêle à cette lâcheté de reconnaître qu'il est comme son père. Alors il parcours la petite boutique en attendant quelque chose, un signe de la sainte.

Besoin d'aide ? Les mots de la blonde le font sursauter, lui laisse un goût de douceur qu'il voudrait avoir tous les jours. Petru s'approche lentement, pour ne pas faire peur, pour être celui qui s'excuse à travers les gestes plutôt que la parole. Mon grand-père a plus beaucoup de dents. Les mots lui semblent si idiots qu'il soupire devant la bêtise. Un sourire en demi-lune, un peu con, viens s'accrocher sur ses lèvres. Mais je voudrais lui ramener quelque chose. Le gamin tisse des excuses du bout des lèvres, ne pouvant plus dévier son regard de la blonde qui se tient à quelques pas. Si idiot dans ses mots Petru, si désolé de n'être qu'un pantin de chaire, et pourtant si heureux d'être tombé sur elle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

unsteady (van)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
chienne de vie :: 
porto-vecchio
 :: Ouest
-