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 orion / take me to church.

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MessageSujet: orion / take me to church.   Jeu 4 Mai - 23:15

A la base, il était là pour aller à l'église comme il lui arrive de faire ces derniers temps mais il s'est arrêté un peu plus tôt. Idiot de base, Gideon s'est paumé au bar du coin pour commander un café. C'est ce que faisait parfois son père lorsqu'il était encore là, qu'il n'était pas devenu un fantôme. Le genre d'esprit mauvais qui hante encore les rues de la ville et les pensées du colosse. Ce sont ses psychologues qui lui ont dit de sortir un peu, de s'évader à nouveau pour essayer de se faire de nouveaux amis. De nouveaux amis, ils lui disent ça avec une facilité qui lui donne la gerbe. Comme si c'était si simple de se ramener vers des gens à qui t'as jamais parlé et de nouer des liens. Et puis les liens, c'est comme la fumée des clopes qu'il fume à tour de bras ; ça s'évapore en un rien de temps, ça se casse et ça revient plus jamais. Y a pas de base solide dans les relations. La durée, l'éternité, toutes ces choses sont devenues un espèce de fantasme auquel il ne rêve plus. Même sa famille s'est faite la malle.
Sa famille, ces gens là avec qui il partage le même sang à ce qu'il paraît.
Tu parles d'une famille, c'était rien de plus qu'un grand bordel sans âme. Parfois, il lui arrive de se dire qu'il est mieux sans elle. Qu'une vie seul, c'est une vie qui ne te décevra pas.

Gideon n'a pas terminé son café qu'il les voit déjà, dehors, à l'épier comme si c'était une bête sauvage : un putain de gorille qui finira par se redresser et traverser la vitre pour les assassiner. Il les connaît ces gars là, pour avoir trempé avec eux dans quelques sales affaires par le passé avant de les avoir abandonné pour quelque chose de plus posé. Et puis, suffit de voir le bracelet qu'il se trimbale à longueur de temps pour comprendre que Leoni a pactisé avec le diable. Marié à la taule. Non consentant, le marié, mais qu'est-ce qu'elle en avait à foutre elle, du haut de ses grands murs et de ses barbelés. Du haut de sa suprématie et de ses gardiens à la matraque facile. Le mec paye l'addition, se redresse ; il sait déjà qu'il va déconner car ses poings sont serrés dans le vide. Y a quelque chose dans son regard aussi, le reflet de ce démon qui le hante depuis qu'il est né. Jusqu'ici, il pionçait comme un sale flemmard mais aujourd'hui, le voilà qui se réveille. Pas une once de pitié dans les pupilles. Gideon voudrait leur exploser le crâne, juste pour voir l'effet que cela fait, seulement pour détendre un peu ses nerfs.
Il en peut plus de tout intérioriser.
Il va finir par imploser, ouvrir la porte de ses vices et les laisser prendre le dessus.

La porte du bar claque derrière lui, pendant un instant, il tente de les éviter mais le groupe de crevards le suit. Un crachat atterrit sur sa veste adidas et il se retourne, le regard noir. Le reste de raison que Gideon prend soin de chérir est en train de prendre congés. Leoni sent bien qu'il est en train de tomber dans un état second. Ce même état qui l'aurait fait brûler la ville, qui l'aurait poussé à tuer un gardien juste pour la beauté du geste. Sa main attrape brusquement le col du plus grand. Il ne craint rien, lui, que l'un d'entre eux sorte un flingue ou que les trois autres lui sautent dessus. Non, dans ces moments là, la case peur de son cerveau se ferme pour laisser place à une pierre faite de rage et de haine. Gideon dit rien mais ses yeux parlent à sa place.
Vous feriez mieux de vous barrer, qu'ils disent.
De glace,
c'est ce qu'il est.
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MessageSujet: Re: orion / take me to church.   Ven 5 Mai - 20:56


Take me to church.
     

L'air du vent sonne à ses oreilles comme une douce mélodie tandis que l'homme aux cheveux bruns se laissent guider par ses pas, les mains enfouies dans les poches de sa veste en cuir noir. Ses doigts s'agitent, se frôlent, se cherchent. Il a besoin de se détendre, le fauve, le sauvage. Il a besoin de décompresser, d'oublier à quel point tous ces imbéciles qui viennent lui raconter leurs problèmes le rendent complètement fou. Il aimerait tant pouvoir leur hurler rageusement à la figure qu'il s'en fout royalement, de leur vie, des péchés qu'ils ont pu commettre. Est-ce que Dieu les jugera ? Qui est-il pour savoir ce genre de choses ? Il n'est jamais mort. Il le saura peut-être un jour. Mais pour le moment, il s'en contrefiche. Clairement. Complètement. Parce que l'important, c'est aujourd'hui. Après tout, nous ne comptons que sur le jour que nous vivons et jamais sur celui que nous allons vivre. On se plaint du passé et du présent, sans même regarder autour de nous, sans même nous dire que demain sera certainement meilleur.

Car l'être humain est égoïste et vile,
Et que lorsqu'il blesse,
Jamais il ne bougera un cil.


Orion se penche soudainement, arrêté devant l'eau au chant agréable. Les vagues sonnent de manière délicieuse tandis qu'il ferme les yeux, un instant, le temps de remonter son jean et de retirer ses chaussures ainsi que ses chaussettes. L'eau a toujours eu une place importante dans sa vie. Plus jeune, il appréciait se rendre à la piscine pour faire quelques longueurs, quelques brasses. Cela lui permettait de faire le vide, de retenir sa violence, sa haine. Pourtant, une fois de retour à la maison, ses problèmes et sa violence revenaient le hanter sans qu'il ne puisse y faire quoi que ce soit. Car il est mauvais. Il l'a toujours été. Cela remonte certainement à sa naissance.

Premier acte de cruauté,
Lorsqu'à sa mère,
La vie il a arraché.


Crispant les poings en y repensant, le trafiquant se redresse pour plonger aussitôt ses pieds dans l'eau, regardant l'horizon, loin, très loin de là où il se trouve en cet instant silencieux. Il ne faudrait pas que quelqu'un vienne le déranger, il pourrait très vite se montrer horrible. Le temps passe doucement. Lentement. Cruellement. Pourtant, Orion parvient petit à petit à calmer sa colère et lorsqu'il se sent enfin prêt, il retourne sur le sable pour récupérer ses affaires, s'essuyant les pieds une fois sur le goudron encore chaud. Le soleil s'est couché il y a quelques temps désormais.

Dans ses sombres pensées,
La noirceur de la nuit le plonge,
Et Orion se laisse aller, comme désespéré.


Un klaxon bruyant le fait soudainement sursauter, avant qu'il n'enfile en vitesse les vêtements qu'il a retiré plus tôt. Ses pas le guident par la suite jusqu'à l'Est de Porte-Vecchio, proche du café Bel Ombra. C'est à cet endroit qu'il remarque quelqu'un. Une personne agréable à regarder. A toucher. Gideon. Ce bout d'homme qu'il se plaît à torturer, un peu. De temps en temps, sans qu'il ne s'en rende vraiment compte. Orion, il apprécie sa présence, bien qu'il ne l'avouera certainement jamais. Un sourire glacial étire ses lèvres, l'espace de quelques instants, de quelques secondes.

Et le Loup s'approche à grand pas,
Désireux d'arrêter avec que ne commence,
Ce futur combat.


Ses doigts viennent attraper le poignet du garçon Leoni avant qu'il ne le fasse lâcher le col de l'inconnu. Orion les regarde d'un air blasé, les yeux embués par l'énervement. Ses dents s'entrechoquent, grincent les unes contre les autres. Puis il aboie. Comme un chien de garde. Comme un animal sauvage prêt à attaquer. « Le spectacle est terminé Messieurs. J'aimerais que mon ami ne soit pas laisser dans un sale état pour ce soir. A moins que vous ne vouliez plus de problèmes avec la police, notamment si le témoin de votre violence se trouve être le prêtre de la ville. » Les yeux rieurs, Orion les regarde s'éloigner en marmonnant. Oh. Il sait bien qu'ils essaieront certainement de s'en prendre à Gideon à un autre moment, mais le trentenaire s'en moque. Il se tourne alors vers le joli minois. Bon sang ce qu'il le trouve attirant. Pour autant, il ne tente rien. Il ne voudrait pas foutre en l'air sa couverture, pas avant d'être sûr qu'il lui fasse confiance, qu'il retombe dans de sales affaires et qu'il puisse le faire chanter, ou le faire devenir dépendant à sa personne. « Eh bien. Moi qui pensais que c'en était terminé de ces mauvaises histoires. » Orion, il ne lui en veut pas. Oh ça non. Il ne peut s'empêcher de le trouvant attirant, avec son regard noir et sa mâchoire contractée par l'énervement.

Et il le tire soudainement à sa suite,
Ses doigts agrippant toujours son poignet,
Désireux de l'attirer dans son gîte.


Orion il le tire. Avec douceur. Sans forcer sur son poignet. Il le lui caresse, même. Durant un court instant. Quelques secondes. Il se dirige vers le sud, avec une lenteur infernale. Il ne veut pas paraître pressé. Et, une fois assez loin des emmerdeurs, le Prêtre se redresse, glissant une main dans sa chevelure brune pour remettre quelques mèches en place. « Je peux te proposer un café ? Je n'habite pas très loin. Et je suis sûr que ces imbéciles attendent que tu fasses demi-tour. Il ne faudrait pas que tu sois amoché avant ta visite de routine au poste, mh ? » Et il sourit de nouveau, avec une certaine douceur, bien qu'intérieurement, son sourire soit plutôt taquin, moqueur, même. Le vent recommence à souffler quelques secondes plus tard. De manière un peu violente, un peu abrupte. Raison de plus pour aller chez lui, pour se protéger de la pluie qui semble les menacer de tomber d'ici quelques instants.
       

       

       
☆☆☆ Beerus
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MessageSujet: Re: orion / take me to church.   Mer 10 Mai - 14:22

Ses doigts se serrent un peu plus sur le tissu tandis que les phalanges de son poing serré se font blanches. Il a envie de taper, Gideon, ça le démange, son corps tout entier est en train de désirer la violence comme on  pourrait chérir les formes d'une femme. C'est ça la vie lorsqu'on est un Leoni : des coups de poings que l'on arrache à un inconnu, une arcade ouverte, des côtes douloureuses. Oui, c'est ça, la vie, lorsqu'on est né avec une génétique foireuse et la réputation de ses parents sur les épaules. Il a jamais su faire autrement, le colosse. On lui a même jamais montré comment se débrouiller, comment s'y prendre avec le monde. La colère, il y baignait déjà dans son placenta, tranquillement endormi dans le ventre de sa mère qui n'attendait plus qu'une chose : l'expulser de là pour le faire devenir aussi dingue que tous les autres. Comment tu veux être sain quand tu nais dans une société déjà malade ? Comment tu veux avoir les idées claires quand tes propres parents n'ont pas su t'aimer ? Son regard plonge dans celui de son adversaire ; il est enragé Gideon. Il pense même plus à son bracelet électronique. Parfois, il a la sensation d'être un clébard à qui on a enfilé un collier anti-aboiements autour du cou et qui s'chope des décharges dés qu'il gueule. Tiens, vazy, ferme ta gueule dans la souffrance. C'est pareil avec lui sauf qu'il a juste pas le droit de bouger comme il veut. On le piste, du soir au matin, pucé comme une bête dangereuse. Il est bon pour finir à la fourrière Gideon. A force de le traiter comme un animal c type là peut pas se comporter comme un homme. C'est pas possible.


Il est prêt à se jeter dans la gueule du loup, à déconner et finir au commissariat s'il le faut. Gideon est à deux doigts de commettre l'irréparable jusqu'à ce qu'une main l'empêche d'aller plus loin. Ses sourcils se froncent alors qu'il se retourne brusquement vers Orion, l'échine redressée, les pupilles dilatées par ce besoin de violence. Drogué en manque de sa dose d'adrénaline. A plus pouvoir s'envoyer de la merde dans la narines, Leoni voudrait compenser autrement mais même ça, on le lui interdit. Si ce n'était pas lui, si ce n'était pas le seul type de cette foutue ville qu'il considère un peu, Gideon lui aurait déjà sauté à la gueule, il en est certain. Souffle coupé, narines ouvertes, le colosse retrouve son calme quelques minutes plus tard. Ce n'est pas ton ennemie, lui murmure une part de sa raison alors qu'il reste toujours en alerte. Sur la défensive, le grand ne s'autorise jamais de pauses. Sens en éveil, ce ne sont que les paroles du prêtre qui le font doucement reprendre connaissance. Il a l'impression de renaître parce que la colère voilait sa vision des choses. Et là, il sent le vent se lever, il entend le bruit des voitures, ressent l'odeur de la mer et l'humidité des vagues, au loin. La bête ne répond pas à la réflexion du brun parce que pendant un instant, il se sent coupable de cette scène. Il donnerait tout pour revenir un peu en arrière et empêcher Orion d'y assister. Va pour un café. Qu'il balance alors que ses mains s'enfoncent dans son jean. Ses yeux retrouvent un peu de paix tandis qu'ils s'accrochent à ceux du prêtre.

Durant la moitié du chemin, le colosse ne balance pas un seul mot, comme emmuré dans son silence pourtant son cœur le pousse à s'ouvrir un peu, à balancer ce qu'il a sur l'âme d'un seul bloc. T'es comme les autres, toi aussi ? Gideon a jamais vraiment été doué avec la politesse. Depuis la première seconde, il n'a su le vouvoyer, lui accorder le respect que n'importe quels fidèles donneraient à un homme de Dieu. Tu penses que j'ferais mieux de croupir en taule, c'est ça ? Il est tellement sur les nerfs le prisonnier qu'il sait plus vraiment à qui faire confiance. Il y arrive plus. Même Orion, il commence doucement à le voir comme ennemie et cela le rend malade, du plus profond de son être. Il voudrait pouvoir passer au dessus de ses craintes et s'abandonner une bonne fois pour toute dans leurs prières communes. Dieu finira bien par les récompenser de leur foi.
Non ?
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